VIII.4. rythmes, improvisation et communisation : Jazz & Black Music, une matrice de la poétique révolutionnaire, temps réel et création relationnelle

 

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VIII.4. rythmes, improvisation et communisation : Jazz & Black Music, une matrice de la poétique révolutionnaire, temps réel et création relationnelle 

6 novembre 19:06

depuis 1967, comme amateur de jazz, puis musicien amateur dans les décennies 80 et 90, j'ai marié cette 'musique' à mon engagement communiste

les traces en sont sur Internet Patlotch Jazz

un livre électronique en 2002 JAZZ et PROBLÈMES des HOMMES (sommaire d'accès)

un autre "livre" en 2013 sur ce site Patlotch et Jazzitude

dont concernant particulièrement ce livre la femme est l'avenir du jazz (Female Jazz Instrumentalists)

plus explicitement lié à ce livre, le sujet du forum

RYTHMES, IMPROVISATION et COMMUNISATION : JAZZ & Black Music, une matrice de la poétique révolutionnaire, improvisation collective, temps réel et création relationnelle

et cet autre, mais dont je suis tout sauf expert

RADICAL & DECOLONIAL RAP, HIP HOP & MUSIC

ils peuvent être longs à télécharger en raison de nombreuses vidéos

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c'est le jazz qui m'a familiarisé il y a près de 50 ans au monde 'noir', d'abord afro-américain, puis caribéens, latino-américain, et africain. C'est pourquoi je dis avoir été "décolonial" avant la lettre de cette théorie, et l'on pourra vérifier que j'ai eu assez tôt de ces questions une vision qui ne doit rien aux "Post-colonial Studies", à la pensée décoloniale qui n'existait pas, et encore moins aux philosophes post-modernes, que je n'avais pas lus. Par contre, des écrivains tels que Leroi Jones/Amiri Baraka et Michel Leiris m'ont alors fortement influencé

concernant les rapports entre Jazz et Black Music à nos problématiques révolutionnaires, il est incontournable de rentrer dans la chose pour les saisir autrement qu'intellectuellement. Les thématiques fortes sont le jazz comme "créolisation" (Édouard Glissant) plus que "métissage" musical (voir VIII.2. 'poétique de la relation' et 'créolisation' avec Edouard Glissant), son caractère d'œuvre-sujet en temps réel (voir VIII.1. l'art comme 'oeuvre-sujet', avec Henri Meschonnic), le rôle central de l'improvisation collective (en temps réel), et l'importance des rythmes, des polyrythmies

on rencontrera ainsi en cours de route quelques penseurs des rythmes (Deleuze mais sans connaissance du jazz), et surtout au niveau le plus théoriquement concret le philosophe marxiste de "la vie quotidienne", Henri Lefebvre, et ses derniers écrits sur la rythmanalyse (Introduction à la connaissance des rythmes)

Les rythmes et cycles d'origine naturelle, sans cesse modifiés par la vie sociale, interfèrent avec les successions linéaires et répétitives des gestes et des actes.

Ce sont des processus complexes que se propose d'étudier la rythmanalyse, dont je voudrais montrer les contours, fonder les concepts, indiquer les persepctives. Cette science en constitution serait pluridisciplinaire, intégrant la chronobiologie, l'étude des rythmes vitaux, mais aussi des rythmes de la parole, de la pensée, et puis la musique, la ville-car la ville a un rythme propre, chaque ville vit à son rythme

« Vous voyez les enjeux, les difficultés, les possibles »

Quelles sont désormais vos préoccupations théoriques après la publication de ce tome III ? A cette question Henri Lefebvre répondait : « Je l'annonce dans le livre : ce n'est pas une conclusion définitive de "Critique de la vie quotidienne". Chemin faisant, un nouveau problème s'est introduit : le temps. Il y a une grande lutte, tantôt visible, tantôt invisible, autour du temps comme autour de l'espace social. Pour leur usage, c'est-à-dire leur emploi. Pour la production éventuelle d'un temps et d'un espace différents. »