anti-journal > 18 février 2014

 

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Ancien site LIVREDEL  Sommaire

    6. entrées / journal
        6.2. vu du monde et d'ici
                6.2.6.2. anti-journal 1988 > 11 mai 2014
anti-journal > 18 février 2014 

en cas de déconn-action, deux adresses http://patlotch.com/text/index.html et http://www.patlotch.esy.es/text/index.html
Jean-Paul CHABARD contact Patloch(ar)free(pt)fr

« Ce avec quoi continuellement ils sont le plus en relation, avec celà ils sont en désaccord, et [les choses] qu'ils rencontrent jour après jour, elles leur apparaissent comme étrangères » HERACLITE, Fragments 72

l'art, la poésie, la musique, les désirs, les mots, la théorie... ne sont jamais révolutionnaires en eux-mêmes
ils arment nos esprits et nos courages, pour vivre en liberté
une seule solution commune en actes de nos corps

luttez ! « il n'y a que la lutte » Karl Marx

anti-journal > 18 février 2014 la sagesse

anti-journal ? c'est notre intimité sous presse

Têtes Raides  Notre Besoin De Consolation Est Impossible À Rassasier Stig Dagerman

Ah la la la la quell' méli-mélo, dit... 
Bobby Lapointe (1922-1972)
Méli-mélodie

anti-journal > 18 février 2014

Le pied en moins, la rime en plus

Le vers zau bout a perdu son désir 
La rime s'étant retirée d'un coup 
On nous a dit d'inerver le plaisir 
Et l'on nous l'a hiberné beaucoup

Tout effet Tout est fait Tout à fait 
Mais tout a-t-il été dit de l'eau

On pêche maintenant sans le ver 
Le poisson sec naked' l'hameçon 
On a raison donnée aux dits vers 
Faux poètes et contrefaçons

Tout a été fait en effet 
Tout a-t-il été dit de l'eau

On nous bâtit prisons de verre 
Mais où sont maisons de maçons 
Vous ne verrez rien à travers 
Et ne taisons point maudissons

Tout est effet tout à fait 
Il en est tout dit dans l'eau

Baudelaire c'est beau de l'air 
Et Rimbaud c'est rin beau 
Ah Verlaine à l'envers 
Apollinaire sur le dos

En effet tout est fait 
Tout n'est pas dit de l'eau

On peut faire court 
Ou dire long 
Avec blancs autours 
Dedans allons

Ça fait de l'effet 
Si c'est dit dans l'eau

Si le sens n'est 
Ni la chanson 
Où le sourd naît 
Ne dansons

Tout a l'effet 
De ronds dans l'eau

C'est l'été 
Temps n'est fait 
Il est beau 
Tous à l'eau

Poète la vie 
Te prête l'envie 
L'effet reflète tes défauts

Poète nul 
Se jette nu  
À l'eau

Avec sa rime 
Il reste sec 
C'est rigolo

anti-journal > 18 février 2014

(six cent soixante-dixième nuit)

1990 LIVRE DE CATHERINE chapitre 6


un jour viendra

sans prévenir où tout soudain je me tairai je me terrai

mis là j'aurai misé partie de quoi m'apprit la vie de vivre supposons il n'est pas aisé de me suivre don't follow me...
d'un jour à l'autre écrit transcrit inscrit ancré non pas pour être lu au quotidien de cet anti-journal
les liens pas pour les chien·ne·s de garde du temps présent qui passe à prendre au futur le vôtre

que «nous» vous le rende

ces appâts ne sont pas à zapper

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Flora Tristan (1803-1844)     Paul Verlaine (1844-1896)       Billie Holiday (1915-1959) Charles Mingus (1922-1979)

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Raymond Devos (1922-2006)  François Dufrêne (1930-1983) Abbey Lincoln (1930-2010) Lindsay Cooper (1951-2013Christian Olivier (1964-)

18 février 2014

le vieil homme sans l'amer

Global Warming and Living Lightly on Planet Earth  Sonny Rollins Interview film 2006 (76 ans)

New-York 1950 « Nous en avions marre d'être enfermés dans une prison invisible, les enceintes de Harlem

anti-journal > 18 février 2014 Global Warming live Finlande 1998 autres vidéos

sample

à 75 ans il répare sa palissade: «Entre deux coups de marteau, je joue un solo. C'est dans la nature que je découvre les sons.»

anti-journal > 18 février 2014 65 ans de carrière

« traversant le pont Brooklin-Manhattan...» sûrement pas allé là « se faire queer un œuf », selon le mot bene trovato (se non è vero è bene trovato), très élégant, de Roland Simon à propos de Judith Butler? Voir Roswitha Scholtz : le queer a fait son temps texte remarquable de clarté contre le capital. Celui à qui déplaît son appuie sur la WertKrtitik, avec son concept de wert-abspaltung /dissociation-valeur, peut aller se faire bronzer sur le pont-tranbordeur

« Je cherchais quelque chose, sans savoir quoi. Puis, un jour d'août, en traversant ce pont qui relie Brooklyn à Manhattan, j'ai été captivé par la lumière qui se propageait le long de cette voie déserte. New York resplendissait devant moi: les gratte-ciel se reflétaient sur l'eau; les sons des bateaux et du trafic se répondaient en écho. J'ai brandi mon saxo et j'ai joué, m'unissant à cette symphonie, comme je l'aurais fait avec des musiciens, mais sans limites. Je pouvais hurler, plus fort que jamais, et accroître la puissance de mon son. Profiter de l'absence de barrières, de murs. Mes notes voyageaient vers l'horizon; je les voyais voltiger dans l'air, suivre les circonvolutions des oiseaux, puis se fracasser sur les rives du port. Jamais je ne m'étais senti aussi libre et puissant. J'avais enfin trouvé mon lieu et donné un sens à ma quête. J'y ai passé des nuits entières. J'y ai vu des aubes et des couchers de soleil que je n'oublierai jamais. »

entretien (passionnant) avec Paola Genone Jazz à Juan/l'Express 4 avril 2005

anti-journal > 18 février 2014 « Tout ce que j'ai appris, je le dois à Harlem »

Sonny Rollins, l'ivresse de la solitude
Open Jazz, Alex Duthil, décembre 2013

« Alex Dutilh lui a rendu visite fin octobre dans sa maison dans les bois de Woodstock, à 2 heures de route de Manhattan. Là, il a trouvé un homme serein, épanoui, épris de solitude, impatient de revenir en studio… « pour faire enfin le disque dont je serais totalement satisfait » allait-il confier sans rire. Lui qui a multiplié les chefs d’œuvre et accumulé les plus prestigieuses récompenses ! L’interview révèle un bourreau de travail avec un appétit intact pour la seule chose qui compte en dernière analyse : la beauté et le partage de la musique.

Lucide, précis, totalement singulier, il commente le moindre recoin de sa carrière avec une exigence qui lui sert de moteur infatigable. En dix épisodes, une vie de jazz aux magnifiques fulgurances. Un son énorme, hérité de son maître Coleman Hawkins, et la générosité d’un homme en plein dans son temps.»

« La musique est le dessein qui m’est le plus cher, ce pourquoi je suis sur cette terre.»

anti-journal > 18 février 2014 on the road again

«Harlem était la mauvaise conscience de Manhattan. Victimes de la ségrégation, les Noirs y vivaient dans la misère. Les immeubles appartenaient aux Blancs qui nous jetaient à la rue si nous n'avions pas de quoi payer notre loyer, ce qui arrivait régulièrement. Ainsi, les rues étaient devenues des appartements en plein air. On y voyait traîner des canapés, des lits, des tables, des baignoires? toute sorte de mobilier. C'était un paysage surréaliste! Les musiciens s'asseyaient dans ces "salons" et jouaient sous les étoiles. Avec mes parents, nous avons fait le tour du quartier, changeant cinq fois d'adresse pour trouver des logements moins chers. De la 137e Rue, nous sommes passés à la 136e, puis à la 135e, avant de nous établir à Sugar Hill, une colline dominant Harlem. »

« Une force qui est tellement reliée à ce que je suis intrinsèquement qu’il me semble que j’ai une énergie sans limites. »

'Hors les mots'

anti-journal > 18 février 2014

avec TABUCHI Toshio, peintre : sa peinture n'a pas inspiré le poème, mais après-coup, elle collait bien [suite après le poème]

« On peut penser avant la parole... en images... comme un bébé...» d'après Boris Cyrulnik

Dans un trou de soleil 
je m'ai caché un rêve à la main

L'ennemi intérieur agonise en ses mots  
quand source la revie nommée silence

Un arbre me regarde en bleu dématériel. Juvénile bonté. 
Chacunes les réalités.

Le poème n'a pas de paroles 
Le monde s'y muette 
tel au regard d'un peintre en herbes 
(il fait les blancs à l'encre de Chine)

Mon genre est escargot

10 juin 2012 LIVRE DE CONTES

avec TABUCHI Toshio, peintre : sa peinture n'a pas inspiré le poème, mais après-coup, elle collait bien, les blancs à l'encre de Chine existent dans toute la tradition japonaise, et probablement chinoise de la peinture à l'eau (plus façaouile que la peinture à l'huile... chantait Bobby Lapointe)

On la trouve dans plusieurs techniques dont une se rapproche de l'aquarelle, mais en monochrome : La peinture zen monochrome, de l'encre et de l'eau naquirent le geste et la nuance. une autre est "suminagashi" (images) ou "encres flottantes" : « L'artiste faisait flotter sur un bain d'eau ses encres de chine mêlées au fiel de bœuf (dont les propriétés repoussent l’encre) puis soufflait sur la surface de l'eau pour réaliser des dessins aléatoires » source

anti-journal > 18 février 2014

On retrouve naturellement ces techniques dans la calligraphie, que j'ai un peu travaillée pendant trois ans, avec Yuuko Suzuki (galerie), une maître(sse) japonaise, qui était également mon professeur de japonais. Son fils avait l'âge du mien, ils jouaient ensemble à l'âge de 2 ans, et se sont retrouvés l'an dernier, 15 ans plus tard, sans se reconnaître ni le savoir, ce que nous n'avons appris que par recoupements. Un gamin de Bellevillle, d'un père de l'Assistance publique, prof de cinéma, élevé dans une famille de communistes... Le monde est petit

anti-journal > 18 février 2014 niko niko onomatopée du sourire

J'ai rapproché ces techniques, de part l'approche 'zen' - qui suppose maîtrise et souplesse dans le mouvement du pinceau, comme une danse -, de l'improvisation en jazz. Picasso, passionné par Hokusaï, y fait aussi référence, et pas qu'en paroles...

anti-journal > 18 février 2014 Le mystère Picasso film 76mn Henri-Georges Clouzot 1956

photos Gjon Mili, grand amateur de jazz

choisir son camp... de concentration ? (3)

avec Pierre Legendre Citations WikiQuote

« Dans le lointain des questionnements à venir, qu'en sera-t-il de l'Occident, de sa vision de lui-même et du monde, héritée d'un jeu structural de science et d'ignorance ? Le "marché des idées", promu aujourd'hui par la culture euro-américaine et ses prolongements planétaires, ne fait pas pensée ; pas plus que l'idéologie du libre-service normatif en vogue ne permet d'affronter la question de l'identité, autrement que par le duel meurtrier. D'autres cultures sont déjà et seront productrices de Modernité. Sera-telle la copie conforme de nos illusions d'Occidentaux ? Circonscrire ce dont il s'agit, voilà l'horizon de mon propos. » P. L.

anti-journal > 18 février 2014 titre original : conférences au Japon 2003

Pierre Legendre est professeur émérite à l'université Paris I, agrégé de droit romain et de philosophie du droit, philosophe, anthropologue, psychanalyste, éditeur et cinéaste. Il dirige la collection les quarante piliers qui « ont pour horizon l'anthropologie dogmatique. Elles rappelleront au lecteur la structure oubliée : qu'il n'y a pas de pouvoir ni de légitimité ni la vie du commerce social de la parole sans mise en scène, sans la théâtralisation du monde et l'emblème d'une Référence totémique. Et ce constat - pas de société humaine hors de l'enclos institué du langage - vaut aussi bien pour la préhistoire que pour l'ère ultra moderne (p.7) ».

Une nouvelle perspective 

Définir l'Occident qui « accomplit son destin, en rentier d'une tradition sans cesse enrichie et indéfiniment métamorphosée, mais dont nous méconnaissons le ressort logique (p.23) », et proposer une nouvelle discipline, l'Anthropologie dogmatique qui sonde les fondements de notre civilisation. 

L'adjectif dogmatique « renvoie à la tradition grecque, littéraire, philosophique et politique. Le mot 'dogme' y est utilisé pour désigner le récit des rêves ou des visions, pour dire l'opinion, mais aussi la décision ou le vote (p.98) », et l'auteur récuse l'association du terme à « la rigidité de traditions indiscutables (p.99) ».

Pierre Legendre souhaite étendre le domaine de l'anthropologie, « aborder et circonscrire l'Occident comme objet anthropologique en l'inscrivant dans la structure universelle (p.28) », et retourner à l'étude des textes fondateurs des sociétés : «considérer les sociétés comme des textes (p.48) ». Soit, s'appuyer sur eux comme sur d'autres formes d'expression artistique, « l'enveloppe esthétique des cultures » pour démontrer le déterminisme culturel dont elles sont issues et qu'elles prolongent. Et donc critiquer les sciences sociales qui s'appuient sur le Positivisme et les séries statistiques : «surmonter l'historicisme associé au positivisme (p23) ».

anti-journal > 18 février 2014 homme de lois ?

Les Trois Conférences 

Ces conférences sont un travail d'érudition, rédigées pour être entendues et articulées autour de liens logiques simples, malgré la difficulté du propos dont l'auteur s'excuse parfois. Les réflexions introductives ont été écrites dans le style universitaire et brouillent un peu le plan synthétique de ses interventions orales. D'ailleurs, il convient de sauter l'introduction à la première lecture, puisqu'elle aborde des concepts qui ne sont définis qu'après dans le corps du texte, et dont on peine à mesurer la portée si l'on ne connaît l'auteur.

La première conférence définit l'Anthropologie dogmatique et caractérise des textes millénaires comme appartenant à « la Mémoire dogmatique de l'Occident ». Reprenant la métaphore du miroir « logique spéculaire » qui renvoie son reflet au sujet et celui du monde qu'il habite, l'auteur démontre que « l'Occident ne voit et n'accepte qu'une part de lui-même ; l'autre part lui est étrangère, rebutante ; elle lui échappe, et ce sont les arts, la musique, la poésie, qui prennent en charge cet indicible (p. 54-55) ».

La seconde reprend Aristote qui définit l'homme d'animal parlant, et met en exergue la fonction dogmatique du langage. Cette conférence finit sur une réfutation de la notion de société, préférant celle de montage humain : « une société n'est pas une foule anonyme, c'est une organisation construite par la culture et qui, vue sous cet angle, 'travaille comme disait Freud, avec les mêmes moyens que l'individu' (p.93)».

La dernière analyse la dimension dogmatique de l'homme et la théâtralité de sa représentation dans un monde institutionnalisé, balisé par des emblèmes : « les drapeaux, les marques, les devises ou même les slogans sont des Emblèmes. A un autre niveau, les grands textes traditionnels fonctionnent comme des Emblèmes : la Bible, le Coran, etc (p.114) ». L'ouvrage clôt par une étude du tableau de Yamagushi Kaoru, Image et Fleur, que l'Editeur a reproduit en couleur.

anti-journal > 18 février 2014 une photo, je n'ai pas trouvé le tableau

Pierre Legendre : un esprit indépendant 

Erudit, Pierre Legendre brasse les disciplines et incarne en esprit le gentilhomme du XVIIIe plus que l'intellectuel médiatique (engagé) du XXe. Il cite pêle-mêle Nietzche, Caroll et Aristote, s'appuie sur les travaux de Freud, dont il se sent disciple. Dans la récurrence de certaines citations transparaîssent cohérence et humilité.

Enfin, derrière la rigidité de l'appellation Anthropologie dogmatique, on sent une véritable indépendance d'esprit, un perpétuel questionnement qui l'a amené à remettre en cause les modèles de pensée établis. Mais il n'est pas sûr que sa voie emporte les voix, ni même que sa démarche soit fondée. Ce sera au lecteur de faire son opinion, sur la base de ses connaissances et de rationalité philosophique.

Xavier CHARRETON

Pourquoi l'interditoe ? Pourquoi les loisoe ? Qu'est-ce que l'Etatoe ? Comment séparer le juste de l'injusteoe ? Etat, Religion, Révolution, Progrès, ces artifices sont emportés dans le déchaînement du Management scientifique promis à la terre entière. La peur de penser en dehors des consignes a fait de la liberté une prison. Philosophe, historien du droit et des institutions, Pierre Legendre explique avec lucidité comment l'homme raisonnable organise le monde pour tenter d'échapper à l'abîme de son origine introuvable, ce mur de nuit auquel il s'adosse.

anti-journal > 18 février 2014 « Quand la parole est brûlée vive, l'homme ne meurt ni ne vit »

suivi de l'homme en meurtrier

« Impossible de distinguer le fond de la forme dans ce texte aussi poétique que percutant, littéraire que philosophique, allusif que rigoureux, concret qu'abstrait... Un vrai petit bijou de littérature critique, de notre temps pour notre temps. » Mathilde Le Guay, libraire

film 1996 La fabrique de l'homme occidental version franco-espagnole avec passages en anglais la fabrica del hombre occidental

« La fabrique de l'homme occidental » "Sept bons documents syncopés par quelques sentences de Pierre Legendre. Messe pour l'humanité présente. La Fabrique de l'homme occidental,de Gérard Caillat, avec Pierre-Olivier Bardet" Libération 23 avril 1997

Quand Pierre Legendre sonne le tocsin Pierre Assouline Blog Le Monde des Livres 19 février 2002

Pierre Legendre, l'inclassable Le Figaro 12 février 2009

Faut-il brûler Legendre ? Bruno Perreau Vacarme 2003 la fable du péril symbolique et de la police familiale

 

anti-journal > 18 février 2014 l'Occident sans les autres

« Il faut qu'il choisisse son camp » (2)

anti-journal > 18 février 2014 l'ascenseur social du collège des Larris

« la plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute » Confucius

« Il faut qu'il choisisse son camp » le professeur de français de mon fils, lors de la « rencontre avec les parents », 2012, classe de troisième au Collège Jean Macé de Fontenay-sous-Bois, Quatier des Larris, celui des Tournantes médiatico-judiciaires. « Votre fils en a sous la pédale », mais voilà, il n'accélère pas, et « se laisse entraîner par de mauvais éléments », qui ne boivent pas, ne fument pas, ne baisent pas comme les fils de bonnes familles. Mais ils ne sont pas « clairs », ont un français bien de chez eux, c'est-à-dire de chez «nous»

bouche bée j'en suis resté. Sur le moment ne saisissant pas, pas plus la balle au bond, pourtant c'est pas mon genre. Rien que de normal chez ce très jeune professeur, "inexpérimenté" et dépassé par sa classe. Léon*, alors 15 ans, l'avait compris dès la rentrée scolaire : « Il va craquer ». Il a craqué quelques mois plus tard, congé maladie... Ce jeune homme n'avait rien de raciste, fasciste ou que sais-je. Il transpirait de la volonté farouche de tirer ses élèves vers le haut

anti-journal > 18 février 2014 vu par quelqu'un, d'en-haut'le quartier des Larris'

« Plus on s'élève et plus dure sera la chute » proverbe chinois

* Léon est le 3e prénom de mon fils, phonétiquement proche du mot Ré-On' en japonais, écrit avec des kanjis anciens, qui ne sont plus en usage. La signification en est « celui qui fait musique ( de toutes choses)». Le but était d'avoir un prénom prononçable des deux côtés des Océans entre France et Japon

'méchant Chinois'

Que faire ? à 3 ans, en maternelle à Vincennes,  mon fils aimait s'entourer de "grands", plus "mûrs", plus forts, plus canailles. Un jour, à la sortie de l'école, il pleurait : « Marianne, elle m'a traitée de méchant chinois »

'yakumitaï'

anti-journal > 18 février 2014 salle d'en haut

cet été, Léon n'a pas voulu prendre de vacances. Il voulait économiser «son» argent. Il a travaillé deux mois dans un restaurant japonais de luxe (il a trouvé ce job tout seul), près d'Opéra, en cuisine ou à faire des nouilles fraîches udon (prononcer ou-don'), les meilleures de Paris. En traînant des pieds sur la pâte, dans la cave à température et hygrométrie sous ontrôle. C'est la façon traditionnelle de les fabriquer

anti-journal > 18 février 2014 salle d'en bas

le luxe c'est le pied

dans ce restaurant, où la majorité du personnel est mi-sous contrat, mi au black, le personnel, majoritairement japonais, ne parle pas le français. Léon s'habille comme un prince de la banlieue, nickel, le plus sobrement possible. Mais il aime les chaussures «classe», et porte une montre en semi-toc plaqué or (?). Il n'en a pas fallu plus, moyennant son accent d'Osaka - Léon est bilingue à l'oral - pour qu'on le moque gentiment, 'yaku mitaï' : tu ressembles à un yakuza

anti-journal > 18 février 2014 salle du milieu (yakuza)

cook is cool

racistes, où donc ?

anti-journal > 18 février 2014 se ressemblent tous...

mais c'est pas lui

le jour où il a montré son lieu de travail à son copain, un grand Sénégalais noir comme le trou du cul de la mine, ils ont failli se planquer derrière le bar

« ils sont racistes pas possible » rapporte Léon « ils ne connaissent pas de Français, en dehors des clients bourrés de tune qui bossent dans le quartier, ou des touristes, comme les étrangers, allemands, américains, arabes, chinois...» venus faire leurs courses dans le quartier (Louis Vuitton...)

anti-journal > 18 février 2014 mais c'est qui Glico ?

'les Japonais sont-ils des Occidentaux ?'  Toshiaki Kozakaï, L'Harmattan 1991

 à Ôsaka, je n'ai que très rarement vu des 'Noir-e-s', aucun dans le métro, un ou deux de race mâle dans le "quartier américain"

anti-journal > 18 février 2014 Dôtonburi

« Ancien quartier de plaisir, Dotonbori est célèbre pour ses théâtres historiques (aujourd'hui tous disparus), ses magasins, ses restaurants, et ses nombreuses enseignes lumineuses, comme celle du confiseur Ezaki Glico qui représente un coureur passant la ligne d'arrivée. L'histoire de la rue commence en 1612, quand un entrepreneur local, Doton Yasui, a débuté l'agrandissement du petit fleuve Umezu, qui allait d'Est en Ouest, espérant ainsi stimuler le commerce de la région en reliant les deux affluent du fleuve Yohori, qui allait du Nord au Sud, à un canal. Le projet de Doton fut interrompu par sa mort lors qu'il défendit Hideyori Toyotomi pendant le siège d'Osaka, mais ses cousins achevèrent le canal en 1615. Le nouveau seigneur du château d'Osaka Matsudaira Tadaaki (en), baptisa le canal et la rue à proximité (Dotonbori « bori » de « hori », signifiant « canal »), bien que Doton fut du côté des vaincus pendant le siège. Le caractère de Dotonbori fut défini en 1621 lorsque le récent shogunat Tokugawa a institué une planification urbaine, transformant Dotonbori en rue de divertissement d'Osaka. En 1662, la rue comptait six théâtres kabuki et cinq théâtres bunraku, ainsi qu'un théâtre de marionnettes mécaniques karakuri, unique en son genre. Beaucoup de restaurants et de cafés furent construits pour répondre aux besoins du flot de touristes, ainsi que des divertissements nocturnes.

Au cours des années, l'intérêt pour les divertissement traditionnels a décru, ce qui a mené à la fermeture de la plupart des attractions d'origines de Dotonbori. Les cinq théâtres restants furent bombardés et détruits pendant la Deuxième Guerre mondiale

anti-journal > 18 février 2014 les un-e-s sous les autres

appartement japonais traditionnel, tel que chez les parents de ma compagne, en immeuble des années 1970.

l'intimité à la japonaise : 35 m2, trois pièces dont cuisine-bar 'américaine', toilettes, salle de bain japonaise étanche. Cloison bois+papier tranlucide, entièrement ouvrables. Deux pièces avec tatamis, salons le jour transformables avec futon pour la nuit, rangés le matin. Petit balcon 50 cm de large, avec des plantes vertes, un étendoir à linge, la machine à laver... sandales pour ne pas salir, comme à l'entrée, dans les toilettes...

anti-journal > 18 février 2014 on ne trompe jamais une fois son pied dans la même chaussure

pourtant, la barrière de la langue est une limite infranchissable pour un gaïjin (étranger non asiatique, un peu comme on dit 'extra-terrestre') - je comprends assez bien les échanges basiques familiaux et maîtrise les niveaux de politesse dans cette sphère pour des échanges respectueux à la maison; mais incapable de conversations, baragouinant des questions dont je ne comprends pas les réponses, j'ai fini, éloge de la fuite, par faire le sourd : tzumbo dessu kara, wakarehen : étant sourd, je ne vous comprends pas

ce n'est donc pas un paradoxe que je m'y sois dès le premier jour et toujours senti à l'aise, en raison de l'exceptionnelle qualité d'accueil des Japonais·e·s en général·e·s, et en particulier de cette famille modeste, maintenant pauvre retraitée et malade. Dans une "belle-famille" française, il eut été impensable de monter sur les pieds de sa belle-mère pour aller la nuit faire pipi

anti-journal > 18 février 2014 un genre à part ? 2002

l'individu japonais existe-t-il ?

comment s'étonner que la notion d'individu n'arrive au Japon qu'au 20e siècle, et soit bouleversée par l'occidentalisation, un entre-deux paradoxal produisant une crise psycho-sociale dont témoignent films et romans

anti-journal > 18 février 2014 tous pour un pour tous ?

une langue sans "je" ?

la langue japonaise même comporte une 40taine de façon de dire "je", selon qu'on est un enfant, fille ou garçon, que l'on s'adresse à quelqu'un du dedans (sa famille, son entreprise, son école...) et selon la hiérarchie (parents, professeurs, supérieurs...), mais la plupart du temps, le "je" est éludé dans les échanges, il se comprend par le contexte et le niveau de politesse des verbes, invariables relativement au temps, porté par les adjectifs déclinables

anti-journal > 18 février 2014 dans quel état  : et la révolution ?

TC théorie blanche occidentale bis repetitam

j'ignore ce qu'il en est dans d'autres contrées, mais le savoir évite de généraliser l'individu occidental, construit socialement au XVIIIe siècle, au monde entier, même globalisé par le capitalisme : Théoriciens Communistes français, disai-je, votre totalité perd ses os

il va falloir choisir (son camp) (1) dans le moment présent du capitalisme, documents, éléments critiques, luttes 'théorisantes'

de la démocratie esclavagiste en Rome antique passant par la 'démocratie' capitaliste globalisée

pour aller vers la démocratie esclavagiste mondiale, qui vient

croyez-moi, je n'ai aucun amour des armes, ni de la violence physique, je n'apprécie que relativement le témoignage rapporté des événements de Bosnie par un observateur qui les comprend à sa manière, limitée, celle de la rage déchaînée d'une jeunesse sans espoir, tournée contre « les politiciens riches », « les institutions où nos pharaons modernes résident », « l'incompétence de l'État qui n'en est pas un car l'Accord de Dayton le rend impuissant, l'incompétence des élites dirigeantes dont l'inconscience et l'arrogance sociale envers leurs citoyens a conduit à la rébellion civique... »

j'apprécie avec modération « Je connaissais ce sentiment par la guerre, sauf que j'étais mieux avec une arme que maintenant »

« Je n’ai rien fait, mais c’est comme si ce que les autres faisaient était une conséquence de mon propre désir pour quelque chose hors de l’ordinaire. Je connaissais ce sentiment par la guerre, sauf que j’étais mieux avec une arme à feu que maintenant, comme un spectateur passif, debout au milieu de la rue, entouré par le chaos »

j'apprécie encore moins que dndf, supposé armé en théorie, fasse sans le moindre commentaire son titre de « C'est pourquoi les bâtiments devaient brûler. C'est pourquoi les voitures devaient brûler ... "Je les emmerde, ils gagnent trois mille cinq cent par mois " »

si je l'ai cité plus bas, le 16 février -  certain, c'est un concert déconcertant certain-e-s - ce n'est pas pour cautionner des mots qui ne sont pas ceux des protagonistes, avec une analyse au contenu discutable (chez dndf, on ne discute pas), ni la sorte de jouissance que certains ressentent et affichent à distance, sur un blog bien au chaud, dès qu'une voiture brûle loin de chez leurs voisins, plus près on ne sait pas, je ne veux pas savoir

en relayant cette information telle quelle, sous une photo

anti-journal > 18 février 2014 potlatch ?

j'ai voulu signifier que ce type d'actes, cette violence, font partie du décor désormais nôtre. C'est comme ça. Cela va re-venir en France à plus ou moins brève échéance.

j'ai choisi cette photo parce que c'est l'argent qui brûle, comme symbole de tout échangeable contre de l'argent, et quand on n'en a pas...

j'ai montré cette photo comme un cadeau que «nous» fait qui dépasse sa peur pour détruire l'objet de sa misère à ses yeux

misère qui n'est pas seulement produite par « l'incompétence, l'insensibilité, l'arrogance d'élites dirigeantes, par un État qui n'en est pas un », comme si ces jeunes, c'est vrai pas des voyoux, qui mettent le feu, aux bâtiments officiels et aux voitures (lesquelles ?), exigeaient d'avoir des dirigeants, sensibles et compétents, d'un vrai-Etat-nation : comme François Hollande en son gouvernement de France ?

entendre ce « spectateur passif » regretter de n'avoir pas « une arme à feu maintenant », pour tirer sur qui ? avec son phallus de la révolte des autres dressé contre quoi, maintenant ?

j'ai écrit ce texte pour prévenir ceux qui ne voient pas ces choses venir. Ce n'est pas une menace de «noux», ni une prédiction théorique. C'est une probabilité économique et sociale dans la crise du capital qui s'approfondit

le mode de production-reproduction esclavagiste qui vient

j'ai écrit ce texte parce que la menace a changé de niveau, pour ne pas dire de nature

le capitalisme, confronté à l'impossibilité de se reproduire comme mode de production dans une 'démocratie' ou 'dictature' fondée sur une 'société civile' composée de 'citoyens libres', trouvera les moyens d'une alliance historique d'un caractère inédit

les « pharaons modernes » seront rejoints dans leurs projets par une partie des populations mondiales, couche moyennes pour l'administration des choses et, pour la police et l'armée, une part de « ceux d'en-bas »

pour avoir travailler dans l'administration centrale d'État jusqu'en 2012, je peux vous assurer que ce ne sera pas un problème pour les agents, fonctionnaires ou pas, d'avoir un patron-ministre du Front National. Du moins l'immense majorité de ceux que ça gênerait n'osera pas l'ouvrir et fera son boulot; en s'en lavant les mains, comme sous Pétain. Je l'ai vérifié personnellement quand je refusais de truquer des dossiers pour des Cabinets de droite ou de gauche : ils modifiaient les chiffres réels des dossiers que j'avais préparés, et j'étais prié de m'écraser, sinon...

l'esprit de la 'Résistance', on verra...

témoignage d'une collègue syndiquée à la CGT, il y a une dizaine d'année. Bruno Mégret, aux idéaux républicains français que l'on sait, jeune administrateur civil à son début de carrière comme chef de bureau, était très apprécié : « sympathique, toujours un mot gentil, pas arrogant, respectueux de ses agents ». Certain-e-s camarades syndicalistes ont même hésité, pour savoir si ils ou elles iraient à son pot de départ, et participeraient à son cadeau

un mode de production rome antique

anti-journal > 18 février 2014 Vente d'esclaves à Rome Léon Gérome 1884

le mode de production esclavagiste (source Étoile Rouge, mais on trouve ça partout, avec ou sans étoile de tout couleur)

C'est sur le travail des esclaves que repose désormais l'existence de la société.

Celle-ci se divise en deux grandes classes antagonistes : celle des esclaves et celle des propriétaires d'esclaves.
Ainsi se constitua le mode de production fondé sur l'esclavage.

Sous le régime de l'esclavage, la population se divisait en hommes libres et en esclaves.

- Les hommes libres jouissaient de tous les droits civiques, politiques et de propriété (sauf les femmes réduites en fait à la condition d'esclaves).
- Les esclaves étaient privés de ces droits et l'accès de la classe des hommes libres leur était interdit.

Les hommes libres, à leur tour, se divisaient en deux classes : les grands propriétaires fonciers, qui étaient en même temps de grands propriétaires d'esclaves, et les petits producteurs (paysans, artisans) dont les plus aisés utilisaient également le travail de leurs esclaves.

Les prêtres, qui jouaient un rôle important à l'époque de l'esclavage, se rattachaient par leur situation à la classe des grands propriétaires de terres et d'esclaves.

Outre la contradiction de classe entre maîtres et esclaves, il en existait une autre : entre grands propriétaires fonciers et paysans.

Mais étant donné qu'avec le développement du régime esclavagiste le travail des esclaves, qui était le moins coûteux, s'étendit à la plupart des branches d'activité et finit par constituer la principale base de la production, la contradiction entre maîtres et esclaves devint la contradiction fondamentale de la société.

une démocratie modèle united color of citoyens libres ou esclaves

dans les empires, monarchies ou républiques de ce temps-là, le fonctionnement économique et les rapports sociaux relevaient donc du mode de production esclavagiste plus ou moins avancé. À Rome, il devint une démocratie, que l'on tient encore pour modèle. 'On' vous savez ce que j'en pense... hon hon

toujours est-il qu'on ne devenait pas esclave par la race, il y avait des citoyens libres et des esclaves de toutes couleurs de peau et d'ethnies variées

la racaille de l'époque, dite les Barbares, était repoussée hors des frontières de l'espace Schengen Rome

ça se corse (je ne suis pas anti-corse) quand le modèle arrive à point nommé, chez les camarades, pour libérer le genre, les femmes, avec force preuve Rome antique

anti-journal > 18 février 2014 Le marché d'esclaves Léon Gérôme 1866

observons que cet académisme orientaliste (contemporain de l'Impressionnisme) se déploie en pleines conquêtes coloniales, au moment où l'on re-invente les races avec l'aide de la « science »

l'art romantique la Rome antique au secours d'un au-delà des genres pour femme d'aujourd'hui

dndf le 12 décembre 2013, Stive rapporte un entretien avec Florence Dupont à l’occasion d'une conférence publique aux fortes résonances avec l’actualité « L'homosexualité, entre anciens et modernes : problèmes d'interprétation ». Florence Dupont est latiniste, professeure à l’Université Paris-VII Diderot, auteure d’une vingtaine d’ouvrages aussi ébouriffants qu’érudits. Extraits :

« le grand problème, c'est de ne pas devenir esclave »

« Le grand problème, c’est de ne pas devenir esclave. L’amour est considéré comme dangereux, car on devient dépendant, il peut vous asservir. Pompée était trop amoureux de sa femme, il revenait la voir en cachette alors qu’il était en guerre; une nuit, on le reconnaît – et tout le monde rigole de lui. On craint aussi que la personne aimée puisse avoir la main sur vous. C’est tout le problème des maîtresses et des amants. Les dames de la bonne société avaient pas mal d’amants et elles pouvaient les utiliser pour faire la promotion de leur mari au Sénat. Inversement, l’amant pouvait utiliser la femme pour sa promotion sociale… Cicéron accuse Marc Antoine d’avoir eu, à 20 ans, une passion pour un homme qui s’appelait Curion: ce n’est pas bien, cela brouille les cartes politiques, les relations sont menacées. L’amour entre deux jeunes hommes libres n’est pas anormal, ça peut arriver. »

[Stive sauf erreur : Ce modèle fonctionnerait-il sans l’existence des esclaves, sexuellement corvéables ?]

« L’avantage des esclaves, c’est qu’il n’y a pas besoin de leur faire la cour. On ne risque pas de tomber amoureux.

 Il est plus «amollissant» d’être amoureux d’une personne libre, car cela prend du temps, de l’énergie. L’esclave vient dans votre chambre, puis c’est fini. »

[tous les Messieurs Strauss-Kahn, et les petits Dupont du moment présent ou à venir plus bas, sont bien placés pour savoir que la France démocratique a inventé bien mieux, via internet, que «  l'esclave qui vient dans votre chambre, puis c'est fini

«les femmes gèrent de grosses entreprises commerciales, des affaires immobilières parfois douteuses... les femmes exercent leur influence... elles ne sont pas du tout enfermées... elles passent beaucoup de temps entre elles »

Comment vivent les femmes? « Elles n’ont pas de droits politiques. Elles ne font pas la guerre. Elles ont une fonction religieuse: certains cultes ne sont pas possibles sans elles; sans vestales, pas de Rome possible… Elles font des enfants, mais ce n’est pas obligatoire: on peut les adopter. Lorsque l’homme est déficient, ou qu’il n’est pas là, son épouse peut assumer sa fonction: on a même vu des femmes parler au Sénat. La notion d’une nature féminine différente, séparée, n’existe pas; de ce point de vue, si vous voulez, on peut parler d’égalité. Mais les femmes ont une fonction spécifique. On n’est pas dans l’indifférenciation des genres. Les femmes sont par ailleurs présentes dans l’espace public et dans l’économie. Elles gèrent parfois de grosses entreprises commerciales. Cicéron est riche car sa femme s’occupe d’affaires immobilières, par ailleurs douteuses… Les femmes exercent leur influence. On a retrouvé des graffitis politiques: «Moi, Mme Unetelle, marchande d’étoffes bien connue, vous dis: soutenez tel magistrat municipal»… Les Romaines voyagent et sont présentes aux banquets. Elles passent beaucoup de temps entre elles (on est dans une société homosociale), mais elles ne sont pas du tout enfermées. Quand elles sortent, elles mettent un voile sur la tête, car les cheveux sont considérés comme extrêmement séducteurs. Un voile léger, comme on en voit en Iran aujourd’hui, qui couvre vaguement. »

mon commentaire à chaud, alors que j'étais loin d'avoir en tête des considérations aussi troublantes qu'aujourd'hui :

Autrement dit on avait à Rome, selon Florence Dupont, une différenciation entre hommes et femmes, mais elle n’était pas fondée sur la sexualité de plaisir, et n’impliquait pas de hiérarchie, si l’on admet qu’il n’y en avait pas entre la politique et la religion ou l’économie (le commerce).

Pas de différences hiérarchisées fondées sur la sexualité, mais quand même des « fonctions spécifiques » selon qu’on est homme ou femme [...]

Je suis bien d’accord sur ce point théorique : le capital remodèle les dominations des modes de production antérieurs au point que sortir du tout exige son abolition et celle de la domination masculine. Mais pourquoi écarter la possibilité qu’il existe des différences entre hommes et femmes qui ne relèveraient ni de l’un ni de l’autre ?

Par ailleurs, sait-on ce qui se passait-il entre esclaves femmes et hommes ?

Quoi qu’il en soit, les unes et les autres faisaient le plaisir entre autre sexuel des citoyen-ne-s libres, dans ce monde où la sexualité n’était pas « essentialisée ». Il y avait bel et bien une hiérarchie. Si elle ne tenait pas au sexe, c’est pourtant l’esclavage des uns et des unes qui permettait la « liberté » y compris sexuelle des autres. Tous les individus libres s’appropriaient tous les individus esclave-e-s.

anti-journal > 18 février 2014 Le marché aux esclaves, Gustave Boulanger 1882

comment peut-on tirer de relations sociales sexuelles, au sein d'un mode de production esclavagiste datant de 2000 ans, une possibilité aujourd'hui dans capitalisme - car Florence Dupont n'évoque pas la nécessité d'en sortir. Elle sort de chez elle pour aller à la manif soutenant le mariage homosexuel. C'est déjà beaucoup

ouss'que j'veux en v'nir ?

nulle part que là. I prefer not to too aller plus loin que ce constat d'un glissement insidieux du désir démocratique des bonnes intentions, chez des personnes à qui l'on donnerait le bon dieu, Marx et Christine Delphy sans confession, comme à des gendres et brues idéales de gauche radicale citoyenne féministe

énorme ?! oui, énorme

anti-journal > 18 février 2014 

Florence, romantique ou pas, est un prénom passé de mode. Notre latiniste érudite - dites pas en rut - n'est pas en toc, elle connaît son antique. Et , comme tout le mode sait, les Dupont se ramassent à l'appel...

Dupont T ou Dupon D est un nom en France qui... n'est que 25e en T, 199e en D, loin derrière 1.Martin (1 comme Louis/RS), 2.Bernard (comme Lyon BL), 9.Simon (comme Roland 415e). Source http://www.nom-famille.com/ 

anti-journal > 18 février 2014 en Nathan dans le fin

63.500 DuponT 18.999 DuponD l'enquête ne dit pas combien de Dupont-Lajoie

Au mois d'août, dans un camping français, à proximité d'un chantier où travaillent des Arabes. Un campeur, Georges Lajoie, tente de violer Brigitte, la fille de ses amis et la tue accidentellement. Tout accuse les immigrés. Une bastonnade organisée par les campeurs tue l'un deux. Les autorités étouffent l'affaire et Georges Lajoie regagne Paris, le cœur léger. Mais un Arabe lui rend bientôt visite, un fusil à la main...

mais ça, c'était avant !

ah bon, c'était mieux avant ?

oui et non. Pour toutes les Brigitte d'hier violées-assassinées, ça ne se passe plus comme ça, et sans connaître leurs prénoms, 2 à 3 femmes sont assassinées chaque semaine par un proche

et ce sera mieux après ?

peut-être si... avec des si... « si ma tante en avait on l’appellerait mon oncle, et si mon oncle en était on l’appellerait ma tante » Pierre Dac

Pierre Dac était pour l'abolition, dans son genre

quoi qu'il en soie en soit, des gens avertis en tous genres valent mille fois plus, en mieux ou moins bien, que 63.500 Dupont français de souche

le cul dans la soie ou la vie dans la merde, avec ou sans la joie, c'est comme ça

choisir c'est renoncer

17 février

il faut être absolument fidèle dans le communisme comme combat : réflexions et luttes pour la révolution (au-delà de l'anti-capitalisme)

« Il faut être absolument moderne » Adieu, Une saison en enfer, Arthur Rimbaud 1872-73

anti-journal > 18 février 2014

cette phrase de Rimbaud est aussi connue et mal comprise que « Je est un autre ». Il suffit pour s'en convaincre de considérer le texte et son contexte
extraits (le gras est de moi)

« L'Automne [...] J'aurais pu y mourir... L'affreuse évocation ! J'exècre la misère.

Et je redoute l'hiver parce que c'est la saison du comfort !

Suis-je trompé ? la charité serait-elle soeur de la mort, pour moi ?
Enfin, je demanderai pardon pour m'être nourri de mensonge
Et allons. Mais pas une main amie ! et où puiser le secours ?

-

Car je puis dire que la victoire m'est acquise : les grincements de dents, les sifflements de feu, les soupirs empestés se modèrent. Tous les souvenirs immondes s'effacent. Mes derniers regrets détalent, - des jalousies pour les mendiants, les brigands, les amis de la mort, les arriérés de toutes sortes. - Damnés, si je me vengeais !

Il faut être absolument moderne.

Point de cantiques : tenir le pas gagné. Dure nuit ! le sang séché fume sur ma face, et je n'ai rien derrière moi, que cet horrible arbrisseau !... Le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d'hommes ; mais la vision de la justice est le plaisir de Dieu seul.

Cependant c'est la veille. Recevons tous les influx de vigueur et de tendresse réelle. Et à l'aurore, armés d'une ardente patience, nous entrerons aux splendides villes.

Que parlais-je de main amie ! Un bel avantage, c'est que je puis rire des vieilles amours mensongères, et frapper de honte ces couples menteurs, - j'ai vu l'enfer des femmes là-bas ; - et il me sera loisible de posséder la vérité dans une âme et un corps [l'italique est de Rimbaud]»

Rimbaud, LE poète, arrête la poésie. En abîme ici. Il part. En Abyssinie

anti-journal > 18 février 2014 Rimbaud à gauche, Aden vers 1880, il est devenu loisible de posséder...un fusil

pourquoi ? pour être « absolument moderne », absolument fidèle. À qui, à quoi ? pour qui ? pour quoi ?

à lui ? mais 'je est un autre', être « fidèle à soi-même », cet autre qu'il était avant, ne marche pas pour lui

à un ami, une aimée ? Verlaine bof... Sa mère peut-être... trop tôt, plus tard

à une idée ? mais laquelle ?

pour qui ? lui

pour quoi ? vivre

Rimbaud devient cet autre fidèle à l'exigence d'être lui-même « au présent du présent » selon la formule d'Henri Meschonnic

« être absolument moderne» est à la fois ironique et l'opposé absolu de « être branché » ou de « vivre avec son temps », de l'idée du « contemporain », injonctions dans lesquelles le moment présent est figé, statique, l'inverse même du sens du mot moment pris dans son mouvement, sa dynamique, c'est-à-dire le sens à donner au texte TC/Roland Simon : 'le moment présent'

quand choisir c'est renoncer, être fidèle c'est rompre

ce fut pour moi avant d'être une idée une exigence intérieure, dont témoigne explicitement ma poésie, des textes ici ou là, et mes actes de rupture, avec tel parti étouffant, telles urnes inutiles, telle femme que je n'aimais plus (ou l'inverse, telle autre s'est rompue de moi), tel ami que j'avais aimé, telle forme en art que j'avais pratiquée,  tel chef qui m'emmerdais, telle théorie que j'avais chevauchée digérée épuisée gerbée, etc.

n'ayant découvert Rimbaud qu'assez tard, sa poésie et sa vie ne m'ont rien appris en la matière. C'est à l'inverse ma vie et ma poésie qui m'ont permis de saisir Rimbaud, mieux qu'un frère, de l'intérieur, par sa poésie même, et sa rupture devenue nécessaire pour continuer à vivre... comment est une autre histoire

il en va ainsi avec 'mes' autres 'frères' et 'sœurs', à des siècles ou des océans de distance, comme les Noir-e-s qui s'appellent entre eux « mon frère »,« ma sœur »

Brother Motherlode : "Brother Patlotch"

exemple, Motherlode, compositeur théoricien et musicien de Jazz de Detroit, rencontré sur le forum américain AllAboutJazz, dont j'ai aimé la musique, les principes, les propos, un peu ses "théories" qui n'en sont pas vraiment. Nous avons échangé sur la façon dont les jazzmen jouaient dans les prisons et maisons de redressement, avec les moyens musicaux et instrumentaux du bord, des accords simples particuliers, Jailhouse Chords..., ou sur son principe de composition-improvisation sonic-migrations, que j'ai qualifié d'« entre nature et culture », ce qui lui a bien plu. Je m'exprime très mal en anglais. Motherlode est un poète en musique. Nous nous sommes perceptés, conceptés, affectés : compris ? hmm

anti-journal > 18 février 2014 Art Pepper en peine 'gloire' y passe une partie de sa vie... vidéos

à lire San Quentin Jazz Band de Pierre Briançon

ça fait parfois une différence, qu'entend qui a « une double paire d'oreilles » (Nietzsche) entre jouer avec ses tripes une vie de merde vécue, et « assurer » des « plans d'enfer » pour « un bon plan jazz » d'un public de bobos

la musique de Motherlode prolonge le Concept lydien chromatique d'organisation tonale de Georges Russel. Voir, entre Ellington et Zappa Georges Russell, le jazz moderne et au-delà (oublié d'importer sur mon site ce topic du forum Jazzitude)

pour faire saisir sa façon de concevoir et jouer sa musique, Motherlode racontait cette histoire

« Il pleut. Un parapluie est là, tombé, plié sur le trottoir. Les gens, sous leur parapluie ouvert, passent, font un détour ou un saut pour éviter le parapluie. Il pleut toujours. Une petite fille arrive, qui n'a pas de parapluie, elle le ramasse, l'ouvre... il cesse de pleuvoir. Il fait beau maintenant. »

Motherlode n'est pas « connu », pas reconnu... Sur AAJ, le plus grand forum de jazz du monde, il a été fort mal reçu, écouté de travers, de travers compris, pris de haut par des faiseurs bardés de théories qui dispensent leurs leçons à longueur de post, du genre qu'on enseigne dans les 'Ecoles de jazz' (sic), et qui fabrique des clones comme du boudin de musicien... Motherlode finalement moqué, aux yeux de na¨fs ridiculsé par des cons bas d'en-haut. Tout ça sans la moindre insulte, en toutes politesses bien comprises

Motherlode a parfois été banni du forum, qu'il a finalement, je le découvre à l'occasion d'en parler maintenant, déserté après avoir effacé ses contributions(il intervient sur un site sérieux http://www.lydianchromaticconcept.com/forum/index.php / Motherlode SonicMigrations)... 

So What ? who's d'étroit ?

parler d'un jazz virtuel dans un monde de privilégiés versus jouer un jazz sorti du ghetto de Detroit, comme Motherlode

qui est 'absolument moderne' ? 'absolument fidèle' à quoi ?

Motherlode a joué avec Miles Davis, Horace Silver... Il était aux obsèques de John Coltrane

anti-journal > 18 février 2014 Albert Ayler, Ornette Coleman, Jimmy Garrison... St Peters Lutheran Church New-York City 

Nous ne nous sommes pas rencontrés ailleurs que ce forum, n'avons pas eu d'échanges privés. Il m'a proposé de nous voir prochainement, en France

Motherlode m'appelle « Brother Patlotch »

LIVREDEL LIVRE SANS NOM 1990

(sept cent quatrième nuit)

C'est aujourd'hui dimanche
Il fait bon s'amuser

Robert Desnos

C'est aujourd'hui dimanche

C'est toujours dit dis : manche de parapluie
Sur ta table bleue dis : il pleut

Il pleut
Il pleut il pleut
Il pleut il pleut il pleut il
Pleut pleut pleut
Il pleut peu
Très peu
Puis

Il ne pleut plus

Dans le trouble bla-bla blues
De mon puits
Dans le trou de ma manche dis : il a plu mais
Il ne pleut plus

Il fait bon
S'amuser

Heraclite « on ne met pas le pied deux fois dans le même fleuve », tout le monde comprend que le fleuve coule, change, n'est plus le même, mais la plupart oublient que le pied aussi. Euh... le pied ne coule que si l'on transpire, ou chez qui ne sait pas nager

en relation RIP Brother Amiri BARAKA LeRoi JONES

la guerre pour la paix avec Picasso sans Zorro

provoquer des ruptures ? oui, pour susciter des traversées vers d'autres connections, rapprochements, création d'en-communs

anti-journal > 18 février 2014 la Guerra

comme nous voilà loin des articulations entre catégories qui n'existent séparées que dans la tête de qui les re-produit, pour leur assigner des places sans prise sur nos réalités concrètes situées, sociales, humaines, physiques, psychiques, terriennes, loin et contre nos individualités constituées de, par et contre tout ça, loin de nos luttes communes pour la vie contre le monde capitalisé, valorisé, monnayé, normalisé, caporalisé, masculinisé, racisé, atomisé, usé, rusé, brisé, écrasé, rasé...

... et Zorro qui n'est paz arrivé

anti-journal > 18 février 2014 la Paz

source Pablo Ruiz Picasso 1881-1973

lire ou relire sans luxe de look en relique le CAPITAL CONTRE le VIVANT, la RÉVOLUTION POUR la VIE

déconn-action aujourd'hui

à l'adresse http://www.patlotch.esy.es/text/index.html peut-être liée à « l'énorme mise à jour du système » annoncée par Hostinger

anti-journal > 18 février 2014 ça déconne at new siège of Kaunas Lithuanie ?

Hostinger excellent néanmoins, ce site hébergé patlotch.esy.es gratuit que j'ai ouvert pour panne du serveur EX2 Patlotch.com premier prix. Chacun son tour...
merci et bon courage aux soutiers dans leurs salles des machines, sous pression de la concurrence capitaliste

RV au site jumeau http://patlotch.com/text/index.html

horodatation sur le site : les heures de mise à jour du site et des textes suivent le principe de la somme arithmétique = 7
exemple 16:18, 1+6+1+8 = 7+9 =16 = 1+6 = 7. Ça paraît obsessionnel, cependant...
c'est le principe d'horodatation de mes poèmes. Au-delà du jeu de la pseudo-superstition 7-12 qui structure mon œuvre poétique, musicale et plastique, cela me permet de vérifier la mise à jour en ligne après transfert aux deux adresses et aux fidèles de savoir s'il y a eu modification des versions antérieures

les pieds sur terre sans théorie, la musique chanson poésie, corps en tête souple de Christian Olivier

les terriens

'C'est une espèce de Terriens, parce qu’ils sont assez nombreux, en fait. Ce sont les nouveaux habitants de la terre qui déboulent... « On veut toujours tout réinventer ! À chaque fois qu’un terrien déboule, il est là pour réécrire l'histoire »'

« Têtes Raides, c’est un personnage qui avance, les gens forment le corps de ce personnage et chacun a les clefs d’une articulation »

textes vidéos images

anti-journal > 18 février 2014 au-delà des prolos des humains les terriens

« Pour moi, toutes les résonnances d’un texte doivent se fondre complètement dans une mélodie parce que le sens, le jeu rythmique des mots, tout cela fait un au final »

anti-journal > 18 février 2014 quelle place, la musique ?

« J'ai vraiment plongé dans l’écriture et depuis 25/30 ans maintenant, en dehors d’écrire des chansons, de toute façon, j’écris tous les jours. C’est un besoin de mise au point, un espace de liberté, d’imaginaire, et puis c’est quelque chose de physique. L’écriture, les textes et la lecture, c’est vraiment de l’ordre de la nourriture. Lire un Genet, c’est comme aller manger une entrecôte »

corps en têtes souples

 anti-journal > 18 février 2014 anti-journal > 18 février 2014 anti-journal > 18 février 2014 Body and Soul

« Avec Têtes Raides, on a baigné dans la poésie dès le départ. Pour notre album précédent, Corps de mots, on a repris Lautréamont, Genet, tout un tas de poètes qui parlent de choses graves et puis de l’absurdité de ces choses graves. Je pense que c’est par le biais de la poésie, de l’imaginaire, du rêve qu’on peut ouvrir les fenêtres quand il y a des odeurs nauséabondes comme celles-là. C’est par ce biais qu’on réussit à toucher les gens et qu’on arrive à leur dire qu’il y a des choses très belles à faire vers lesquelles il faut tendre.»

anti-journal > 18 février 2014 un piéton de Charonne, mon voisin inconnu

citations de Christian Olivier, chanteur, guitariste, accordéoniste, parolier, compositeur et graphiste

16 février

périr d'un temps pourri

Intempéries : chaos au Royaume-Uni : deux morts  Europe1 15 février

Japon : 3 morts dans une nouvelle tempête de neige Le Monde 14 février

17 aux Etats-Unis, 12 au Japon...

« Demain, demain, demain, se glisse ainsi à petits pas d'un jour à l'autre, jusqu'à la dernière syllabe du temps, et nos hiers, ces imbéciles, n'ont travaillé qu'à abréger le chemin de la mort poudreuse » Shakespeare, Macbeth

anti-journal > 18 février 2014 " Mousmé d'amourBerthe Sylva et Fred Gouin 1932

- au secours ! un escargot...

pas facile par temps sec de marcher avec des sandales traditionnelles (geta), alors...

'Mousmé' est l'orthographe donnée au mot japonais 'musumè', la jeune fille, à ma connaissance un des premiers mots japonais à large succès en France

Marcel Proust, à l'œil et à l'oreille infaillibles : « C’est Loti qui introduisit ce mot en France. C’est un mot qui signifie jeune fille ou très jeune femme. C’est un des plus jolis mots de la langue nippone ; il semble qu’il y ait, dans ce mot, de la moue (de la petite moue gentille et drôle comme elles en font) et surtout de la frimousse (de la frimousse chiffonnée comme est la leur). Je l’emploierai souvent, n’en connaissant aucun en français qui le vaille. »

Malheureusement, l'usage vulgarisé dans la chanson populaire, en le dégradant phonétiquement, l'a vidé de sa délicate et juste image sonore

pour la pluie, pas de souci au pays du parapluie : double Madame... pour Monsieur, nucléaire avec  purificateur intégré

anti-journal > 18 février 2014       anti-journal > 18 février 2014

85.000 foyers sans électricité en Angleterre, 100.000 en Bretagne, jusqu'à 800.000 aux USA dans 11 États

si l'on en croit Lénine - le socialisme, c'est les soviets plus l'électricité - les temps sont contre nous

si l'on en croit l'expert - c'est un conflit de masses d'air - pas des masses populaire

désamour à la bouteille mais temps calme en Espagne

Des milliers de manifestants à Madrid contre la fermeture de 4 usines Coca-Cola sur 11  Le Monde 15 février

de 'zero cherry' à 'zero licenciement'

anti-journal > 18 février 2014 cherry, t'es nul anti-journal > 18 février 2014 je divorce anti-journal > 18 février 2014 à tes frais

Des milliers de personnes manifestaient samedi 15 février à Madrid contre la fermeture de quatre usines (sur onze) Coca-Cola en Espagne, dans le cadre d'un plan de restructuration touchant 1 250 salariés - 30% des effectifs de la marque en Espagne, 750 suppressions, 500 redéploiement autres usines.

Les manifestants portaient des banderoles « ni fermeture, ni licenciements » « boycottez Coca-Cola » « zéro licenciement ». Arguant d'un « risque pour la viabilité de l'entreprise à court terme », Coca-Cola Iberian Partners, unique entreprise d'embouteillage de la multinationale en Espagne, a présenté fin janvier aux syndicats un plan de restructuration prévoyant la fermeture de quatre usines sur onze à Fuenlabrada (près de Madrid), Palma de Majorque, Oviedo et Alicante.

ami·e·s CANARDONS, il en restera bien quelque chose

pour faire suite au texte en dessous, 1990, extrait de LIVRE DE CATHERINE4 un poème, qu'est-ce que ça prouve ? 

pas sage en gras, j'écrivais :  je reviendrai, qu'ils ne perdaient...

Rien pour attendre

Irais-je à la douleur du temps porter querelle 
Ne vis que réel 
En la honteuse prétention de tirer gloire 
Où ne fais que voir 
Un siècle se mourir où les hommes se vautrent 
Plus ou moins qu'en d'autres 
De guerres en pouvoirs et de pouvoir en guerre 
Dire der des ders 
Ma terre au goût de l'arme cultivée de bombes 
Je tu il en tombe 
Marché magie à sous pour nous hommes à bâts 
Je ne marche pas 
Ils vendent pour de l'air des boîtes de vent mort 
Fulminez je mords 
Une géométrie glacée s'accroche aux murs 
Baptisée peinture 
Une musique vide ne fait pas danser 
Quoi que vous pensiez 
Petit j'ai ramassé des patates pour jouer 
Je n'ai pas échoué 
Sur les rêves d'enfants dans la grève des grands 
J'ai vu transparent 
Et vous croyez monsieur que ça tient votre histoire 
À quoi tient l'Histoire 
Je m'en vais en courant par les chants d'outre-siècles 
Pâle et le pas sec 
Ils ont planté un arbre et brûlé nos forêts 
Mais je reviendrai 
Leur coller dans les yeux des larmes en plastique 
Acatalectiques 
Et leur ingurgiter hâchée menue leur prose 
À chacun sa chose 
Je ne violerai pas l'imbaisable bourgeoise 
Ils paieront l'ardoise 
En faisant la queue pour acheter mes patates 
À l'eau écarlate 
On se fera justice en marchant le commerce 
Quelle idée perverse 
On aura fait la paix à la belle lurette 
Et l'amour avec 
Catherine aura mille enfants aux yeux d'étoiles 
J'aurai mis les voiles 
Et mes grands bras armés de beaux vents pacifiques 
À l'étreinte orphique 
J'aurai la mer à boire et je dirai du Monk 
Avec des gants donc 
En attendant je chante au bord de notre égout 
À chacun ses goûts

micro-stratégie : auto-mobile pour transport en commun texte complet dans le communisme comme combat : réflexions et luttes pour la révolution

Patlotch auto-contradictoire ? / Quelque chose derrière la tête ? / Mettre le souk : provoquer des doutes, clivages, ruptures / Vous avez dit 'intellectuel ? / 'Couches moyennes' ?
LES TROIS RACES : la race des travailleur·eu·ses, la race des femmes, la race Colored People
 à travers un héritage social-génétique, une biographie...
l'individu·e face à un choix, en son for intérieur / biopolitique, contre-idéologie.../ remise aux communs des savoirs

anti-journal > 18 février 2014abide with me ?

résumé-extraits

peut-être ai-je donné l'impression de me contredire ? 

je cherche à provoquer des clivages jusqu'à la rupture. Où ? pas chez «nous», entre «nous»

provoquer des ruptures ? oui, pour susciter des traversées vers d'autres connections, rapprochements, création d'en-communs

 je n'écris pas pour «nous», qui ne me lira pas, et n'en a pas vraiment besoin. Mon 'manifeste' n'a pas valeur de propagande.

pour être lu par des gens susceptibles de me comprendre, et donc des travailleurs et travailleuses intellectuel·le·s. La plupart n'ont pas que leurs chaînes à perdre, moi non plus, et sont donc d'une façon ou d'une autre à distance de «nous

les trois races : parente thèse

anti-journal > 18 février 2014 anti-journal > 18 février 2014 anti-journal > 18 février 2014

Il y a un CHEMIN, un BON CHEMIN avec des CHEVAUX FOUS d'AFRIQUE NOIRE, des ESPRITS CLANDESTINS, des TÉMOINS OUBLIÉS dans le NOIR, il y a du BOULOT pour TOUS  LIVRE SANS NOM   juillet 1990

je reviens sur un aspect passé en contrebande hier, la transmission orale séculaire d'un héritage parmi «nous«, comme une génétique sociale, autour des trois races sociales de ceux d'en-bas : la race des travailleur·eu·ses, la race des femmes, la race colorée. De ces trois races essentielles, j'aimerais dire ce que ne disent pas les sociologies mêmes sérieuses ou les théories communistes qui, bien qu'en faisant des sujets potentiels, les considèrent comme objet de leurs études ou observations, avec plus ou moins de sympathie, de compassion, ou de condescendance

on reconnaît bien sûr les trois catégories qui font l'objet de méditations antérieures : classe, genre, 'race'

selon que l'on appartienne à une lignée de descendance de ces trois races, ou non, les comportements sociaux, les paroles, les écrits de toutes sortes... se présentent, le plus souvent à leur insu, comme des marqueurs de subjectivités d'appartenances à un camp ou à l'autre selon ces trois 'antagonismes'

bref, il y a là un élément de la plus haute importance stratégique, un facteur de mémoire qui, en des situations où il faut choisir ou renoncer à faire avec ou contre son camp, est un facteur de subjectivation déterminant

anti-journal > 18 février 2014 doute de tout ?

je cherche donc à provoquer des questionnements, des doutes, et jusqu'à des clivages et des ruptures

pour susciter des traversées vers d'autres connections, rapprochements, création d'en-communs

sur un simple et double critère : la visée d'une révolution communiste avec et pour un en-commun, et la participation à la lutte initiale pour sa subjectivation

la seule possibilité d'un impact, d'une déstabilisation, est de m'adresser à des personnes en tant qu'individu·e·s, face à elles-mêmes, dans leur for intérieur

 je n'attends rien de personne, ce n'est pas avec moi que le potlatch a lieu d'être, mais avec «nous»

si la question n'est pas, pour autant qu'elle l'ait été, têtée têtue, d'une alliance des "intellectuels révolutionnaires" avec "la classe des opprimé·e·s", il n'en demeure pas moins que la constitution d'un en-commun·e, sur une base qui n'est plus d'une identité unique face au capital comme tout, n'ira pas sans partages des biens, en termes d'expériences et de savoirs aussi, dès lors que leurs usages s'inscriraient dans cet objectif

c'est mon auto-mobile sur une voie commune, en direction de transports en communs

anti-journal > 18 février 2014 'de omnibus est dubitatum' devise de Marx ?

structure

du site : la rubrique le plus récent s'appelle désormais LE CANARD DES CHAÎNÉ·E·S, Anti-Journal. J'en distingue les 'liens'. Sommaire (table des matières) restructurée en conséquence

certain, c'est un concert déconcertant certain-e-s : Patlotch abat son «je»

« La guerre de sécession a cessé ça c'est sûr » Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, 'Nord Sud' une comédie américaine à la Télévision Française, 31 décembre 1955

pour répondre aux questions non posées, qui se pressent sans m'oppresser, qui suis-je ? d'où parle-je ? à quoi joue-je ?... le problème étant dans la question, je n'y répondrai pas

dites-vous que je suis quelqu'un d'assez commun

le plus récent, anti-journal 2004-2014, liens

.

«je» n'existe pas, «nous» non plus

je est un autre, c'est trop connu car on s'y trompe énormément, ce n'est pas une affaire de poète à poète, d'amour de la poésie mise à mort du poème

«nous» est aussi virtuel que ce blog est réel, métaphore techno à ne point trop filer. C'est coton, comme on dit dans les chants

Hegel est mort, enculé de sa race. Le virtuel réel. Mon second peut vite venir et mon premier périr. Ça vaut pour «je» et «nous» : nous sommes peu de choses, mais tous ensemble en corps...

l'écoute du monde, des gens, de la nature, apprend la polyphonie et la polyrhytmie qui font la vie, fondent la poésie, la musique, l'écriture. Il n'y a plus d'auteur en «je», détruit absolument il y a 25 ans (LIVREDEL), supervisé par Ducasse et Rimbaud réunis. Patlotch, amant aux mains qui traînent, et pris épris « individu du capital » ? Laissez-le rire, il n'est pas qui a cru croiser, qu'il vous croasse, l'impersonnel et son tout-tout parlant pour «nous»

assez discuté ! il n'y a pas matière à débat, accords, divergences sur verges ou désaccords méli-mélo mais là minés outre utérus

tollé rance ? Il existe pour ça des Blog-House. Fermées pour cause de fermeture

« Ce qui m'empêche de me prendre la vie au sérieux, quoique j'ai l'esprit assez grave, c'est que je me trouve ridicule, non pas de ce ridicule relatif qui est le comique théâtral, mais ce ridicule intrinsèque à la vie elle-même et qui ressort de l'action la plus simple, ou du geste le plus ordinaire.» FLAUBERT, cité par Frédéric Ferney, Aragon, La seule façon d'exister, Grasset 1997, p.103

si je parlais pour moi je ne serais pas là, à m'écouter parler la vie serait ailleurs

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anti-journal > 18 février 2014

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je parle, à titre personnel, d'un «non-lieu» qui a tout lieu d'être. Qui devra avoir lieu. Nécessité vertu. Ou rien. Plus rien

et rien c'est rien

ni capital ni son prolétariat, ni titre humain de transport au-delà, ni nature ou culture, ni hommes ni leurs femmes, ni Verdurin ni vert durable, ni or du Rhin bon plan urbain, ni ordre humain ordure humaine, pas d'élection-résurrection, plus de verte critique, rouge combat, noir féminisme, nul besoin d'une intersection, pas question d'une insurrection, ni d'érection avec, de trop ou pas de sexe, de texte à sans-papier, poète vos... pfff

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rien

riens : apa-apa. nada. niente. nichts. res. nothing

 midagi. mitään. anyen. semmi sem. intet

xjen. ingenting. hiçbir sey. tidak ada

không có gì. nekas. nietsnieko

nanimo. nic nie. nimic

nic et niqué

table rase

rien

0

.

point

à la ligne

infiniment rien zéro

et eh Zorro n'est pas venu

Zorro l'est pas zarrivé l'ont disparu

le tout du rien est tout pareil à rien du tout

tout ce qui existait ne le méritait pas c'est comme ça

dame nature y pourvoira plustard ou pas, plusloin troploin trop tard

ce n'est plus «mon» problème et «nous» sera un autre

avec le temps, va, un autre tout reviendra

ce sera l'éternel re tout par un détour

mais ce rien-ci est là tien et mien

un rien pour tous ? non il

n'y aura plus personne

pour le partager

ce sera bien

rien

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anti-journal > 18 février 2014 la femme à la guitare Picasso 1912

l'homme sans qualité

ce qu'il en est de substanciel n'est pas mystère de chambre close, ni de culture ou d'écriture, mais de posture : n'importe qui peut en essence via renaissance

mais pendant ce temps las, Mesdames et Messieurs, je me sens trop point près de «vous» Delphy, Dorlin, Federici... Laval, Zizek, Negri, Nancy...

je ne suis proche que des miens proches de «nous», dont nous entourent quelques un-e-s

je vous aime assez bien, ne vous hais point, allons-en paix, ensemble ou pas, franchir ce pas

car vous ne parlez pas en langues de chez «nous», et ça m'ennuie, car ce n'est pas «notre» problème

chez «nous», siècles de transmissions orales,  apprendre quoi d'un livre ? d'un texte en plus ou moins ? Excès ! Crabes !

que vous parliez aux vôtres, bien, lui ou elle ignorant dans sa propre mémoire, gentilhomme-e au présent sans présence, content du rien contemporain

con comm' le temps perdu à retrouver compas perdu, con bas qu'on bat mais bof...

... un retard d'Occident. Signé percé police. Un blanc sur la mémoire. Bruit blanc. Trou noir

con est un 'on' qui veut ne pas savoir

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L'ÊTRE HON

Hon I, Hon est inconsidéré

Hon va Hon vient toujours de quelque point à 
un quelque honcque lieu 
sans connaître, toujours toujours, 
sa part de contrebande ou de contrefaçon, seule pour Hon comptant la faconde

Assuré d'un non-lieu 
Hon ne craint pas les contredanses, Hon est au rythme de son temps, Hon est partout dans son espace chaîne-gaine 

Oh, certes, Hon est bien là 
rien que d'y être mal 
ou mis à mal 
mais pris à parti de n'en point prendre  

À tel effet qu'Hon s'absout d'être absent à soi-même, passant comme on siffle pour se défiler 
col chic dans l'apprêt 
comme à Mao d'autres ont prêté, 
pour peu qu'ils en eussent l'âge et déjà le loisir, quand c'en était l'époque, leur bêtise infantile,

À moins qu'Hon ne se contente de croire ne ressembler à personne, Hon a besoin d'être plus con qu'un autre à prendre pour modèle et d'en faire des tics et des stocks,

à vendre ou à tuer le temps, oubliant ci ou là quelque démangeance à médailler sa boutonnière intime  

À faire comme si ce qu'Hon fait, Hon ne le faisait pas 
ou l'inverse après tout quelle importance, n'est-ce pas, ces nuances de ton pour Hon, puisque, principe de précaution : l'être Hon, c'est bon 

Hon en est là, toujours déjà au paradis de quelque chose 

Notez que Hon a la tâche inspirée : il aspire l'être Hon comme une pompe à ?¿

RER A, 4 mai 2005, 12h31

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PLAINE AUX AS

Hon II, valet de l'arène assis

à Citroën

La cité ne prend plus son pouls 
sur des vaisseaux sans gains 
elle est lasse de cœur

Dévalisée, la ville épate, avalée 
les rois dévalués de la mélasse

Rayon des corps 
Hon brade, force police 
une chair rafraîchie, métropolie, traumapliée, X-bronzée... 
Hon astique un décor d'époque

Stand des célébraux 
Hon solde, force politesses 
un neurone avachi, une poule aux potes, un polycrate, un X osé... 
Hon aspire à l'épique en tics

Sous les néons falots 
Hon traque l'aubaine 
comme on troquait l'ébène 
hélas, sur le carreau

Sur le béton banal 
Hon bavasse et recueille 
cassant la dalle   
un trèfle sans feuille

Au temple en options 
sous cellophane Hon vend du vent 
et le vide s'emballe au marché du néant 
der toc déballé stocks : pour les masses

Rebelotte et gores lots 
Hon abat son carré d'as  
aux Quatre Temps deux mouvements

Actions avant, tractions arrière 
tenues à carreau, pique adore 
cailler au feu, paître au milieu 
cœur d'artifaux

trèfle de présentes rixes.

de La Défense à FoSoBo 13 mai 2005 22h12  NO SIGRE

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le plus récent, anti-journal 2004-2014, liens Africana Studies

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je jette à qui l'entend un dé langage...

... aux mers dans le Tout-Monde créolisé

 

qu'armé de connaissances, de souvenirs ou d'expériences... de quelques natures et de quelques niveaux que ce soit

quelqu'un-e entende telle partie, et reste sourd-e aux autres, c'est son problème, pas le «nôtre»

«nous» n'a pas choisi d'en être là. On pouvait être un autre tant que la vie était ailleurs

ailleurs d'ailleurs ils sont partis, Rimbaud, Gauguin, Brel... des cas encore sociaux, se sont cassés, cassos !

il était tant encore, et tout allait très bien, belles dames aux Marquises... Poète à 17 ans ayant perdu ses dents n'est pas sérieux comme à 60 et siècles

il n'y a pas d'ailleurs pour «nous», qui n'avons plus le temps, d'attendre...

l'insurrection qui vient, le bouquin qui s'annonce, la crise qui viendra, la banquise qui fond ou le sexe du genre, comme on disait des anges

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«nous» «nous» a apporté du bon bon

le plus récent, anti-journal 2004-2014, liens parc' que les fleurs, c'est périssable

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qui veut sauver l'immeuble, il en sera brûlé « les bâtiments devaient être brûlés » «nous» sait pourquoi, qu'immeuble = immonde, mais ne sait pas pour quoi, pour quoi faire à la place. C'est comme ça

«nous» en est là, n'en est pas revenu « c'est déjà beaucoup », du dit français d'Hollande, pas d'quoi faire un fromage

les prolos défendant leur usine polluante à gagner leur survie, les écolos voulant la convertir en machine à brasser l'air du temps, au nez des obsédé-e-s du genre qui s'en foutent, comme vous de ma première communion : rien à attendre. Rien qui puisse produire le moindre dépassement : produit fini car déjà dépassé

qu'attendez-vous aux coins d'écrans l'événement, «pas si mineur», de fond, les derniers feux éteints de revendications perdues d'avance sur salaire, ultime transe décroissante face à cette transhumance, humaine trop humaine : les sous-hommes sont là, en habits neufs d'esclaves nus face à nous-mêmes

d'où que ce soit rien ne viendra, d'aucune ligne de front tunique, annoncer le printemps

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le plus récent, anti-journal 2004-2014, liens une chanson

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Les prisonniers d'émois Poésie pour le faire mars 2003

Quand percent les rancœurs s'avèrent
blessés les cœurs mal endurcis
bercés de mythes bien rassis
le merle moqueur perd ses vers  

Gœthe aurait dit son dernier mot « Mehr Licht ! » plus de lumière... Mais qui n'y verrait clair ?

qui voit dans ce chaos un manque de clartés ? Si c'est un cas chaos, faut pas chercher le choc est là :

« Il n'y a que la lutte » le dernier mot de Marx*

mais qu'en ferons-nous aux temps chauds ?

* 'Marx' de Francis Wheen, Calmann-Levy 2003

15 février

dépassés ? faisons table rase !

anti-journal > 18 février 2014

Comprenant que le fait d'être membre de l'avant-garde de la classe ouvrière ne pouvait que lui être bénéfique pour sa promotion sociale à l'intérieur de l'usine, René adhéra au Parti...

 

alors, une ?

anti-journal > 18 février 2014

deux ?

anti-journal > 18 février 2014

jamais deux sans trois !

anti-journal > 18 février 2014

'c'est pourquoi...'

eh eh

anti-journal > 18 février 2014 vidéo 1964 paroles

Eh eh, sans s' presser eh eh

avec son TéCé, et son Pépé

avec l'écart de son grand prolo

avec le genre dans son gros cerveau

Et alors ? et alors ?

il mit le feu à la dynamique !

Ah ah, sacré Zorro, va !

avec le temps va, tout continue

anti-journal > 18 février 2014 Delannoy 1941

La femme d'un banquier meurt dans un accident de voiture. La mari apprend alors que son épouse le trompait et qu'il n'est pas le père de sa fille

Centrafrique : "Ca sera plus long que prévu", estime Jean-Yves Le Drian L'Express 15 février

anti-journal > 18 février 2014 or, noir  anti-journal > 18 février 2014 c'est

anti-journal > 18 février 2014 noir anti-journal > 18 février 2014

il n'y a plus d'espoir

anti-journal > 18 février 2014  anti-journal > 18 février 2014  anti-journal > 18 février 2014

photos source brgm etc.

sous les ponts des parti(e)s coule la scène émulation

anti-journal > 18 février 2014

en souvenir de Pierre, qui a prêté son appartement aux camarades algériens, pour préparer la manifestation...

anti-journal > 18 février 2014  anti-journal > 18 février 2014

Lucienne, de l'île...

anti-journal > 18 février 2014

Otto passionnant : la crème du crime

anti-journal > 18 février 2014 Crime Passionnel, Otto Preminger 1945

anti-journal > 18 février 2014 anti-journal > 18 février 2014 anti-journal > 18 février 2014

zones âge

anti-journal > 18 février 2014 vallée des hippocampes / les cerveaux sont campés / c'est pas de pot la crampe / les en a délogés

ensemble de Mandelbrot

du monde au quartier, un même modèle « L’espace du monde capitaliste restructuré est un zonage qui se déploie de façon « fractale » à toutes les échelles : monde, continents, aires, pays, régions, métropoles, quartiers. A chaque niveau d’échelle, se côtoient et s’articulent : un noyau « surdéveloppé » ; des zones constellées de focalisations capitalistes plus ou moins denses ; des zones de crises et de violence directe s’exerçant contre des « poubelles sociales », des marges, des ghettos, une économie souterraine contrôlée par des mafias diverses.

Dans un tel « nouvel ordre mondial », la question de la distinction entre opération de guerre et opération de police n’a plus un grand intérêt. La restructuration actuelle est une autre organisation de l’espace de la reproduction du capital et une autre organisation de la violence. Les formes d’interventions sont celles de la discipline. Si le principal résultat du procès de production c’est la reproduction du face-à-face entre le prolétariat et le capital, que de ce face-à-face découle ipso facto le premier moment de l’échange entre le capital et le travail (achat-vente de la force de travail) ne va pas de soi. Au « centre » ou à la « périphérie », ces distinctions ont été mises en abimes à tous les niveaux d’échelle, la situation de la force de travail est fondamentalement la même : la force de travail existe face au capital comme force de travail sociale globale. Alors qu’elle est dans les aires développées globalement achetée par le capital et individuellement utilisée, il n’y a pas d’achat global dans les nouvelles périphéries. D’où l’importance partout de la disciplinarisation de la force de travail face à un prolétaire redevenu, en tant que prolétaire, un pauvre.» Roland Simon, Ballade en novembre, 2005

simple d'esprit ? faire rentrer une vision fractale dans une contradiction structurée en deux pôles d'un tout qui n'est que partie de la totalité du vivant, ce réductionisme mécaniste, ancré dans un scientisme philosophiste du 19ème siècle, sur un modèle mathématique désuet, ne peut théoriser que son manque en abîme

le sujet n'est plus celui qu'on croit, il va falloir s'y faire

 la ville mondialisée Olivier Mongin, sociologue, à écouter sur France Culture hier

thème : Du destin du monde à travers ses villes qui comptent plusieurs dizaines de millions d’habitants. Celles-ci se démultiplient ; en elles se jouent la mondialisation et tous les problèmes qu’elle engendre. Et les villes d’Islam participent à ce phénomène de diverses manières.

À l’instar de Singapour, Dubaï se situe à la hauteur des cités-monde qui actualisent au XXIe siècle les capitales-monde (Braudel) du XVIe siècle (Venise, Gênes). L’urbanisation se déclare audacieuse pour être le symbole d’une puissance financière non soutenue par un arrière-pays. Tandis que des villes ancestrales, millénaires, comme Istanbul ou Le Caire (et dans une moindre mesure Téhéran et Delhi), connaissent aussi les avatars des villes de fondation plus récente,  telles Sao Paulo ou Mexico. L’informel cohabite avec ce qui se trame à l’horizon de Wall Street ; ce à quoi s’ajoutent les couches d’un patrimonial s’étendant de l’Antiquité à la modernisation du XIXe siècle sans oublier la strate médiévale et celle des Temps Modernes.

Et ne croyez pas que, dans ces métamorphoses de l’urbanité, les rapports Nord-Sud soient étanches ; l’informel n’est pas propre au sud, il commence à contaminer des villes historiquement structurées comme Paris, Londres ou Turin.

C’est le phénomène migratoire qui bouscule les normes de l’urbanité et de la civilité qui la sous-tend.

anti-journal > 18 février 2014 fracture sociale, fractale structure, fatal chaos ?

la Chine s'inquiète de sa fracture sociale Le Figaro février 2013

un magma idéologique : chaos, complexité, dialectique

quatre éléments : l'eau, le feu, le travail, la guerre

anti-journal > 18 février 2014     anti-journal > 18 février 2014

anti-journal > 18 février 2014     anti-journal > 18 février 2014

l'aveu : la contradiction à confesse

anti-journal > 18 février 2014 notre conscience musicale du tout

écoute Full Album (Manifestation, Lord Help Me To Be, Reverend King, The Sun) enregistrement 1966, mort de Coltrane 1967, album 1968

le mysticisme n'est pas où l'on pense : le capital est un tout pour l'humanité entière mais la totalité c'est l'univers

les idéologies communistes à l'étroit : 'Théorie Communiste' autant que 'Temps Critiques' dans l'humanisme-théorique

reproduction : la formule trinitaire

amour : un moment d'

anti-journal > 18 février 2014 la domination masculine

famille : le ventre encore fécond d'où est tirée la France

La famille nombreuse fait toujours rêver les Français Le Figaro 14 février

anti-journal > 18 février 2014 Marie poupée toi ? Marie-toi poupée ! Marie tu dors ? Ton moulin bat trop fort !

« Bénie soit la Providence, qui a donné à chacun un joujou : la poupée à l'enfant, l'enfant à la femme, la femme à l'homme, et l'homme au diable » Victor Hugo, Marie Tudor 1833

Près de la moitié des Français désirent 3 voire 4 enfants. 68 % d'entre eux n'en ont pas  eu autant qu'ils le souhaitaient initialement.

anti-journal > 18 février 2014 c'est pas parce qu'on n'est pas né français qu'on est fait con

pas triste ! au pays de mon enfantement...

Trois mères de La Patrie refusent que leurs enfants fassent une partie de leurs études primaires ailleurs

« je veux que mon enfant reste à la Patrie » La Tribune 10 février

anti-journal > 18 février 2014 les 3 mères anti-journal > 18 février 2014 les 3 paires anti-journal > 18 février 2014 l'étroit fisc

révélation : vous en rêviez, ils vont le faire !

anti-journal > 18 février 2014 un maléfice de mâle aux fesses

les éditions Senonevero, qui publient Caliban et la Sorcière de Silvia Federici (ouvrage ici conseillé), ont libéré l'équipe de traducteur-eus-es superprévisée par Julien Guazzini

en attendant la fin... il va consacrer le reste de séjour à la traduction en langue française de l'œuvre intégrale du théoricien communiste Roland Simon (dit RS Rien en d'Soute par la sale des machins dndf)

ma modeste entreprise 'Le Canard des Chaînés' et moi-même nous félicitons du réveil historique qui s'annonce, après le regrettable abandon du projet GEME, traduction intégrale en français de l'œuvre de Marx-Engels *

* en vérité pas très grave, ces deux-là commençaient à dater un peu, et se comprenaient si bien en allemand comme en anglais, que nous craignions qu'un mauvais superpréviseur en tire en français un excès de texte en manque de RS

ainsi donc, comme disait le grand sorcier Staline au peuple des camarades prolétairenriens, avant qu'ils ne (très) passent « - la vie est devenue plus joyeuse, la vie est devenue plus gaie »

zallons pouvoir comprendre enfin, sans l'avoir jamais zosé demander, ce que zavons vécu depuis toujours et qui zà l'insu d'érection ne vient plus... par excès de sexe

d'une avant-garde 'communiste' éclairant la jeunesse française

il est habituel d'épingler les chiens de garde de l'idéologie dominante, mais qui domine quoi ?

anti-journal > 18 février 2014 on a connu l'autruche en gris mais ? anti-journal > 18 février 2014   

ces pointures de l'en-commun' étaient ou sont touS professeurs des Universités  : Daniel Bensaïd, Alain Bertho, Alain Bihr, Philippe Corcuff, Jacques Guigou, Yann Moulier-Boutang, Jean-Luc Nancy, Toni Negri etc. 

à l'abord d'âge mien, loin de tout et n'ayant mis les pieds à l'Université que le temps d'en sortir, j'ignore les noms de leurs successeu-se-s... vous qui les connaissez, les avez-vous vu parler d'égal à égal, autrement qu'entre eux à une tribune pour vidéo Doll'éMotion, dans le média tArte d'État, ou MediablagàPart ?

vous imaginez un professeur d'Université gloser sur l'inutilité de professeurs en communisme ? vous le verriez remettre en cause l'institution de l'État qui le paye et garantie sa renommée ? vous le verriez théoriser autre chose que la démocratie sur laquelle est assis son pouvoir de parler d'en-haut ?

vous attendez qu'il mette à mort ce qui-qu'il entretient, autrement qu'en symbole à la fac ou sur France-Culture, en attendant la fin... de  sa carrière ?

vous voyez un Karl Marx prendre la chaire (sic) d'Hegel à Berlin ? enseigner à Paris, à Bruxelles ou à Londres, en exil ? Lénine prof à St-Pétersbourg, Zurich, Genève, Moscou avant Octobre ? Trostky à Paris ? Mexico ? Henri Curiel à la Sorbonne ?

poser ces questions c'est répondre à une autre : sans parler de limites du faire, quelles sont celles des mots d'individus d'Etat ? de tas d'individus démocratisés jusqu'à la moëlle citoyenne ?

anti-journal > 18 février 2014 seul animal officiellement doué de  sens politique Pierre Daninos

en France depuis cinquante ans, on ne connaît qu'un marxisme et un féminisme de profs et fonctionnaires, chefs de partis ou vedettes installées dans l'institution politico-médiatico-culturelle, jactant sur la démocratie radicale de base et la révolte des autres, plus loin. Trop loin ?

les voilà ceux-de-la-génération-de-68 ceux qui n'ont-pas-trahi l'esprit de leur 20 ans !

pourraient-ils nous éclairer sur leurs propres limites et celles des leurs, ceux qui du bout des lèvres conseillent à d'autres de dépasser les leurres ?

ne vous étonnez pas si ces gens-là font ce qu'ils peuvent pour verrouiller la perspective communiste, fiers de leurs passés, honteux de leurs pensées "révolutionnaires", tétanisés par la blondeur qui monte

de se terrer ou de se taire un jour dira leur tort

anti-journal > 18 février 2014 Marx, cimetière de HighGate

anti-journal > 18 février 2014 courez plus vite, bientôt plus de sable

anti-journal > 18 février 2014 qui a la liberté d'esprit ?

pardon d'avance à qui n'est pas nommé-e ou me donnera tort

14 février

FoSoBo live

Les candidats à la mairie de Paris s'engagent à sortir tous les SDF de la rue en six ans Libération 14 février

quittant tantôt ma rue Jean Jaurès pour aller chez le 'Paki' d'à côté, rue Emile Zola, acheter un blanc pour le poisson genre à cuire dans son jus, j'attends derrière un Portugais inconnu, aviné venu acheter "pour sa voisine" du porto. Portugais, c'est pas qu'i' serait anti-Portugais, ni anti-porto. Son "ami portugais de 30 ans", 'Le Roi du Poulet', restaurant-gril qui vient de s'épanouir 15m plus bas, marchait super quand son commerce tenait la place rikiki du Paki, pas sa faute s'il est bon, son poulet... Cet ami de 30 ans lui aurait fait "un prix d'ami", « pas qu'i s'rait cher, 30 ans amis, 3 fois le prix paki »...

Pas de bouteille, a pris 2 flasques, 11 €, manque 1€, m...! J'ai 'avancé' l'euro à la dame paki. Le Portugais s'attendait pas.... « vous rendrai 3 la prochaine fois »...

aviné animé par son bon sort du jour, le portugais inconnu me raconte une histoire de la veille : - j'ai remarqué là-bas un vieux monsieur, sur un banc, mal en point, arabe. Les gens passaient... passaient sans s'arrêter. Je m'approche, constate son mauvais état, dépourvu du n° d'urgence... qu'on me fournit... portable... 18... pompiers sont là... « - si n'aviez pas appelé, serait mort dans 2 heures »

l'histoire valait bien 1€, et dans six ans les candidats à la mairie de Paris, ou d'ici c'est ailleurs, auraient pu le sortir... de la fosse commune

de l'individu du capital aux individus immédiatement humains

pour que se produise le dépassement de l'individu re-produit par le capitalisme, il est nécessaire que chacun-e trouve son identité dans autre chose que la singularité de son être ou la particularité qui le rapproche d'autres. Cette chose n'est pas le prolétariat, ni le genre humain même. C'est le vivant, la vie commune sur terre, et au-delà. C'est cette extériorité comme 'communs' qui permet de quitter les identités dont s'alimentent l'exploitation et les dominations d'humains par d'autres humains et celle de leur environnement tous ensemble

le prolétariat comme l'humanité sont trop petits pour produire à leurs seules fins une révolution communiste, voilà la clef des dépassements identitaires et la boussole de la subjectivation révolutionnaire : la clef du communisme est la mise en-commun

nous voilà arrivés au point de donner raison, en la renversant contre le capital, à la devise de Jacques Camatte (Invariance, en bas) :

'je n'ai pas d'ennemis, l'enfermement s'abolit' -> nous avons un ennemi commun, le capital

le mode de re-production qui vient

le capital et sa démocratie tendent à réaliser l'essence de leurs origines et la raison de leur mariage pour un nouveau degré dans l'exploitation du genre humain par les sur-hommEs. L'exemplarité de la démocratie grecque présuppose un antagonisme en deux classes : celle des citoyen-ne-ss libres et celle de leurs esclavEs

de chacun son privé, à chacun selon son commun = capitalisme  <-> communisme = l'en-commun des communs, le combat en commun-e

la contre-exemplarité identitaire et sectaire : en tuniques gratuites les uniques sont leur propriété (texte complet)

anti-journal > 18 février 2014

résumé-extraits

« Le non-questionnement de l'anarchisme politique comme du communisme libertaire, tant par Alain Badiou que par Michael Hardt et Toni Negri, représente le point aveugle de leur entreprise théorique respective [...] forces qui, parmi d'autres, font les soulèvements populaires que ces derniers célèbrent à juste titre du Réveil de l'histoire et de la Déclaration de ceux qui se sont réveillés (Alain Badiou, Toni Negri et Michael Hardt) : seconde partie, le Blog des Communistes libertaires de Seine-Saint-Denis, 11 juillet 2013

anti-journal > 18 février 2014 'un nouveau sens commun, la puissance des subjectivités en processus constituant'

en 45 ans de relations internes ou externes à des organisations communistes et anarchistes, du PCF à la 'liste Multitudes' ou 'Théorie Communiste', en passant par les trozkistes et anarchistes ou libertaires de toutes variétés, j'ai fait le même constat. Ce qui se donne pour, sinon rassembler au présent, du moins pour viser une unité du prolétariat contre le capital et l'Etat, se traduit dans les faits par une exclusion de qui n'est pas comme soi [...]

on ne cherche pas chez l'autre ce qu'il a de semblable sur quoi fonder un en-commun, mais ce qu'il a de différent pouvant justifier son rejet, le projet d'unité étant repoussé à plus tard, le moment révolutionnaire advenu

hors de question de prôner une convergence sans principes ni critères, une unité niant la nécessité de désaccords voire de conflits 'internes' : il s'agit de garder la boussole d'un combat

le problème est bien plutôt que ce qui caractérise la situation actuelle, la segmentation par le capital de toutes ses victimes en autant de communautarismes que possibles, selon le principe classique «diviser pour régner», ce qu'on critique comme «fausses identités idéologiques» face à l'ennemi commun, cela même est la marque de fabrique exemplaire de ces militants [...]

Palante suicidé pour rien

La pratique militante au nom du communisme se fait l'exact reflet de l'idéologie capitaliste de l'individu, comme a cru pouvoir l'écrire Roland Simon à mon encontre : comme le «nous» à deux d'un couple, le particularisme identitaire de groupe n'est qu'un individualisme collectif

l'en commun de toutes les identités sectaires, c'est leur priorité à ce qui les oppose et les divise. La sanction ? Se retrouver à 7 en 40 ans de théorie communiste en avance sur son temps

anti-journal > 18 février 2014 mais où est passé l'ogre ?

leur petit «nous», qu'ils se le gardent, nous préférons les jeux de nos 'je'

selon ces «communistes libertaires» dont le nom semble porter la plus grande ouverture au «commun», c'est l'objet même de la critique, au nom d'un «point aveugle» : ils «nous» ont oublié, «nous», les artisans des luttes sur lesquelles ils fondent leur «déclaration non-manifeste». Peu importe ici de savoir dans quelle mesure ou proportion les émeutiers modèles sont ou ne sont pas des «anarchistes» ou «communistes libertaires». Le choix de ce sujet actif de «l'ère des émeutes» comme unique sujet révolutionnaire à venir me semble sujet... à caution

Stirner retourné dans sa tombe

dans ce petit monde concurrent de l'avant-garde en «théorie» ou en «pratiques», la plupart apparaissent comme voulant s'approprier le mérite et jusqu'aux individus qui en sont à leurs yeux porteurs : sous les tuniques qu'ils leur prêtent gratos, tous ces uniques sont leur propriété [...]

cette petitesse mesquine, que l'on trouve assez répandue en territoires militants identitaires, aura sans doute de moins en moins de poids dans les luttes elles-mêmes, surpassée par celles que produit en masse la fragmentation sociale. Reste à savoir qui les combattra, les unes comme les autres, pour en dépasser les limites internes au prolétariat (appelez-le comme vous voulez), d'ici à ce qu'il puisse affronter uni le capital en son existence même ( de nos luttes initiales à nos luttes finales)

quant au «nous» que j'essaye de promouvoir dans mon Manifeste qui n'est pas une Déclaration, il est d'une autre dimension, celle que je suppose adéquate, bien qu'aujourd'hui que rêve, pour un affrontement inédit dans l'histoire humaine. Ce qui sera radical viendra de la racine -> le capital contre le vivant, la révolution pour la vie

texte complet

l'en-commun des communs, chacun-e à son créneau, le combat en commun-e dans le communisme comme combat : réflexions et luttes pour la révolution

conversation avec moi-même ?

Bill Evans enregistre cet album, seul en overdubbing à 3 pianos, en février 1963 « sur le Steinway de Glenn Gloud » dit-on. Ici, la conversation s'établit pourtant avec un pianiste des plus opposables à Bill Evans, Thelonious Monk, sur la composition de celui-ci 'Round Midnight'. C'est un peu l'idée qu'en avaient Deleuze et Guattari

'on ne discute pas !' / la théorie est 'le' problème des théoriciens / ne s'use que si l'on s'en sert / l'en-commun des communs, ou le communisme positif / l'amère défaite de 'Théorie Communiste' / le communisme n'est pas une idée, mais l'autre en penser et agir du capitalisme / une perception armante désarmante / chacun-e à son créneau, le combat en commun-e

anti-journal > 18 février 2014

de production à Poissy Le Parisien 13 février

"Cette optimisation industrielle n'aura aucun impact sur la main d'œuvre de production", selon le porte-parole du site. L'usine emploie en tout environ 5.900 personnes, dont 4.000 ouvriers. PSA va déjà supprimer en mars une équipe de 684 personnes sur la ligne de montage de la 208, qui ne tournera plus qu'avec une seule équipe. 550 d'entre elles devaient être reclassées à Poissy même. Selon Farid Borsali, secrétaire général de la CGT à Poissy, qui n'a pas signé l'accord de compétitivité, cette annonce représente "700 suppressions d'emplois supplémentaires et c'est encore nos collègues intérimaires qui vont en faire les frais".

le mini mystère de la ville

Ville : Le Parlement a adopté le projet de loi ciblant des «quartiers prioritaires» 20mn 13 février

«Cette loi organise le retour de l'Etat dans les quartiers», a déclaré jeudi le ministre délégué à la Ville François Lamy, selon qui s'engage sur cette base «une bataille pour faire vivre l'égalité»

anti-journal > 18 février 2014

Conformément à la vision de François Hollande, «il ne peut y avoir de reconquête sociale sans reconquête démocratique», a soutenu dans l'hémicycle le ministre de la ville «c'est en imposant de nouvelles exigences démocratiques que nous pourrons répondre efficacement à la désespérance politique».

anti-journal > 18 février 2014 anti-journal > 18 février 2014anti-journal > 18 février 2014 

Les écologistes auraient souhaité aller plus loin en donnant un pouvoir de «décision» aux habitants. Quant à l'UMP, elle a pointé que s'il est ouvert à tous, ce ne sera plus un «conseil citoyen», «c'est-à-dire une structure composée de personnes de nationalité française».

anti-journal > 18 février 2014

Roswitha Scholz « Marie, étends ton manteau. Production et reproduction à l'heure du capitalisme en crise » juin 2010,  traduction pour Critique de la valeur, 30 janvier dans le moment présent du capitalisme, documents, éléments critiques, luttes 'théorisantes'

« Réémerge aussi soudain, comme base permettant d’expliquer les disparités entre les sexes, ce bon vieux rapport de « production » et de « reproduction » qu’on avait pourtant rejeté depuis longtemps au motif qu’il s’agissait d’un modèle dualiste. Aujourd’hui le voici qui retrouve sa place, y compris dans les réflexions des féministes de la mouvance queer Ainsi par exemple chez Gabriele Winker : « D’un point de vue historique concret, la mise en place des structures capitalistes a conduit à ce qu’une plus grande part du travail de reproduction sociale soit effectuée en dehors du système de la valorisation capitaliste : au sein des familles hétérosexuelles, et là principalement par les femmes  ». Voilà qui est curieux : des arguments typiquement marxoféministes qu’on croyait déjà à demi oubliés sont à présent amalgamés sans façon, « en y allant gaiement » (Adorno), à des schémas conceptuels déconstructivistes ; et ce en dépit du fait que, dans les années 1990, une âpre querelle opposait féministes « matérialistes » à l’ancienne et postféministes (dé)constructivistes.

Ces derniers temps, lorsque, sans gros effort théorique préalable, il s’agit une fois de plus d’aller tout droit à la question de ce qu’il faudrait « faire concrètement » face à la crise, on réunit pêle-mêle : des critiques queer devenant soudain « économiques », un concept de « biens communs » soi-disant nouveau, une idéologie de l’ open source s’appuyant sur l’exemple du développement des logiciels dits « libres », et, en règle générale, une improbable « économie solidaire ». Le mot d’ordre censé ouvrir la voie à un changement radical de nos conditions redevient « small is beautiful  »

Ce qu’il reste du postmodernisme dans ce « retour de l’économique », c’est un trait tiré sur la totalité négative. La « société » est out, la « communauté » dans toutes ses variantes est in. Les analyses qui naguère critiquaient une idéologie alternative-communautaire bornée passent à la trappe. Par cet oubli volontaire et ce refoulement, on s’offre en quelque sorte une seconde naïveté.»[...]

anti-journal > 18 février 2014 le cuir a fait son temps anti-journal > 18 février 2014

la conclusion : « Sur le plan de l’engagement concret, il faut être lucide et constater qu’on ne pourra pas vaincre le patriarcat producteur de marchandises par des efforts de pratique politique misant simplement sur la reconfiguration de sphères de la production et de la reproduction constituées elles-mêmes par le capitalisme. On ne verra aucune issue tant qu’on ne se fixera pas pour objectif de surmonter l’ensemble des rapports. Je ne cherche pas ici à nier ou à estomper de façon abstraite la spécificité des différents moments de la reproduction sociale, mais à redire qu’on ne dépassera pas ces rapports à partir de telle ou telle sphère particulière, et moins encore en faisant abusivement des activités connotées féminines de la reproduction le point où se concentrerait un « bien » ontologique. La question n’est pas celle d’un « méta-bien commun », notion qui ramène le mode de socialisation à un arrangement au sens de l’idéologie communautaire, mais d’une critique radicale dépassant la dichotomie entre « communauté » et « société ». Le « retour de l’économique » intervient dans une crise d’une ampleur telle qu’on ne pourra en venir à bout au moyen de concepts particularistes à bon marché.»

en relation « Le queer a fait son temps » janvier 2013

Endnotes: A Romantic Critique?  une discussion en anglo-saxon dans le communisme comme combat : réflexions et luttes pour la révolution

13 février

un moment d'écart : le prolo tard rien

anti-journal > 18 février 2014 Lenine clandestin

pendant ce temps-là, chez Théorie Communiste/dndf, les préviseurs de la communisation attendent, sous le plancher de verre, dans l'anglemort, l'écart, dans les luttes théoriciennes, la dynamique du prolétariat confrontés aux limites pour franchir le pas

une nouvelle mise à jour sur la situation en Serbie, peut-être pas si mineure

« peut-être pas si mineure » ça me rappelle la vanne au PCF, « Minime Gremetz »

en clair ce que tout le monde a bien compris, l'exprimant, au besoin, clairement et simplement, ceux d'en-bas comme ceux d'en-haut, sans jargon castrateur, ni subtiles métaphores conceptuelles, dignes de  Jacques Attali romancier, produisant des centaines de pages de contorsions dialectiques, avec clins d'œil aux fidèles

- tu parles, camarade Pepere#communisation, les ouvriers de Kraljevo, ils revendiquent le paiement d'arriérés de salaires et la régulatisation de droits à la protection sociale... Tous mots et actes de luttes peu susceptibles de créer, dans le contexte d'illégitimité de la revendication, un écart bla bla bla, ou une émeute prolétarienne du 'non-sujet'.  Si la veille révolutionnaire est assurée en jetant de la merde dans les yeux, en contradiction-même avec vos thèses théoriques, z'étonner de vous retrouver seul(s), et plus personne 'contre'... le ridicule ne tue pas

autant empote l'évent, mon don paisible vous offre à exister, Patlotch excitant, sans excès ni potlatch, le prolo tard rien

Marx 18 brumaire : « Hegel fait quelque part cette remarque que tous les grands événements et personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d'ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce », Marx ne pouvait pas oublier ce qui se répèterait plus tard, chez Pepe#communisation, en farces et attrapes : nigauds.

anti-journal > 18 février 2014 le communisateur inconnu

moments philosophiques dans penser le communisme, la révolution, l'identité etc.

avec

Jean-Luc Nancy « le communisme c'est le sens de l'être en-commun à penser » L'Humanité 24 août 2013

anti-journal > 18 février 2014

Patlotch l'abolition de la valeur 8 Que l'homme ne vaut rien 31 De la démesure 35 De la pétanque Isidore Maboul  février 2012

anti-journal > 18 février 2014 le programmatisme existenciel

Slavoj Zizek  film 15 mn 24 octobre 2013

anti-journal > 18 février 2014 'rien de grand ne s'est accompli dans le monde sans passion' Hegel

« c'est une chose terrible qu'avec les femmes, il n'y ai jamais moyen de placer un mot » Hegel

la femme visible

anti-journal > 18 février 2014 la poésie faite partout, non par un

Patlotch 1992 Transfert sur toile

Huda Lufti Explores Cairo and the Visibility of Women in Egyptian Cultur Art Tattler International

anti-journal > 18 février 2014 'One for Him and One for He'

Huda Lufti images

anti-journal > 18 février 2014 'franchir la ligne rouge'

le moment présent, improvisation sur un thème consacré

un moment de décision

La justice annule l'expulsion d'un Algérien accusé à tort de terrorisme Le Monde 13 février

anti-journal > 18 février 2014 « Monsieur le ministre de l'Intérieur, qui va nous quitter peut-être pour aller en Algérie ? Il en revient sain et sauf. C'est déjà beaucoup » François Hollande

d'un sinistre de la civilisation Maboul et Isidore février 2012

« Toutes les civilisations (toutes les cultures) ne se valent pas » Un ministre français de l'Intérieur, 4 (5) février 2012

Isidore est si civilisé qu'en d'autres circonstances il pourrait être ministre de l'Intérieur. Seulement voilà, il ne voit à ce monde ni intérieur ni extérieur, et de civilisation, qu'une globalisée. Être ministre de ce tout dépasse raisonnablement toute ambition, d'autant qu'en étant dépourvu*, Isidore, tel Bartleby, préfèrerait ne pas... Ne pas être civilisé, ne pas être ministre, n'avoir d'intérieur que vu de l'extérieur (tel que Chaval en dessinait le ministre), et réciproquement (aurait dit Pierre Dac, poil au-dedans, où les chauves sourient).  À Totav Tzvedoron (la pilule) qui affirme une seule civilisation, plusieurs cultures**, il répond "Quand j'entends le mot culture, je sors dans le désert". Sans ambition, pas sans désir, Maboul se verrait bien pourtant, en d'autres circonstances, ministre du désert. En jardinier, puisque c'est de culture qu'il manque le plus. * Voir L'homme sans ambitions, 2005  ** Tzvetan Todorov, Le Point, 7 février 2012

un moment de surprise

Surprise police patrol officers have body cameras CBS5 13 février

anti-journal > 18 février 2014 t'as d'beaux yeux, tu sais

un moment magnifique

Gilbert Felli, directeur des Jeux Olympiques au CIO, s’est confié en exclusivité à RMC Sport, à propos de la cérémonie d’ouverture qui aura lieu à 17h : « Nous aurons une cérémonie qui va certainement expliquer l’histoire de la Russie, un grand pays avec une histoire importante. Je pense que ce sera un moment magnifique. Les pays veulent montrer leur culture, veulent montrer leur histoire. Tous les présidents et tous les Premiers ministres que j’ai connu pendant les Jeux ont tous eu un intérêt à voir ce qui allait se passer pendant la cérémonie. Donc je ne pense pas que Monsieur Poutine ait plus fait que Monsieur Cameron et d’autres. » BFMTV 7 février

anti-journal > 18 février 2014 sérieusement féminin TerraFemina 12 février

JO : image truquée et sieste, les couacs de la cérémonie d'ouverture Libération 8 février

un moment d'inattention

« Le comble de l'inattention: se perdre dans la foule et aller à la police donner son signalement » Alphonse Allais

anti-journal > 18 février 2014 I'm looking for me

'l'homme invisible' 1933

un moment blanc

Le vote blanc sera reconnu après les municipales Le Monde /AFP 12 février

anti-journal > 18 février 2014 y aller ou pas ?

un moment noir

Racisme aux Usa : un blanc tue un jeune Noir qui écoutait la "musique trop fort" La Nouvelle Tribune 12 février

anti-journal > 18 février 2014 Black is black vidéo

un moment gris

« Dans la grisaille du présent, nous attendons un jour nouveau, une vie nouvelle, un preintemps nouveau, une rédemption, un rachat, une revanche, une révolte. » Francisco Alberoni, Le choc amoureux, 1981

Pékin, ville « à peine vivable » en raison de la pollution Le Monde / Reuters images

anti-journal > 18 février 2014 gri-gri ?

un moment de dé-raison

« L'esprit de système est un manque de probité » Nietzsche, Le crépuscule des idoles

Patrick Wotling Préface à La philosophie de l'esprit libre In Limine 11 février dans le théorisme, maladie sénile du communisme 

« Stendhal se moquait volontiers de ces philosophes qui prétendent tout démontrer par la raison et demandent pour finir d'admettre ce que la raison de démontre pas, jugeant leur philosophie assez bien résumée par ce principe : « il me plaît de croire...». Un penseur qui, comme Nietzsche, conteste l'autorité de la raison eût-il été à ses yeux en meilleur posture ? [...] Mais Nietzsche est-il bien un philosophe ? »

anti-journal > 18 février 2014

un moment de poésie

« Elle est la formule de ce monde ensorcelé et renversé, dans lequel Monsieur le Capital et Madame la Terre font les revenants et apparaissent tantôt avec leurs caractères sociaux, tantôt comme de simples objets.» Marx, 1965 Le Capital Livre III la formule tripartite Capital-Profit, Terre-Rente, Travail-Salaire

« C’est le monde enchanté et inversé, le monde à l’envers où Monsieur le Capital et Madame la Terre, à la fois caractères sociaux, mais en même temps simples choses, dansent leur ronde fantomatique. » Le Capital, tome 8

UN DEUX TROIS SOLEIL ! 9 février 2011 THE DAYS BEFORE

 anti-journal > 18 février 2014 le soleil en 3D

Un coup de soleil en trois dés jamais n'abolit le regard
Sur l'autre face est son retour
Qui donne, à telle tache, la forme, informe,
D'une faucille et d'un marteau fondus et confondus
Dans le plomb du décor

Remontant la mémoire en un sommeil mutant
À son réveil matin, mutine...
Qui dort encore ?

Que d'or encore !
Pourquoi toute une histoire
Pourtant, puisqu'elle tourne ?
Et monsieur capital est d'un si mauvais genre...

Qu'il vienne, le temps dont elle engendre

un moment d'effroi

Crise en Grèce : 44% des Athéniens passent l'hiver sans chauffage BFMTV 13 février

anti-journal > 18 février 2014 ami-e-s, sortez couvert-e-s

les photos d'Aube dorée qui font froid dans le dos Le Point 13 décembre 2014

la presse grecque a mis la main sur un stock de photos et de vidéos montrant des membres du parti les armes à la main ou faisant le salut nazi

un moment de réalisme

Internet, cet outil qui nous contrôle PoliCom 12 décembre 2013

anti-journal > 18 février 2014 le virtuel est un moment du réel, la suite se fera contre lui

un moment sur terre

pollution bauxite images

anti-journal > 18 février 2014 rouge est la terre

un moment dans l'eau

Espagne : le bilan des migrants noyés s'alourdit et la polémique se poursuit Le Monde 12 février

anti-journal > 18 février 2014 que d'eau

un moment morts Venezuela

anti-journal > 18 février 2014 que de feu

un moment de marxisme

sur le blog de Christian Palloix de la société salariale à la société de classes chez Marx 7 avril 2011 (le jour de mes 60 ans, pour qui veut m'envoyer un cadeau d'anniversaire...)

'Conclusion

Nous voici avec quelques résultats surprenants de l’analyse de l’Etat, des classes sociales chez K.Marx :

•    l’Etat de classes n’est pas le produit des contradictions de classes (V.I. Lénine 1905), mais il est la matrice de la fondation des classes dominantes face à l’insubordination du prolétariat; c’est l’Etat de classes qui produit les classes dominantes et possédantes ;
•    le salariat, y compris la composante du salariat ouvrier, n’est pas classe sociale ; bien plus, en tant qu’expression de "l’organisation bourgeoise du travail", au vu de sa condition de dépendance et de soumission, le salariat (dont la composante ouvrière) se dissout dans le jeu politique des couches dominantes ;
•    le prolétariat est posé comme l’agent détonateur de la fondation de l’Etat de classes, d’un côté obligeant l’Etat de l’économie à se transporter avec armes et bagages sur le nouveau terrain de la lutte de classes entraînant avec lui les couches dominantes qui  mutent en classes dominantes, et de l’autre assurant la fondation d’une nouvelle appartenance du salariat ouvrier en classe ouvrière qui entre globalement en situation d’insubordination vis-à-vis de l’économie projetant une nouvelle Utopie qui s’est appelée socialisme, communisme ;
•    dans l’ensemble des textes cités ici, le concept de prolétariat n’est pas construit, mais surgit comme un "deus ex machina" pour briser le cercle enchanté de la société salariale ; pour fonder ce concept, il convient de rappeler que les populations dominées ne sont pas seulement des salariés à l’individualité bornée par l’économie qui ne leur concéderait qu’une individualité marchande de soumission, mais qu’ils acquièrent une individualité sociale les conduisant vers des alternatives à la société capitaliste [Palloix 1981] ;
•    l’Etat de classes concède un "social" de l’économie – l’Etat-Providence – comme ultime brouillage avancé vers la société de classes afin d’y éteindre l’insubordination du salariat ouvrier et le renvoyer  à son statut de soumission de salarié de l’économie.'

le site de Christian Palloix

anti-journal > 18 février 2014

autres livres

un moment de vérité

40% des ouvrier-e-s s'apprêteraient à voter FN aux municipales

que le sujet prolétarien bazarde l'opposition droite-gauche, ça devrait faire réfléchir les militants de la radicalité politique et citoyennement leurre, mais bon, on a compris qu'ils n'étaient pas des voyants, hein, les mélonchoniens du moindre mâle pour éviter la pire femelle !?

anti-journal > 18 février 2014 tête à queue du vote ouvrier

faites vos comptes :

Municipales : les syndicalistes qui rejoignent le Front national La Croix 13 février

'Ils sont à la CGT, à FO, à la CFTC, à la CFE-CGC, à la CFDT ou à l’Unsa et ils sont candidats FN aux municipales, parfois comme têtes de liste'

Municipales : 40 % des sympathisants UMP pour des alliances avec le FN Le Monde 12 février

53 % des sympathisants UMP estiment que Marine Le Pen représente une « droite patriote » et non plus l'extrême droite, et 44 % d'entre eux adhèrent aux idées du FN (contre 51 %)

alors, où Jacques Guigou, de Temps Critiques, porte-t-il son regard, pour écrire le mois dernier (!) :

« À sa demande de conseils de lecture sur ce qu’il [Bodo Schultze Wertkritik] nomme —réflexe gauchiste ?— « la montée du FN » en France, on peut déjà lui répondre qu’il n’a qu’à se relire : son bref texte « Un symptôme hystérique de l’État » (inédit, 1991, à paraître dans notre volume IV de l’anthologie des textes de temps critiques) rend bien compte d’un aspect de la situation actuelle : depuis l’englobement du dernier assaut prolétarien, les impasses dans lesquelles sont enfermées les gouvernances de droite et de gauche pour tenter d’assurer la reproduction des rapports sociaux pourraient ouvrir une tentative de gouvernance nationalo-gaulliste telle qu’elle est exprimée par le FN. Cette « issue » est cependant encore moins probable aujourd’hui qu’il y a 20 ans. Bodo — et avec lui les antifascistes de tout bord —sous-estime la puissance de la globalisation, celle exercée par le niveau I de la dynamique du capital; celle qui n’a que faire de « régression » et de « production nationale ». Ce n’est que dans les zones déprimées du niveau II, ponctuellement, que les (faibles) forces organisationnelles du FN peuvent émerger : quelques municipalités dans des villes de moins de 20000 habitants (dans le sud du Gard : Saint-Gilles ? Vauvert ? Le Grau-du-roi ?), quelques députés européens ; bref bien peu de choses mais suffisantes pour entretenir les présupposés démo-antifascistes…» Jacques Guigou

pas besoin de « pré-supposés démo-antifascistes » pour le prendre en considération. La question est simplement de constater l'impossible rêve d'un sujet politique strictement prolétarien - ce sur quoi Temps Critiques sera d'accord. Les fragmentations sociales et la montée de luttes identitaires aux intérêts immédiats opposés (patriotismes xénophobes, religions/races/emploi, production industrielle/écologie etc.) tendant à s'opposer aux États et au capital sont la base des rapports sociaux avec lesquels on doit désormais tabler, comme conditions dans lesquelles peut, on non, se reconstruire une subjectivité communiste et révolutionnaire

un moment de sérénité : la musique adoucit les mœurs

anti-journal > 18 février 2014 anti-journal > 18 février 2014 anti-journal > 18 février 2014  anti-journal > 18 février 2014 Anita fut condamnée, pour mauvaises mœurs

Anita O'Day Whisper Not sample autres vidéos d'Anita qui c'est celle-là ?

un moment d'évasion

qui sont les géants du CAC 40 dans les paradis fiscaux ?  Challenges 13 février

je n'irions pas me faire suer à dénoncer le capitalisme sale pour en promouvoir un lavant plus blanc en essorant le prolétariat, mais ne cachons pas mon plaisir, que ma patrie ne soit pas en retard d'un train de marchandise, et n'oublie pas ses bagages à main sur les quais de la concurrence

anti-journal > 18 février 2014 franchir le pas

Selon une étude menée par un collectif d'ONG, les grands groupes français cachent, derrière le discours officiel, des méthodes d'évasion très sophistiquées.

Jamais les paradis fiscaux ne se sont aussi bien portés. Avec 300 milliards de dollars d’entrée de nouveaux investissements étrangers selon la Cnuced, et 6000 milliards d’actifs gérés, d’après l’économiste Gabriel Zucman, leur activité n’a guère souffert de la croisade lancée en 2009 par les dirigeants du G20. Et jamais les multinationales n’y ont été aussi présentes. Surtout les américaines, accusées d’utiliser ces territoires pour se soustraire à l’impôt, en Europe et aux Etats-Unis Mais les groupes du CAC 40 y sont aussi bien implantés, Face à ces montages, l’Etat semble assez démuni

ne confondons pas sembler et semblant... ma compassion aux plus démunis

un moment nouveau : dépassement produit de l'anti-journal

à l'abord d'âges, le mien, on ne peut plus tout ce qu'on sait. La veille sélective sur l'actualité quotidienne, pour autant qu'elle ne soit pas dépourvue d'intérêt, devrait avoir produit son exemplarité, jusqu'aux moyens techniques de l'assurer sans être journaliste, à partir des dépêches d'agences ou des journaux (Google Actualités, Google News... avec recherches thématiques), et de fil en anguilles avec les infos ou les images.

ce qui précède sera classé progressivement dans les rubriques idoines du moment présent capitaliste ou de la réflexion communiste

pour l'heure j'ignore comment je poursuivrai, mais ce sera d'un rythme moins haletant : ce n'est pas de l'actualité suivie au quotidien que l'on peut extraire son sens historique et social. Il y faut des critères et la durée...

la suite proposera donc plutôt de mettre la focale sur tel ou tel aspect des choses, selon ma démarche initiatique improvisée, et fonction de mon humeur du jour, ou de la nuit

« présenter sa pensée sous forme d'un système est un manque d'honnêteté des philosophes » Nietzsche, note au Crépuscule des Idoles

TRISTESSE ABSOLUTRICE poème

prose aléatoire CRISE EN VERS 18 novembre 2011

« Parmi l'énumération nombreuse des droits de l'homme que la sagesse du XIXème siècle a recommencée si souvent et si complaisamment, deux assez importants ont été oubliés, qui sont le droit de se contredire et le droit de s'en aller » Préface de Baudelaire aux Histoires extraordinaires d'Edgar Poe

Les verts bœufs des récits fabulés pondent des perles tragicosmétiques. Le temps leur appartient comme le savon de Marseille aux mains sales. Par chance, avec la mort de dieu, ils ont perdu toutes extrémités, et jusqu'à la conscience d'en avoir eues, un peu comme Jacques Chirac la veille de ses procès. Ils sont propres sous eux à la manière des livres de comptes, et sages comme des stylommatophores dans le ciel de Guerlande. Ils occupent d'ennui les veillées d'armes, en oubliés des jolies femmes, inconnus de la vie sauvage, désespérant jusqu'au soleil de croire en la lumière, comme disait Goethe, quelqu'un des siens, ou personne, qu'importe... La détresse du monde leur colle au cerveau, qu'ils ont dans les sabots d'Hélène, comme en atteste la photo d'un voyage, en 1968, au bord des larmes. Ils ont en horreur les bains de minuit demi-nus, les tartines de miel avec des trous, et le sirop de fraise à l'eau écarlate. Ils adorent en revanche les suçons de conspiration des masques populaires sous le manteau des réseaux sociaux, surtout en hiver. Longtemps, ils se sont levés de bonne heure, et du pied gauche, pour observer en avant-première le matin d'un grand soir. D'années et d'amours, de jours et de bonheurs, de goûts et de couleurs, quelque part et partout, chaque matin de chaque jour, ils se trompaient toujours. Ils se trompaient sur tout. Ils se trompaient même d'erreurs. Mais aujourd'hui, qu'importe ?

communisme 'adieu à la théorie jadis aimée' : l'ivresse et le bon grain texte complet dans le communisme comme combat : réflexions et luttes pour la révolution

Et avec cette muflerie intermittente qui reparaissait chez lui dès qu'il n'était plus malheureux et que baissait du même coup le niveau de sa moralité, il s'écria en lui-même : «Dire que j'ai gâché des années de ma vie, que j'ai failli pourrir, que j'ai eu mon plus grand délire, pour une théorie qui ne me plaisait pas, qui n'était pas mon genre! d'après Marcel Proust, Adieu à la femme jadis aimée, Du côté de chez Swann, 1913

anti-journal > 18 février 2014 le temps perdu

résumé

première question : comment avons-nous pu, un certain nombre, nous attacher à une théorie de la perspective révolutionnaire au point de l'assimiler aussi étroitement au corpus de TC/Théorie Communiste ? On s'en doute, ce n'est plus un mystère pour moi. La déconstruction progressive depuis quelques années et quasi systématique ces derniers temps en contient les raisons essentielles

deuxième question : ne pourrait-on considérer que, partant en guerre avec autant de passion contre ces moulins de paroles, virtuels et dépourvus de performativité, je me suis moi-même comporté en Don Quichotte. Procéder à cette critique radicale et tranchante était indispensable pour résister à la folie des autres et à la mienne, me couper des casseroles du courant communisateur et retrouver une crédibilité nouvelle élargie

troisième question : que reste-t-il positivement du concept de communisation ? deux question en une : - qu'est-ce qu'il a apporté dans les années 1970 ? - en quoi est-il encore fécond ?

à la première : la communisation a permis, il y a 40 ans, de reposer la question du communisme au moment où elle perdait toute base dans les réalités sociales : la question du communisme comme révolution, abolition du capitalisme. Elle l'a fait sur le constat d'échec sans appel du programmatisme, la visée révolutionnaire par la prise du pouvoir d'État

à ce titre, l'idée de communisation a donc pu maintenir sur le feu un espoir, en veilleuse

« l'art véritable n'a que faire de proclamations et s'accomplit dans le silence »

quant à la seconde question, j'en suis à peu près au même point que Endnotes avec Spontanéité, Médiations, Ruptures, texte de septembre 2013, ayant formulé des propositions plus précises dans le petit 'Manifeste' le capital contre le vivant, la révolution pour la vie et le communisme comme combat : réflexions et luttes pour la révolution (au-delà de l'anti-capitalisme)

pour ces raisons le terme de communisation mérite d'être gardé comme traduisant la rupture de la perspective communiste avec le programmatisme, le démocratisme radical et l'action directe, comme portant un espoir, et comme alimentant d'un sens nouveau la subjectivation des luttes

« Les années heureuses sont les années perdues, on attend une souffrance pour travailler  »

anti-journal > 18 février 2014 

12 février

affect, percept, concept : Deleuze, Heine-Marx, et Roland Simon texte complet dans le théorisme, maladie sénile du communisme

anti-journal > 18 février 2014 Marx de l'autre côté du miroir

Gilles Deleuze, philosophe français, 1925-1995

« Faire de la philosophie c'est constituer des problèmes qui ont un sens créer les concepts qui nous font avancer dans la compréhension et la solution des problèmes » de notre époque. La philosophie n'est pas comme le voudrait Platon, une contemplation, ni, comme Descartes le prétend, une réflexion ; mais elle est plutôt production de concepts.

Le désir n'est pas un manque mais une affirmation de la vie. La dialectique hégélienne est une idéologie de l'impuissance à créer; elle est l'idéologie de la mauvaise conscience et du ressentiment. Comme la pensée chrétienne, il lui est impossible d'inventer de nouvelles façons de ressentir et de penser. Il y a un univers indéfini au-delà de toute identité individuelle. L'idée du « je » personnel, du sujet, doit être brisée. L'existence est impersonnelle.

L'idée au sens de Deleuze traverse toutes les activités créatrices et se présente dans tous les domaines. Elle apparaît sous trois formes distinctes. Chez le philosophe, sous forme de concepts, l'artiste (le romancier ou le peintre) pour sa part invente des percepts le musicien crée des affects. source On retrouve ces idées dans Deleuze-Guattari Qu'est-ce que la philosophie ?, Minuit 2005 : « La philosophie n'est pas interdisciplinaire, elle est elle-même une discipline entière qui entre en résonance avec la science et avec l'art, comme ceux-ci avec elle : trouver le concept d'une fonction, etc. C'est que les trois plans sont les trois manières dont le cerveau recoupe le chaos, et l'affronte. Ce sont les Chaoïdes. La pensée ne se constitue que dans ce rapport où elle risque toujours de sombrer.»

résumé [complet]

affect, percept et concept, la chance m'a souri sans me ronger [...]

la plupart, sinon tous les penseurs marxistes après Marx sont demeurés philosophes. L'idée même d'une « philosophie marxiste » est une contradiction dans les termes. Roland Simon croit y avoir échappé, mais ne voit pas que, quelque part, il est pré-marxiste. [...].

Marx Thèses sur Feuerbach : II « La question de savoir s'il y a lieu de reconnaître à la pensée humaine une vérité objective n'est pas une question théorique, mais une question pratique. C'est dans la pratique qu'il faut que l'homme prouve la vérité, c'est-à-dire la réalité, et la puissance de sa pensée, dans ce monde et pour notre temps. La discussion sur la réalité ou l'irréalité d'une pensée qui s'isole de la pratique, est purement scolastique.» VIII « Toute vie sociale est essentiellement pratique. Tous les mystères qui détournent la théorie vers le mysticisme trouvent leur solution rationnelle dans la pratique humaine et dans la compréhension de cette pratique. XI « Les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe c'est de le transformer »

Karl Marx avait envisagé de devenir écrivain, dramaturge, sauf erreur. Il connaissait des passages entiers de Shakespeare, et sa famille (femme et filles) les déclamaient à table. Un de ses meilleurs amis fut le poète Heinrich Heine, qui avait étudié avec Hegel, et s'engagea lui-même dans le communisme.

anti-journal > 18 février 2014 Marx, Heine  et Jenny Von Westphalen à Paris anti-journal > 18 février 2014!

dans un poème de juin 1844, qu'Engels fait traduire en anglais en août, Heine parle de la révolte des tisserands silésiens. Marx en août dans « Gloses critiques en marge de l'article "Le Roi de Prusse et la réforme sociale par un Prussien" » voir René Merle MARX ET LA RÉVOLTE DES TISSERANDS SILÉSIENS - 1844 Certains veulent voir dans ce poème une influence de Marx, comme si Heine n'était pas capable d'affect, percept et concept sans l'aide d'un "vrai" philosophe... Quoi qu'il en soit, le poème de Heine est antérieur au texte de Marx.

un texte de 1855 , année précédent sa mort :

« Cet aveu, que l'avenir appartient aux communistes, je le fis d'un ton d'appréhension et d'angoisse extrêmes, et hélas ! ce n'était nullement un masque ! En effet, ce n'est qu'avec horreur et effroi que je pense à l'époque où ces sombres iconoclastes parviendront à la domination : de leurs mains calleuses ils briseront sans merci toutes les statues de marbre de la beauté, si chères à mon cœur ; ils fracasseront toutes ces babioles et fanfreluches fantastiques de l'art, qu'aimait tant le poète ; ils détruiront mes bois de lauriers et y planteront des pommes de terre ; […] et hélas ! mon Livre des Chants servira à l'épicier pour en faire des cornets où il versera du café ou du tabac à priser pour les vieilles femmes de l'avenir. Hélas ! je prévois tout cela, et je suis saisi d'une indicible tristesse en pensant à la ruine dont le prolétariat vainqueur menace mes vers, qui périront avec tout l'ancien monde romantique. Et pourtant, je l'avoue avec franchise, ce même communisme, si hostile à tous mes intérêts et mes penchants, exerce sur mon âme un charme dont je ne puis me défendre ; deux voix s'élèvent en sa faveur dans ma poitrine, deux voix qui ne veulent pas se laisser imposer silence […]. Car la première de ces voix est celle de la logique. […] et si je ne puis réfuter cette prémisse : « que les hommes ont tous le droit de manger, » je suis forcé de me soumettre aussi à toutes ses conséquences […]. La seconde des deux voix impérieuses qui m'ensorcèlent est plus puissante et plus infernale encore que la première, car c'est celle de la haine, de la haine que je voue à un parti dont le communisme est le plus terrible antagoniste, et qui est pour cette raison notre ennemi commun. Je parle du parti des soi-disant représentants de la nationalité en Allemagne, de ces faux patriotes dont l'amour pour la patrie ne consiste qu'en une aversion idiote contre l'étranger et les peuples voisins, et qui déversent chaque jour leur fiel, notamment contre la France.  » Heine, Lutèce, 1855

franchement, quelle femme ferait de la philosophie sans affect et percept ? Kristeva, peut-être, avec structuralisme et psychanalyse... Et que dire de toutes celles, loin d'intellectuelles, qui nous parlent d'« intelligence du cœur » ou d'« intelligence du corps »

bonjour les dégât-e-s - « des gars et des gattes »  Also sprach ma grand'mère

blocages : le statut de la liberté ? dans luttes ouvrières

la table race du capital

la race, un genre dans tous ses états de Colomb à Kouchner dans la 'race', construction historico-sociale par et pour le capitalisme

l'Afrique, l’autre laboratoire des théoriciens du genre ! Boulevard Voltaire 11 février dans Black Feminism et d'autres non "blanches"

connaître ce qu'on ne vit pas

comme on ne peut pas tout connaître de la vie, de tout le monde et partout en tous temps, ni se mettre quand on est un homme blanc hétérosexuel, dans la peau d'une femme, d'un-e- Noir-e, d'un-e homosexuel-le, d'un-e tôlard-e condamné-e à vingt ans de prison, d'un-e prisonnier-e du goulag ou des camps de concentration, d'un-e condamné-e à mort, d'un-e- racaille loin de chez soi, d'un-e vieillard-e dans la solitude, d'un-e handicapé-e, etc, on n'a qu'un moyen, les écouter, c'est-à-dire les lire. C'est ce que j'ai fait toute ma vie, et c'est de là que je tiens le peu de perception que je peux avoir de ce qu'ils vivent et ressentent

s'imaginer approcher ces réalités de façon conceptuelle, structurelle, de plus en ignorant la psychologie mais refoulant sa propre personnalité dans une écriture impersonnelle pour tous, écrire en ne manifestant, bien que non prolétaire, qu'une empathie de principe prolétarien avec celleux dont on parle en prétendant le faire pour leur émancipation, tout ça hors de la vie, comme disait Verlaine, ce reste est littérature. Mais cependant... il m'intéresse encore, parce qu'il témoigne d'un manque : un manque à vivre le communisme comme combat pour l'humanité. Comment s'étonner qu'un tel spectre, à qui échappe la totalité d'un individu comme être social même, réduise son corpus à quelques parties de la totalité du monde qu'il prétend théoriser ?

« Roland Simon est un philosophe idéaliste du moment présent » WikiPatlotch

dans cet anti-journal, je mélange tout. Qui prétend comprendre quelque chose, comme Roland Simon, en ne lisant que les pages "communisme" de mon site -   « le reste ne m'intéresse pas »-, ou l'inverse, se fourvoie complètement, du moins quant à mes intentions, car c'est pour moi un tout, qui n'a aucune valeur à n'être pris qu'en partie, par parti pris étriqué, soit me considérant comme un "poète", un "artiste", ou un "théoricien". Je ne me reconnais dans aucune de ces définitions sociales, ni séparément, ni ensemble. Que les amateurs d'étiquettes retournent à leurs boutiques. Merci

la révolution sera sexuelle ou ne sera pas !

Elsa Dorlin « le féminisme a pour ambition de révolutionner la société » l'Humanité 9 août 2013

anti-journal > 18 février 2014 le sexe en excès

source Lies of the Female Sexual Liberation Movement

Elsa Dorlin « le genre et la sexualité sont indissociables car la sexualité est une pratique sociale, qui produit des corps et des identités «hétéro-normées», mais aussi une pratique, une éthique de soi. On parle ici d’une normativité qui force les individus à se construire dans un antagonisme de genre (tout ce qui est masculin est le contraire du féminin et inversement), à advenir comme des individus, c’est-à-dire comme des hommes ou des femmes qui ne désirent que leur «opposé». La sexualité est la trame sociale, historique et charnelle de cette injonction continuelle, omniprésente et souvent violente dans et contre laquelle nous expérimentons d’autres modalités d’existence. Il faut donc être vigilant à ne pas réduire la sexualité aux seules questions de contraception et d’avortement – questions fondamentales évidemment – ou même de nudité. Cela revient à faire l’impasse sur des traditions féministes qui ont montré que la sexualité était éminemment politique, et que si elle peut être le creuset de l’oppression, elle est ce par quoi il était possible de s’émanciper. Ainsi, la pensée féministe a souvent fait le constat que les pensées révolutionnaires ignoraient la question de la sexualité et que les mouvements de libération sexuelle ignoraient le féminisme ! »

TC : 'Théorie Communiste' ou Témoignage Chrétien ?

prolétaire-e-s de tous les pays, prenez garde, l'attirance sexuelle n'est pas adéquate au communisme !

Roland Simon, TC Théorie Communiste « Si l’on parle d’ « atti­rance sexuelle » excé­dant « le point de vue du capi­tal » c’est de « sen­ti­ment » dont on parle, or non seule­ment rien n’est moins cer­tain que de géné­ra­li­ser à toutes les époques cette « atti­rance », mais encore, quand his­to­ri­que­ment elle appa­raît, elle appa­raît comme tout à fait fonc­tion­nelle et adé­quate à la société fon­dée sur le capi­tal et à son indi­vidu » 'le sexe sans excès'

Pour autant qu'elle serait apparue avant le capitalisme, l'attirance sexuelle n'était pas alors socialement « fonctionnelle et adéquate », et pour le communisme ? « sans excès ». Quoi qu'il en soit, « l'attirance sexuelle » ne saurait être rapportée au seul « sentiment ». Roland Simon sait-il seulement ce qu'est un corps humain ? Le seul mot d'humanité lui donne des boutons conceptuels. Il ne descend pas du singe mais d'Hegel, et baigne parfois en plein idéalisme philosophique. Pas à une contradiction près (sic), il affirmait en 2007 que « l'amour n'est qu'un moyen de domination des hommes sur les femmes » (CampMeeting Communisation). Il veut « l'immédiateté sociale des individus » qui ne se touchent pas la nuit. Ni le jour. En vérité il a peur du sexe parce qu'il a peur des femmes, il n'y connaît pas grand chose, et c'est pourquoi sa théorie tardive du genre marginalise la question sexuelle, contre la libération des femmes, et des hommes : contre la liberté des individus dans le communisme. Une théorie de moines soldats adéquate à une révolution « sans excès de sexe »

Sexualité animale « La sexualité animale ne se limite pas à des rapports monosexuels ou hétérosexuels à intention reproductive. Ainsi, les comportements sexuels animaliers peuvent avoir différents objets et revêtir de multiples formes. Les spécialistes ont noté divers comportements analogues aux comportements humains non reproductifs tels qu'homosexualité, bisexualité et masturbation. L'homosexualité au sens large (ou comportementaliste) se définit par des rapports sexuels et/ou amoureux entre individus de même sexe note : Il s'agit là d'une définition de l'homosexualité au sens large (donc humains compris) qui n'implique aucune affirmation quant à la possibilité pour l'animal non-humain d'éprouver des sentiments amoureux. Ce débat sur la conscience animale et les sentiments animaux étant très controversé, il n'est pas du ressort de cet article de trancher sur le sujet donc aucune affirmation ni infirmation ne pourrait être acceptée

mort au puritanisme révolutionnaire !

du sexe obscur

Maroc homosexualité, on se cache pour s'aimer Jeune Afrique 11 février

anti-journal > 18 février 2014 « un acte impudique ou contre nature »

2 hommes condamnés à la prison et un autre couple poursuivi yabiladi 14 mai 2013

Cameroun Jeunes, Camerounais et homosexuels : reportage chez les persécutés de « l'autre genre » Jeune Afrique 11 février

anti-journal > 18 février 2014 « un terrorisme sexuel »

source Stop Homophobie

Victimes de chantage, persécutés, battus et même parfois assassinés, les homosexuels camerounais vivent un véritable calvaire. Et quand ils se battent pour le droit, c'est la peur au ventre.

anniversaire, 12 février 2013 Un couple homosexuel lynché à mort au Cameroun BrucKmer le regard du Sud

d'une clarté obscure

Suisse « Il est parfois bon de parler le français ! » RTS Info

Après le vote de dimanche sur l'immigration, le président Didier Burkhalter a défendu mardi la langue française et rappelé que la Suisse romande avait été une fois de plus mis minoritaire lors de ce scrutin

anti-journal > 18 février 2014 do you speak Suisse ?

voir 10 février la Suisse lave plus blanc

sans relation, Henri Meschonnic, de la langue française, essai sur une clarté obscure Hachette-Littératures 1997 

anti-journal > 18 février 2014

« Il y a bien un mythe du génie de la langue française. Les tenants de ce mythe clament que notre langue est mourante, qu'il faudrait la défendre. Nous sommes allés y voir de plus près. On ne trouvera pas là une histoire, encore moins une grammaire, mais un voyage dans une mythologie qui commence au XVIe siècle. Les linguistes, incapables de traiter le mythe autrement que comme une absurdité, contribuent à le maintenir. Quant à ceux qui y croient encore, leurs éloges font du génie de la langue un vrai roman comique. Il y a là une telle parade de confusions que c'en est irrésistible. Il fallait donc sauver la langue française, mais la sauver de ses défenseurs qui mélangent tout, de ses pleureuses qui mènent le deuil. Au nom même de la clarté, il fallait essayer d'y voir clair. Ils pensent que la langue existe : erreur, il n'y que des discours. Ils pensent parler de la langue, ils ne parlent que de littérature. Le rapport entre les deux, nul n'en sait rien. Ils s'imaginent dans les Belles Lettres, leur conversation n'a trait qu'à la politique. Ils veulent l'identité, ils ont la pluralité. Ils veulent conserver, ce qu'ils conservent c'est l'académisme. Une folie, au nom de la raison. Contre les fausses clartés du génie de la langue française, il s'agit de travailler aujourd'hui à un sens du langage qu'une tradition a tout fait pour méconnaître : contre l'immuabilité de la langue, le sens de son historicité ; contre la discontinuité du singe, partagé entre fond et forme, signifiant et signifié, langage et vie, le sens du continu entre la langue, la littérature et la culture. L'analyse ne pouvait être qu'un essai de poétique. Elle tente de mieux savoir ce que veut dire la langue, ce que veut dire défendre. Oui, encore un effort.» Henri Meschonnic

United Color of White House

Hollande s’est régalé à la Maison-Blanche Europe 1 12 février

anti-journal > 18 février 2014 

« les Américains aiment « surtout le vin » français »

anti-journal > 18 février 2014

J'ai donc ce soir au menu :

Du pain. Du vin. Et du Monk.
Du pain de campagne. Du vin d'Aragon. Et du Monk.

Du pain de campagne de la ville.
Du vin d'Aragon non pas d'Aragon.
Et du Monk.

Du pain de campagne de la ville de Paris.
Du vin d'Aragon non pas d'Aragon Louis.
Il ne fait pas de vin d'Aragon lui.
Et du Monk.

Résumons.
J'ai au menu ce soir du faux pain de paysan de Paris.
d'Aragon du vrai vin non pas d'Aragon.
et du Monk réel qui ne tourne pas rond.

Résumons.
Monk qui n'avait pas un rond, ne faisait pas de pain.
Aragon qui en avait, n'était pas vain.
Je suis rond.
Je n'ai pu rin à ragonter.
Je Monk me toucher.
Dong.

(je suis le paysan de moi-même)

LIVREDEL I 1989

voir plus bas 10 février 'nos amis américains'

en attendant, las...

anti-journal > 18 février 2014 'tout ce qui existe mérite de périr'

pepere#communisation dndf : « "suffisant" ai-je lu ? oui, suffisant, c'est bien le mot ! Allez, bonne route, poor lonesome prolétaire »

« La Constitution, l'Assemblée nationale, les partis dynastiques, les républicains bleus et rouges, les héros d'Afrique, le tonnerre de la tribune, les éclairs de la presse quotidienne, toute la littérature, les célébrités politiques et les renommées intellectuelles, le Code civil et le Code pénal, la «Liberté, Egalité, Fraternité» et le deuxième dimanche de mai 1852, tout cela disparut comme par enchantement devant l'incantation d'un homme que ses ennemis eux-mêmes ne considèrent pas comme un sorcier. Le suffrage universel semble n'avoir survécu un moment que pour écrire de sa propre main son testament à la face du monde et proclamer au nom du peuple lui-même : Tout ce qui existe mérite de périr* » Karl Marx, le 18 brumaire de Louis Napoléon Bonaparte, 1851 * Paroles de Méphistophélès dans le Faust de Gœthe

révélation : Patlotch est le pseudo d'un groupe, un « intellectuel organique »

" La critique de la distinction traditionnelle entre «travail manuel» et «travail intellectuel» est une des démarches les plus importantes en direction d'une nouvelle théorie de l'éducation. Selon Gramsci, cette distinction est idéologique dans la mesure où elle détourne l'attention des fonctions réelles présentes dans la vie sociale et le monde du travail pour l'orienter vers ce qui n'est que «détail technique». «Dans n'importe quel travail physique, même le plus mécanique et le plus dégradé, il existe un minimum d'activité intellectuelle [...]. C'est pourquoi, pourrait-on dire, tous les hommes sont des intellectuels, mais tous les hommes ne remplissent pas dans la société la fonction d'intellectuel. [...]. Il n'existe pas d'activité humaine dont on puisse exclure tout-à-fait l'intervention intellectuelle, il n'est pas possible de séparer l'homo faber de l'homo sapiens.»" l'«intellectuel organique » selon Gramsci, Attilio Monasta

anti-journal > 18 février 2014 le partage du gâteux

illes sont plusieur-e-s ! illes font les 3/8 ! illes sont transexuel-le-s à l'excès ! illes s'auto-orgasniment ! illes ont des actions mais rien dans les bourses ! illes sont consanguin-e-s ! illes font des écarts de langage ! illes sont sans limites ! illes ont franchi l'épais ! leur race est impure ! illes viennent jusque dans vos bas, dégorger vos frimes ! vos campagnes ! au présent moment du poison, illes ont gerbé sur leurs causettes ! mais on les aime bien... avec du citron

les partenaires asociaux, économiquement forts

la fraude aux allocations chômage a explosé pendant la crise l'Express / l'Expansion 11 février

anti-journal > 18 février 2014 police d'assurance

la fraude détectée sur les allocations d'assurance et de solidarité chômage a progressé rapidement au cours des dernières années. La faute à la crise bien entendu. Que ce soit les préjudices subis (allocations versées à tort sur la base de fausses déclarations) ou les préjudices évités (allocations qui auraient été versées à tort sur la base de fausses déclarations, si la fraude n'avait pas été découverte), ces deux indicateurs sont en forte hausse depuis quatre ans, relève la Cour des Comptes dans son rapport annuel 2014.

Ainsi, les préjudices d'origine frauduleuse sont passés de 22,9 millions d'euros en 2009 à 76,3 millions d'euros en 2012, soit une hausse de plus de 233% en quatre ans! Pour les seuls préjudices subis, cette hausse est de 327%. Selon les chiffres communiqués par Pôle emploi, les préjudices subis (39,3 M€) et les préjudices évités (37 M€) atteignent des niveaux presque similaires.

Bien sûr, avec une hausse quasi constante du chômage, les allocations versées sont plus nombreuses (+12% pour les allocations d'assurance-chômage entre 2009 et 2012). Mais les Sages notent tout de même "une évolution des comportements frauduleux".

anti-journal > 18 février 2014 rien à déclarer ?

45 systèmes de fraudes identifiés Chargé des contrôles, Pôle emploi a détecté 45 mécanismes de fraudes. Mais l'essentiel des dérives (72%) porte sur cinq mécanismes bien identifiés, très majoritairement le fait de manoeuvres individuelles. A savoir:

1/ la non-déclaration des périodes d'activité (30% des cas)

2/ la déclaration d'un emploi fictif ou une fausse déclaration employeur (16%)

3/ la non-déclaration de la qualité de mandataire social (13%)

4/ la non-déclaration d'un changement de situation (7%)

5/ la mise en place d'une fraude transfrontalière (6%)

Pour lutter contre ces dérives, Pôle emploi a fait évoluer son système de contrôles. "Pour la non-déclaration de période d'activité, Pôle emploi a obtenu l'autorisation de pouvoir identifier nominativement, grâce au numéro d'inscription (NIR), les personnes faisant l'objet d'une déclaration préalable à l'embauche (DPAE)", note la Cour des Comptes.

Des progrès dans la gestion de la fraude

anti-journal > 18 février 2014 l'auto-organisation est le premier acte de la révolution

Par ailleurs, l'ex ANPE a désormais accès au système national de gestion des carrières de la Caisse nationale de l'assurance-vieillesse (CNAVTS) ce qui "lui permet de vérifier les périodes d'activité salariée déclarées par les employeur et de contrôler la réalité des bulletins de paie produits."

Au niveau des outils juridiques, les 130 auditeurs internes de Pôle emploi chargés de la prévention et de la lutte contre la fraude, ne disposent pas encore du droit d'obtenir certaines informations auprès de tiers, comme les établissements financiers par exemple. Contrairement aux agents des organismes de la Sécu.

Malgré cela, ils ont traité plus de 26 000 signalements ayant donné lieu à la création de 10 800 dossiers dont la moitié ont finalement été considérés comme frauduleux. Si la Cour souligne des progrès dans la gestion de la fraude, elle signale aussi encore certaine lacunes qu'elle avait déjà mis en évidence dans un précédent rapport en 2010. Comme "l'insuffisance de la mesure de la fraude, d'une part, et l'articulation imparfaite entre le contrôle et la sanction d'autre part".

D'un point de vue financier, les Sages manquent encore de recul suite à la réorganisation de Pôle emploi. Mais les travaux menés jusqu'à présent, "notamment sur la branche famille en 2010, ont conduit à faire apparaître un impact financier estimé de la fraude proche de 1,2% du montant total des prestations versées". Une fraude qui est variable selon les dossiers, de "0,3% pour les prestations familiales à plus de 3,5% pour le RSA".

Quelles sanctions ?

anti-journal > 18 février 2014 la suite se fait contre elle

Selon le préjudice, la sanction varie. Elle va du remboursement des sommes dues, à une peine d'emprisonnement, en passant par l'amende ou la suspension définitive des droits. Les Sages appuient leurs propos en présentant l'exemple d'une escroquerie massive de faux documents ayant impliqué 43 personnes de huit sociétés différentes. La tête du réseau a été condamnée à 4 ans de prison.

Dans ses conclusions, la Cour des Comptes note que les "orientations stratégiques de Pôle emploi font peu de places à la politique menée en matière de prévention et de lutte contre la fraude." Globalement le système de fonctionnement de Pôle emploi en matière de détection des fraudes est moins performant que ne l'étaient ceux de l'ANPE et des Assédic. Pour y remédier, les Sage préconisent un transfert du pouvoir de sanctions des préfets (qui ne sanctionnent que très peu ce type de fraude) à Pôle emploi. Et un effort en terme de communication pour alerter les assurés sur les sanctions encourues.

Deux propositions qui ont semble-t-il trouvé un écho positif auprès du Ministre du Travail, Michel Sapin, qui a précisé que "si le principe du transfert à Pôle emploi devait être retenu, il devrait s'inscrire dans le cadre d'une réforme plus globale". Un point qui devrait justement être abordé dans la négociation tripartite sur la réforme de l'assurance-chômage que viennent d'entamer les partenaires sociaux.

genre classe luxe : la révolution chinoise apparue

330 millions de consommateurs et des profils qui changent le Nouvel Obs' 11 février

du genre à sortir

anti-journal > 18 février 2014 venir chiner à Paris

Paris (AFP) - Le nombre de consommateurs de produits de luxe a plus que triplé en vingt ans et est estimé aujourd'hui à 330 millions, avec des profils en pleine évolution, selon une étude du cabinet Bain & Company qui décortique la clientèle de Louis Vuitton, Chanel, Hermès et autres griffes du secteur. Alors qu'ils n'étaient que 90 millions en 1995, la barre des 400 millions de consommateurs de biens personnels de luxe (vêtements, maroquinerie, accessoires, bijoux...) devrait être franchie en 2020 et celle du demi-milliard en 2030, souligne Claudia D'Arpizio, associée chez Bain, en présentant cette étude lundi.

Le marché, évalué à 217 milliards d'euros en 2013, accueille en moyenne 10 millions de nouveaux consommateurs chaque année et la croissance a surtout été portée depuis 2009 par les Chinois, relève-t-elle.

Estimés à environ 50 millions aujourd'hui, les consommateurs chinois du luxe représentent 14% de la clientèle mondiale mais assurent à eux seuls 28% des dépenses. Avec les ressortissants du Moyen-Orient, ils sont ceux qui dépensent le plus par tête. En Europe de l'Ouest, la clientèle des produits de luxe est estimée à 80 millions de personnes (24% du marché), derrière 90 millions d'Américains (27%) et devant 35 millions de Japonais (10%), environ 20 millions de clients venus d'Europe de l'Est (7%), à peu près autant de Sud-Américains (6%) et 10 millions du Moyen-Orient (3%).

le petit livre bouge

anti-journal > 18 février 2014 mais la Chinoise n'est plus ce qu'elle était-e

"La prochaine vague, ce sera l'Afrique", prédit Mme D'Arpizio

anti-journal > 18 février 2014 les sans-papier-e-s non plus

40% de cadeaux Plus de la moitié des 330 millions de consommateurs n'achètent qu'occasionnellement et sont très limités en termes de prix, dans un marché où 40% des achats sont des cadeaux. A contrario, 150 millions de clients assurent 90% des dépenses (190 milliards d'euros). Les 15 millions d'acheteurs les plus riches (dont un tiers de Chinois) génèrent à eux seuls 100 milliards d'euros d'achats de produits de luxe, soit en moyenne 100.000 euros par personne, relève l'étude. "Il y a dix ans, les Japonais étaient ceux qui dépensaient le plus, ce n'est plus vrai aujourd'hui", souligne Mme D'Arpizio. Elle se dit "frappée" par la vitesse à laquelle beaucoup de Chinois ont changé dans leurs goûts et se sont sophistiqués, recherchant désormais des produits plus exclusifs. Autre fait marquant, "les jeunes générations sont aujourd'hui moins attachées à la consommation de luxe que ce qu'on pouvait imaginer", note Mme D'Arpizio.

les Chinois-e-s ont des goût-e-s

anti-journal > 18 février 2014 dans la ligne

Achats en ligne pas au niveau Autre profil: "ceux qui ont une opinion", affectionnant telle ou telle marque, en raison de la qualité, de l'histoire des produits.... dont beaucoup de clients européens, américains et des Chinois de Pékin ou Shanghai.

c'est ça le communisme

anti-journal > 18 février 2014 le luxe en chaîne

avoir un gros profil-e

L'étude distingue sept profils parmi les "vrais consommateurs de luxe", acheteurs réguliers. D'abord, "les omnivores", avides de marques diverses et "boulimiques", qui sont près de 20 millions. Relativement jeunes (30-40 ans), ils sont ceux qui dépensent en moyenne le plus. On compte beaucoup de jeunes Chinois dans cette catégorie. L'étude évoque aussi "les conservateurs", des acheteurs assez "fonctionnels", qui ont plutôt la cinquantaine et sont nombreux dans les marchés matures; "les hédonistes", très éduqués, au fort pouvoir d'achat, qui mixent les grandes et petites marques de luxe; "les investisseurs", amateurs de montres et bijoux notamment, dont beaucoup de baby-boomers et d'acheteurs du Moyen-Orient; "les désillusionnés", qui se détachent des marques, dont un certain nombre aux Etats-Unis, en Europe et surtout au Japon; ou encore "les Wannabe", fashionistas qui aspirent au luxe sans en avoir forcément les moyens. Les plus jeunes (génération Y des 13-33 ans) aimeraient acheter davantage via internet, mais estiment que les marques de luxe ne sont pas au niveau en la matière, souligne Mme D'Arpizio.

A ses yeux, l'un des challenges majeurs des groupes de luxe aujourd'hui est de parvenir à fidéliser la clientèle et "dynamiser la relation entre le client et la marque". "La loyauté n'est pas acquise", dit-elle

dans le genre c'était mieux avant-e

anti-journal > 18 février 2014 l'art la révolution l'amour-e

à perdre que leur Chine

11 février

faire les choses en 'artiste'

collages / peintures / transferts Patlotch 1990

anti-journal > 18 février 2014 l'horizon qu'hommuniste

travailler en artiste, au sens fort, est la seule garantie que l'on puisse avoir de ne pas tricher avec sa vérité telle que vos créations vous la renvoient. Cela suppose une capacité peu commune d'assumer la solitude. Non pas la solitude humaine (encore que...), ou le manque d'affection de proches (j'ai la chance d'en avoir mais ça n'a pas été toujours le cas). Je parle de la solitude face à l'œuvre, au sens de création, voire d'improvisation, de quelque ordre qu'elle soit - c'est vrai pour la cuisine ou le jardin aussi, et même pour la vaisselle. La récompense peut venir du fait que l'œuvre est appréciée, que ce soit par quelqu'un qui ne sait rien du métier (c'est le plus beau cadeau car c'est le but), ou par ses pair-e-s, parce que cette reconnaissance-là signifie que le cheminement est compris, déconstruit jusque dans les aspects techniques, les secrets de métier, qui ne sont que des moyens d'articuler formes et contenus. Avec cet idéal, parvenir à la simplicité, à la performativité

si l'artiste quête, pour une raison économique ou de pure gloire, la reconnaissance en premier, il se met en péril de perdre sa boussole : la fausseté de son œuvre lui revient dans la figure. Il faut un certain temps et pas mal de labeur pour parvenir au point où l'on se connait soi-même, où l'on sait si l'on triche ou pas. Je l'ai appris d'artistes qui ont énormément souffert, tel le peintre Bram Van Velde, ou mon amie Fadia Haddad, mais aussi d'écrivains ou poètes comme Rilke, Leiris et tant d'autres dont le travail n'en garde trace qu'intérieure et secrète : Matisse, dont la peinture respire pourtant le bonheur de vivre... Billie Holiday, John Coltrane... Qui n'a pas traversé cette solitude 'artiste' ne sait pas qu'elle lui manque

anti-journal > 18 février 2014 dites-le avec des roses

du risque de tricher je me suis abrité en ne prenant pas celui du succès. Ce n'est pas de la modestie, puisque j'espère bien servir à quelqu'un ou quelque chose, voire être reconnu plus tard, mais je ne veux pas le savoir. Ou plutôt je le sais déjà, très peu de bons témoignages suffisent, et la confrontation avec les œuvres d'autres 'artistes' que l'on ne connaît pas en tant personnes, mais intimement pour avoir digéré leur propre cheminement

je ne suis pas sensible aux insultes. Aux appréciations positives ou négatives, oui si elles sont fondées. Par contre, il y a un point sur lequel, sans être particulièrement susceptible, je peux m'avérer sans pitié si je l'assimile à pire qu'une insulte ou des coups, une injustice, c'est ce qui s'apparente à une basse calomnie sur le fond, de la part de quelqu'un qui sait parfaitement ce qu'il fait et dans quel but. S'il ne le sait pas, ce n'est plus un problème de désaccords, qu'il consulte. Qui m'a mis dans cet état, que ce soit un ministre, un directeur, un-e petit-e chef, un prof ou un flic l'a toujours fait à ses dépens, même s'il a gagné, par le pouvoir de son statut social. C'est prendre le risque de s'auto-détruire psychologiquement plus que de m'ébranler. Inutile de vous faire un dessin

anti-journal > 18 février 2014 non-engagé

quand on travaille seul à faire, par exemple, ce que je fais actuellement, il arrive un point où l'on n'a plus aucun intérêt à tricher. Le fait même d'être seul, sans soutien, sans retour positif ou négatif, devient alors cette garantie de l'artiste face à son œuvre, comme un chantier dont il est l'ouvrier, tête et mains, théorie et pratique n'étant à aucun moment séparables. Il est dans un premier temps son seul juge, et la sanction sociale viendra ou pas plus tard. Il faut savoir ne rien attendre

anti-journal > 18 février 2014 télé vision

le risque est de décoller en mystique ou devenir addict et auto-référentiel, risque réduit en matières sociales si l'on prend quelques précautions simples : s'exprimer pour être compris, vérifier si ce que l'on reste en prise avec les réalités, celles que tout-e un-e chacun-e a sous les yeux ou peut trouver en s'en donnant la peine. C'est somme toute plus simple qu'en art, ou tout est subjectif... et relatif

personne ne me soutient, ne me protège de coups bas extérieurs, et c'est bien mieux comme ça. Ce n'est pas que je sois maso, mais que l'« ami-e », le ou la « camarade » sera toujours porté-e à me protéger au-delà d'un strict soutien psychologique, pour autant qu'ille comprenne ce que je fais. Le pire est de s'entourer de faux ou mauvais soutiens, pour autant qu'en existent de bons. C'est évidemment ce qui arrive immanquablement dans tout groupe autour d'une personnalité productrice, que ce soit de théorie, de recherche scientifique, d'écrits pour un journal ou de mise en scène pour une troupe de théâtre. Je ne suis pas contre par principe mais je ne sais pas faire, n'en ai pas envie, et c'est préférable pour tout le monde. Je suis contre le domesticat, et je ne peux rien pour qui aime ça, bien ou mal payé. Je n'ai pas une mentalité d'employeur

anti-journal > 18 février 2014 la femme sans avenir de l'homme

mes amis proches ou ma famille ne m'ont jamais soutenu, encore moins encouragé, d'abord parce qu'ils s'intéressent d'assez loin à ce que je fais, qui est pourtant le sens donné à ma vie, dans diverses directions; si bien qu'au bout d'un moment, c'est un autre qu'ils prennent pour moi, un être certes familier mais assez loin de ce qu'il est véritablement. Cela ne vaut pas pour mes relations intimes et quotidiennes qui, avec le temps, n'ont pas grand besoin d'explication pour savoir ce que je fais, pourquoi et comment. Je ne leur demande rien, que de ne pas y faire obstacle, et c'est réciproque. Leur dire un poème de temps en temps, choisi d'accès aisé, c'est un bon test. La musique ou la peinture se passent de mots

ce n'est pas dire qu'un écho, un encouragement, une bonne critique... ne font pas plaisir, mais l'essentiel est la force intérieure pour soutenir une énergie dans la durée. Tout le monde a remarqué que je me paye de compensations, de la prétention d'être drôle parfois, bien que je n'entende rire personne. Je ris assez intérieurement, et ce plaisir, personne ne peut me le prendre, seulement le partager, de loin. L'anonymat - très relatif - n'est pas pour me cacher, mais pour atteindre à plus de vérité et de profondeur, qu'il serait cruel de soutenir face à face : la réalité fait peur

anti-journal > 18 février 2014 voile et dévoilée

il est assez difficile de me suivre ici au quotidien comme une bête de cirque. On ne va pas au cirque tous les jours, et l'on diversifie ses choix de spectacles. Mais internet étant structuré comme les renseignements généraux, ça marche dans les deux sens. Je sais que je suis lu, lu régulièrement, de plus en plus lu. Si ça monte trop, ou si ça redescend, je m'inquièterai

potlatch !

le courant lobotamisé

anti-journal > 18 février 2014 le baptême du fou de la théorie

Bosnie : révolte sociale contre les dirigeants nationalistes l'Humanité 10 février

anti-journal > 18 février 2014 le mouvement dépasse les barrières ethniques

Bosnie-Herzégovine, correspondance. Parti d’une manifestation de chômeurs, un mouvement qui traduit un immense ras-le-bol de la précarité, la mal-vie, des privatisations, déferle sur un pays ravagé par les orientations nationalistes et libérales de ses gouvernants. De nouvelles manifestations contre le pouvoir et la pauvreté sont attendues ce mardi dans plusieurs villes de Bosnie.

«Qu’ils s’en aillent tous ! » Ce slogan fédère les dizaines de milliers de personnes qui manifestent depuis vendredi dans toute la Bosnie-Herzégovine. «Cela fait vingt ans que nous dormons, il est temps de se réveiller», expliquent des chômeurs de Tuzla. D’autres brandissent des pancartes?: «Nous voulons le droit de nous soigner, le droit de manger, le droit de vivre.» Après les violents affrontements de vendredi, qui ont transformé les centres de Sarajevo et de Tuzla en véritables champs de bataille, des rassemblements pacifiques ont eu lieu durant le week-end, y compris dans de petites villes comme Konjic, Travnik, Bugojno ou Gornji-Vakuf. Partout, la revendication centrale est la même?: la démission de l’ensemble des dirigeants du pays, à tous les échelons de pouvoir, des communes à l’État central.

Le mouvement dépasse les barrières ethniques Alors que quelques timides manifestations ont aussi eu lieu en Republika Sprska, l’entité serbe du pays, notamment à Prijedor et à Banja Luka, le mouvement en cours dépasse toutes les barrières nationales et ethniques. Les manifestants réclament d’ailleurs l’abolition des cantons et des divisions administratives – une revendication qui inquiète beaucoup les nationalistes de tous les camps, notamment les dirigeants de Republika Srpska, qui étaient convoqués ce dimanche à Belgrade. Sur les murs incendiés du siège du canton de Tuzla, un slogan est apparu vendredi?: «?Mort au nationalisme?!

Depuis ce week-end, l’hypothèse d’un «?printemps des Balkans?» prend même corps. Un groupe Facebook intitulé «?La Bosnie a commencé, allons-y aussi?» appelle à des manifestations en Croatie, pays qui a connu de puissants mouvements sociaux ces dernières années. C’est en Croatie que l’on trouve les syndicats indépendants les plus forts et la gauche radicale la plus structurée de la région. Un appel à un «?rassemblement de solidarité avec le peuple de Bosnie-Herzégovine?», lundi midi, à Belgrade, court également sur les réseaux sociaux.

selon où l'on place ou déplace l'enjeu, ce dont on discute se discute

anti-journal > 18 février 2014 la discussion gagnera en intérêt !

« La discussion, intéressante en elle même, gagnera en intérêt si on la débarrasse du stérile affrontement entre « théoriciens purs » et « partisans de l’intervention », opposition en grande partie artificielle, dont on a tous fait le tour et qui nous a pourri la vie à MEETING, à SIC, etc, etc. Tu peux bien faire tout ce que tu peux (veux) là ou tu te trouves, du moment que tu ne viens pas nous bassiner que c’est CE QU’IL FAUT FAIRE et que ceux qui ne le font pas sont des théoriciens méprisants et méprisables » dndf mon commentaire

du présent comme du passé, le capital fait table race dans la 'race', construction historico-sociale par et pour le capitalisme

anti-journal > 18 février 2014 monopolisme  et concurrence des mêmes pour les mêmes, on pourrait dresser une même carte au niveau de chaque grande agglomération, dont la structure locale produit et reproduit les contradictions de classes à bases sociales et racialistes

Espagne : des milliers de femmes luttent pour l'avortement l'Essentiel Online 8 février

des milliers de personnes, en grande majorité des femmes de tous âges, ont manifesté à Madrid samedi contre le projet gouvernemental qui supprime le droit à l'IVG en Espagne

anti-journal > 18 février 2014 mio es tuyo no

Criant «Avortement libre», les manifestants, rassemblés à l'appel de mouvements féministes, ont défilé devant le ministère de la Justice avant de se rassembler sur une place du centre de la ville, réclamant la «démission» du ministre Alberto Ruiz-Gallardon, qui a porté ce projet de loi.

 

communisme : de nos luttes initiales à nos luttes 'finales' (texte complet)

anti-journal > 18 février 2014 des tâches communistes dès maintenant, une visée, un projet, une stratégie et des sujets  révolutionnaires

feuille de route sans déroute

dans ce petit texte à visée de réflexions et de mises en pratiques, j'essaye de redéfinir et tisser un ensemble de notions susceptibles d'armer dès maintenant un combat communiste, en reprenant certaines idées élaborées dans le courant communisateur, ou formulées nouvellement autour de questions récurrentes du mouvement communiste depuis qu'il se cogne au capital : le communisme comme mouvement de combat avec une visée et un projet, le contenu d'une stratégie révolutionnaire, la conscience révolutionnaire et la construction d'une subjectivation dans les luttes, le rôle des sujets communistes actifs et le parti informel, les limites internes au prolétariat, les luttes immédiates et l'immédiateté ultérieure du moment révolutionnaire, l'unité à promouvoir et construire des victimes du capital et du 'patriarcat', les poisons du mouvement, la fin des 'camarades' et la solidarité communiste in situ, la confiance et "nous"

l'abolition des classes, des genres et des 'races' (le racialisme) y sont considérées comme fondamentales, mais sans épuiser les identités sous lesquelles se mènent  concrètement les luttes contre la capitalisme comme tout, incluant structurellement à son service la domination masculine et le racisme ou la racisation actuellement à majorité blanche occidentale

après Althusser, quelle actualité de Marx ? Pierre Dardot et Christian Laval

« Il y a apparemment deux lectures possibles de la place de Marx dans la philosophie française aujourd’hui. L’une pourrait s’arrêter aux effets, que l’on ressent encore, de la puissante vague d’anti-marxisme qui a commencé au début des années 70, l’autre, à l’inverse, pourrait s’appuyer sur la nouvelle floraison des travaux et ouvrages qui sont consacrés à l’œuvre de Marx ou qui, de façon fort variable [...]

Le tournant des années 80 / La question de l’héritage / L’échec d’Althusser / Marx après le marxisme / Marx postmarxiste

docteur Marx et mister Karl, des mêmes

anti-journal > 18 février 2014

nouveau sommaire du site

où en sommes-nous dans la perspective communiste ? (texte complet)

anti-journal > 18 février 2014 un autre monde possible au-delà de l'altermondialisme démocratique

dans le prolongement des élaborations et questionnements précédents - de la question de la race et de son abolition communiste à la critique du milieu théoricien communisateur - je peux esquisser un point d'étape sur l'état de la question communiste révolutionnaire. De mon peu de visibilité :

1) le "courant communisateur" s'est tiré une balle dans le pied

la rubrique paroles sans excès sur la communisation est renommée critique du 'courant communisateur'

2) le dépassement produit du démocratisme radical comme idéologie contre-révolutionnaire

3) du côté des luttes organisées portant la perspective communiste

4) "le temps des émeutes"

5) en résumé

au total, nous assistons bien, comme l'avaient annoncé les théoriciens de la communisation, à une émergence nouvelle de la perspective communiste, sous de multiples formes, allant de réflexions stratégiques à l'expression d'écarts dans les luttes, en passant par des formes d'auto-organisation

plus de questions que de réponses, mais une situation ouverte invitant à prêter attention au développement de ces questions, en termes de réflexions et d'échanges comme de perception et de participation aux luttes

En conséquence, je sors les éléments exposés ce matin de paroles sans excès conceptuels sur la communisation pour en faire une rubrique à part entière communisme : réflexions et luttes pour la révolution (au-delà d'un anticapitalisme sans fin)

10 février 2014

Gender, Class and Race... capitalisme et communisme : réflexions et mouvements

une vidéo de 2h42 féconde pour la critique communiste : Colloque de 2010 "Puissances du Communisme" organisé par la Société Louise Michel (22-23 janvier 2010). Table ronde n°3 : "A la recherche du sujet [révolutionnaire ] perdu" d'où se dégagent dans des approches plus ou moins compatibles les questions du sujet et de la stratégie révolutionnaires, celle de la construction du commun, du sujet politique du communisme, le capitalisme ne pouvant s'auto-dépasser, Marx et le marxisme n'ayant pas pensé l'« action performatrice » pour la subjectivation communiste des luttes, vers l'abolition du capitalisme et de l'État. Ces approches ne sont pas sans rappeler les divergences qui traversent le "courant communisateur", dont la plupart des thèmes actuels sont présents

la révolution à faire au nouveau mondial est un problème ouvert majeur...

une entrée dans un moment de luttes et de réflexions communistes dépassant l'anti-capitalisme ? dans une nouvelle rubrique

dans le moment présent, la lutte communiste ne se présente pas et n'est pas à chercher dans les formes idéales projetées vers la conjoncture révolutionnaire, mais dans les termes mêmes des luttes politiques, sociales, féministes... au sein du capital

deux initiatives ci-dessous, de nature assez différentes, l'une canadienne en 2013, appelant à une forme d'auto-organisation des femmes prolétaires; l'autre française en 2010, dans laquelle se distinguent, sur la question du genre le discours de la philosophe Elsa Dorlin, traduisant le décalage français de la théorie et des luttes, pointant la nécessaire scission du féminisme français autour des fondamentaux, l'antagonisme de classe et la domination de 'race'; et sur la question du prolétariat, l'intervention remarquable de celle de Christian Laval... Marx :« Un Nègre est un Nègre, mais ce n'est que dans sa position sociale qu'il devient un esclave »

Elle s'inscrit dans le colloque « Puissances du Communisme », avec la table ronde « à la recherche du sujet [révolutionnaire] perdu » avec une brochette d'intervenants issus du démocratisme radical, qui peut tromper sur l'intérêt du contenu apporté ici ou là, car même s'il apparaît en désaccord profond avec les thèses communisatrices, il se présente comme auto-critique de la période alter-mondialiste, pour aborder la question de la stratégie révolutionnaire. Quoiqu'il en soit, s'annonce ici une confrontation nécessaire qui ne doit pas s'enfermer dans les mots, un vocabulaire entre ancien et nouveau, problématique pour la visée révolutionnaire communiste

par rapport à ces événements rafraissants, on remarquera le décalage de la critique, plutôt tardive, de la Wertkritik, comme si l'enjeu était de tirer sur une ambulance théorique

nous avons besoin du féminisme prolétarien pour lutter ! 8 mars 2013 un appel du front féministe prolétarien et révolutionnaire de Montréal

anti-journal > 18 février 2014 une photo

'pour un féminisme révolutionnaire internationaliste' / 'puissance du communisme' / 'violence et genre' 3 vidéos avec Elsa Dorlin

anti-journal > 18 février 2014 

une fracture sociale et raciale dans le féminisme français

« une différenciation à l'intérieur même du mouvement, l'articulation du sexisme avec les autres rapports de pouvoirs, de la domination de genre avec le racisme, l'antagonisme de classe, l'hétéronormativité, de l'âge ou encore du handicap »

« cette idée d'une opposition entre mobilisation fondamentales et mobilisations identitaires, parcellaires, communautaires, viendrait segmenter à outrance... c'est l'idée selon laquelle, à force de trop vouloir complexifier l'expérience de la domination, selon qu'elle est indissociable du rapport de classe, de la couleur, de la nation, de la sexualité, de l'âge, rapports qui traversent l'ensemble des rapports sociaux, on ne parvient plus à assurer les conditions de possibilité d'une conscience collective, à envisager l'émergence d'un sujet politique... du nous les femmes... »

« le sujet politique en crise... les ouvriers, les salariés, les travailleurs devenus 'obscènes'... une essentialisation du sujet politique du féminisme, la production anhistorique des femmes comme groupe, comme classe, de leurs conditions d'exploitation, permettant de nationaliser à outrance, voire d'ethniciser le rapport de genre, qui ne relève plus de la production d'un rapport social antagonique et historique, mais qui s'apparente à un trait culturel et civilisationnel... l'enjeu de la dimension révolutionnaire de ce sujet reste une question en débat »

[le dossier]

Women Fertility and the Rise of modern Capitalism octobre 2013 Alberto Alesina autres publications

Certains articles de cet économiste libéral de gauche, pressenti pour le Nobel, semblent recouper les travaux de Silvia Federici

anti-journal > 18 février 2014 Plus d'un tiers des Européens sont morts de la peste au milieu du XIVe siècle. la main-d'œuvre devnue rare, les femmes ont dû s'y mettre, ce qui a diminué la fertilité

« The wealth of a nation is measured by its income per capita (total economic output/total population). The latter increases only if the numerator grows faster than the denominator. For most of human history, when the numerator grew, the denominator followed suit, leaving the ratio stable. Income per capita increased only for relatively brief periods and in specific places, and often fell, even dramatically. Two revolutions that occurred in Europe broke this state of immobility: the Malthusian revolution, spurred by the Black Death (or plague) in the Middle Ages, which slowed the growth of the denominator, and the industrial revolution, which sharply increased the growth of the numerator. The former event has been considered a precondition for the latter because it allowed per capita income to rise well above the subsistence level. This created a demand for goods and the accumulation of wealth and human capital. The outcome was a revolution in technologies that pulled away from traditional agriculture. Thus, this complex interaction of diverse factors spurred the birth of the modern economic era. This includes the impact of women in the workforce, as suggested in a recent study by Voigtländer and Voth »

« La richesse d'une nation se mesure par son revenu par habitant (population totale / production économique). Il n'augmente que si le numérateur croît plus rapidement que le dénominateur. Pendant la majeure partie de l'histoire humaine, quand le numérateur changeait, le dénominateur emboîtait le pas, laissant le ratio stable. Le revenu par habitant a augmenté uniquement pendant des périodes relativement brèves dans des lieux spécifiques, et retombait souvent, même de façon spectaculaire. Deux révolutions ont bouleversé en Europe ont bouleversé cette immobilité : la révolution malthusienne, stimulée par la peste noire au moyen-âge, qui a ralenti la croissance de la révolution industrielle, fortement augmenté la croissance du numérateur et du dénominateur. Cet évènement est une condition préalable, car il a permis au revenu par habitant de s'élever bien au-dessus du niveau de subsistance. Cela a créé une demande de biens et de l'accumulation de la richesse et de capital humain. Le résultat a été une révolution dans les technologies, qui se sont dégager de l'agriculture traditionnelle. Ainsi, cette interaction complexe de divers facteurs a favorisé la naissance de l'ère économique moderne [le capitalisme]. Cela inclut l'impact des femmes dans la population active, comme l'a suggéré dans une récente étude Voigtländer et Vogt »

Autre article On the Origin of Gender Roles: Women and the Plough "Sur les origines du rôle des genres : la femme et la charrue"  Alberto Alesina 2013

the complexity of Intersectionality Leslie McCall PDF

anti-journal > 18 février 2014 > races, genres, classes, livres et documents

The American economy is in good shape: profits are soaring, employment is expanding, and technological advances abound. Yet inequality between genders and among races still exists. In Complex Inequality, Leslie McCall sifts through the complexities surrounding wage differences and economic restructuring to provide an important new understanding of the differences gender, race, and class make in inequality. McCall's vision of the issue will offer a new way to approach and address the complexities of inequality

anti-journal > 18 février 2014 Interview with Ifeoma Ajunwa video

en relation Intersectionality / a marxist-feminist critical theory

nos amis américains

Ominous Signs for the Global Recovey Wall Street Journal 6 février

U.S. growth may be ready to cool, Europe faces a serious deflation risk, and emerging markets are in disarray

anti-journal > 18 février 2014 pierre qui roule...

Economy shows signs of slowing / l'économie montre des signes de ralentissement The Durango Heral 9 février 

WASHINGTON – In the 4½ years since the Great Recession ended, millions of Americans who have gone without jobs or raises have found themselves wondering something about the economic recovery: Is this as good as it gets? It increasingly looks that way. Two consecutive weak job reports have raised doubts about economists’ glowing predictions of breakout growth in 2014. The global economy is showing signs of slowing – again.

Manufacturing has slumped. Fewer people are signing contracts to buy homes. Global stock markets have sunk as anxiety has gripped developing nations. Some long-term trends are equally dispiriting. The Congressional Budget Office foresees growth picking up through 2016, only to weaken starting in 2017. By the CBO’s reckoning, the economy will soon slam into a demographic wall: The vast baby boom generation will retire. Their exodus will shrink the share of Americans who are working, which will hamper the economy’s ability to accelerate. At the same time, the government may have to borrow more, raise taxes or cut spending to support Social Security and Medicare for those retirees. Only a few weeks ago, at least the short-term view looked brighter.

Entering 2014, many economists predicted growth would top 3 percent for the first time since 2005. That pace would bring the U.S. economy near its average post-World War II annual growth rate. Some of the expected improvement would come from the government exerting less drag on the economy this year after having slashed spending and raised taxes in 2013. In addition, steady job gains dating back to 2010 should unleash more consumer spending. Each of the 7.8 million jobs that have been added provided income to someone who previously had little or none. It amounts to “adrenaline” for the economy, said Carl Tannenbaum, chief economist for Northern Trust.

And since 70 percent of the economy flows from consumers, their increased spending would be expected to drive stronger hiring and growth. “There is a dividing line between a slow-growth economy that is not satisfactory and above-trend growth with a tide strong enough to lift all the boats and put people back to work,” said Chris Rupkey, chief financial economist at Bank of Tokyo-Mitsubishi. “That number is 3 percent.” The recovery had appeared to achieve a breakthrough in the final quarter of 2013. The economy grew at an annual pace of 3.2 percent last quarter. Leading the upswing was a 3.3 percent surge in the rate of consumer spending, which had been slack for much of the recovery partly because of high debt loads and stagnant pay.

Yet for now, winter storms and freezing temperatures, along with struggles in Europe and Asia, have slowed manufacturing and the pace of hiring to a crawl. Just 113,000 jobs were added in January, the government said Friday. In December, employers had added a puny 75,000. Job creation for the last two months is about half its average for the last two years. A third, sluggish jobs report in February would further dim hopes for a breakout year. “Three months in a row would mean the job market is taking a turn for the worst,” said Stuart Hoffman, chief economist for PNC Financial Services. Former Treasury Secretary Larry Summers and Nobel Prize winner Paul Krugman have suggested that the economy might be in a semi-permanent funk. In November, Summers warned in a speech that the economy is trapped by “secular stagnation.” By that, he meant a prolonged period of weak demand and slow growth. If the United States hasn’t already slipped into that period, the CBO predicts it could during the next four years. That’s when the retirements of baby boomers would start to restrain growth.

The economy will expand 2.7 percent in 2017 before declining to an average of 2.2 percent through 2024, the CBO estimates. That’s about as sluggish as the current recovery has been, on average, so far. There are no documented examples of an economy that had to emerge from a financial crisis while simultaneously absorbing the effects of an aging population, noted Harvard University economist Carmen Reinhart, who has researched eight centuries of crises with her colleague Ken Rogoff. “These things are new,” she said.

pourquoi Obama déroule le tapis rouge à Hollande Les Echos 9 février

anti-journal > 18 février 2014 place à la concorde

l'affaire syrienne, ou le suicide moral des socialistes français Choki Ben Fradj 12 septembe 2013

anti-journal > 18 février 2014  United Color of Money

prendre la vie par les c...  des taureaux, des femmes, des hommes, des vaches !

anti-journal > 18 février 2014 violence au féminin contre la toute puissance du marché financier

Bull Financial Market Manhattan

anti-journal > 18 février 2014 taureau montbéliard d'origine suisse, mâle de reproduction immigré en France

violences au masculin sur des femmes l'Est Républicain 10 février

Valentigney - Le tribunal de Montbéliard croule, depuis quelques semaines, sous les histoires de violences conjugales. Qu’il s’agisse de leur femme légitime ou de leur ex-compagne, certains hommes semblent ne connaître que leur animale force physique comme moyen d’expression. De pression. De persuasion. Avec, parfois, de tragiques issues. À l’image du triple homicide belfortain, le 24 janvier dernier [...]

Une inquiétante recrudescence d’actes de cette nature comme le soulignait, lundi dernier, la procureur de la République, lors de l’examen d’un dossier où un jeune macho avait violenté celle qui avait eu l’audace de le repousser. « La violence conjugale devient une cause nationale », avait alors rappelé la patronne du parquet. Lors des dernières affaires en la matière, les agresseurs ont écopé de peines de prison avec sursis. Et même si le président Troilo s’évertue régulièrement à leur répéter qu’une « femme est libre de faire ce qu’elle veut. Elle est libre de ne plus vous aimer », ces hommes-là semblent hermétiques à la compréhension du message.

anti-journal > 18 février 2014 la Suisse brune, femelle de production, surtravail : 3000 litres

anti-journal > 18 février 2014  la Suisse lave plus blanc

les Suisses votent oui à la limitation de « l'immigration de masse »

anti-journal > 18 février 2014 j'aime la Suisse sans excès

9 février

Don't Woory, be Happy

anti-journal > 18 février 2014 à poil le bonheur !

Saving Capitalism The Weekly Standard 6 février

anti-journal > 18 février 2014 la tête de lemploi

 « Capitalistes de tous les pays, unissez-vous ! » des paroles en or !

« Conservatives of the world, unite! You have nothing to lose but your corporate sponsors. We must save capitalism from the capitalists. We must persuade our corporate and political classes that it is difficult for people to retain their belief that market capitalism works for them when they are struggling to find work, or to keep their homes, or to avoid declines in their living standards as their real wages stagnate and their taxes disappear into bailouts of banks and subsidies for solar millionaires.» Jamie Dimon 2006, 2008, 2009, and 2011 lists of the world's 100 most influential people

Slow Jobs Growth Stirs Worry The Walt Street Journal  7 février

« le chemin de celui qui écrit/dessine est droit/courbe » Heraclite

anti-journal > 18 février 2014 Blow Job ?

A hiring chill hit the U.S. labor market for the second straight month in January, reflecting employers' reluctance to take on new workers despite some of the nation's strongest economic growth in years. Yet the unemployment rate ticked down to 6.6%—the lowest level since late 2008. The decline came because more people found jobs last month as opposed to last year when it fell in part because of unemployed Americans abandoning their job hunts and dropping out of the labor force.[...]

immergée, attentiste, théoricienne, théorisante... du théorisme à l'a-théorie

de l'inadéquation de toute théorie texte complet

« L'artillerie est composée de jeunes hommes de lettres, avocats, médecins, théoristes sans propriété et quelques-uns sans industrie, initiés aux secrets de la Société des Amis du Peuple  Vigny, Journal poète, 1830, p.928

BL « Quant à la nécessité d’une « théorie immergée dans les luttes » en face d’une théorie « attentiste » ce n’est qu’une autre arrogance » dndf commentaire

je suis souvent d'accord avec BL, jusqu'à un certain point. Une théorie à immerger se donne pour conscience extérieure à apporter aux luttes. Une « théorie attentiste » ça n'existe pas, ou seulement pour lui opposer la pratique, l'activisme militant, lui même marginal dans les luttes de classes. Sous le néologisme de théorisme [plutôt que théoricisme, plus étroit] je ne visais pas l'attentisme théorique, mais la posture théoricienne elle-même, qui a fait son temps, sinon en elle-même, dans ses pratiques anciennes, celle de TC incluse. Ainsi, je peux tout à la fois critiquer la posture théoricienne et partager ceci (au point 3 près sur « l'existence d'un courant communisateur comme élément réel des luttes », dans certains conditions contredisant le point 1 « sans avoir aucunement l’idée que des positions communisatrices puissent infléchir de quelque façon que ce soit la cours des luttes actuelles»)

Bon alors qu’est-ce qu’on fait ? BL Meeting juillet 2005

On peut faire une petite liste de « conditions » pour que l’articulation luttes actuelles/révolution puisse être autre chose qu’une pétition de principe. 1° Étre partie prenante des luttes, soit personnellement et directement, soit par une attention intense et engagée au travers des diverses sources possibles, sans avoir aucunement l’idée que des positions communisatrices puissent infléchir de quelque façon que ce soit la cours des luttes actuelles. 2° Attacher la plus grande importance à la caractérisation du cycle de luttes, dans son unité contradictoire avec le cycle du capital, comme mouvement de production de la situation de crise révolutionnaire du rapport d’exploitation entre les classes, au terme de ce cycle. 3° Se sentir intimement investi dans la formation d’un courant pour la communisation, [dont l’existence même est un élément réel des luttes], courant présent, avec et par l’écart qui se forme dans le bouclage, de la limite démocrate-radicale, des luttes actuelles. 4° Enfin, et peut-être surtout, avoir une parfaite cuirasse contre les accusations d’attentisme et d’objectivisme, accusations de confiance dans un mouvement automatique du capital amenant au dépassement communiste. Ces accusations ne comprennent strictement pas l’objectivité du capital comme un rapport social, et ne pouvant évidemment pas développer une activité autre qu’un alternativisme pratique, nos critiques s’adressent à nous pour leur fabriquer la théorie qui donnerait, à leur immédiatisme de pur principe, le lustre du discours théoriciste qu’ils ne cessent de dénoncer chez nous.

souvent j'ai relevé, comme in fine Endnotes : « un concept de communisation (ou un concept porteur de ces caractéristiques essentielles) n’est pas encore apparu dans les luttes. Nous parlons encore d’un nouveau cycle de luttes dans la langue rebattue de l’ancien. Nous pouvons affiner cette langue du mieux que nous pouvons, mais il faut admettre qu’elle est presque, sinon complètement, exténuée ». Le concept apparaîtra en actes, vraisemblablement sans le nom de communisation, sous plusieurs autres, il ne surgira pas dans l'uniformité. Son émergence ne sera pas spontanée mais dépassement produit dans sa visée, avant la lettre si j'ose dire

« Luttes théoriciennes » correspond réellement à ce que TC a fait, plutôt bien, jusqu'à un certain point. « Luttes théorisantes » traduit simplement l'idée qu'il n'y a pas d'aller-retour, de médiation entre théorie et luttes, que celles-ci auto-produisent la "théorie" dont elles ont besoin. Je pense d'ailleurs que "luttes théorisantes" est, du point de vue des luttes, plus proche dans l'esprit de ce que TC sous-entendait par "luttes théoriciennes", du point de vue du théoricien, mais leur terme correspond à ce qu'ils ont cru en faire pour les luttes en "franchissant le pas", de Meeting, de SIC... Nonobstant sa lourdeur renvoyant au jargon pédagogique, le terme de luttes auto-apprenantes me semble le plus adapté

anti-journal > 18 février 2014 à l'avant-garde sans éclairage

on n'a pas besoin de théorie pour faire du vélo, pêcher à la ligne, jouer du jazz, et même le terme de "technique" risque de dériver en mise en œuvre de recettes, à appliquer. On en voit les effets désastreux de clônage, en musique, en poésie, dans les arts de la scène, la communication, les médias, les groupes politiques... ou théoriciens. Quand on improvise en jazz, quand on écrit un poème, on a aucune idée de la fin, pas même de la phrase suivante : c'est le résultat qui se donne à ouvrager en permanence, en temps réel. Mais il peut y avoir un cadre formel, déjà contenu potentiel.

le cadre imposé des luttes communistes, c'est le capitalisme. Parce qu'il n'y a pas à en sortir il y a moyen d'en sortir. On ne sort pas d'une pièce si l'on n'est pas à l'intérieur. Dans le capitalisme il n'y a pas d'extérieur, d'en-dehors. Connaître le capitalisme c'est découvrir la liberté de s'en débarrasser

le paradoxe est que c'est le « matérialisme historique et dialectique » de Marx et Engels, termes que Marx n'utilisait pas et qu'eux ne posaient pas comme philosophie ou théorie, qui ait pu donner lieu à autant de reculs "marxistes" par rapport à leurs pratiques aussi bien de penseurs que d'acteurs politiques : on ne connaît que ce qu'on transforme qu'on (re)connaît à transformer

en vérité, le terme de "théorie" est inadéquat. On pourrait lui préférer, s'ils n'étaient aussi connotés par l'histoire, ceux de critique, d'auto-critique, ou mieux d'auto-praxis. Mais là encore, il ne faut pas y voir la nécessité incontournable d'une formalisation intellectuelle dans un autre langage performatif, mots-actes, que ceux des luttes, si n'était la nécessité de diffuser, d'échanger, de partager des expériences favorisant la généralisation du combat communisateur

tout sauf de la propagande. L'activité d'un Léon de Mattis, par exemple, en tant que "théoricien" (je n'en sais pas plus), par sa formulation vulgarisée et déproblématisée, est caractéristique du militantisme politique, à l'ancienne. Que le discours porte sur la communisation ne change pas sa nature, objectiviste et subjectiviste, son volontarisme de professeur

je plaide pour des activités communistes a-théoriciennes

illes en ont rêvé, Obama l'a fait

Feds to provide legal benefits, services to all in same-sex marriages CNN 9 février

anti-journal > 18 février 2014 le sexe sans excès

The U.S. government will recognize same-sex marriages as equal to traditional marriages in all federal legal matters, including bankruptcies, prison visits and survivor benefits, Attorney General Eric Holder announced Saturday.

The expansion of such federal recognition will include 34 states where same-sex marriage isn't legal, but the new federal benefits being extended to those states will apply only where the U.S. government has jurisdiction, Holder said. For example, a same-sex couple legally married in Massachusetts can now have their federal bankruptcy proceeding recognized in Alabama, even though it doesn't allow same-sex marriages.

In the past, the U.S. government could challenge the couple's joint bankruptcy because Alabama doesn't recognize same-sex marriage. "The American public needs to realize how egregious and how dangerous these usurpations are and how far-reaching the implications can be," Brown said in a statement. "The changes being proposed here to a process as universally relevant as the criminal justice system serve as a potent reminder of why it is simply a lie to say that redefining marriage doesn't affect everyone in society."

Holder compared his work for the gay rights cause to the 1960s civil rights struggle and then- Attorney General Robert F. Kennedy's support for equality. "This means that, in every courthouse, in every proceeding, and in every place where a member of the Department of Justice stands on behalf of the United States -- they will strive to ensure that same-sex marriages receive the same privileges, protections and rights as opposite-sex marriages under federal law."

Couples in same-sex marriages will be allowed to file for bankruptcy as a couple. This ensures alimony and domestic support debts aren't discharged in bankruptcy cases. Federal inmates with same-sex spouses will now have full visitation, compassionate release and other benefits. "Just like during the civil rights movement of the 1960s, the stakes involved in this generation's struggle for LGBT equality could not be higher," Holder said. "As attorney general, I will not let this Department be simply a bystander during this important moment in history."

profession formationnelle : le droit augmente, passant à 20 mn par mois sur 40 ans

la force intranquille s'installe dans la précarité durable... ce que durent les roses, l'espace d'un lustre tant

la réforme de la formation professionnelle adoptée Le Point 7 février

anti-journal > 18 février 2014 tout augmente

un lustre comme un quinquennat, ça dure cinq ans. Tous les quatre ou cinq ans la loi sur la formation professionnelle change, mais cette fois, il faut y croire, dixit Sapin ministre du travail, « le projet vise  à "refonder la formation professionnelle, peut-être pour 40 ans" ». Le CPF (Compte personnel formation) remplace le DIF  (Droit individuel à la formation) : « le compteur passera, pour son maximum, de 120 à 150 heures de formation sur 9 ans (20 heures par an les 6 premières années puis 10 heures par an pendant les 3 années suivantes). » Soit, sur 40 ans d'activité, 20 mn par mois.

anti-journal > 18 février 2014 il va falloir apprendre à les dessouder

le compte personnel de formation en dix points L'Express 5 février

formation professionnelle: la CGT n'entend pas faire obstacle au projet de loi L'Express 20 janvier

anti-journal > 18 février 2014 pas une quenelle, une querelle 'normale et saine'

formation accélérée à la langue de bois confédurable de Lepaon :

Thierry Lepaon a affirmé lundi que la CGT ne ferait pas obstacle à la réforme de la formation professionnelle qu'elle n'a pas signé mais tenterait d'obtenir des améliorations dans le cadre des négociations dans les branches et les entreprises.

Comme on lui demandait s'il allait "combattre" ce texte, le secrétaire général de la CGT a répondu: "Non. On va faire en sorte que les questions non réglées dans le cadre de l'accord soient débattues dans les branches et les entreprises".

Selon M. Lepaon, l'un des "points majeurs" de l'accord sur la formation professionnelle est "l'abaissement du seuil sur l'obligation légale de financement" qui "crée des droits fictifs parce que non financés" pour les salariés. "La formule consistant à donner aux salariés des droits individuels garantis collectivement me va bien, c'est nous qui l'avons inventée [comme le concept de "sécurité-emploi formation" inventé pat l'économiste du PCF Boccara, et repris par le patronat]. Sauf que personne ne sait, une fois que le salarié a chargé des droits individuels dans son sac à dos, où il peut poser son sac. Ce sont des droits fictifs"

Favorable à la signature, la Fédération du textile-habillement-cuir de la CGT a fustigé lundi la position de la direction s'interrogeant sur l'orientation de la centrale et son "rapport à la négociation" et au compromis. M. Lepaon a assuré que les Congrès de la CGT ont tranché ce sujet: "le compromis n'est pas de la compromission" et "n'a rien de malsain". Il a jugé "normal et sain" que cet accord "fasse l'objet d'une discussion forte" à la CGT. "Cela ne me choque pas qu'il y ait un point de vue sensiblement différent entre les camarades qui ont négocié et le bureau confédéral" (exécutif de dix membres), mais "une fois la décision débattue et prise, elle nous engage tous, y compris moi", a-t-il dit.

affaires : flaire affres

anti-journal > 18 février 2014 mer : l'amer évaporé ?

Leiris mérite hérite

Japon : les salaires au plus bas depuis 16 ans Le Figaro 5 février 

anti-journal > 18 février 2014 smic : de qui s'moque ?

Les négociations salariales annuelles ont commencé au Japon, sous l'œil vigilant du gouvernement. En 2013, les salaires nippons sont tombés au plus bas depuis 16 ans, d'après le ministère de l'Industrie.

Les «bourgeons» des Abenomics produiront-ils leurs premiers fruits ce printemps ? Mercredi ont commencé les «shunto», ce round de négociations salariales annuelles entre syndicats et patronat japonais. Un rendez-vous tombé en désuétude, mais qui revêt cette année une importance particulière. Car il constitue l'épreuve du feu pour le premier ministre Shinzo Abe et son audacieuse politique économique. Les salaires demeurent la grande inconnue des Abenomics, salués partout pour leur réussite. Oui, le yen a baissé et la Bourse s'est reprise. Oui, le Japon bénéficie d'un choc de confiance depuis quinze mois dans les milieux d'affaires nationaux et internationaux. Mais les salaires seront, ou pas, la traduction dans l'économie réelle de la fantastique relance monétaire mise en place par le gouvernement et sa banque centrale depuis un an.

Selon ces derniers, le recours massif à la planche à billets provoquera des anticipations d'inflation, qui pousseront les consommateurs à avancer leurs achats, donc augmenteront les profits des entreprises, qu'ils redistribueront en salaires… ce qui créera de la demande et mettra fin à la déflation. Pour enclencher cette dynamique, Shinzo Abe supplie les entreprises depuis des mois d'augmenter les salaires. Il leur demande également d'augmenter la part de travailleurs à temps plein dans un marché du travail où la part de la population active qui vit d'emplois précaires est passée de 15 à 37% en trente ans.

«La précarisation du marché du travail est une des principales raisons de la chute des salaires. Chaque fois qu'une entreprise remplace un travailleur régulier par un travailleur précaire, le salaire moyen versé dans l'entreprise baisse», explique l'économiste Richard Katz.

L'arrivée massive des femmes, moins payées que les hommes, sur le marché du travail depuis dix ans joue aussi à la baisse sur les rémunérations. Selon une étude de la banque Shinsei, jamais les salariés nippons n'ont eu aussi peu d'argent de poche : 38.457 yens (280 euros).

En 2013, selon le ministère du Travail, les salaires ont touché un plus bas de seize ans. Hormis quelques grands groupes emblématiques comme Toyota qui ont annoncé d'infimes hausses cette année, les entreprises nippones sont plutôt soucieuses de reconstituer leurs marges. Si les prix, certes, augmentent c'est en raison de la chute du yen et du renchérissement du prix de l'énergie. Une aubaine pour les pétromonarchies du Moyen-Orient, mais une saignée pour les entreprise et les consommateurs. À quoi s'ajoutera le 1er avril une nouvelle ponction : la hausse de la TVA, de 5 à 8%, en attendant une nouvelle hausse en 2015. Chaque hausse de cet impôt emblématique a été suivie d'un ralentissement sévère de l'économie.

Le ministère des Finances tente de rassurer la population en produisant des estimations montrant qu'elle aura un impact minime. « En vérité, tout le parti sait que la conjoncture va brutalement se dégrader en avril », dit un des membres de la majorité sous couvert d'anonymat.

France : plus de 62 000 défaillances d'entreprise en 2013 Le Monde 7 février

anti-journal > 18 février 2014 souci : sans si sou, soûl si sans

La France a connu en 2013 62 252 défaillances d'entreprise, soit 1,7 % de plus qu'en 2012, selon des données provisoires de la Banque deFrance, arrêtées à la fin de décembre, qui traduisent en particulier les difficultés du bâtiment et des travaux publics (BTP) et du commerce. La Banque de France souligne malgré tout que le rythme annuel de progression des faillites ralentit. Alors que le nombre de défaillances d'entreprise cumulé sur douze mois s'affichait encore à la fin de septembre en hausse de 5,5 % par rapport à la fin de septembre 2012, le taux a baissé à 3,7 % à la fin d'octobre, puis à 3,3 % à la fin de novembre, et donc à 1,7 % à la fin de décembre. Dans le détail et par secteurs d'activité, le tableau est contrasté.

  • Dans l'hébergement et la restauration, elles ont connu la plus grande augmentation (+ 5,4 %, à 7 600). Les activités immobilières (+ 3,5 %, à 2 156). 
  • À l'inverse, le nombre de défaillances a baissé très légèrement dans les activités financières et d'assurance (- 0,1 %, à 1 164) et dans les transports et entreposage (- 0,8 %, à 1 996).
  • En valeur absolue, le secteur le plus touché en 2013 par les faillites a été celui de la construction, avec 15 743 défaillances (+ 0,2 %) suivi du commerce et réparation automobiles, avec 14 084 cas (+ 3,1 %).

en relation Chaque jour, 170 entreprises françaises font faillite Challenges 7 février

Espagne : record historique de faillites en 2013 Libération 6 février

anti-journal > 18 février 2014 le banquier rote

Les entreprises et familles se déclarant en faillite en Espagne ont augmenté de 6,5% en 2013, atteignant le chiffre record de 9.660, a annoncé jeudi l'Institut national de la statistique (INE), et la construction reste le premier secteur concerné.

Si la hausse est plus mesurée qu'en 2011 (+15,1%) et 2012 (+32,2%), le chiffre est très élevé par rapport à celui d'avant-crise : 1.147 faillites recensées en 2007. En 2013, ce sont surtout les entreprises qui ont souffert, avec une hausse des dépôts de bilan de 10,4% à 8.934, tandis que les ménages ont amélioré leur situation, avec une baisse des faillites de 25,6%, à 726.

Dans ce pays ébranlé par l'éclatement de sa bulle immobilière en 2008, le secteur de la construction est sans surprise le plus représenté dans les défaillances d'entreprises, représentant 26,6% du total, suivi du commerce (18,5%) et du segment industrie et énergie (17,3%). Plusieurs noms emblématiques, aux yeux des Espagnols, ont trébuché en 2013 : en février, le promoteur immobilier Reyal Urbis a été emporté par sa dette de 3,6 milliards d'euros, le deuxième plus gros dépôt de bilan de l'histoire du pays. Pescanova, dont les poissons surgelés sont vendus dans tous les supermarchés et qui emploie plus de 10.000 personnes, s'est déclaré en cessation de paiements en avril. Le 13 novembre, c'est l'empire Fagor, connu pour ses fours et machines à laver, qui a fait de même, menaçant plus de 2.000 emplois en Espagne.

Un chiffre est décourageant : alors que le dépôt de bilan est censé aider à redresser les comptes de l'entreprise pour lui permettre de repartir, en Espagne, selon la maison de courtage Axesor, 94% des dépôts de bilan aboutissent en liquidation. L'Espagne, quatrième économie de la zone euro, est sortie de deux ans de récession au troisième troisième trimestre et a crû de 0,3% au quatrième trimestre.

Mais sur l'ensemble de l'année 2013 son PIB est resté dans le rouge, reculant de 1,2%, et son taux de chômage reste à un niveau proche du record historique, à 26,03%, ce qui mine la consommation des ménages, fragilisant les entreprises, qui font également face à des banques plus réticentes à leur prêter de l'argent. Au total, selon la fédération des petits entrepreneurs ATA, près d'un demi-million de petites entreprises (qui constituent l'essentiel du tissu industriel espagnol) ont disparu depuis le début de la crise.

ailleurs : the worst isn’t over for emerging markets Mark Mobius The Economic Times 8 février

anti-journal > 18 février 2014 grève : grand rêve 

« The negative sentiment is pretty much in place so you can expect a lot more selling / We are looking but actually not buying at this stage. Prices can come down or take time to stabilise.» The outlook from Mobius, a consistent advocate of emerging markets who's been investing in the countries for more than 40 years, contrasts with that of Jim O'Neill, who created the BRIC moniker for the four largest developing economies and said this week that the rout created a buying opportunity

« Some places in the emerging world have got some real problems, but that to be described as some kind of emerging-market crisis is frankly kind of ridiculous.» Mobius has found opportunities to buy in frontier markets, those that are too small or underdeveloped to be included in emerging-market indexes. He's been adding to companies in Africa, including Kenya and Nigeria, on expectations their growth will be less impacted by turbulence in larger economies.

8 février

James Sallis, Blues Polar & Jazz Guitar texte complet

anti-journal > 18 février 2014 (ma chatte se meurt aussi...)

ces derniers temps, j'ai beaucoup cité James Sallis, filant la métaphore de phrases glanées ici ou là dans ses romans noirs. Il a écrit plusieurs ouvrages et articles sur l'histoire de la guitare de jazz, ce qui me le rend d'autant plus proche, bien que je ne les ai pas lus

« la manière dont j'écris est très proche de ma manière de jouer, de la manière dont travaillent les musiciens de jazz qui évoluent librement à l'intérieur d'une ligne mélodique définie. Le roman policier m'offre pareille structure. C'est une question de rythme. Les phrases, les silences sont extrêmement composés. Même chose pour le retour de certains mots. Quand j'écris une page, je l'entends. Chez moi, l'improvisation, le mouvement entre deux points fixes est une nécessité. »

il est aussi traducteur en anglais de Blaise Cendrars, Pablo Neruda, Jacques Dupin, Raymond Queneau, Francis Ponge, Pasternak, Pouchkine... auteur d'une biographie de  Chester Himes, d'études et essais sur Jim Thompson et David Goodis, « il maîtrise aussi bien la guitare (sèche, métallique, hawaïenne) que la mandoline, le sitar, de l'harmonica, le violon, le banjo et le bouzouki »

« Les vieux joueurs de banjo utilisaient un accord ouvert* qu'ils appelaient sawmill (scierie). parce que c'est là qu'ils bossaient tous, dans les scieries, et qu'il y en avait tellement qui avaient perdu des doigts. Avec l'accord ouvert sawmill, on peut presque tout jouer avec un doigt ou deux. » Bois Noir, Gallimard Noire, P. 178

James Sallis, le bluesman du polar Le Monde 29 mai 2013

en relation la guitare jazz comme un piano, histoire et techniques, Patlotch 2013

le théorisme, maladie sénile du communisme

anti-journal > 18 février 2014

anti-journal > 18 février 2014 contre-pied de l'âne prolétarien :

ultra-gauche : le poids du pensé

« Je ne me souvenais que trop bien de la suffisance de certains thérapeutes que j'avais subie ou dont, plus tard, j'avais suivi la formation. Ils étaient si nombreux à procéder comme si les personnalités n'étaient que des suggestions dans un menu chinois, une dans la colonne A, une autre dans la colonne B, utilisant les mêmes sauces plat après plat, rajoutant simplement certains additifs, donnez-nous dix minutes, pas de grand mystère là-dedans. Je m'étais juré très tôt - un des rares serments que j'ai tenus - que je résisterais à ce genre d'approche avec toute la ressource dont j'étais capable. À l'occasion cette décision me rendait efficace. Tout aussi souvent, j'en ai peur, elle me rendait inutile. Mais instinctivement je me détournais de cette attitude outrecuidante, machinale et réductrice lorsque je la voyais pointer le bout de son nez : je savais qu'elle me diminuerait aussi sûrement qu'elle diminuait mes clients. » James Sallis, Bois Noir, Gallimard Série Noire 2006, p.174

anti-journal > 18 février 2014 da da da, omniscient, recyclable...

la Mariée mise à nu par ses célibataires, même, ou le Grand Verre, dada Marcel Duchamp, 1915-1923

anti-journal > 18 février 2014 la Mariée, c'est la pratique... un genre à divorcer

le sexe du travail

ouvrières, ouvriers revue clio n°38 2013

anti-journal > 18 février 2014

signalé : des « hommes nouveaux » : mémoires de travailleurs du rail et coopération sino-africaine Jamie Monson

Résumé : En Zambie et en Tanzanie, une génération de travailleurs est en train d’atteindre l’âge de la retraite : il s’agit de ceux qui, aux côtés de leurs collègues chinois, ont construit dans les années 1970 le chemin de fer TAZARA, reliant le bassin minier (Copperbelt) zambien à l’océan Indien. Façonnés dans leur jeunesse, ces « nouveaux ouvriers » ont souscrit à la promesse et à l’édification de nations socialistes en Afrique de l’Est, avec l’espoir d’une retraite qui assurerait leurs vieux jours et soutiendrait leurs familles. Mais, prenant leur retraite en pleine époque de néolibéralisme économique, ils expriment leur frustration et leur déception, estimant que l’Etat ne reconnaît pas leur contribution passée à un grand projet. Confrontés à des licenciements ou à des retards dans le versement de leurs pensions, les travailleurs du TAZARA se mobilisent, et mobilisent leurs souvenirs individuels et collectifs, pour obtenir à la fois une reconnaissance et une meilleure sécurité matérielle.

temps critiques

les luttes de classes en Afrique du Sud Le Jura Libertaire 6 février

Trois articles : La police sud-africaine dit avoir dispersé 3.000 grévistes violents / Rupture des négociations entre mineurs et patronat / Manifestations violentes en Afrique du Sud

anti-journal > 18 février 2014 Run Boy Run Woodkid vidéo

Cours garçon cours !
Ce monde n'est pas fait pour toi
Cours garçon cours !
Ils essaient de t'attraper
Cours garçon cours !
Courir est une victoire
Cours garçon cours !
La beauté se cache derrière les collines

Cours garçon cours !
Le soleil te guidera
Cours garçon cours !
Ils meurent d'envie de t'arrêter
Cours garçon cours !
Cette course est une prophétie 
Cours garçon cours !
Évade toi de cette société

Demain est un autre jour
Et tu n'auras plus à te cacher
Tu seras un homme, garçon !
Mais pour le moment il est temps de courir, il est temps de courir !

Cours garçon cours !
Cette promenade est un voyage pour
Courir garçon courir !
Le secret en toi
Cours garçon cours !
Cette course est une prophétie
Cours garçon cours !
Et disparais dans les arbres

Demain est un autre jour
Et tu n'auras plus à te cacher
Tu seras un homme, garçon !
Mais pour le moment il est temps de courir, il est temps de courir ! 

Demain est un autre jour
Et quand la nuit s'estompera
Tu seras un homme, garçon !
Mais pour le moment il est temps de courir, il est temps de courir !

Brésil : des manifestations s'enferrent dans la violence France Guyane 7 février

anti-journal > 18 février 2014 policiers chiens

Centrafrique : des milliers de musulmans en quête d'un impossible exil Jeune Afrique 8 janvier

Ils sont centrafricains, nés en Centrafrique, n'ont connu que ce pays où ils ont construit leur vie: musulmans, ils sont menacés de mort dans leur ville ou village et n'ont plus pour seul espoir qu'un exil, qui leur est refusé.

anti-journal > 18 février 2014 à pied, sans cheval et sans voiture

Weak US jobs report also offers hints of optimism Boston.com 7 février

(AP) Washington — A second straight month of weak job growth renewed concerns Friday that the vigor displayed by the American economy late last year may be gone, at least for the moment.

Un deuxième mois consécutif de faible croissance de l'emploi réveille les préoccupations que la vigueur affichée par l'économie américaine l'an dernier puisse avoir disparu, au moins pour le moment.

anti-journal > 18 février 2014 tous ensemble selon son âge, son sexe et sa race

Several industries shed jobs last month, but the losses were likely to be temporary. Retailers cut nearly 13,000 jobs, but that followed three months of huge gains. And government jobs dropped by 29,000. Local governments shed 11,000 jobs, partly because bus drivers and cafeteria workers were temporarily laid off when winter weather closed schools. The federal government cut 12,000, including 8,500 at the U.S. Postal Service.

Economists don’t expect such deep cuts to continue. State and local tax revenues have recovered after plunging during the Great Recession.

traduction : les économistes sont des experts qui espèrent que les impôts épargnent les coupes budgétaires plongeant dans la grande récession

temps a-critiques ?

les derniers feux de la valeur théoriciste

anti-journal > 18 février 2014

signalé en commentaire de dndf un échange entre Temps Critiques et Bodo Schultze : à propos de la présentation critique du groupe Krisis

« Il est évident que l'arme de la critique ne saurait remplacer la critique des armes » Karl Marx, Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel, Introduction, 1843

grands mots pour quel grand mal ? / incantation sans dékantation / le syndrome idéaliste a frappé la posture théoricienne / du présent faisant table race / filer à l'anglaise, c'est plus coton

stalinien

dans les années 1970 j'étais "stalinien", et des pires, "humaniste-théorique". En voici la preuve poétique

Demandez l'Huma-Dim' 
Mais qu'ont-ils ce matin 
Tout s'en va d'un seul geste 
Ils l'achètent unanimes 
Moi j'y perds mon latin

Et rare huma nous reste

POÈMES 60-70

comme d'autres se couchent de bonne heure, je le suis longtemps demeuré, et l'on en trouve encore la trace en 2005, dans ma période communi(s)ante à donf' (dieu on n'entend la fin). Je rends grâce à qui me trouvait encore toujours déjà suspect

Je suis stalinien,  roman

Depuis que j'ai laissé l'exploitation aux exploiteurs, le travail aux travailleurs, la politique aux militants, la théorie aux théoriciens, la révolution aux révolutionnaires, et la poésie aux poètes, je n'ai plus rien à faire

Ainsi "la vie est redevenue plus heureuse" (Staline, 1936)

Ailleurs, 12 septembre 2005   T'AIRE d'ACCUEIL

notez que  c'est un anarchiste d'âme et de corps qui me fit adhérer, en 1971, à l'UEC (Union des Étudiants Communistes, sous l'autonomie du PCF). Un maître savoyard au charme et au charisme irrésistibles. Au lycée de Lyon où nous étions en taupe (MathSup/MathSpé), il n'y avait que ça, l'UEC. J'aurais tout aussi bien pu entrer chez lez trotz ou les anars, les maos non, vraiment trop cons - Aragon disait « les jeunes gauchistes font les vieux cons », mais eux furent vieux dès la jeune âge, et sont restés fidèles à leur connerie trans-générationnelle (la liste en est célèbre)

toutes leurs histoires de partis sont devenues la mienne, ce n'est pas une question d'en avoir têté ou pas. Au début je n'aurais pas lu les mêmes mensonges, mais avec le temps et dans un autre désordre initiatique, les mêmes bons écrivain-e-s, en tant que tel-le-s ni de droite ni de gauche, par définition de l'art du mentir vrai, ou de simplement témoigner. Si je n'aime pas Céline comme écrivain, ce n'est pas qu'il fut politiquement un salaud de nazillon français antisémite, mais parce que son style sonne pour moi insupportablement faux, et s'est tôt figé formellement; Meschonnic a clairement démonté le mythe de son "génie de la langue populaire" : « Un parlé de l’écrit, ou un écrit du parlé, avec ses conventions. Ses procédés syntaxiques, en petit nombre. Il n’est pas sûr que ce soit une oralité, malgré l’idée reçue.» (Critique du rythme, Verdier 1982 p.518)

la première réunion du "cercle" UEC  - on ne disait pas "cellule" comme au PCF - des classes prépas de Lyon où se mêlaient "taupards" et "khâgneux", cette réunion portait sur "la situation internationale", animée par un camarade "descendu" de la direction parisienne : Alain Gresh. Il avait 24 ans, moi 20. La suivante sur "la philosophie marxiste", avec Bruno Bernardy

anti-journal > 18 février 2014 tel fils

j'aimais bien Alain Gresh, pour qui je garde un profond respect, même si nos idées n'étaient plus les mêmes, depuis sa période Monde Diplomatique. C'est pour ce que j'ai appris de lui, sur l'histoire et le conflit israëlo-palestinien, que je l'ai retenu parmi mes "gratitudes", au bas de la communisation comme abolition du racialisme. Je n'ai su qu'assez tard qu'il était le fils d'Henri Curiel, bien après avoir repéré sa tombe près de l'entrée du Père Lachaise, cimetière que je connaissais si j'ose dire en profondeur, différemment de ses guides touristiques, quand j'écrivais Livredel, en 1989-91

anti-journal > 18 février 2014 tel père

7 février

la verte critique

l'uranium est l'opium du Patlotch

25 réacteurs nucléaires français menacés par la corrosion Le Point 7 février

EDF a confirmé l'existence de corrosion sur des gaines de combustibles dans certaines de ses centrales, tout en garantissant la sûreté de ses sites

un site, soit-il, mais 25 ?! heureusement que v'là "l'Autorité de sûreté nucléaire", "l'énergéticien", tous Français de souche atomique. On reste entre nous, ça rassure...

anti-journal > 18 février 2014 une mine à ciel ouvert, c'est pas comme enterrée

quand j'étais petit, mes parents m'envoyaient en colonie de vacances à Saint-Priest La Prugne, près de la plus grande mine d'uranium à ciel ouvert d'Europe, en Auvergne (comme les Présidents  Pompidou, Chirac, Giscard, Hollande, les écrivains Henri Pourrat, Alexandre Vialatte, Denis Tillinac ou Pierre Jourde... à voir et à ronger). C'est là, un curé prétendant m'apprendre à balayer le réfectoire, ajouté aux torgnoles de mon père je ne sais pourquoi lui non plus, que sans le savoir je suis devenu anarchiste. Depuis les zanarchistes au net ou pas me semblent pâles moines copistes, pas trempées dans l'acier pour deux roubles

après nous avoir informé des dangers, de la différence entre les cailloux verts et violets, on partait en ballade en plein cagnard autour de l'usine, et tout fondait plus vite que la banquise : chocolat saucisson plâtre-camenbert... antésite les dimanches... et chacun - on était entre garçons - faisait sa collection de pierres précieuses, en souvenir pour la famille... nucléaire

et maintenant, on se demande à quoi je "carbure", certains persuadés que je suis "bourré", d'autres "défoncé" à je ne sais quoi (notez la vulgarité de leur langage au regard de mon concept d'écriture). C'est oublier que, suivant Baudelaire et Rimbaud, je suis « absolument moderne », en homme de mon temps : l'uranium est l'opium du Patlotch

ce n'est pas tant que je sois anti-social, la solitude est l'unique moyen de protéger autrui-e de ma radio-activité

à propos de 'programmatisme'

anti-journal > 18 février 2014 vaine critique ?

suite d'une discussion chez dndf : critique de la verte critique (chez dndf ils sont a-Wert critiques, moi aussi : un homme et une femme a-wert i' z'en valent quatre)

anti-journal > 18 février 2014 lobo t'amis

Lobo met le doigt où ? vertement sur les contradictions à l'excès de l'avant-garde communisatrice, les ultra gauches (maladroits) à trajectoires de balles dans le pied à répétition

'une chance unique à saisir d'être à la naissance d'une nouvelle révolution'

Bitcoin Plunges After Mt. Gox Blocks Withdrawals Reuters 7 février

anti-journal > 18 février 2014

ma pudibonderie étant légendaire, ma devise (sic) « le sexe sans excès », parti(e) de jambes en bas, pas un jeu de mots laid de plus. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Bitcoin, sans jamais oser le demander : « Le Bitcoin est une monnaie électronique distribuée (crypto-monnaie). Elle permet le transfert d'unités appelées bitcoins à travers le réseau Internet. Les bitcoins ainsi échangés ont vocation à être utilisés en tant que devise monétaire et comme moyen de paiement dans cette devise.» (Wikipedia)

le Bitcoin n'est pas une monnaie, mais notre avenir à tous Huffington Post / Le Monde 29 janvier « C'est une chance unique que nous avons d'être à la naissance d'une nouvelle révolution. À ce jour, nous avons encore le choix d'y participer pleinement en donnant à nos entrepreneurs talentueux par une régulation adaptée le support qu'ils attendent pour conquérir de nouveaux marchés

en anglais to plunge = plonger en français. Exemple : « Monetary and currency policy must help people, not plunge them into poverty » = « la politique monétaire doit aider les personnes, pas les plonger dans la pauvreté. »

et donc « notre avenir à tous » plonge... mais « nous avons encore le choix, une chance unique à saisir d'être à la naissance d'une nouvelle révolution »

le capital cancer global est à combattre en ses locaux  <=> le prolétariat danseur génial l'étouffera dans ses bocaux

quid de l'articulation local/global dans la communisation ?

anti-journal > 18 février 2014

ce que je fais est incertain, possible ça ne serve à rien [texte complet, sans excès, sage comme ses images, avec citations de l'altermondialisme sur le mode d'ATTAC à Karl Marx s'adressant aux « Citoyens » de Londres à la veille de la Commune de Paris, en passant par Bernard Lyon de TC pour SIC, Revue internationale pour la communisation]

alors qu'est-ce qu'on fait ?

l'idée d'articuler global et local, qui a fait les beaux jours d'Attac (Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne), fer de lance du démocratisme radical au tournant du siècle, et depuis rouillé, n'était pas si bête. La conscience existait des parties dans un tout, la volonté de s'attaquer à la totalité dans tous ses aspects, et ce mouvement connut un succès de masse réel, avec ses sommets mondiaux altermondialistesUn autre monde est possible ») et ses relais locaux aussi enthousiastes qu'impuissants

les aventures de la marchandise

[... les aventures d'un tee-shirt dans l'économie globalisée, 2005...]

le constat est loin d'être faux, on y touche des yeux l'articulation de l'économie, le capitalisme, et de la fonction des États. Ce n'est pas un "compromis", mais une auto-organisation de la classe dominante, celle d'en face, la nôtre, étant on ne sait où dans l'anglemort de la professeuse à la "démarche inverse" mais pas renversante, qui ne casse pas trois pattes à un canard capitaliste. D'autant qu'elle nous masque ces luttes de classes, qu'elle ne saurait voir depuis sa classe (de géographie)

la chute est, on s'en doutait, d'une naïveté et d'un optimisme confondants, dans un recyclage idéologique ignorant la crise, qui vint deux ans plus tard. C'était encore le rêve d'un capitalisme global comme système qui s'équilibrerait, in fine, pour le bien de tous, chacun-e restant à sa place, la richesse des un-e-s faisant le bonheur des autres dans leur misère durable

Ce que j'en retiens, c'est un certain rapport avec l'idée que toute lutte locale mettant en cause cet équilibre global, en étant confrontée au limites de reproduction de ce système, prend valeur d'événement mondial, comme le disait RS/TC à propos des émeutes de novembre 2005 en France, ou comme on a pu le voir en Grèce, et depuis longtemps au Moyen-Orient, en Asie, ou avec le blocage actuel des marchés, la faute aux "pays émergents"

[Bernard Lyon, SIC n°1, Le pas suspendu de la communisation, 2009]

pour aller plus loin, vers la crise de reproduction généralisée du système capitaliste, c'est partout localement qu'elle provoquera, telle une réaction en chaîne, l'effondrement de l'équilibre global, le faisant trembler sur ses bases structurelles. C'est alors qu'on peut imaginer la possibilité que des attaques locales démultipliées, tout en affrontant chacune son problème particulier dans ses spécificités, participe d'un mouvement d'ensemble, d'un 'moment conjoncturel révolutionnaire', et déclenche ce que l'on nomme "communisation"

autrement dit, à l'inverse d'Attac , qui envisageait la régulation d'un capitalisme vertueux, depuis le haut, par des organismes démocratiques internationaux imposant leurs bonnes intentions aux maîtres du monde, nous pouvons désormais envisager la prise en main des choses d'en haut par le bas, et renouer avec l'esprit anarchiste des premier-e-s communistes internationalistes :

« l'émancipation des travailleurs sera l'œuvre des travailleurs eux-mêmes » Adresse inaugurale de l'AIT (Association Internationale des Travailleurs, future Première Internationale), issue du Congrès ouvrier européen de septembre 1864, et rédigée par Karl Marx en octobre

ironie de l'histoire, Marx n'était pas 'citoyenniste', et pourtant, trois semaines avant la Commune de Paris, il s'adressait à la population de Londres au nom de l'AIT, en ces termes...

[« Citoyens, c'est avec un profond sentiment de douleur que nous voyons ici l'avenir de la Société internationale des travailleurs compromis par la façon d'agir d'un certain nombre de ses membres... Appel signé de Karl Marx, Affiche dans Londres, 28 février 1871, 3 semaines avant la Commune de Paris]

ainsi, Marx, s'adressant à la population londonienne, évoquant « la force de l'émeute », mettait en cause les précurseurs français d'ATTAC, tels que j'ai pu, sous contrat avec l'État français, avoir pour patron un ancien ouvrier, « personnalité honorable et bien connue », devenu Président d'ATTAC France, parvenu ainsi « aux premières places de la République » comme Directeur de Cabinet d'un ministre "communiste". En 2012, il appelait à voter François Hollande « sans soutien politique »... [texte complet]

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par les mots. TOUT DE SUITE

Il n'y a pas ici de CHAGRIN pas de MYSTERE pas d'OUBLI 
Il y a du BOULOT pour 
TOUS 
Il n'y a pas de BOULOT pour tous 
Il y a pour tous du 
BOULOT 
Pas de MYSTERE il y a un CHEMIN 
Un CHEMIN de PAROLES, un CHEMIN d'ACTES de PAROLES

Il y a un CHEMIN, un BON CHEMIN avec des CHEVAUX FOUS d'AFRIQUE NOIRE, des ESPRITS CLANDESTINS, des TÉMOINS OUBLIÉS dans le NOIR, il y a du BOULOT pour TOUS

LIVRE SANS NOM juillet 1990

travailler : un privilège de plus en plus précaire

précarité, emploi des femmes et des jeunes : trois décennies de France au travail Le Monde 29 janvier

anti-journal > 18 février 2014 l'odeur de l'abolition, le goût de l'abolition... mais pas encore l'abolition

Un marché de l'emploi féminisé, précarisé et toujours marqué par les inégalités… Depuis trente ans, la France du travail a accentué les dynamiques à l'œuvre pendant les « trente glorieuses ». Grâce à son immense base de données, l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dresse de notre pays un tableau complet dans un document baptisé « Trente ans de vie économique et sociale », rendu public mercredi 29 janvier. A travers les colonnes de chiffres se dessine une France de moins en moins industrialisée  – le poids du secteur secondaire dans l'économie est passé de 19,5 % en 1982 à 10 % en 2012 –, où la consommation de masse a fait exploser les grandes surfaces alimentaires, dont le chiffre d'affaire global est passé de 26 milliards à 70 milliards en trois décennies.

Emergence et précarisation des femmes L'émergence continue des femmes sur le marché du travail est un des faits remarquables des trente dernières années. Alors qu'elles n'étaient que 9 millions en 1982, les femmes sont aujourd'hui plus de 12,6 millions, quasiment à parité avec les 13,6 millions d'hommes (alors que seulement 39 % des actifs étaient des femmes en 1975). Sauf que cette émergence n'a pas suffi... 30 % sont à temps partiel, contre 16 % en 1975.

Les femmes toujours moins bien payées leurs salaires sont toujours très inférieurs à ceux des hommes, sans qu'aucun rattrapage ait eu lieu en trente ans. Pire, la différence s'est accentuée entre 1995 (environ 4 300 euros par an pour un équivalent temps plein) et 2012 (5 150 euros).

anti-journal > 18 février 2014 elle s'est quand même payé un journal !

Un marché qui se ferme aux jeunes L'autre fait remarquable est la chute du nombre de jeunes travailleurs. En 1982, plus de 45 % des 15-24 ans étaient en poste. Ce taux a chuté à 28,6 % en 2012. Plusieurs raisons à cela : les études, qui durent de plus en plus longtemps, mais aussi un marché du travail de plus en plus frileux à intégrer la jeunesse. Le taux de chômage des moins de 25 ans est passé de 6,8 % en 1975 à 23,9 % en 2012.

De moins en moins de jeunes actifs Et ces jeunes travailleurs sont de plus en plus précarisés. Sur l'ensemble du marché de l'emploi, le CDI reste la norme, mais a reculé de 94 % à 87 % des contrats signés entre 1982 et 2012. Chez les moins de 25 ans toutefois, l'hémorragie a été beaucoup plus forte. En 1982, 77 % des contrats signés par les jeunes étaient des CDI. En 2012, ce taux était tombé à 47 %.

anti-journal > 18 février 2014 les jeunes, c'est pas comme avant, ça sait vraiment pas quoi faire de son temps

(à suivre dans l'article ci-dessous, du Figaro)

emploi : la précarité s'aggrave pour… ceux qui la subissent déjà Le Figaro 6 février

ANALYSE - Plus de 80 % des embauches se sont fait en CDD au troisième trimestre 2013. Pourtant, la proportion de CDD dans l'emploi total n'augmente pas. Explications de ce paradoxe.

Le contrat à durée indéterminée (CDI) est-t-il en train de disparaître en France ? Les statistiques de recrutement pourraient le faire craindre. Au troisième trimestre 2013, 82,6 % des embauches en France se sont faites sous forme de CDD, selon les données publiées ce jeudi par le ministère du Travail. La part des CDD dans les embauches s'est envolée avec la crise, passant d'une moyenne de 72 % au milieu des années 2000 à plus de 78 % en 2009, pour ensuite ne plus redescendre sous les 80 % depuis 2012 (et culminer à 83 % au premier trimestre 2013).

Pourtant, malgré cette précarisation des embauches, les CDI représentent encore la très grande masse des emplois en France. Selon l'Insee, en 2012, 86,5 % des salariés travaillaient en contrat à durée indéterminée. Plus étonnant encore, le taux de postes précaires (CDD, intérim) dans l'emploi total a peu progressé ces dernières années, se stabilisant entre 11 % et 12 %. De quoi y perdre son latin!

anti-journal > 18 février 2014 du contrat de travail à... anti-journal > 18 février 2014 à... anti-journal > 18 février 2014 à...

Official Hooligan Music

Première explication à ce paradoxe : les entreprises peuvent avoir le même nombre de postes dédiés aux CDD et les faire tourner plus vite, avec des contrats plus courts. Les entrées, et les sorties de CDD sont alors plus nombreuses. Ce que confirment les statistiques. Les fins de CDD représentent une part plus importante des sorties d'emploi (10,2 % au troisième trimestre 2012, contre 7 % avant la crise de 2008). Et en dix ans, le nombre de CDD de moins d'un mois a plus que doublé, passant de 1,8 à 3,7 millions entre les troisièmes trimestres 2003 et 2013. En ce sens, la précarité des précaires s'est accrue, tandis que les autres salariés restent protégés : un signe supplémentaire de la dualité du marché du travail français. Il n'est pas certain que la surtaxation des contrats courts, décidée par les partenaires sociaux en janvier 2013, change la donne.

L'autre phénomène est moins déprimant. Si les entreprises embauchent d'abord en CDD, elles transforment ensuite régulièrement ces contrats en CDI. En somme, le CDD sert aujourd'hui de «super période d'essai». Plus que jamais, il est la porte d'entrée des jeunes dans le marché du travail. Mais avec, là aussi, de fortes inégalités : dix ans après leur sortie du monde éducatif, plus de 20% des jeunes non diplômés sont en emploi précaire, soit une proportion deux fois plus élevée que l'ensemble des salariés français.

 

un feuilleton à perdre son temps... de travail

viré-e-s sans distinction de genres

Coop Normandie Picardie : une 3ème plan social annoncé Ouest-France 6 février

   ce sera la mutation...         des magasins pas comme les autres

anti-journal > 18 février 2014 ... anti-journal > 18 février 2014

2012 - En difficultés ces dernières années, la Coop de Normandie-Picardie teste un nouveau concept pour son enseigne Le Mutant. Sans vouloir renier le discount dur de ses origines, la coop a opté pour une ambiance générale plus marchande. Une dose de soft-discount dans la lignée du nouveau concept Aldi en cours de déploiement en Belgique et en Allemagne. Linéaires avril 2012

Le groupe a déjà procédé en 2011 et 2013 à des plans sociaux qui ont abouti, dans les deux cas, à la suppression de 130 emplois. Le PSE (plan de sauvegarde de l'emploi) sera présenté devant le comité central d'entreprise (CCE) le vendredi 14 février. Tout en refusant de communiquer à l'avance sur ce plan, ce que la loi interdit, le directeur général Stéphane Barré a indiqué que, pour les plans précédents, les chiffres étaient très différents au départ et après négociations. "Dans notre société, on privilégie toujours le maintien de l'emploi et, dans les deux cas précédents, après négociation, les suppressions de postes ont été divisées par deux", a-t-il affirmé.

Selon la fédération générale des travailleurs de l'agriculture et de l'alimentation Force Ouvrière, 382 salariés sont concernés par le PSE. La FGTA-FO et le syndicat FO Coop-Normandie-Picardie dénoncent ce nouveau plan social et feront tout ce qui est en leur pouvoir au travers de leurs élus du Comité central d'entreprise pour examiner en détail les dispositions du PSE", a indiqué le syndicat dans un communiqué. "L'objectif sera notamment d'obtenir un accompagnement de qualité pour offrir aux salariés concernés de véritables perspectives de reconversion", a-t-il ajouté. Appartenant au groupe Coop, CNP fonctionne selon les règles de la distribution coopérative : il ne compte pas d'actionnaires mais des sociétaires auxquels sont reversés une partie des bénéfices, ce qui n'est pas le cas actuellement. Depuis plusieurs décennies, le mouvement coopératif de distribution est progressivement grignoté par la concurrence des grands groupes privés de la grande distribution, et a disparu dans plusieurs régions françaises.

le plan social de la R&D de Sanofi finalisé en février, selon ses dirigeants L'Usine Nouvelle 6 février

anti-journal > 18 février 2014 en attendant la fin,  restez couverts !

Les résultats annuels 2013 de Sanofi sont dans le rouge... le groupe pharmaceutique devrait boucler son plan de restructuration...

Bientôt la fin du plan social, promet Sanofi. En juillet 2012, le premier groupe pharmaceutique français avait annoncé un grand plan de restructuration, concernant notamment sa R&D hexagonale. Dénoncé par les syndicats, qui étaient parvenus à en faire retoquer une partie par la justice en mars 2013. Après dix-huit mois de négociation avec les partenaires sociaux "on est arrivé à un accord de principe en décembre », explique le président monde de la R&D de Sanof. « Il y a encore des discussions en cours." Ce plan est en effet loin de faire l’unanimité au sein des syndicats. Si la CFDT et la CFTC, majoritaires, ont donné en janvier leur accord aux mesures d'accompagnement proposées, la CGT et la CFE-CGC refusaient de les signer.  "Nous espérons que ça pourra se conclure de manière définitive ce mois-ci, dans les semaines qui viennent... cet accord "permettra d'effacer les difficultés sociales et d'avancer".

Objectif de la restructuration de la recherche chez Sanofi ? Aller vers "beaucoup plus d'innovation ouverte, beaucoup plus de médecine translationnelle, beaucoup plus de biologie... la possibilité à nos équipes de renforcer la biotechnologie en France... un retard qu'on doit rattraper".

Si 45% du chiffre d'affaires et 80% du portefeuille en R&D de Sanofi sont désormais constitués de thérapies biologiques (anticorps, insuline..), ces dernières viennent encore peu de découvertes en interne, regrettent les dirigeants.

La restructuration ne remettra pas en cause la présence du groupe dans l’Hexagone, affirme la direction. "Normalement, lorsqu’on fait un plan social, c’est pour baisser les coûts. Ce n’était pas le cas pour nous. 40% de notre R&D est en France, et 50%  de nos effectifs. Mais Sanofi ne peut revenir à l’innovation que si nous adaptons en France le même modèle que celui que nous avons mis en place il y a deux ans dans le reste du monde." Soit des centres de recherches spécialisés au cœur d’un écosystème privilégié, comme le "hub" américain développé par Sanofi à Cambridge, près de Boston.

 

L'histoire ne dit pas si « l'écosystème privéligié » est à l'abri des tempêtes sociales.

ADS-Airbus aviation défense espace, 5000 suppressions d'emplois en France et en Europe ?

les salariés d'Astrium Toulouse manifestent contre le plan  social  Le Point 6 février

anti-journal > 18 février 2014 face aux plans sociaux du capital, plus de programme social du prolétariat

Le mouvement de décembre 2013 reprend...

Les salariés d'Astrium Toulouse ont manifesté jeudi après-midi devant le siège de leur maison-mère Airbus Group (ex-EADS) pour protester contre le plan de suppressions d'emplois du groupe qui frappe particulièrement leur unité de fabrication de satellites, a constaté un journaliste de l'AFP. Environ 1.700 personnes, selon les estimations similaires de la police et de l'intersyndicale (CFE-CGC, CFDT, CGT, FO, CFTC), ont défilé en début d'après-midi à Blagnac, dans la banlieue de Toulouse, entre le siège de la filiale d'avions commerciaux d'Airbus et celui du groupe. Au moins 1.200 des 2.600 salariés (3.400 avec les intérimaires et les filiales) d'Astrium Toulouse ont dénoncé la suppression au nom de la compétitivité de 396 postes sur leur site situé à l'autre bout de la ville alors que leur entreprise est bénéficiaire.

Ils ont reçu le renfort de plusieurs centaines de syndicalistes d'Airbus, qui n'est pas touché par le plan, de salariés du siège d'Airbus Group, où les suppressions risquent d'atteindre 110 postes sur 700 environ, et d'une délégation de "Test et Services" (branche défense) en cours de cession.

"On va leur faire passer le message concernant l'incohérence du nombre de réductions d'effectifs par rapport au plan de charge, l'incompréhension des salariés quant aux synergies du regroupement de l'Espace et de la Défense, qui n'ont que très peu d'activités communes", a déclaré Thierry Préfol, délégué syndical central de la CFE-CGC, majoritaire chez Astrium Toulouse. "Non à la casse de l'espace!", ont scandé les manifestants, dont 500 portaient un masque blanc symbolisant les suppressions d'emplois à Toulouse.

Une délégation intersyndicale a été reçue par le directeur des ressources humaines du groupe, Thierry Baril, et le directeur de la branche espace, François Auque. Le cortège s'est dispersé sans incident au bout d'une heure en plantant les masques sur les grilles du siège. La prochaine réunion d'information des comités européens du groupe et de ses branches sur le plan social se déroulera le 20 février et les jours suivants. La nouvelle division Airbus Defence and Space (ADS) regroupe les anciennes divisions Cassidian (défense), Astrium (espace) et l'activité avions de transport militaire d'Airbus. ADS devrait perdre 5.290 emplois en Europe sur un total de 42.600, et 514 suppressions sont prévues dans les fonctions centrales (ressources humaines, finances, communication, etc) du groupe. Au sein d'ADS, le plan doit supprimer 2.470 emplois chez Astrium et 2.620 chez Cassidian, ainsi que 200 emplois chez Airbus Military.

En France, Astrium est le plus visé avec 1.070 suppressions d'emplois sur environ 7000 salariés, dont 396 suppressions à Toulouse, 309 aux Mureaux (Yvelines) et 213 près de Bordeaux.

le plan social d’IBM France validé, de nouveaux départs en 2014  ZDnet 24 janvier

24.500 emplois supprimés en 15 ans. Il en reste 7.800

anti-journal > 18 février 2014 anti-journal > 18 février 2014

Dénonçant un PSE « inique », « sans justification économique » et « notoirement insuffisant », la CGT avait attaqué devant la justice le plan social d’IBM France prévoyant la suppression de 689 postes. Le syndicat n’a cependant pas obtenu satisfaction auprès du TGI de Nanterre. Aucune des critiques formulées par la CGT n’a convaincu les magistrats qui ont par conséquent débouté la CGT de sa demande d'annulation du plan de sauvegarde ainsi que de toutes ses autres demandes.

Des mesures « suffisamment incitatives par les salariés »

La fédération jugeait par exemple insuffisantes les mesures de reclassement interne et le plan de formation. Pour le TGI de Nanterre, au contraire, les mesures prises « sont complètes et précises ». Elles sont même considérées comme « suffisamment incitatives par les salariés » car ayant permis d’atteindre 242 « permutations de reclassement interne ».

C’est un échec pour la CGT – débouté en novembre de sa demande de suspension –, qui déjà fin 2013 s’était retrouvé isolée des autres organisations syndicales. Le PSE avait fait l’objet d’un amendement en octobre 2013, signé par trois syndicats. Une pétition de salariés appelait en outre la CGT à renoncer à ses actions en justice, rapportait ChannelNews en octobre. Et ce car la direction d’IBM France avait fait des concessions, renonçant ainsi à tout licenciement contraint.

Il faut dire que 950 salariés s’étaient portés volontaires au départ, quand le projet prévoyait lui 689 suppressions de postes. IBM s’était donc engagé à reclasser en interne les salariés dont le poste était concerné par les suppressions.

IBM France un "serial job killer" Déboutée, la CGT regrette ce jugement. « Le tribunal occulte la question essentielle : un PSE a-t-il pour finalité d’éviter les suppressions d’emplois ou au contraire de les faciliter ? » interroge les représentants  syndicaux de la CGT IBM France. Car selon eux,  « IBM reste plus que jamais un "serial job killer" », avec un nouveau plan de 400 suppressions d’emplois au 1er semestre – et potentiellement un second, toujours en 2014, portant lui sur 200 emplois. En conséquence, « en 15 ans, 24500 emplois ont été supprimés, il n’en reste plus à ce jour que 7800 » indique la CGT, qui fera appel du jugement du TGI de Nanterre,

« dans l’intérêt commun des salariés d’IBM et de la lutte nationale contre le chômage »

produit en France, syndiqué en France, viré en France... viré de France ?

anti-journal > 18 février 2014 anti-journal > 18 février 2014 le pôle en fonte, une valeur sûre

le Lutetia: le TGI se déclare "incompétent" pour statuer sur le plan social FashionMag 4 février

anti-journal > 18 février 2014 la lutte ou le Lutetia ?

PARIS, 04 fév 2014 (AFP) - Le tribunal de grande instance de Paris, saisi par le comité d'entreprise de l'hôtel Lutetia et la CGT, s'est déclaré mardi "incompétent" pour statuer sur le plan social présenté par la direction de l'hôtel avant l'engagement de travaux, a-t-on appris auprès de la CGT. Le célèbre hôtel parisien doit fermer pour trois ans de travaux et a présenté en septembre un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) concernant 211 salariés de l'établissement...

le TGI se déclare "incompétent pour statuer"... "la loi du 14 juin 2013, relative à la sécurisation de l'emploi, donne compétence exclusive au tribunal administratif, au fond et en référé"... "Cette nouvelle loi est une catastrophe pour les licenciements économiques. Nous sommes très ficelés par les textes", a déploré auprès de l'AFP Claude Levy, de la CGT des hôtels de prestige. "La direction va continuer son calendrier et faire ses propositions aux salariés. Ceux qui accepteront rentreront dans le cadre du plan social et ceux qui refuseront, soit partiront via un plan de départ volontaire, soit seront licenciés", a expliqué Claude Levy. Selon lui, la dernière version du plan social prévoit que les salariés qui accepteront d'être placés en activité partielle percevront 70% de la rémunération brute et les salariés dit "fragiles" 85% (de plus de 50 ans et en incapacité partielle de travail).

L'hôtel a été racheté en 2010 par le groupe israélien Alrov.

à quelque chose malheur est bon ?

Ceux et celles qui perdront leur boulot auront tout loisir aux jeux-vidéos, à condition de bien choisir leur machine

Disney Interactive annonce un plan social important Jeux-Vidéos.fr 4 février

anti-journal > 18 février 2014 « À tous ceux qui pénètrent dans cet endroit enchanté - bienvenue.  Ici, les anciens revivent les souvenirs plaisants du passé et les jeunes peuvent goûter aux défis et promesses du futur... avec l'espoir d'être une source de joie et d'inspiration pour le monde entier. » Walt Disney

Forte de 3000 employés, l'entité centrée sur le jeu vidéo s'apprête à licencier une partie de son personnel comme nous l'apprend le Wall Street Journal... Ce sont même « plusieurs centaines » d'évictions au sein du groupe qui sont évoquées. Cette vague de licenciements pourrait débuter dès demain 5 février quand les résultats du trimestre seront dévoilés. Raison invoquée : des résultats médiocres de cette branche de Disney qui n'aura connu que deux trimestres positifs au cours des cinq dernières années. La faute en incombe également au rachat de Playdom, spécialiste du développement de jeux pour réseaux sociaux. Cette branche, acquise en 2010 pour 563 millions de dollars, ne parvient pas à décoller comme elle le devrait sauf dans le cas de Marvel : Avengers Alliance. Dans le même temps, Disney Infinity s'est écoulé à 3 millions d'exemplaires depuis sa sortie en août 2013 : reste à savoir si ce résultat est conforme aux objectifs de l'éditeur.

Mais ceux qui n'aiment pas jouer ont d'autres solutions, et manquent de pratique théorique, qu'ils demandent à Claude Guillon

suicide : « un plan social multiplie les risques par quatre ou cinq » Le Figaro 31 janvier

anti-journal > 18 février 2014 il pourrait au moins attendre d'être licencié

Il y a entre 11.000 et 12.000 suicides chaque année en France. Mais il existe très peu de chiffres sur la part d'entre eux provoquée par le travail, car il est difficile d'établir le lien de causalité. Un suicide qui intervient sur le lieu de travail est d'office qualifié en accident de travail. Mais très souvent, le passage à l'acte est multifactoriel. Dans le monde de l'entreprise, il existe plusieurs facteurs prédictifs: l'épuisement professionnel bien sûr, mais aussi les erreurs de management par rapport aux capacités professionnelles d'un salarié. De même, les mutations répétitives provoquent une érosion de la capacité d'adaptation du salarié. Cela s'est beaucoup vu à La Poste. Le harcèlement, les atteintes à la dignité, la «mise au placard» sont également des facteurs à risque. Enfin, les incertitudes liées à l'avenir, provoquées par exemple par un plan social, sont facteur d'anxiété. Le travail n'est plus un facteur de protection contre le risque suicidaire et dans certains cas, il devient même un facteur précipitant. Le contexte économique actuel favorise-t-il le mal-être au travail ? La multiplication des plans sociaux créé une précarité virtuelle intégrée chez un salarié. Il voit qu'il y a trois millions de chômeurs depuis des années, et que ce chiffre ne baisse pas. Il se demande comment il va faire s'il descend du train de l'emploi. Car la perte d'un emploi signifie la perte du lien avec les autres, de sa capacité de projection, de création... Quelqu'un touché par un plan social aujourd'hui tombe dans un système de retour à l'emploi inefficace. Les entreprises se défaussent sur des prestataires extérieurs pour reclasser les salariés licenciés. Ces cabinets de redéploiement professionnel reclassent au mieux 70% des salariés, et le reste se retrouve rapidement au RSA un an et demi après. Voilà pourquoi lors d'un plan social, le risque suicidaire est multiplié par quatre ou cinq. Est-ce qu'il y a une prise de conscience de ce risque de la part des pouvoirs publics ?

Bien sûr, les choses ont beaucoup évolué entre 2008 et 2011. Il y a eu de nombreuses commissions sur le sujet auxquelles j'ai participé au Sénat, à l'Assemblée nationale ou à Matignon. En septembre dernier, la ministre de la Santé Marisol Touraine a mis en place un Observatoire national du suicide, qui travaillera notamment sur cette problématique. Nous appelions à sa création depuis plusieurs années, notamment par «l'appel des 44» au printemps 2011, dont j'ai été à l'initiative. Dans l'entreprise, la prise de conscience doit se faire à trois niveaux: la management, la médecine du travail et auprès des représentants du personnel.

Il faut développer le travail sain, c'est-à-dire adapté aux capacités de l'individu qui doit garder une certaine liberté dans son travail, et dont les qualités doivent être reconnues. C'est à ce prix que l'on évitera de nouveaux drames.

j'ai masqué le nom de ce conseilleur pour le protéger de l'abolitionnite immédiatiste (une maladie d'activiste), mais voici en relation mon expérience de privilégié : éloge de mon placard (17 novembre 2011) dans Gloses sur une indisposition au travail

6 février 2014

demandez le programme

si j'avais 17 ans, et si j'étais sérieux c'est sûr, ça me gonflerait dur, ces causettes de vieux

les programmes n'engagent que ceux qui en avaient texte complet dans  penser les abolitions contre le capital : une nouvelle période s'ouvre

anti-journal > 18 février 2014 anti-journal > 18 février 2014 critique du programme ? en gros tard

discuteurs programmés ou acteurs du moment présent ?

Que faire, aujourd'hui, d'une discussion sur le "programmatisme ouvrier" (la révolution communiste comme prise du pouvoir d'État). Qui s'en soucie, hors les historiens du communisme, et les vieux militants ? Certes, dit le proverbe africain, si tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens. Les jeunes générations seraient-elles tentées de repasser les plats ? Je ne le vois nulle part, hors chez des attardé-e-s de l'encartage, fossiles ou vrais demeurés,  et autres Bellacio-istes, car le démocratisme radical est un programme sans révolution ni réalisme.

Le programme ouvrier était communiste, il a produit le "communisme d'État", le "communisme de caserne", un "capitalisme d'État",  toutes expressions approximatives [...]

À l'inverse aujourd'hui, l'alternative démocratique est pure utopie. Peu importe qu'elle soit une "utopie du capital" : elle est irréalisable [...]

Les jeunes du moment actuel (révolutionnaires de demain ?) vivent leur temps et le regardent avec leurs yeux d'aujourd'hui, pas avec nos yeux d'hier et nos lunettes de rétropréviseurs [...]

"nous" avons certainement un déficit de jeunesse "dans nos rangs communisateurs". Mais pourquoi ressasser un passé d'ancien-ne-s combattant-e-s ? Il serait plus avisé [texte complet]

l'heure n'est pas à ressasser son passé, mais à passer le témoin

des chaînes et des gaines, sans sexe en excès

un monde de migrant-e-s -  images

anti-journal > 18 février 2014 l'espèce Schengen des chiens sanguins

Le mot chaînes est généralement bien connu des deux côtés de la frontière (en théorie, de la contradiction), ainsi que le mot chien (berger, Hot Dog, toutou...). Le mot gaine signifie (wiki) en architecture, un ouvrage de cloisons ou de panneaux ou un conduit, par exemple une gaine de ventilation (wiki).

Quelques mots de théorie : dans l'Europe de l'Espace Schengen, les immigré-e-s sont cloisonné-e-s et ventilé-e-s, puis conduit-e-s dans des gaines, sans quoi ils se comportent comme des chien-ne-s déchaîné-es et sanguin-e-s. L'espèce Schengen n'est pas tombée dans le panneau des immigré-e-s, sachant qu'illes proviennent, sans gain-e-s, de pays sanguinaires. L'espèce Schengen n'est pas raciste, elle accueille ainsi bien des Blanches et des Noires, de près, que des Noirs et des Blancs, de loin, et même de partout de moins clairement identifiables, car illes sont sans papiers, et les chiens ne distinguent pas les couleurs.

anti-journal > 18 février 2014 existe aussi en noir

L'espèce Schengen refuse la distinction de genre, elle protége toutes et tous les immigré-e-s, qui veulent un espace sans chaîne, ni gaine, et ne connaissent pas leurs limites, étant dépourvu-e-s de théorie, et prêt-e-s à tous les écarts. À cet égard, illes n'ont que leurs chien-nes à perdre.

anti-journal > 18 février 2014 et le vent efface sur le sable les traces des migrants démunis

voir aussi carte interactive des migrations avec origines et destinations 

Este es el momento de la historia en el que más gente vive fuera de su país de origen. En 2013, unos 232 millones de personas eran migrantes internacionales , 78 millones más que en 1990. Los migrantes del sur que viven en otros países del sur son tantos como los que residen en el norte. Navega por el mapa para rastrear los grandes movimientos migratorios de las últimas décadas.

¿Y si dejan de llegar inmigrantes? série d'articles en espagnol

anti-journal > 18 février 2014

LEÇON D'ÉPOUVANTAIL

ou Qu'est-ce que la philosophie ?

Dans la vase il va nu 
par les ruines / sans tunique 
mais fesse à l'air connu 
dans la vase on le nique

gratuit c'est pas de cul 
et privé de salaire 
il erre au temps perdu 
des luttes ouvrières

Ah quelle enquête ardue 
mène le pauvre hère 
pour l'introuvable du 
mouvement oublier

Plus tard où il repose on pose un écriteau 
« Un jeu de mots jamais n'abolit le vasard »

11 juin 2012, Sonnet 172

vasard

1. Dépôt de terre et de particules organiques en décomposition, qui s'accumule au fond ou au bord des rivières, des étangs ou de la mer. Synon. boue, fange, limon.Fond, goût de vase; curer la vase; déposer de la vase; s'échouer, s'enfoncer dans la vase. « Je rentrai vite mettre des bottes de chasse et je revins me promener curieusement à travers les deux pieds de fange qui débordaient par les carrefours et les bazars. Les ânes tombaient dans la boue où les fellahs marchaient pieds nus en grelottant; on tamponnait le dessous des portes pour arrêter ce flux de vase épaisse » (Du Camp,Nil, 1854, p. 53).

2. P. anal. Vase atmosphérique. Poussières, gouttelettes et autres particules en suspension descendant dans les basses couches de l'atmosphère. Il faut envisager l'existence de poussières, qui, suivant l'expression imagée de Crova, contribuent à former la vase atmosphérique dans laquelle nous vivons (Le Radium, 1919, p. 356).

3. - Au fig. Boue, fange. [La danseuse] tourne sur elle-même (...) Elle tourne, et tout ce qui est visible, se détache de son âme; toute la vase de son âme se dépare enfin du plus pur; les hommes et les choses vont former autour d'elle une lie informe et circulaire (Valéry, Eupalinos, 1923, p. 44)

histoire d'en-bas sans haut

les français de plus en plus sensibles aux inégalités sociales  France Info 5 février

 anti-journal > 18 février 2014 putain, quelle vulgarité !

Une majorité de Français jauge à 1.490 euros le revenu vital minimum pour une personne seule : c'est ce qui ressort d'une enquête de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees). Ce baromètre annuel donne une perception des coûts et des dépenses quotidiennes jugés indispensables.

L'étude montre aussi la sensibilité grandissante des Français face aux inégalités. selon les cadres et les professions libérales, il faut au moins 1.560 euros par mois ... moins pour les ménages moins aisés, barre à 1.410 euros... les habitants de l'agglomération parisienne estiment le "revenu minimum vital" à 1.620 euros et ceux des communes de moins de 20.000 habitants à 1.430 euros.  À titre de réference, le seuil de pauvreté est fixé par l'Insee à 977 euros par mois.

Les inégalités sont davantage remarquées : 90% estiment que les inégalités sociales sont en hausse depuis cinq ans, contre 70% en 2000.

L'accès aux soins est jugé insatisfaisant : Les critiques sur les soins portent davantage sur leur accès que sur leur qualité. 8/10 se disent satisfaits des médecins et des dentistes, en revanche pour 60% cette qualité dépend des revenus et du lieu d'habitation. Ce ressenti, "du plus riche, plus vite soigné" s'est même fortement accentué entre 2007 et 2013.

La perception de la retraite : 62% des Français ne se voient pas vivre dans une maison de retraite et c'est peut-être le montant de leur future pension qui les inquiète. Pour 58% le niveau de vie des retraités n'est pas enviable, ressenti comme moins bon que celui du reste de la population.

BAROMÈTRE D’OPINION DE LA DREES  SUR LA SANTÉ, LA PROTECTION SOCIALE ET LES INEGALITÉS Drees enquête 2013, janvier 2014

histoires d'eau... et de bas

le gel de l'avancement...

anti-journal > 18 février 2014 « l'asystémie de la revendication salariale » vue par « ceux d'en-bas », sans théorie

 fonctionnaires : Peillon payera, mais moins Les Échos 6 février

« contrairement à certaines affirmations, le ministère de l’éducation nationale dément formellement avoir proposé un gel des avancements et des promotions des fonctionnaires dans le cadre des discussions budgétaires.»

En clair Peillon se paye... leur tête. Pour avoir rédiger des lettres ministérielles, je crois comprendre que le gel se fera, mais dans un autre cadre. Les fonctionnaires pourront se consoler : à la saison du gel, pas d'inondation. Au printemps, la décrue est légitime, non ?

que d'eau mon Adour !

Dax : encore des questions autour d’une inondation Sud-Ouest 6 février

Alors que l'Adour continue sa décrue, l'heure est à l'évaluation des dégâts, mais... d'où vient la fuite ?

de l'eau dans le gaz

California drought sets up fracking face off  SF Gate 5 février

anti-journal > 18 février 2014 le gaz du schisme ?

Competitive Advantage & Critical Risk for Fracking Companies Daily Finance 5 février

More than half of the oil and gas wells fracked across America since 2011 lie in places suffering through drought - including California. That's one of the more eye-catching results of a hydraulic fracturing study released Wednesday by Ceres, a nonprofit group that works with investors and businesses to encourage sustainability. Ceres surveyed nearly 39,300 wells fracked nationwide and found that 55 percent were in places experiencing drought. And 36 percent were in areas where groundwater supplies are seriously depleted.[...]

"The U.S. energy boom is in full swing," said Brock, CEO of Water Standard, on a conference call hosted by Ceres on Wednesday. "There's no question our march to energy independence is gaining momentum. But caution demands that we analyze factors that can slow this growth. ... One of the primary issues we have to look at is water usage."

froid dans de l'eau qu'il était beau, qu'il était gros, mais la marée... Joseph s'est mangé un radeau

retenez son nom, Jakobshavn Glacier, trouv'rez sûrement des camarades qui savent le prononcer, mais dépêchez-vous, il fond moins mais il fout plus les boules que Berthillon, glacier parisien

anti-journal > 18 février 2014 un camarade et son canard (sic)

du sable et des larmes

Syrie-Turquie Aleppo refugee crisis after barrel bombs The Daily Star Liban 6 février

anti-journal > 18 février 2014 il va falloir attendre, mais quoi ?

The government’s barrel bomb offensive against the city of Aleppo has produced a new refugee minicrisis, as residents flee for government-controlled areas and the Turkish border ... over the last week, 1,500 families had tried to cross from rebel-held east to the western part of Syria’s commercial metropolis, where the government forces are in control... The Bustan al-Qasr checkpoint has seen long lines of people trying to make it across the divided city, it said. Citing Red Crescent sources, the outlet said a record number of 300 families made the trip from east to west in a single day... Another pro-opposition outlet, Shahba Press, cited activists who said that while the Bustan al-Qasr neighborhood retained about half of its prewar population, most of the rebel-held parts of the city further east were now down to no more than 15 percent of their prewar population...

The Syrian Observatory for Human Rights, a Britain-based watchdog, said regime helicopters dropped crude “barrel bombs” on at least four neighborhoods in Aleppo, while several other neighborhoods were targeted by regime airstrikes, killing at least five people... The Observatory said that Tuesday’s nationwide death toll stood at 182 people, of whom 23 were civilians in Aleppo, while six rebels in the province were also killed. One of the Syrian opposition’s most vocal allies, Turkey has taken in hundreds of thousands of refugees. “Camps in Kilis are at full capacity unfortunately, but there are free spaces in our other camps,” a press officer for Turkey’s state AFAD disaster agency said, referring to refugee camps near the Turkish border...

Ankara is sticking to its “open border” policy and refugees will be accepted “following necessary security controls,” the press officer said. A camp inside near the Syrian Bab al-Salameh border crossing, about 50 kilometers north of Aleppo, is also full, IHH’s Kilis media officer said, adding that numbers there had risen to 25,000 from 14,000 in the last week.

Turkish police at Oncupinar border post across from Bab al-Salameh said restrictions applied to those without passports, but that the crossing was open, with no big crowd at the gate... Further east, the Observatory said that for the last 18 days, Turkish authorities had been preventing more than 2,000 refugees, including women and children, from crossing into Turkey after they had fled the city of Raqqa. Most of them are living in the open, near to the barbed wire at the Tal Abyad border,” the British-based watchdog said... The exodus toward the border came after militants from the Islamic State of Iraq and Greater Syria (ISIS) cemented its control over the town during last month’s campaign between ISIS and an array of rebel groups.

fête des maires

hébergement : 76% des communes d'Ile-de-France hors la loi   Boursier.com 5 février

"hors-la-loi, hors-la-loi", faut' l'dire vite : est-ce qu'elles sont dans la loi, les personnes sans hébergement ? Critiquer, c'est facile ! Est-ce que j'ai une gueule d'hors-la loi ? Et - voir 19 janvier la fable dyonisienne Quelque chose noir y voir -, pour paraphraser le sous-maire du saint déni, «nous ne sommes pas opposés par principes aux évacuations qui servent à quelque chose »

anti-journal > 18 février 2014 « Nous sommes opposés par principe aux hébergements qui ne servent à rien »

En Ile-de-France, 76% des communes de plus de 10.000 habitants n'ont aucune solution d'hébergement, alors que la loi rend obligatoire l'existence d'une place d'hébergement pour 1.000 ou 2.000 habitants... C'est le constat dressé par le  Secours catholique   dans un rapport publié mercredi. Et les communes qui respectent la loi "sont souvent les moins riches telles Saint-Denis, Brétigny-sur-Orge ou Argenteuil", détaille l'association... Elle ajoute qu'il "est étonnant de constater que dans les Yvelines, les lieux choisis pour loger temporairement les demandeurs d'asile sont Sartrouville, Chanteloup-les-Vignes, Les Mureaux, Porcheville ou Trappes, c'est-à-dire les villes les plus pauvres du département".

Points noirs Le bilan n'est pas plus flatteur pour les hébergements dits "très sociaux" ou PLAI (Prêt locatif aidé d'intégration), avec 85% des communes interrogées qui en proposent moins de 10%. Là encore, les communes les plus impliquées sont les plus pauvres, comme Champigny-sur-Marne, Villetaneuse ou Montfermeil. "L'écart entre les municipalités les plus actives et celles les plus en retrait est considérable puisqu'il va de 1 (Neuilly-sur-Seine, 92) à 17 (Bonneuil-sur-Marne, 94).

Autre point noir : le nombre de domiciliations, jugé "très insuffisant" en Ile-de-France. Il s'agit de fournir une adresse postale aux personnes sans domicile stable, afin qu'elles puissent d'accéder à leurs droits et recevoir du courrier. Mais "14% des communes admettent ne pas domicilier et être donc hors la loi. En outre, cinq communes domicilient moins de dix personnes contournant résolument la loi en offrant un service manifestement négligeable par rapport aux exigences sociales", regrette le Secours catholique. Les taux les plus bas sont affichés à Montfermeil, Ville d'Avray, Vaucresson, Neuilly-sur-Seine et Levallois-Perret...

suite de la veille militaire c'est mon tour de garde

lutte politique ?

anti-journal > 18 février 2014 PDG : Président de la Défense Guerrière

Les Échos du jour reviennent sur la rencontre entre le président de la République et les PDG des groupes d'armement français (EADS Dassault, Safran Nexter, DCNS MBDA et Thales) le 15 avril. Selon le quotidien, "François Hollande a quelque peu apaisé la crainte des intéressés de voir l'industrie de la défense trop malmenée par la prochaine loi de programmation militaire". "Nous étions venus pour exposer nos problèmes d'industriels. Le président nous a encouragés à poursuivre dans notre voie, qui passe par la croissance, l'emploi, les PME ou encore l'exportation », a raconté un industriel aux Échos.

lutte médiatique ?

anti-journal > 18 février 2014 « Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi » Le Bossu Paul Féval vidéo

source SPQR mai 2012

lutte armée ! (j'attends la relève, mais si ça dure trop, je déserte)

la Chine accélère sa course à l'armement Le Figaro 5 février / recherche Military Power China

La Chine poursuit sa course à l'armement et pourrait rivaliser d'ici à 2050 avec les États-Unis sur le plan militaire. En soulignant l'accent mis par Pékin sur l'acquisition de certains matériels - avions de combat, porte-avions, drones...

En Europe, crise et austérité budgétaire obligent, elles ont diminué de 2,5% sur la même période. Un recul symbolisé par le Royaume-Uni, qui rétrograde au 5e rang, devant la France. L'essor de l'Asie est, là aussi, une constante depuis plusieurs années mais «continue d'inquiéter»

anti-journal > 18 février 2014   pour en finir avec l'humanisme théorique

L'Institut international d'études stratégiques (IISS) qui craint une «escalade». D'autant que les relations sino-japonaises sont au plus bas depuis un an en raison d'un conflit territorial en mer de Chine orientale autour des îles Senkaku, contrôlées par le Japon mais revendiquées par Pékin sous le nom de Diaoyu. L'IISS nourrit également des inquiétudes au sujet de la Corée du Nord. Son aviation est en trop mauvais état pour envisager le lancement d'une bombe nucléaire sur son voisin du Sud ou le Japon, selon l'Institut, mais «une mission nucléaire suicide à l'aide d'un sous-marin de poche n'est pas à exclure».

en relation l'Asie se livre à la plus grande course aux armements depuis la Guerre froide  Atlantico 14 janvier 2013

5 février

le 'courant communisateur' dans les luttes ? 

"N'y pensez pas trop!" Charles Trenet, 1947

à propos des commentaires de Lobo sur dndf, souvenir d'un débat de 2005 autour du texte de Bernard Lyon/TC pour Meeting3 «Bon alors qu’est-ce qu’on fait ?» [suite du texte dans Théorie Communiste Fin de parti(e) truquée]

quant au débat actuel sur dndf, je me souviens fort bien des raisons avancées par des membres illustres de Théorie Communiste et dndf (qui n'existait pas encore), pour justifier qu'ils ne participent pas aux luttes, même à côté de chez eux, dans la mesure où elles ne concernaient pas leurs intérêts immédiats, s'avéraient sans "écart", ou dans ce cas "immédiatistes". Comme si tout était bon pour, à la question Que Faire ? répondre « Nous ? Rien ! ». Quelque chose néanmoins, reconnaissons-le, leur théorie n'était pas déconnectée du cours des choses, dans ses propres limites théorico-pratiques, aujourd'hui dépassées, mais par d'autres.

'l'individu artiste' In Limine 4 février > des individualités pour la communisation, où est le problème ?

la totalité de l'artiste n'est pas celle du chercheur scientifique ou social, qui bien souvent, pour combler ses connaissances et son ignorance, ajoute un dieu quelconque, religieux, philosophique ou idéologique, dont l'artiste ne ressent nul besoin

anti-journal > 18 février 2014 autre début, In Limine ajouté aux liens

« Pour peu que l'on conserve un grain de superstition, on ne saurait qu'à grand peine repousser la conviction de n'être qu'une incarnation, un porte-voix, le médium de forces supérieures. La notion de révélation, si l'on entend par là que tout à coup, avec une sûreté et une finesse indicibles, quelque chose devient visible, audible, quelque chose qui vous ébranle au plus intime de vous-même, vous bouleverse, cette notion décrit tout simplement un état de fait. On entend, on ne cherche pas ; on prend sans demander qui donne ; une pensée vous illumine comme un éclair, avec une force contraignante, sans hésitation dans la forme – je n'ai jamais eu à choisir. […] Tout se passe en l'absence de toute volonté délibérée, mais comme dans un tourbillon de sentiments de liberté, d'indétermination, de puissance, de divinité... Le plus remarquable est le caractère involontaire de l'image, de la métaphore : l'on a plus aucune idée de ce qu'est une image, une métaphore, tout se présente comme l'expression la plus immédiate, la plus juste, la plus simple.» Friedrich Nietzsche, Ecce homo, « Ainsi parlait Zarathoustra », § 3

Ainsi donc se révèle l'individu, non pas l'être imbu de volontarisme de la société moderne, mais l'incarnation d'une singularité de forces, dont la résultante se fait sensation de puissance, de profondeur existentielle. Cet individu qui se révèle à lui-même, d'abord et avant tout, c'est l'individu du Tout, de la Totalité dont il se sent alors comme une partie intime, une finitude en même temps qu'une porte vers l'infini. L'individualisme ne saurait être un isolement « atomiste », mais l'expression diverse et indéfinissable de singularités engagées chacune à sa manière dans le processus vital, dans une « volonté » vers la puissance. Se laisser aller à sa propre expression, ou de celle que l'on croît être « nôtre », est le signe d'une contrainte par laquelle nous ne sommes plus ni les sujets ni les objets de l'Art, mais l'Art lui-même, les moments décisifs par lesquels la Création se déploie à la face du monde.

Épée scintillante à la lame tranchante qui découpe les chairs suaves des discours trompeurs et brise les os glauques des certitudes vaseuses, ce n'est nul vérité qui se révèle là... Seulement enivré de justice !

LE MARCHÉ AUX PLEURS

Pour Myriam, Mohammed, pour Toulouse et Gaza...

Reviendras-tu de tout, jamais de cette mort 
en léger différé, et qui vient par coups trop ? 
Offre à ton cœur petit, et qui s'en serre encore, 
des larmes à crédit, vendues à prix de gros

Sur le marché aux pleurs, c'est l'embarras du choix 
pour les deuils de bon ton. Il n'est possible accueil, 
hein, à toutes les douleurs du monde... Arme-toi, 
pour trier, ordonner tes chagrins, de conseils.

Quels tueurs à quels yeux sont-ils bons, aux dépens 
des victimes, dont le mérite est relatif, 
parfois d'être décédées même ? Ça dépend, 
qui préside, ou à quoi, de ce qu'on est natif...

Tu vois ce triste exemple. Un enfant c'est pas comme   
un militaire, un Français comme un Sarrasin,  
déplorer une, ou de nombreuses pertes, en somme, 
bien d'chez nous vaut souvent plus que mille voisins.

Ainsi donc, la valeur est créée par l'usage,  
l'échange un contre mille semble équilibré  
si cet un est ton frère, et si mille, un mirage. 
De loin, peut pas savoir. La presse a vu de près.

Elle a le cœur gros comme la République et 
nos armées réunies. On peut compter sur elles. 
Tous ensemble, pleurons ! La France est attaquée !  
Notre si beau pays... Sa démocratie belle...

Nos divisions président mal de l'avenir. 
Notre peuple est en pleurs.
Il a peur de son om 
bre il sait qu'
ils viennent jusque dans nos bras punir 
nos fils, nos compagnes
. Nom d'un petit bonhomme !

22 mars 2012   TEMPS BASCULÉS

la société de consommation

Europe : consommation et endettement des ménages Philippe Waechter 29 janvier dossier complet > éléments pour 'une critique del'économie politique'

anti-journal > 18 février 2014 la tendance au retard des statistiques

On observe bien la rupture à partir de 2011 au sein des pays ayant mis en œuvre des politiques d’austérité. Cela concerne l’Irlande, le Portugal, l’Italie, les Pays-Bas et l’Espagne. En Allemagne, la demande interne est dans le prolongement de la trajectoire d’avant crise, elle n’est cependant pas suffisamment forte pour compenser les ajustements au sein des autres pays. En France, la demande interne s’est stabilisée en grande partie grâce aux dépenses publiques.

recul inquiétant de la consommation dans la zone euro l'Usine Nouvelle 5 février

anti-journal > 18 février 2014 la tendance à la baisse de la légitimité du salaire

menace de déflation en zone Euro et endettement des ménages Philippe Waechter blog Natixis 29 janvier

Partout les coûts salariaux se replient et en tout cas progressent moins vite que l’inflation. La stratégie est alors de réduire les coûts en pesant sur les salaires.

anti-journal > 18 février 2014 la tendance à la paupérisation.

Dans de nombreux pays, les ménages même après 6 ans de crise sont encore fortement endettés. [...] Cela veut dire qu’il y a une fragilité des pays dont les ménages sont endettés et où le taux d’inflation est proche de 0% ou négatif.

mélange des genres

du tout un peu

anti-journal > 18 février 2014 Syrie : les milices takfiries se livrent une guerre finale et se décapitent  Afrique-Asie 4 février

Pendant ce temps, l’armée nationale syrienne avance inexorablement, soutenue par une armée de volontairesL’ex-filiale d’Al-Qaïda, qui vient d’être excommuniée par le successeur de Ben Laden, Ayman al-Zawahir, et qui se fait appeler : « l’État islamique en Irak et au Levant » (EIIL ou Da’ech) a mis a exécution sa menace d’écraser les milices rivales avec lesquelles elle mène un combat fratricide sans merci et qui s’est soldée, en quelques semaines, par l’élimination de plus de 2.300 miliciens. Cibles principales de cette guerre par attentats suicides ou voitures piégées : les commandants militaires des autres milices takfiries ou supplétives des pays étrangersMilices féminines à Raqqa À Raqqa, l’EIIL a annoncé la création de deux brigades féminines, baptisées respectivement Khansa et Oum-Rayyane. Elles auront pour mission de s’assurer que toutes les femmes qui passent à travers ses barrages le sont réellement, sachant que l’EIIL soupçonne des miliciens de se déguiser en femmes.

anti-journal > 18 février 2014 une plume anarchiste légère et lourd vêtue

blog ajouté aux liens / mise en bouche l'éthique du travail, c'est la morale des esclaves / en relationTRAVAILLER POEME

anti-journal > 18 février 2014 ici rien ne compte à part l'argent Mmm... L'Accoudoir, 15 décembre 2010

Si le capitalisme s’apprenait à l’école, les mafieux italiens seraient premiers de la classe : économie de marché, mondialisation, division du travail, flux monétaires, délocalisation… Ici rien ne compte à part l’argent. Francesco Forgione dévoile la partie immergée de l’iceberg, au mieux sous-estimée, au pire niée. L’ancien patron de la commission antimafia décrit un système effarant, d’une efficacité redoutable. Forgione raconte les cartels sud-américains, les tueries en Allemagne, le rôle prédominant de l’Espagne, gangrenée jusqu’à la moelle, l’implantation moins attendue des mafias italiennes en Australie ou au Québec. Il raconte les milliers de tonnes de drogue qui passent d’un continent à l’autre sans que personne ne semble le remarquer, les bénéfices vertigineux, qui se chiffrent en milliers de milliards d’euros. Il raconte l’étrange monopole de Buitoni à New York, les pizzerias écossaises, les cargos capables de transporter 15 millions de cachets d’ecstasy en un seul trajet.

anti-journal > 18 février 2014 Ouganda : gospels homophobes à Kampala Jeune Afrique 5 février

La peine de mort pour les homosexuels

Les églises évangéliques américaines ont trouvé en Ouganda un terreau favorable à la diffusion de leurs idées, dont le rejet de l'homosexualité fait partie :: un pays chrétien, majoritairement pratiquant, et des populations parfois déboussolées par la guerre contre l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony, la pauvreté et les longues dictatures d'Idi Amin Dada et de Milton Obote.

anti-journal > 18 février 2014 les Marocaines, libres, mais pas trop Jeune Afrique 5 février

"Dix ans après la réforme du code de la famille, les nouveaux acquis des Marocaines font l'objet d'un assez large consensus. Mais le chemin vers une pleine égalité des sexes est encore long.

Très populaire au printemps 2012, le hashtag #RIPAmina vient de faire sa réapparition parmi la Twittoma, la communauté des utilisateurs marocains du réseau social Twitter. Le 22 janvier, la Chambre des représentants a voté l'amendement de l'article 475 du code pénal, qui permettait à l'auteur d'un viol sur mineure d'échapper à la prison en épousant sa victime. Il y a deux ans, l'opinion publique avait vivement réagi à l'affaire Amina Filali, du nom de cette jeune fille qui s'était donné la mort le 10 mars 2012 en ingérant de la mort-aux-rats après avoir été contrainte d'épouser son violeur, lequel continuait de la maltraiter après leur mariage."

anti-journal > 18 février 2014 une femme voilée déshabillée dans la rue

"En tentant de réprimer les manifestations, les forces de l'ordre égyptiennes se livrent à des exactions. Dans une vidéo on voit une femme voilée se faire tabasser et dévêtir." 20 minutes 18 décembre 2011

 « la clef , n'est-ce pas justement une autre façon de construire la perspective au quotidien ? » Lucien Sève

TÔT LE MATIN UNE LUEUR 
L’ESPRIT AU JOURNAL EN PÂTURE 
DANS LE NOIR À TÂTONS L’HISTOIRE 
MENACE LE TAM-TAM DES SIGNES 
LES PÉRILS SONT EN HABIT BLANC 
MOTS CROISÉS TRAVAILLER DÉTRUIRE 
LE BLEU QUI NOUS MANQUE EST MUET 
LIVRE DE L'AUTRE 10 novembre 1990

pompier bon œil

des blogs ou des blagues ?

anti-journal > 18 février 2014 l'insurrection brûle-t-elle sa zèle ?

à propos d'Incendo genres&classes mais à valoir pour d'autres, j'avais les mêmes reproches à dndf, en attendant...

pour faire mentir une citation qui traîne sur Internet-France, "l'important n'est pas ce qu'on regarde mais d'où on le regarde", pour moi l'important est ce qu'on regarde et comment on le regarde

  • la critique du capital ne se limite pas à ce qui semble primordial, parce que dans l'air du temps, au point de faire un blog réservé à "genres&classes", d'autant que le choix d'articles évacue ce qui fait la 'prégnance' de cette double question dans le monde : femmes au travail domestique (sic), pauvres et migrant-e-s, femmes et enfants soumis à la guerre, à l'esclavage, à la prostitution, au viol... une absence plus troublante chez Incendo que sur le "forum féministe", qui ne prétend pas s'inscrire dans la lutte de classes.

où et comment est regardé ce fameux lien essentiel entre domination masculine et exploitation capitaliste ? bien la peine de nous pondre une "insurrection" de plus, sur couverture glacée.

de quelle classe parle ce blog ? de la leur ? de quelles femmes ? On comprendra que je préfère pour l'heure ne pas retrouver mon site dans les liens d'Incendo. Ne mélangeons pas les genres.

  • clarté et crédibilité : une revue de presse n'est pas critique en soi

À relayer certains comme plutôt proches - ça vaut pour la plupart des blogs qui accumulent les liens sans discernement - on en finit par perdre sa clarté et sa crédibilité. Je n'ai dans mes liens ni Le Figaro, ni Le Parisien ou Les Échos, mais j'en tire plus d'infos sur genres&classes qu'à regarder Incendo d'un point de vue abolitionniste des classes et genres.

Le seul article d'Incendo dont j'ai parlé - le 1er février, Japon : la (très maigre) place des femmes dans les entreprises -, et pour en rectifier l'information partielle devenant absurde dans le contexte genres&classes, cet article ne fait, sans mise au point, que promouvoir une stupidité sociologique et l'objectivité du journal Le Point. Cherchez l'erreur (vous en trouverez d'autres, c'est pas ma tasse de thé).

Aider à saisir l'articulation genres&classes ne peut se réduire à une revue de presse plus ou moins sélective, même joliment présentée en damier (comme un jeu de dames) : « Super !  un texte qui cause des femmes... Ajoutons-le, ça va enrichir le débat ».

  • articuler théorie critique et critique concrète quotidienne

Un texte de théorie  ne change rien à la compréhension des infos sur la réalité, soit qu'il n'est pas lu, ou pas compris, ou pas mis en rapport, ou de travers, avec l'information donnée. Or c'est ce rapport qui est capital, entre théorie et réalités, à travers ce que nous pouvons en connaître.

Ce qui importe est la critique concrète de situations concrètes, à partir d'informations crédibles sélectionnées sur des critères critiques, quels que soient les médias qui les fournissent, car on ne peut tout vérifier. Je peux me planter, mais je lis généralement les articles que j'importe, pour en retenir ou souligner les points marquants relativement à l'analyse générale du moment présent capitaliste. Inutile de reservir la messe théorique à chaque fois, au bout d'un moment, chacun-e est assez grand-e. Mais s'il n'y a aucun repère, c'est la patinoire idéologique garantie. Après on peut s'étonner que dndf passe pour « vaguement marxisant ».

Internet est plus qu'un piège à cons, Internet fabrique des cons. Apprenons à nous en garder.

  • la théorie et la pratique ?
comme quoi la critique théorique incendiaire d'Incendo par Roland Simon n'attendait que celle de leur pratique, et je m'en fais un plaisir "auto-passionnel"
  • la communisation est un combat au présent (sic) chic un renversement

la communisation n'est pas pour demain matin, mais en attendant, nous menons un combat. Un combat sérieux, qui n'est pas se prendre au sérieux. Comme l'écrit Il lato cattivo, "nous vivons dans un monde de rêve", comme si rien n'était...

passer l'arme adroite

la lutte armée

COMME SYRIEN ÉTAIT

Le Figaro pour Patlotch 10 décembre 2011
Civils 
Dont 7 enfants tués 
Par forces 
Manifestations contre

12 civils dont enfants 
12 ans péri contestation contre 
Dont enfants tués 
Femme fillette tuées

Contestation civils 
Dont adolescent tués 
Péri par balles

Personnes tuées 
Par forces 
Révolte populaire contre

sonnet 10 décembre 2011

les ventes d'armes de la France sont reparties à la hausse Le Monde 30 janvier

Les prises de commande à l'exportation des groupes d'armements français se sont élevées à 6,3 milliards d'euros en 2013, en hausse de 31 % selon les premières estimations du ministère de la  publiées mercredi 29 janvier. Elles ont représenté plus de 40 % des 15 milliards d'euros de chiffre d'affaires de la filière.

« L'année 2013 a été marquée par un retour au Moyen-Orient », selon le ministère de la défense, avec principalement des signatures en Arabie saoudite et aux Emirats. Cette région représente 40 % des prises de commande. Le reste se répartit entre l'Asie du Sud-Est (16 %), l' Afrique du Nord (11 %) et l'Amérique du Sud (9 %).

anti-journal > 18 février 2014 anti-journal > 18 février 2014 au Pays de l'Or Noir

Jean-Yves le Drian avec Cheikh Mohammed Ben Zayed Al Nahyane, en février 2013, Karim Sahib AFP Ventes d'armes, les bons clients de la France Jeune Afrique août 2013

Pour 2014, le ministère de la défense espère que les industriels feront un peu mieux qu'en 2013. Et ce, même si le contrat des 126 Rafale en Inde estimé à 12 milliards de dollars (8,8 milliards d'euros) n'était pas signé. « On n'est pas très loin du but, cela se compte en mois plutôt qu'en jours », affirme-t-on au ministère de la défense, où l'on table toujours sur la signature en 2014 de l'accord industriel entre le GIE Rafale et l'Etat Indien.

De nombreuses campagnes de prospection sont menées par les industriels avec le soutien des pouvoirs publics et du ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, notamment au Qatar ou en Pologne Mais la concurrence est de plus en plus vive sur les grands marchés de défense que sont les pays émergents et ceux du Golfe. Ils suscitent une compétition d'autant plus acharnée que les industriels de l'armement américains et européens ne peuvent plus compter développer, tant les budgets militaires sont réduits.

Et surtout, ils se retrouvent face à de nouveaux compétiteurs comme la Chine et la Corée du Sud. Ce pays, qui était importateur de matériel militaire voici une quinzaine d'années, exporte désormais pour près de 2 milliards de dollars d'armes. Situé à quinzième rang mondial, il pourrait remonter très rapidement dans le palmarès comme il l'a fait dans d'autres secteurs comme les télécommunications ou l automobile .

la carte des dépenses mondiales d'armement redessinée RFi 4 février

Pour la première fois depuis cinq ans, les dépenses mondiales en matière d'armement sont reparties à la hausse en 2013, et devraient augmenter de 0,6% cette année. Dans un rapport, le cabinet IHS Jane's, spécialisé dans la défense, note un glissement des dépenses de l'Occident vers la Russie, le Moyen-Orient et l'Asie, moteurs de la croissance attendue en 2014 et de la reprise prévue en 2016.

anti-journal > 18 février 2014 Boris Vian Le Petit commerce vidéo

Comme disait Jean Vian et Boris Jaurès : « le capitalisme porte des canons à vendre à ceux qui  préparent l'orage ». Je sais pas vous, mais je m'disais aussi que pour en casser autant, faudrait p'têt' continuer à en fabriquer.

à part ça, on vous donne pas de nouvelles du front armé qui vient. Point sans suspension, c'est pas l'insurrection... c'est la guerre telle qu'elle est là, de toutes intensités, du gros et du p'tit comme dans la chanson. Sûrement kya des endroits on n'est pas préparé, ceux où l'on bavarde de « LA lutte armée » autour d'un feu de CampMeeting, en buvant de l'eau fraîche. Alors ceux qui s'préparent pour de vrai, i' vont pas nous l'chanter, hein ?

plagia sans excès

Rimbaud ? ... !

MA BOHÊME Arthur Rimbaud 1870

Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J’allais sous le ciel, Muse ! et j’étais ton féal ;
Oh ! là ! là ! que d’amours splendides j’ai rêvées !

Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur !

MON PROBLÈME   Patlotch 2008  VOL QUAND ?

Je m'en irai, point hors de la poche crevée ; 
Mes amis me seront devenus d'idées all ;
L'assaut du ciel amuse, et j'étais si banal ; 
Ah ! là ! là ! Que de mœurs libérées je vivrai !  

Ma tunique parlotte et je fais dans mon froc.
- Happy poussé d'hardeur, je décroche mes bourses 
Des crimes. Ça gamberge en attendant
 la frousse. 
- Sur la toile idéelle avec rêve flou-floc 

Et que j'écouterai, debout fort sur la route,
De l'espoir d'entreprendre et de sauter le
 doute, 
Ce rouge sous mon front, contre une vaine peur ; 

Où, mariant mille lieux au nombre des uniques, 
Commun des livres, je chanterai la musique 
De nos soupirs pressée, nos mains armant nos coeurs !

 

'le MEDEF en a rêvé, le PS l'a fait'

anti-journal > 18 février 2014 pas le genre à rigoler avec les patrons

les inspecteurs du travail en grève Le Monde 3 février

"Une centaine d'inspecteurs du travail se sont rassemblés lundi 3 février devant l'Assemblée nationale dans le cadre d'un appel à la grève lancé par quatre syndicats pour protester contre un projet de loi qui réforme leurs services, a constaté une journaliste de l'AFP. Le mouvement, à l'appel de la CGT, FO, SUD et le SNU-TEFE-FSU devait s'accompagner d'autres rassemblements en région.

Il est lié au projet de loi sur la formation emploi et la démocratie sociale au menu des discussions parlementaires mercredi. Ce texte contient un volet sur l'inspection du travail, dans le cadre d'une réforme baptisée « ministère fort » par les services du ministre du travail, Michel Sapin. Il vise notamment à permettre aux inspecteurs d'infliger des amendes aux entreprises alors que seule la voie pénale était jusqu'ici possible.

Mais il prévoit aussi une nouvelle organisation du travail, décriée par une partie des agents, qui se sont déjà mobilisés à plusieurs reprises contre le projet, qu'ils voient comme une « casse de l'inspection du travail ».

Voir Qui veut la mort de l'inspection du travail ?

"Le projet Sapin va plonger pendant plusieurs années l’inspection du travail dans une désorganisation dont pâtiront les salariés et les représentants du personnel. Cette restructuration de l’inspection du travail profitera en premier lieu au patronat, qui verra enfin exaucer un de ses vœux les plus chers : l’encadrement et la limitation de l’action de l’inspection, la caporalisation de ses agents.

Sans compter que le ministère du travail veut voir développer dans les petites et moyennes entreprises une nouvelle « ingénierie de contrôle » privilégiant l’information et le conseil plutôt que le contrôle. C’est toute l’action quotidienne de l’inspection du travail au service de la protection et de la promotion des droits des salariés qui est mise en cause." 

"pendant plusieurs années" voire... encore faudrait-il qu'il reste du travail à inspecter. Certes, la communisation aurait cet inconvénient de mettre tous les inspecteurs (et trices, pas tristes) au chômage durable. Mais qu'illes se rassurent, le poète a tout prévu. Rimbaud :

ÉTERNITÉ

Elle est retrouvée.
Quoi ? L'éternité.
C'est la mer allée
Avec le soleil.
 
Âme sentinelle,
Murmurons l'aveu
De la nuit si nulle
Et du jour en feu.
 
Des humains suffrages,
Des communs élans,
Donc tu te dégages :
Tu voles selon...
 
Jamais l'espérance,
Pas d'orietur,
Science avec patience...
Le supplice est sûr.
De votre ardeur seule
Braises de satin,
Le Devoir s'exhale
Sans qu'on dise : enfin.
 
Elle est retrouvée.
Quoi ? L'éternité.
C'est la mer allée
Avec le soleil.

anti-journal > 18 février 2014 « le Pape a été profondément attristé... qu'un SDF mort de froid ne fasse pas l'actualité »

si ya que ça pour le rendre gai, je me fais papiste :

un SDF retrouvé pendu à une balançoire Direct Matin 30 janvier

un SDF retrouvé mort dans un garage l'Est Républicain 21 janvier

un SDF retrouvé mort noyé à Pontoise RTL 19 janvier

un SDF retrouvé mort à Paris Le Parisien 12 janvier

un SDF retrouvé mort à Strasbourg l'Alsace  10 janvier

un SDF retrouvé mort à Sainte-Maxime Var Matin 9 janvier

un SDF mort et enterré au Vatican RadinRue 4 janvier

Le Pape a été profondément attristé quand il a appris la mort du sdf. En mai dernier, François avait déploré qu’aujourd’hui « trouver un clochard mort de froid ne fasse pas l’actualité », un constat qui, avait-il dit, « lui faisait mal au cœur ».

anti-journal > 18 février 2014 bien qu'ils n'aient pas d'argent, ce livre n'a pas d'odeur

" Nous côtoyons tous les jours. Souvent ils sont ivres et peinent à mendier. Ils sentent mauvais, vocifèrent et font un peu peur. Nos regards se détournent. Qui sont ces marginaux au visage ravagé ? Ce sont les clochards. Fous d'exclusion. Fous de pauvreté. Fous d'alcool. Et victimes surtout. De la société et de ses lois. Du marché du travail et de ses contraintes. Mais au-delà, c'est contre la vie même qu'ils se révoltent. Hallucinés, ivres, malades, c'est un autre et impossible ailleurs dont ils s'obstinent à rêver furieusement.

Patrick Declerck, psychanalyste et ethnologue, a suivi la population des clochards de Paris durant plus de quinze ans : dans la rue, dans les gares, dans les centres d'hébergement, au Centre d'accueil et de soins hospitaliers de Nanterre, au Samu social. En 1986, dans le cadre de Médecins du Monde, il a ouvert la première consultation d'écoute destinée aux SDF de France."

rien à voir

le corps d'une femme retrouvé dans le gave de Pau La Dépêche 10 janvier 2014

"Macabre découverte, hier matin, à Lestelle-Bétharram, dans les Pyrénées-Atlantiques. Hier matin, le corps d’une femme d’une cinquantaine d’années a été retrouvé dans le gave de Pau.[...] Elle avait quitté sa chambre d’hôtel sans un mot et laissé une lettre annonçant sa ferme intention de mettre fin à ses jours, «en sautant d’un pont de la ville de Lourdes»

PROCES VERBAL

Avoir et être

La belle passée ce matin 
au bord du canal Saint-Martin 
avait les poches dans les yeux 
le vide et le plein d'un non-lieu

L'inconnue avait pour bagage 
un sourire ingénu et pas d'âge 
elle était restée pour partir

Le crime parfait sans potin 
s'était accordé au destin 
d'une mort à titre gracieux 
sans mobile ni silencieux

La belle en guise d'oraison 
n'avait pas assez de raisons 
pour vivre plutôt que mourir

RER A, 5 décembre 2005, 8h44  LOB et GAIEMENT>

suite dans anti-journal > 4 février 2014