la nébuleuse anti-système dans la crise politique du capital en France

 

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la nébuleuse anti-système dans la crise politique du capital en France 

ouvert le 16 mars 2015

« La seule question que pose ce texte est celle de son existence, qu’est-ce que ça exprime, qu’est-ce que cela signifie maintenant ? » une remarque de Roland Simon en décembre 2013, dndf

remarque préalable : il s'agit de comprendre, d'être prévenu, pas de "dénoncer" une "confusionnisme" qui, nous l'avons vu, est dans l'air du temps comme produit idéologique, avec le rejet de la politique voire de l'économie, et des "solutions" "radicales" à prétention "révolutionnaires"... Guillemets partout pour prendre la distance d'un point de vue communiste. Notre problème, le mien du moins, n'est pas d'instituer une vaine confrontation, mais de se concentrer sur l'essentiel dans les rapports sociaux pour analyser le moment présent du capitalisme et creuser les voies d'une perspective communiste sur la base des luttes sociales significatives par leur contenu et leur ampleur

une difficulté à s'y retrouver c'est qu'il n'y a pas vraiment de solution de continuité (= de rupture) dans les variantes en débats, qui transitent de l'ultra-gauche à l'ultra-droite, le mouvement m'apparaissant essentiellement comme un aller sans retour. Il s'agit donc de discerner où se situe le pointe de rupture avec "nous", au sens de la théorie communiste de la communisation. Il est clair qu'il existe aujourd'hui à droite, au sens idéologique de la nouvelle droite initiée en 1968 par le Grece, une capacité intellectuelle de critique théorique qui dépasse celle qui subsiste à "gauche", y compris au sens où "nous" en relèverions encore dans la trajectoire historique qui fait encore sens en France. Il est tout aussi clair que les thèses qui y sont brassées ont plus de succès que les nôtres et que, même bien persuadé que ce ne sont pas les idées qui changent le monde, je ne le considère pas de bon augure

je crois important de distinguer (cf RS en exergue), ce qui relève d'un fort activisme sur internet* (vidéos, textes, radios, conférences, débats...), d'une présence de terrain que revendique Lucien Cerise « dans le milieu associatif de la relocalisation et de la permaculture, donc dans la branche environnementaliste, qui est plus anarcho-écolo-décroissante-luddite-survivaliste-situationniste que proprement marxiste, et à laquelle on pourrait associer les gens de « Tarnac » ou de Notre-Dame-des-Landes ». Mais je dois avouer qu'à cet égard, je n'ai pas d'information quant à la nature des discussions dans ces milieux que je ne fréquente pas, et dont je tiens l'impact réel sur les rapports de classes comme assez peu significatif, peu massif, et moins important que les aspects populaires et populistes qui traduisent le moment actuel de la crise des représentations politiques

22 avril 2015

un négationnisme peut en cacher un autre 2 (le 1 est, à propos de la Guadeloupe, c'est au présent que nous luttons contre la classe du racisme)

il faudra bien, à défaut de dénoncer à tord et à travers, s'expliquer pourquoi et comment, après la fuite des résistances anti-nazis et anti-fascistes dans la "seconde guerre mondiale", après les casseroles négationnistes de la Vieille Taupe et de l'ultragauchisme dans les années 90, est possible aujourd'hui un discours promouvant la communisation sur Radio-Nostalgie, chez les catholiques intégristes d'extrême-droite - voir la nébuleuse anti-système dans la crise politique du capital en France. Il faudra bien s'expliquer pourquoi et comment l'on a , dans ce milieu radical issu de 68, certains qui nient la race mais font si grand cas de l'antisémitisme  - tout aujourd'hui sauf un racisme de classe - et ceux à l'opposé qui nient la race alors qu'ils sont issus de la bourgeoisie française blanche, raciste et fasciste du pétainisme et des guerres coloniales. S'ils se haïssent si cordialement, c'est aussi sur le terrain de ce qu'ils partagent, une idéologie des élites intellectuelles bien de « chez nous ». Et puis il y a ceux, entre les deux, qui se taisent, courageusement, comme d'hab', en attendant la fin

(extrait de Ne lisez pas / Lisez Dauvé ? la fin d'un oukaze héros (ne lisez pas zéro) de la théorie révolutionnaire)

1er avril

discussion sur la cousinisation (de la communisation)

une critique de Cousin ? (voir plus bas Francis Cousin)

pas seulement, car expurgé du style particulier du "Marx a tout dit", ce pourrait être, à quelque chose près, une critique du courant communisateur canal historique, du moins en a-t-on vu de ce genre [...]

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notre époque épique : Sorel, So what ?

La production et son mythe (à propos de Georges Sorel) Gilles Dauvé DDT21

La maladie  / Diagnostic & remède : « la morale des producteurs » / La méthode : mythe & violence  / Du syndicalisme révolutionnaire à Lénine après un flirt monarchiste / La société des producteurs

Un sorélisme au 21e siècle ?

Un siècle plus tard, ce que critiquait Sorel (démocratie, syndicalisme de collaboration, progressisme…) triomphe, et ce qu’il prônait a disparu : syndicalisme révolutionnaire, mythe de la grève générale, violence revendiquée… L’impératif sorélien était pour la classe ouvrière de se séparer des autres classes, ce qui suppose de croire aux classes et à leur lutte. Aujourd’hui, l’idée de « frontières de classe » semble désuète, et la perspective largement partagée est de rassembler un vaste peuple contre 1% de dominants. La critique contemporain est bien plus imprégnée des visions de Jaurès, Guesde, Bernstein, Kautsky, voire de Proudhon (mutualité, banque du peuple et crédit gratuit trouvent une nouvelle jeunesse dans l’économie sociale et solidaire).

Pour autant, si l’espérance placée par Sorel dans les syndicats comme agent révolutionnaire s’est évanouie, ce qui la fondait  – le travail et l’économie – passe encore pour indépassable. Quand Sorel se demande « comment il est possible de concevoir le passage des hommes d’aujourd’hui à l’état de producteurs libres travaillant dans un atelier débarrassé de maîtres » (199), cette phrase ne déparerait pas l’immense majorité des livres qui se veulent aujourd’hui critiques du capitalisme.
[...]
Il n‘y avait aucune critique de l’économie chez Sorel qui la réduit à la production, contrainte aujourd’hui, coopérative demain. Un siècle plus tard, l’économie est encore comprise comme ce que les dominants organisent à leur profit, et qu’il faut leur reprendre. Quant au travail, il ne s’agirait pas de l’abolir, seulement de le réduire, de le partager, de l’écologiser. On continue à séparer le moment de la production de celui de la consommation, à penser en termes de productivité, et si l’on parle de supprimer l’argent, c’est pour mesurer la valeur en monnaie locale et populaire.

Une société du travail, même du travail en commun, associé, autogéré, raccourci, adouci, éthique… reste une société capitaliste.

encore un texte bienvenu, puisqu'on l'aura remarqué, Georges Sorel revient aujourd'hui dans l'idéologie française néo-fascisante, au sein de ce que j'ai appelé la nébuleuse anti-système dans la crise politique du capital en France. Par simple recherche avec Google et hors les références historiques, on tombe en vrac sur Alain de Benoist, Proudhon, Radio Nostalgie, Les Identitaires, Lucien Cerise, Égalité&Réconciliation (Soral et Dieudonné)... bref, ajouté à tous ceux qui s'en réclament à gauche de la gauche jusqu'à des anarchistes croyant pouvoir faire le tri entre un bon et un mauvais Sorel, une bonne et une mauvaise production par le travail... en commun : sur quoi Gilles Dauvé met justement le doigt

de quoi rêver d'alliances politiques adéquates à notre époque épique. Et pic et colégram

la nébuleuse anti-système dans la crise politique du capital en France

26 mars 2015

les choses qui fâchent : le national-anarchisme remonte aux années 20...

« Le national-anarchisme (ou anarcho-nationalisme) est un mouvement politique cherchant à concilier les positions anarchistes de rejet du capitalisme et de l’État avec le nationalisme, voire dans certains cas, avec le «séparatisme racial». Il trouve ses racines intellectuelles dans les écrits de Julius Evola et du néo-nazi Francis Parker Yockey, et compte Pierre-Joseph Proudhon, Michel Bakounine, Pierre Kropotkine, Léon Tolstoï, Murray Bookchin, Richard Walther Darré, Max Stirner, Jean Thiriart, Ernst Niekisch, Robert Dun, Otto Strasser parmi ses influences, malgré le fait que certains de ces auteurs se soient opposés au racisme et au nationalisme [...]

La plupart des anarchistes contemporains rejettent comme illégitime l’utilisation du terme anarchiste par ce mouvement. En effet, historiquement l'anarchisme ne se réduit pas à l'anti-étatisme, il se fonde sur le refus du principe d'autorité sous tous ces formes sociales, politiques, économiques, et religieuses. Le contrôle de la population que prône le national-anarchisme est donc en contradiction avec la volonté anarchiste de maximaliser la liberté de l'individu.

Les figures de proue du national-anarchisme sont également souvent des compagnons des mouvements white-power et néo-nazis qui recherchent directement le séparatisme racial. De plus, tous les porte-paroles connus du national-anarchisme sont des membres ou des anciens membres de groupes néo-nazis ou de partis d'extrême droite, et certains groupuscules nationaux-anarchistes cherchent à libérer des négationnistes30.

Certains anarchistes prétendent que le national-anarchisme n’est qu’un outil pour recruter des personnes aux convictions anarchistes ou prônant la suprématie blanche, en dénaturant ce qu’ils entendent par anarchie » Wikipedia

la nébuleuse anti-système dans la crise politique du capital en France

Lucien Cerise entretien avril 2013

Que pensez-vous de la production du « Comité invisible » et de la revue Tiqqun ? L'affaire de Tarnac marque-t-elle une étape supplémentaire dans la manipulation des esprits et de la répression du système contre les dissidents de celui-ci ?

J'ai lu tout ce que j'ai pu trouver de cette mouvance situationniste extrêmement stimulante. Leurs textes proposent un mélange bizarre d'anarchisme de droite, vaguement dandy et réactionnaire, tendance Baudelaire et Debord, avec un romantisme d'extrême ou d'ultra gauche parfois idéaliste et naïf. Le tout sonne très rimbaldien. La vie de Rimbaud, comme celle d'un Nerval ou d'un Kerouac, combine des tendances contradictoires : la bougeotte du nomade cosmopolite avec la nostalgie d'un retour au réel et d'une terre concrète dans laquelle s'enraciner ; mais aussi une soif d'action immanente et révolutionnaire coexistant avec le mépris pour tout engagement dans le monde et la fuite dans un ailleurs fantasmé comme plus authentique. [...]


la nébuleuse anti-système dans la crise politique du capital en France Tarnac, années 70

19 mars

« La dérive négationniste n’est pas inhérente au concept de communisation... mais cette histoire ne doit pas être prise à la légère. »

lu sur dndf, flav 19 mars 

« La dérive négationniste n’est pas inhérente au concept de communisation, mais produit d’un résidu de programmatisme bordiguiste ayant trompé beaucoup de monde dont des communisateurs. On peut en parler, mais c’est pénible que ça revienne toujours comme un cheveu sur la soupe. Autant que les commentaires relatifs à cette histoire aille se greffer sur la page mise en liens par pepe. Du moins ce serait sympa, ça éviterait de casser le fil de discussion ici. Surtout que cette histoire ne doit pas être prise à la légère. Faudrait pas que ce soit juste pour lancer un discrédit

adé « C’est parce que la crise actuelle est moment critique des appartenances que la question des identités individuelles se pose comme recherche/rénovation de nouvelles identités. »

flav : « Oui, et c’est valable pour le néofascisme : d’une part il s’agit plus d’une réaction à l’impossibilité d’une nouvelle affirmation du travail qu’à une résurgence de celle-ci. D’autre part il y a la volonté très forte de naturaliser l’individu, ce qui entraine ce néofascisme sur le terrain de l’identité en général. Et forcément aussi en particulier, comme tu le dis, il façonne bel et bien l’identité ouvrière, mais plus précisémment l’identité d’ouvriers. Et non celle d’une entité pouvant réclamer légitimement le contrôle de la production. Extrait de la ligne politique du bloc identitaire : « Ils (la gauche socialiste et droite libérale) voient le salarié comme une marchandise et une ressource comptable, nous le voyons comme une personne concrète et enracinée. » Enfin ce néo-fascisme est mise en forme de la concurrence des prolétaires entre eux

ben comme ça je me sens moins seul, et la formulation plus théorique est intéressante. Il faut aller jusqu'au bout, « la concurrence des prolétaires » sur quelle ligne ? Poser la question c'est y répondre : la ligne de couleur que définissait WEB Dubois au sein du prolétariat, et aujourd'hui la question dite notamment par les néofascistes de l'immigration (tu parles Charles...), et que j'appelle la question indigène. Dans le rapport classe, elle détermine aujourd'hui des lignes de fractures, et partant celles du débat, jusqu'à confronter au néofascisme les anarchistes, les communistes... et les communisateurs (voir ce jour discussions sur la communisation)

c'est une question théorique à considérer comme « une détermination objective » dans le cours des choses

18 mars

la nausée vue sur Internet, mais ailleurs ?

j'insiste sur le fait je ne connais pas ces milieux, encore moins côté droit. Ce que je vois, c'est la présence sur Internet, et là ya pas photo : ce qui était le plus répandu il y a 5 à 10 ans, sur des blogs d'ultra-gauche anarcho-autonomes, comme réception activiste du concept de communisation, y compris par les liens de dndf aujourd'hui moribonds, c'est remplacé aujourd'hui par des blogs "néo-fascisants" d'un aussi haut niveau d'intellectualité. Un Soral n'est là qu'un intermédiaire mais particulièrement médiatisé, entre des idéologues 'théoriciens' et le caractère populiste de la propagande, notamment en direction des banlieues et du prolétariat de toutes couleurs de peau, pour le rabattage électoral vers le FN. D'un côté ça nettoie le concept de communisation (dans le sens où le fait Dauvé par exemple), d'un autre avec ou sans le concept, ça déménage à droite...

tout se passe comme si le rapport entre théoriciens et activistes/militants était du même genre que dans Meeting et SIC, entre TC et le milieu dont Denis/Léon de Mattis était alors un 'leader objectif'. Francis Cousin, avec sa référence à Marx et son usage de la communisation comme immédiateté révolutionnaire à base prolétarienne-post-humaniste, serait le plus théoriciste de la bande, d'où mon trouble au départ, à l'immigration près... l'aporie des théories de la communisation, sauf la mienne. Ça valait vraiment le coup de virer «Endnotes» pour sa «dérive universitaire» et ses «PowerPoint», alors que ces Britanniques étaient les seuls à poser la question raciale sur la table de la communisation

tout ça une fois de plus pour la fermer, aujourd'hui sur l'activisme facho-révolutionnaire : quelle perspicacité et quel courage ! Ça me rappelle l'avant-guerre, et la critique radicalement prolétarienne du fascisme à base antisémite et de "la guerre impérialiste" : « pas notre problème », analyse dont le fond se retrouve évidemment dans le problème qu'a eu l'ultra-gauche avec le "négationnisme" revendiqué par une poignée de la Vieille Taupe, des « vieilles lunes » pour le Don Quichotte de dndf qui bavasse sur les identités comme un problème remis à la communisation, plus tard... et trop loin

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quand un facho mange le morceau

« Ce brave garçon, dégoûté de la besogne immonde qu'on lui faisait accomplir, s'était décidé à manger le morceau et à documenter les nationalistes » Léon Daudet - Au temps de Judas

à propos de « l'Insurrection qui vient » : « ultra-gauche » et « fachos », convergences et désaccords

le point de vue de Michel Drac, frère des Cousin, Cerise, Vauclin... idéologues des activistes nationalistes

« intéressant de parcourir cette « insurrection qui vient ». D’autant plus intéressant que, comme on va le voir, la pensée de l’ultra-gauche présente un certain nombre de points communs avec la nôtre »

il est intéressant de le faire du point de vue communisateur qui, dans la décennie 2000, a entretenu des polémiques théoriques avec les thèses de Tiqun et du Comité invisible. Quelques textes

- Communisation: un "Appel" et une "Invite" TropLoin 2004
- « Appel » février 2005, Meeting n°2 non publié
- Réflexions autour de "l’Appel" Denis Léon de Mattis Meeting n°2 mai 2005
- « L’insurrection qui vient », construction identitaire et alternative existentielle AC novembre 2009
- L’Insurrectionnalisme qui vient ? G. Zavier, Jacques Wajnsztejn Temps Critiques octobre 2010
- Critique de « L'insurrection qui vient » du Comité invisible (mais aussi de Tiqqun, L'Appel, Ruptures, A nos amis...) Julien Vignet et Clément Homs Critique radicale de la valeur janvier 2015

La théorie de la communisation et la question du fascisme dndf novembre 2012

Communisation theory and the question of fascism Datacide novembre 2012 The ultra left and fascism / Crisis and reaction

extraits en traduction automatique, pas le temps de faire mieux, mais le texte demanderait à bénéficier d'une traduction française intégrale correcte, puisqu'on y trouve la plupart des ingrédients relevés dans la mouvance dont parle cette page, avec ces définitions qui sont aux yeux des zombies du milieu radical des oxymores : « fascistes de gauche », « nationalistes autonomes », « anarchistes nationalistes »

« Je doute que les théoriciens de la communisation  nieraient la possibilité que le capital génère des issues meurtrières, des mesures racistes, voire génocidaire contre la révolution. Mais la question n’est pas seulement la façon dont l’État et le capital pourrait répondre sous la menace, mais la façon dont la dynamique de l’antagonisme social et la crise pourraient donner lieu au fascisme dans une version 21ème siècle par le bas.

S’il est vrai que l’incapacité du capitalisme à assurer la reproduction sociale ne peut susciter toutes sortes de tentatives collectives pour garantir une vie digne d’être vécue, il n’y a pas de raison immédiate que ces tentatives prennent une expansion, une direction internationaliste. L’expérience historique suggère qu'il est probable que beaucoup de gens pourraient se rabattre sur une sorte de solution nationale limitée, religieuse, raciale ou la famille élargie / l’identité clanique, et cherchent à assurer la survie et la reproduction de leur groupe auto-défini, si nécessaire aux dépens des autres….

On peut voir des traces de cela aujourd’hui dans de nombreux pays, avec le soutien populaire à des contrôles d’immigration plus strictes, où la classe ouvrière demande de protéger sa situation de travailleur dans les pays les plus riches historiquement de l’impact de la misère ailleurs, même si le prix à payer par les autres sont les centres de détention et les décès en haute mer des migrants »

Même une communisation partiellement racialisée est concevable, dans laquelle une partie de la Communauté établirait des relations internes d'égalité et de partage des ressources, et simultanément 'ethniquement nettoyage' personnes définies comme des étrangers. Une telle vision est, par exemple, promulguée par la scène de "l'Anarchisme nationaliste". Heureusement marginale avec son appel en faveur des communautés de village de race pure afin de remplacer le capitalisme et l'État. Pour citer à nouveau Stoetzler « pourquoi pas une super hiérarchie raciale, antisémite, « national-socialiste » post capitalisme devrait émerger du chaos ? Aujourd'hui... « fascistes de gauche », « nationalistes autonomes » et ainsi de suite, dont le rêve est exactement cela, et leurs chances pas si mauvaises. Dans leur monde, Hitler est coupable d'avoir vendu à la révolution national-socialiste « les Juifs » et « le système »

si une part d'entre nous sous-estime la possibilité de leur victoire par une croyance résiduelle inscrite en quelque sorte dans l'ADN de l'histoire mondiale qui, après le capitalisme, ne peut que s'améliorer, nous le faisons à nos propres risques et périls... En réalité des anticapitalistes fascistes pourraient émerger dans la situation du capitalisme à sa dernière étape. Dans tous les cas, plusieurs autres personnes recherchent une force efficace pour se débarrasser du libéralisme-capitalisme (en s'appuyant par exemple sur l'antisémitisme, au racisme, au sexisme) [...] comme ce fut le cas précédemment (les fascistes ont souvent été raisonnablement pour les 'soupes populaires).»

dndf y relevait « une vision pessimiste de la sortie de crise » et la distinction entre théoriciens (TC, Hic Salta, Top Loin) et « Ceux qui peuvent être définis par un concept «volontariste » de la communisation associé à des gens influencés par la revue Tiqqun et des publications attribué au « Comité invisible» comme «The Call» (2004) et «L’insurrection qui vient » (2007)»

aujourd'hui le pessimisme est devenu un peu plus réalisme, puisque les murs théorico-politiques ont explicitement sauté entre cette dernière mouvance et les «fachos», jusqu'à utiliser le concept de communisation (Cousin)

cette mise en garde anglaise à nos amis de leur milieu est donc un peu plus actuelle : « si une part d'entre nous sous-estime la possibilité de leur victoire par une croyance résiduelle inscrite en quelque sorte dans l'ADN de l'histoire mondiale qui, après le capitalisme, ne peut que s'améliorer, nous le faisons à nos propres risques et périls...»

tout optimisme étant écarté, la question n'est pas véritablement pessimisme vs réalisme, du moins pour qui (se) propose une vision...

et voilà pourquoi votre fille est muette

relevons que ce texte (anglais ?) ne mentionne pas la question sous l'angle "islamophobie" et n'a pas d'analyse de "la question indigène" en termes de luttes identitaires de classe en rapport à la communisation, et passons sur la perspicacité de adé concernant « les vieilles lunes du négationnisme d'ultra-gauche », puisqu'il n'y a évidemment aucun rapport... Ce bon élève de la communisation à l'ancienne trouve plus actuel de s'attaquer en Don Quichotte aux moulins du programmatisme ouvrier

et moi qui la ramène en « antisémite », en « islamo-gauchiste », avec mes « indigènes », toutes alertes bienveillantes de "camarades", étrangement similaires aux critiques des fachos, dont Yves Coleman est le soldat 'racisé' en pointe pour la défense des « Juifs » : vous avez dit idéologie dominante ?

mais est vrai que nos apprentis sorciers militants sous-théoriciens n'appartiennent pas à la "race" menacée

comme disait Marx, « les individus sont toujours partis d'eux-mêmes...». Concernant l'appartenance à la classe mais aussi à la 'race' dominante « et plus encore dans la tribu », ce milieu de l'entre-"nous" des "camarades", « ce fait reste encore caché »

« Les individus sont toujours partis d'eux-mêmes, naturellement pas de l'individu "pur" au sens des idéologues, mais d'eux-mêmes dans le cadre de leurs conditions et de leurs rapports historiques donnés. Mais il apparaît au cours du développement historique, et précisément par l'indépendance qu'acquièrent les rapports sociaux, fruit inévitable de la division du travail, qu'il y a une différence entre la vie de chaque individu, dans la mesure où elle est personnelle, et sa vie dans la mesure où elle est subordonnée à une branche quelconque du travail et aux conditions inhérentes à cette branche. (Il ne faut pas entendre par là que le rentier ou le capitaliste, par exemple, cessent d'être des personnes; mais leur personnalité est conditionnée par des rapports de classe tout à fait déterminés et cette différence n'apparaît que par opposition à une autre classe et ne leur apparaît à eux-mêmes que le jour où ils font banqueroute). Dans l'ordre (et plus encore dans la tribu), ce fait reste encore caché; par exemple, un noble reste toujours un noble, un roturier reste toujours un roturier, abstraction faite de ses autres rapports; c'est une qualité inséparable de son individualité.

La différence entre l'individu personnel opposé à l'individu en sa qualité de membre d'une classe, la contingence des conditions d'existence pour l'individu n'apparaissent qu'avec la classe qui est elle-même un produit de la bourgeoisie. C'est seulement la concurrence et la lutte des individus entre eux qui engendrent et développent cette contingence en tant que telle. Par conséquent, dans la représentation, les individus sont plus libres sous la domination de la bourgeoisie qu'avant, parce que leurs conditions d'existence leur sont contingentes; en réalité, ils sont naturellement moins libres parce qu'ils sont beaucoup plus subordonnés à une puissance objective.» L'idéologie allemande Marx&Engels 1845

allez, parler, c'est plus sain et ça fait du bien (vu mes commentaires, j'étais encore en ce temps-là tout-à-fait dans la ligne)

Silence sur Gaza... B.L. Théorie communiste, 10 janvier 2009

On a beaucoup parlé de l’élection d’Obama, on a beaucoup plus parlé des émeutes en Grèce mais nous ne disons pas un mot de la guerre à Gaza pourquoi ?

Est-ce parce que ça ne nous concerne pas ? Parce que ça n’a aucun intérêt « du point de vue de la révolution ». On peut le dire mais je pense qu’on sent bien que ce n’est pas la vérité, que l’importance de ce rebond de la guerre de Palestine nous gêne ou peut être pire nous angoisse.

Cette nouvelle guerre nous angoisse parce que les prolétaires de Gaza se font massacrer et n’ont aucune possibilité d’échapper au piège dans lequel ils sont, ils ne peuvent que « choisir » de mourir sous les bombes israéliennes ou au combat avec le Hamas, ils ne peuvent même pas déserter la bataille ils sont enfermés dans un champ de tir, ils ne peuvent pas s’insurger contre leur propre camp qui les tient en otages. C’est la tragédie absolue il n’y a rien à espérer, Obama laisse Bush endosser l’affaire il n’y a que notre clown national qui en profite pour faire son show pitresque.

Cette horreur nous, nous terrorise parce que nous y voyons quelque chose qui pourrait se répandre dans le monde avec la crise catastrophique du capital (encore à venir), les fractions capitalistes de tous ordres étatiques ou non pourraient bien se jeter les unes contre les autres sans qu’une issue communiste ne s’ouvre.

Attention ceci n’est pas une analyse, tout ce que je pense me fait dire que cette catastrophe est impossible qu’elle nie la contradiction des classes, que Gaza n’est strictement pas représentatif de la situation dans le reste du monde ; mais pourtant dans sa spécificité de ghetto à prolétaires surnuméraires Gaza est aussi paradigmatique de la restructuration en abîme du capital et c’est pour cela, qu’au fond, on n’ose pas y penser on détourne les yeux, car nous y verrions un avenir inenvisageable.»

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16 mars

de la théorie à la pratique

Le Musée de l'immigration vandalisé par un groupe d'extrême droite Europe 1 16 mars

puisque l'information fait désormais la Une, il s'agit du groupe dont je parlais le 14 mars (en bas de page), La dissidende française, en relation avec les thèses évoquées dans la nébuleuse anti-système dans la crise politique du capital en France. Le groupe est dirigé par un transfuge de l'extrême-gauche...

Communiqué de la Dissidence Française

Quelques semaines après son lancement, notre Campagne Nationale pour la Remigration prend de l’ampleur.
À Paris, en Bretagne, en Champagne, en Normandie, en Aquitaine, en Essonne ou encore en Provence-Alpes-Côte-d’Azur : nos affiches se propagent partout !
Au total, nos militants et sympathisants ont déjà organisé une vingtaine d’opérations militantes sur l’ensemble du territoire.
Et ce n’est qu’un début !

Nous comptons sur la mobilisation de chacun pour que cette campagne essentielle se diffuse encore davantage dans les semaines qui viennent, sur internet comme sur le terrain.
Plus que jamais, les Français doivent prendre conscience des périls qui menacent la France, au premier rang desquels se trouve évidemment le Grand Remplacement qui menace la substance même de notre pays, et face auquel nous devons dépasser les divisions stériles pour nous rassembler dans un mouvement général de refus et de résistance radicale.

L’Histoire, ça se brusque.

la nébuleuse anti-système dans la crise politique du capital en France de source autorisée la nébuleuse anti-système dans la crise politique du capital en France

Nos militants parisiens ont organisé cette nuit une opération éclair ciblant le Musée de l’Immigration, dans le cadre de notre campagne nationale pour la Remigration !
Ce lieu dédié à la propagande cosmopolite et à la réécriture mondialiste de l’Histoire, récemment inauguré par Hollande, a donc reçu notre visite : voici quelques photos prises à l’occasion de cette action choc !

le Musée de l'immigration occupe le Palais de la Porte Dorée, qui donne sur le Bois et le Zoo de Vincennes. Concernant le choix symbolique de cette action commando, il fut construit pour l'Exposition coloniale en 1931, il fut  ensuite Musée des colonies, avec une stèle À la France colonisatrice et civilisatrice, puis Musée des Arts africains et océaniens, avec un Aquarium où l'on pouvait jeter des pièces jaunes (ou blanches) à une baleine...

pour la coïncidence et qui ne connaît pas les lieux, c'est à deux pas de l'hyper-cacher de la porte de Vincennes, et ça s'est passé la veille de la ré-ouverture en présence du ministre de l'Intérieur

retour à Francis Cousin

sur les affiches collées au Musée par La Dissidence française au Musée de l'Immigration : - "une solution: re-migration", "le multiculturalisme est un échec et mène la France à la guerre civile", "l'immigration de masse met en péril notre civilisation et l'avenir de notre peuple", "la re-migration est la seule solution pour éviter un embrasement général" -

cela suffit à recouper avec le discours "marxien" de Cousin prétendant que le capital européen a fait venir les immigrés pour empêcher les prolétaires européens de faire leur révolution. Le but était effectivement la pression sur les salaires et la sur-exploitation dans les conditions de la séparation OP/OS, mais dans les années 60, cela n'a pas alors fait décoller le chômage en Europe. De plus, contrairement à ce que prétend Cousin, au Japon, le fait que les travailleurs soient "soumis" n'empêche que les entreprises ont recours à l'immigration pour des raisons démographiques compte-tenu du vieillissement de la population

les théories "radicales" de Cousin et Cerise (nationaliste transfuge de l'ultra-gauche comme il dit) ont pour fonction de brouiller les pistes au niveau intellectuel, afin de  fournir un fond théorique aux activistes :Vincent Vauclin, leader de La dissidence française, vient de l'extrême-gauche

nuance avec la remarque d'adé-dndf, ce ne sont certes pas  « les vieilles lunes  du négationnisme » selon nono, mais c'est bien « maintenant » et les causes ne sont pas sans rapport avec l'affaire qui n'a pas épargné Dauvé. Mais aujourd'hui, le négationnisme nouveau, c'est la question indigène, suivez mon regard...

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une version nationaliste venue de l'activisme d'ultra-gauche

Cerise sur le gâté

nous avons rencontré par hasard Francis Cousin, qui représente cette tendance avec un discours théorique néo-situationniste se revendiquant de Marx et Debord, critiquant radicalement la politique et l'économie, et parlant «au présent» de «communisation» et renvoyant dos à dos « l'extrême droite et l'extrême-gauche du capital ». Cousin symbolise par conséquent le passage possible entre « eux » et « nous » sur le plan théorique, et je ne crois pas qu'on puisse faire mine de l'ignorer. Si lui n'explicite par son rapport à l'activisme d'ultra-gauche ni aux courants identitaires d'extrême-droite, il n'hésite pas à débattre avec des intellectuels qui s'en réclament, et si ce n'est directement avec Alain de Benoist (à ma connaissance), avec d'autres intellectuels plus jeunes et très actif ou activistes sur internet.

un carrefour de rencontre de cette nébuleuse anti-système est le blog scriptolog, dont le look est à lui seul tout un programme, mais je ne m'y arrêterais pas. Parmi les auteurs qui s'y expriment ou y sont relayés, l'un a particulièrement arrêté mon attention, pour son parcours, son discours, et à la différence donc de Cousin, qu'il ne fasse pas mystère de traverser des expériences de l'ultra-gauche à l'ultra-droite. Il croise le fer dans des débats en ligne avec Francis Cousin ou Alain de Benoist dans « le libre journal de la Résistance française » d'Emmanuel Ratier, sur Radio Coutoisie. Avec de Benoist, le titre symptomatique d'une série d'émissions : « Crise du système ou crise anti-système ». Dans le même genre, mais héritant de la formation d'Alain Soral par Michel Clouscard, quand les deux étaient au PCF, la "récupération" d'extrême-droite de celui-ci. Dans les années 80, Soral et Clouscard étaient côte à côte à la Cité du Livre de la Fête de l'Humanité...

Lucien Cerise un entretien en 2014, j'en retiens ici des passages significatifs relatifs à son parcors ou au contenu idéologique et "théorique"

J’ai 42 ans, dont douze passés dans divers départements de l’université française, en philosophie, communication, linguistique, sciences humaines et sociales [...] En termes de catégorie socioéconomique, je viens de ce néo-prolétariat précaire et surqualifié dont on nous parle parfois dans les médias et qui concerne aujourd’hui des millions de gens dans ce pays.

je constate ici que c'est un profil rencontré chez les "activistes" qui s'intéressaient, à l'époque des revues Meeting et Sic, à la théorie de la communisation

Initialement vous étiez, selon les catégories imposées par le système, à l’extrême gauche. Aujourd’hui, vous conseillez de voter Front National. Comment l’expliquez-vous ? : « C’est un cheminement parfaitement logique. Ma ligne directrice en politique est l’anticapitalisme [...] »

Les gens issus de la Gauche qui pensent que le Front National est un parti d’extrême droite, fasciste, néo-nazi, doivent comprendre que l’extrême droite, le fascisme et le néonazisme sont en fait déjà au pouvoir dans l’Union européenne, à Bruxelles, dans les banques, à Washington, à Tel Aviv, à Paris, etc. On le voit aujourd’hui à l’occasion du coup d’État en Ukraine, mené par des putschistes néo-nazis et fascistes, avec le soutien diplomatique et logistique total de la Commission européenne et des puissances occidentales, qui rappelle le soutien de même nature aux islamistes et djihadistes en Libye ou en Syrie pour y renverser les gouvernements légaux. Les réseaux mafieux et les divers lobbies qui occupent le pouvoir en Occident passent leur temps à déclencher des guerres, des coups d’États, des crises économiques et sanitaires, des attentats terroristes sous faux drapeau ainsi qu’une régression mentale de masse parfaitement planifiée. Le pire fascisme est donc déjà au pouvoir chez nous ! En comparaison, le Front National est un parti populiste assez bonhomme. Comme la plupart des électeurs communistes l’ont fait dans les années 1980, je me tourne donc aujourd’hui vers ce parti nationaliste. Cela m’est d’autant plus facile que sa doctrine économique est enfin devenue cohérente.

le Front de Gauche a été lancé fondamentalement pour fabriquer le consentement de l’extrême gauche à l’UE (et rabattre sur le PS au second tour des scrutins, ce qui revient au même), les prises de position apparemment anti-UE ne relevant que du hameçonnage, au sens de l’ingénierie sociale. Le NPA et les écologistes relaient docilement la propagande de l’OTAN et du transhumanisme. Les syndicats sont programmés pour perdre. Quant aux « antifascistes », tout le monde sait aujourd’hui que ce n’est qu’une brigade de police créée récemment par le ministère de l’Intérieur en partenariat avec les réseaux israéliens et anglo-saxons, autrement dit un counter-gang (cf. Kitson) bourré de flics en civil et d’agents de renseignement spécialisés dans l’agitation et le vandalisme. Les seules initiatives encore intéressantes à gauche sont dans les milieux de la relocalisation ainsi que des médias intelligents comme « Rébellion – OSRE », « Le grand soir », « La décroissance », ou autour de Michel Collon, Étienne Chouard, Thierry Meyssan, ainsi que divers groupuscules.

Pour ma part, les affaires Mohammed Merah, Clément Méric et Varg Vikernes m’ont sauté aux yeux tout de suite intuitivement comme des opérations psychologiques des services secrets. Puis, on a eu toutes les preuves des magouilles dans les semaines suivantes. En revanche, j’ai été berné au début pour le 11 septembre et même un peu pour Tarnac, parce que j’étais moins instruit des stratagèmes du Pouvoir, ils ne m’apparaissaient pas en relief. Quand tout le monde connaîtra les méthodes d’espionnage, d’influence, de conditionnement, de manipulation collective, en bref les méthodes d’ingénierie sociale, elles seront alors complètement démonétisées et n’auront plus aucune efficacité. La résistance au système consiste donc, non pas à cacher des choses, mais au contraire à en dévoiler un maximum, notamment à déballer sur la place publique comment travaille le Pouvoir. Inutile de révéler du contenu, il suffit de dévoiler les méthodes, les techniques, les protocoles, les process, les recettes, les algorithmes, les « façons de faire » pour les neutraliser. Il n’y a donc pas à craindre d’être surveillé. Même, au contraire, il vaut mieux s’organiser publiquement et n’avoir rien à cacher sur les plans politique et idéologique, ce qui annule la pertinence et les bénéfices de l’espionnage technologique, qui fait alors double emploi, ce qui donnera à nos espions l’impression pénible et déprimante de travailler pour rien. J’ai un certain amusement à imaginer la tête des flics quand ils se rendent compte qu’ils ne récoltent rien de plus en lisant mes courriels ou en écoutant mes conversations téléphoniques que ce qui se trouve déjà dans mes livres ou dans cet entretien.

Ensuite, qu’est-ce que le « système » ? C’est tout ce qui fait monter le désordre, l’anomie, l’entropie, tout ce qui abolit les limites pour nous faire entrer dans la société liquide et plastique dont parle Zygmunt Bauman. Le système cherche à nous dissoudre et à nous déstructurer. Résister signifie donc coaguler, restructurer, réordonner. Le capitalisme, c’est le chaos ; l’anticapitalisme, c’est donc l’anti-chaos, c’est donc l’ordre. Ensuite, il faut trouver la bonne échelle de coagulation structurante. La thèse nationaliste, ou l’attitude nationaliste, est la « voie royale » pour réintroduire déjà les concepts de limite et de frontière dans les esprits, lesquels nous amènent à la notion de forme fixe, non plastique, mais au niveau de la seule unité fonctionnelle efficace en géopolitique : l’État-nation. Le système gouverne par le chaos. Face à cela, je propose une nouvelle définition de l’identité nationale : être français, c’est maîtriser le chaos. On le voit, le système digère tout, récupère tout, inverse tout, sauf le nationalisme.

on le voit, le discours est ici l'opposé de celui de Cousin, basé sur Marx et au-delà de « l'internationalisme prolétarien », promouvant l'abolition des Etats-nations, la destruction de l'Etat, la « communisation »

je passe ici sur sa critique de « Mind Control », de « l'ingénierie sociale », du contrôle des êtres humains à distance de façon informatique et bio-technologique, de la robotisation de l'humain, la façon dont il propose de « ne pas se laisser intimider par les techniques d'espionnage de la population », etc.

dans un précédent entretien intitulé « La patrie est en danger » « Toutes les patries sont en danger. », il précise son expérience des milieux activistes :

En un mot, le capitalisme c’est le chaos.

C’est d’ailleurs ce qu’en disent « Deleuze » et « Guattari » dans « L’anti-Œdipe » mais pour le célébrer, comme des « gauchistes » irresponsables, dans une dialectique étrange entre territoire et déterritorialisation qui recoupe celle entre l’enracinement et le déracinement.
À l’opposé du chaos « deleuzien », les processus vitaux ont besoin de stabilité et de lenteur, donc d’enracinement, pour se développer normalement. Les sociétés traditionnelles, précapitalistes, offrent des conditions de vie lentes et stables, alors que les sociétés dites progressistes, qui apparaissent toujours à la suite d’un traumatisme fondateur qu’on appelle une « révolution », accumulent les ruptures et les changements rapides.
[...]
Il y a effectivement une Gauche culturelle, « deleuzienne » et anti-Œdipienne, qui déracine mais il y a aussi une Gauche populiste et patriote qui enracine, au moyen des nationalisations économiques (qui font hurler les libéraux) ou de diverses formes de relocalisation, dont certaines figures historiques furent par chez nous « Simone Weil », « Georges Sorel », « Proudhon », « Édouard Berth » (cf. le dernier livre d’ »Alain de Benoist »), et ailleurs « Hugo Chavez » et les Gauches latino-américaines. Et il y a une Droite traditionnaliste, donc précapitaliste et qui enracine, mais il y a aussi une Droite libérale et antipatriote, qui déracine au moyen d’un immigrationnisme délirant et qui était officiellement au pouvoir en France jusqu’en 2012.

Les théories politiques se répartissent en deux grands ensembles, libéral et marxiste, mais procèdent d’un tronc commun : la croyance en des lois historiques autonomes que personne ne maîtrise
En réalité, le développement des sociétés modernes depuis le XVIIIème siècle est tutoré de manière complètement artificielle. Quand on regarde de près, on voit que le processus est maîtrisé et dirigé : c’est une démolition contrôlée. À ce stade, on sort de la fausse alternative entre libéralisme et marxisme puisque l’on se rend compte que leur présupposé commun, l’autonomie des lois historiques et socioéconomiques, est faux. On se retrouve alors projeté par-delà Droite et Gauche [...]
Nous avons assisté à un renversement complet de tous les signes et de toutes les significations politiques. Nous avons vu des manifestations de droite contre le capitalisme, et un gouvernement de gauche envoyer les « CRS » pour cogner sur la bourgeoisie catholique et défendre à coups de matraque la marchandisation libérale du ventre des femmes. Toute la construction du clivage Droite/Gauche a été pulvérisée avec une inversion complète des valeurs et des messages : une Droite conservatrice mais animant un mouvement révolutionnaire au bon sens du terme, contre une Gauche ultra-capitaliste et ultra-répressive.

Il faut réécrire la perception des rapports de force en se basant sur le réel, et non plus sur les médias. Pour cela, il faut savoir parler à tout le monde dans sa propre langue, puis faire bouger les gens vers une langue commune en construisant des ponts langagiers et cognitifs. Je fais donc moi-même de l’ingénierie sociale.
En effet, depuis des années, je circule de l’ultra gauche à l’ultra droite dans cette perspective de synthèse nationale et de grande jonction à construire. Cela m’est facilité par le fait que je suis extrêmement curieux et que je veux comprendre le monde dans lequel je vis, ce qui me conduit à explorer des milieux sociologiques parfois antagonistes en faisant des « terrains » comme on dit, ce qui suppose d’aller sur place pendant plusieurs années pour faire de l’observation participante.

Les « antifascistes » français ont produit une série de tracts et d’autocollants écrits directement en anglais (« Support your local antifa », etc.), ce qui évite à leurs agents traitants du « Mossad » et de la « CIA » de se fatiguer à apprendre notre langue. En outre, vous aurez remarqué qu’ils n’attaquent jamais leurs maîtres susnommés, pourtant de vrais fascistes, mais vont s’en prendre à « Soral », « Dieudonné », ou au « Front National », qui n’ont pourtant aucune responsabilité dans la « Nakba hexagonale » que nous subissons. 

Les représentants de la Gauche encore indépendante et capable d’envisager une fermeture protectionniste souverainiste sont généralement attaqués par les « antifas » comme étant des « rouges-bruns », pour les dénigrer : « Étienne Chouard », « Michel Collon », « Jean-Claude Michéa », « Jacques Cheminade », « Jean-Pierre Chevènement », « le Parti ouvrier indépendant », « le Réseau Voltaire », « le Pôle de Renaissance Communiste », le site « Le grand soir », la mouvance nationale-révolutionnaire comme « Rébellion » à Toulouse, des sections locales de syndicats, du PCF ou d’Attac, souvent désavouées par les dirigeants (on se souvient de « René Balme »).

suit un passage encore plus significatif, et je suppose que les camarades des camarades qui sont actifs dans ces milieux en savent davantage que moi, qui fait un peu figure de naïf, j'en conviens. Mais je comprends que cela puisse être l'objet d'un tabou puisque « "nous" n'avons rien à voir avec ça », alors que "ça" faisait les beaux jours de la diffusion du concept de cccommunisation et de sa compréhension immédiatiste

Pour ma part, j’ai encore un pied à gauche, dans le milieu associatif de la relocalisation et de la permaculture, donc dans la branche environnementaliste, qui est plus anarcho-écolo-décroissante-luddite-survivaliste-situationniste que proprement marxiste, et à laquelle on pourrait associer les gens de « Tarnac » ou de Notre-Dame-des-Landes. Des gens courageux et intelligents mais qui doivent comprendre que leur cause est perdue si le sommet du Pouvoir ne leur est pas favorable. Leur négligence de la question de l’État-nation les perdra, mais il faut leur tendre la main quand même, ce ne sont pas des ennemis.

Ce qui me fidélise à ce milieu, au-delà des idées ou des personnes sympathiques, c’est la perspective du travail manuel. Ceci dans l’optique d’un questionnement anthropologique sur ce que signifie « appartenir à l’espèce humaine ». La condition humaine normale, c’est le travail manuel au sein de petites communautés rurales où les rôles et les identités sont spécialisés en fonction des sexes et de l’âge (d’où le complexe d’Œdipe, structure mentale hétéro-normative au fondement de toute culture).
Ce mode de vie a constitué 99% de l’histoire de l’humanité, jusqu’à l’exode rural dans la deuxième moitié du XXème siècle. Ce mode de vie est donc la norme dans l’histoire de l’espèce. [...]

Cette même société du spectacle véhicule aussi un message d’obligation au métissage, un impératif mélangiste, qui en fait une société de l’indistinction, comme dirait « Francis Cousin ». C’est une sorte de démarche cabalistique tendant à l’abolition de toutes les différences, sauf celles du compte en banque, évidemment, qui vise en réalité au génocide de toutes les identités, y compris les identités ethniques.

L’interprétation haute des monothéismes consiste ainsi à dépasser le fétichisme narcissique de la couleur de la peau ou de la conformation du corps.[...]

Mais cette abolition de l’ethnique n’est qu’une étape, donc inutile de trop se focaliser dessus. Nous sommes déjà passés au-delà de la « question raciale » avec la théorie de la confusion des Genres et le projet d’abolir les différences entre les sexes, puis bientôt entre les espèces avec l’anti-spécisme, jusqu’à l’abolition de la différence entre le vivant et le mort, avec la mode du zombie depuis quelques années.

À l’opposé de cette régression cabalistique vers une sorte de chaos originel crépusculaire indifférencié, le christianisme propose un dépassement par le haut des différences et des facteurs sources de conflit.[...]

Pour tout dire, je ne connais pas bien l’implantation locale des Identitaires lyonnais. Mais je me félicite que la démarche identitaire se répande, à Lyon ou ailleurs, car elle propose une entrée dans la seule question importante, la question de l’identité. Une fois qu’on a posé la bonne question, il faut lui trouver la ou les bonnes réponses. Pour traiter convenablement de la question identitaire, il faut une méthodologie scientifique. Les sciences humaines et sociales sont les mieux adaptées pour cela.

Le militantisme n’est pas suffisant, car il repose souvent sur des impensés et peut se laisser manipuler par des influenceurs qui travaillent sur une ingénierie identitaire destructrice, notamment dans le Renseignement et à un haut niveau géopolitique. La question identitaire est explosive [...]

En système capitaliste, ce ne sont plus vos origines ethniques ou culturelles qui définissent votre destin, c’est votre compte en banque, votre pouvoir d’achat, votre capital. Il ne faut donc pas surestimer les causalités identitaires aujourd’hui, car ce sont les causalités socioéconomiques qui s’y substituent dans la définition de nos conditions de vie concrètes et quotidiennes. Les identités ethnico-culturelles ou de genre ne sont vraiment structurantes que dans les modèles précapitalistes.

Retour des identités traditionnelles et sortie du capitalisme : ce sont là finalement deux formulations synonymes, deux façons de parler de la même chose et de viser un horizon commun.

ailleurs, dans une présentation de son livre « Gouverner par le chaos » on lit que

Qui se souvient de Julien Coupat et de son groupe, tous issus de la « mouvance anarcho-autonome » ? Et pourtant, dix personnes sont mises en examen depuis 2008 pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’acte terroriste ». Pourquoi ce rappel de notre part ? Tout bonnement pour situer une publication, parue en 2010, sur laquelle un de nos lecteurs a appelé notre attention. Ce petit ouvrage de 94 pages prolonge un essai politique insurrectionnel signé Comité invisible et il est attribué aux inculpés de Tarnac. Ce qui nous intéresse, ce n’est point l’aspect policier de l’affaire, mais uniquement le livre, «Gouverner par le chaos / Ingénierie sociale et mondialisation» (**), qui est imputé au groupe des prétendus terroristes.

Hazan aurait dénoncer ce livre. Souvenons-nous de cette remarque de Roland Simon en décembre 2013, quand dndf promut sans commentaire ses « Premières mesures révolutionnaires » 

par rapport à ce que l’on trouve en général sur Dndf (pour ne pas parler de « ligne générale »), je trouve bizarre la présentation de telles inepties qui, quand elles ne sont pas expressément ainsi qualifiées, équivaut à leur promotion. La seule question que pose ce texte est celle de son existence, qu’est-ce que ça exprime, qu’est-ce que cela signifie maintenant ? La question ne se posait pas pour « L’insurrection qui vient » quoi qu’on pense du texte.

pourtant, ce qu'on trouve chez Lucien Cerise n'est pas dans un rapport moins significatif et troublé que la théorie de la communisation à « L'insurrection qui vient », et quant à ce qu'il écrit, comme le disait RS à propos de Hazan, mais plus sérieusement ici : « La seule question que pose ce texte est celle de son existence, qu’est-ce que ça exprime, qu’est-ce que cela signifie maintenant ? » comprendre ici ces textes, ces idées et leur existence etc.

pour ma part, je persiste à croire que nous devons pallier les apories théoriques de la théorie-lutte de classe, être parfaitement clairs sur notre ancrage dans les luttes du prolétariat, y compris sous diverses identités qui en masquent ce caractère de classe, et nous voyions bien que la différence porte fondamentalement, ici, sur la question de l'Etat-nation, de le "race" et de "genre", et plus généralement de que qu'on fait des identités en relation à la lutte des classes

dit autrement, la théorie de la communisation est confrontée aux limites de son réductionnisme théoriciste tant par son euro-centrisme que par son silence sur de qui est aujourd'hui au cœur de la situation française. Ça commence à faire  beaucoup

14 mars

le dés-ordre nouveau de la radicalité est arrivé sans attendre 'l'insurrection qui vient'

Remigration : Intensifier la mobilisation ! Communiqué de La dissidence 14 mars 2015

le parcours militant du leader de ce groupe n'est pas inintéressant : « Vincent Vauclin est un activiste et un écrivain français. Il est issu de l'extrême-gauche, et fut notamment responsable de section syndicale Solidaires dans un centre d'appel. Il se rapproche du camp national dès 2008 et fonde en 2011 La Dissidence Française dont il est depuis le Coordinateur National. Cet engagement politique le fait exclure de Solidaires, entraînant sa rupture totale avec le gauchisme qu'il dénonce comme force auxiliaire et caution morale du Capital. Vincent Vauclin est également titulaire d'une Licence de Psychologie...»

il est l'auteur de « Putsch, l'histoire ça se brusque », version fasciste de l'immédiatisme révolutionnaire des activistes anarcho-communisateurs

le site La dissidence française, les résistants à l'Empire (référence au bouquin de Soral, pas de Négri mais...) diffuse des textes du "communisateur" Francis Cousin, par exemple Critique du concept de désinformation

extrait : « Tant que le fétichisme de la marchandise existera, et peu importe là quelle faction étatique en assume la gestion, le renseignement et l’investigation, la vérité officielle du spectacle démocratique ne saurait être autre chose que la perfide impérialiste du marché, puissance la plus hostile qui puisse être pour la vraie passion de vérité humaine.

Ainsi, de l’extrême droite à l’extrême gauche du Capital, tous les contre-médiatiques qui voudraient simplement changer d’État et modifier la donne de l’argent, omettent de voir que le faux ne résulte nullement de soi-disant mauvais jugements, observations ou déductions mais qu’il est, a contrario, l’impeccable conclusion du bon raisonnement spectaliste de l’intellection marchande »

il n'en est pas moins à discerner notre Théorie de la communisation, qui considère aussi le gauchisme comme « force auxiliaire et caution morale du Capital »

une nouvel indice qu'une différence essentielle porte sur la question indigène, aporie des théories de la communisation

intéressante trace de la négativité sociétale que produit l'air du temps, on ne l'attendait pas comme ça, mais c'est venu, comme une insurrection qui vient... C'est au fond, la nouvelle théorie adéquate à l'époque, à ceci près qu'elle n'est pas communiste, mais fasciste et raciste, et qu'en ceci elle ne met pas en péril le capitalisme, mais prépare le nouvel esclavage

au fond, c'est une alternative dans le capitalisme, un putsch militaro-populaire contre l'Etat, c'est encore l'Etat du capital et un peu plus d'armée, une chose qui ne s'était pas jusqu'ici présentée de manière aussi claire en France, depuis les deux Napoléon, Pétain, et de Gaulle (voir la police et l'armée des États contre les populations)