Martial Solal et le cinéma

 

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Martial Solal et le cinéma 

Martial Solal et le cinéma

Patlotch, novembre 2013

Ce sujet s'insère dans Martial Solal, trésor national de jazz

Un chapitre de l'autobiographie de Solal est consacré au cinéma


2008

 


Jean-Pierre Melville, venu écouter la Suite en ré bémol, demande à Martial Solal de terminer la partition de son film Deux hommes dans Manhattan. La musique en était confiée à Christian Chevalier qui, malade, n'a pu écrire la dernière séquence, de 7 mn.

« Écrire ces quelques minutes était dans mes cordes. La musique pour un film noir est ce qu'il y a de plus facile à concevoir. L'arsenal des effets en vogue à l'époque à l'époque était bien connu : les percussions ou quelques notes de contrebasse donnaient facilement le frisson. De nos jours, une longue note tenue sur un synthétiseur fait l'affaire. J'ai donc écrit un petit riff d'une dizaine de notes, et une mélodie très courte que Roger Guérin a ajoutée en surimpression. Le plus difficile a été de jouer le même riff pendant sept minutes sans aucun effet, sans aucune variation de tempo ou de dynamique. Une véritable épreuve. Melville a apprécié le suspense créé. Nous avons enregistré dans son studio de la rue Jenner. Ces sept minutes ont décidé de mon avenir de musicien de film. À commencer par l'aventure Godard.» p.68


Je n'ai pas de certitude quant à cette séquence. Je suppose qu'il s'agit du riff que l'on entend ici

Tous les épisodes

De là Solal sera sollicité pour bien des toiles, et non des moindres (Wikipédia)

Deux Hommes dans Manhattan (1959, Jean-Pierre Melville)
Match contre la mort (1959, Claude Bernard-Aubert)
À bout de souffle (1960, Jean-Luc Godard)
L'affaire d'une nuit (1960, Henri Verneuil)
Le Testament d'Orphée (1960, Jean Cocteau)
Léon Morin, prêtre (1961, Jean-Pierre Melville)
Le Procès (1962, Orson Welles)
Les Ennemis (1962, Edouard Molinaro)
Échappement libre (1963, Jean Becker)
Trois chambres à Manhattan (1965, Marcel Carné)
Ballade à blanc (1983, Bertrand Gauthier)
Les Acteurs (2000, Bertrand Blier)

La suite de ce fil pour passer ces films, et quelques autres, en revue
 

 



Policier de 1959

Réalisation de Claude BERNARD-AUBERT
Scénario de Pierre BELLEMARE, Claude OLIVIER
et Jean-Paul ROULAND
Directeur de la photographie Jean ISNARD
Musique de André HODEIR et Martial SOLAL
Montage de Gabriel RONGIER

avec
Antonella LUALDI
Gérard BLAIN
Francis BLANCHE
Christian BROCARD
Pierre FLOURENS
Jean ROUCHER
José DAVILLA
Doudou BABET
Achille ZAVATTA
ROBERTO
Max MONTAVON
Roger COUDERC
Jacques MARIN
Pierre BELLEMARE
Gérard BAYLE
Franco INTERLENGHI
Jean-Paul ROULAND


Synopsis : Un couple participe à la dernière épreuve d'un jeu télévisé : la femme doit répondre à des questions; son mari pilote une voiture de course pour rattraper les minutes perdues. Avant l'émission, un appel téléphonique leur apprend que leur fils de six ans a été enlevé; le montant de la rançon correspond à la somme à gagner...


45 tours



Francis Blanche Claude Bernard Aubert
et Antonella Lualdi sur le tournage



Dossier de presse




La Bande musicale figure dans ce CD, avec celle À bout de souffle, Si le vent te fait peur, L'affaire d'un nuit, Échappement libre

 

À bout de souffle, Jean-Luc Godard, 1959

Film emblématique de la Nouvelle vague, À bout de souffle est un monument historique du cinéma. Le premier long-métrage de Jean-Luc Godard, sur une idée de François Truffaut, Claude Chabrol conseiller artistique. Excusez du peu...

Godard, mélomane averti, amateur de classique, d'opéra, de jazz, fait appel à Martial Solal...

L'essentiel sur le film


Interview Citizen'Jazz Solal explique sa participation, comment il a travaillé avec Godard et conçu la musique, les thèmes, les orchestrations...
« Godard ne m'a pas donné d'orientation précise. Sa seule suggestion m'a beaucoup amusé. Je ne savais pas vraiment s'il s'agissait d'humour ou d'un souhait réel. « Peut-être qu'un seul instrument... un banjo... » J'ai préféré comprendre qu'il me laissait libre d'organiser la musique à mon idée. En fait de banjo, je suis arrivé au studio quelques semaines plus tard avec un double effectif : un ensemble de jazz modulable du sextette au big band, et un orchestre avec cordes et bois d'une trentaine de musiciens.» p.69

« La mise en boîte de la musique n'a pris que quatre séances de trois heures.» p.70

 
1 - La mort à bout de souffle 2 - Duo 3 - New-York Herald Tribune 4 - Poursuite 5 - L'amour, la mort 6 - Dixieland 7 - Thème d'amour 8 - La mort version 2 9 - Poursuite version 2 10 - Campagne-première 11 - Verneuillade l'affaire d'une nuit 12 - Défilé 13 - Le procès 14 - Générique les ennemis 15 - L'espionnage 16 - Générique échappement libre 17 - Olga 18 - Course en décapotable 19 - David et Olga 20 - Échappement libre 21 - À bout de souffle
Ce disque comporte une version supplémentaire de Solal au piano

« Sur ma carrière ce film a eu effectivement une énorme bonification. Immédiatement après avoir écrit cette musique que d’ailleurs Jean-Luc Godard n’a probablement pas apprécié outre mesure puisqu’il ne m’a jamais redemandé d’écrire de la musique pour lui. Donc il estimait que je n’étais pas le compositeur idéal. Mais par contre une foule de jeunes metteurs en scène se sont aperçus que cette musique n’était pas si désagréable que ça. Et toutes les musiques que j’ai écrit par la suite ont découlé de la réussite de celle-là. Et j’ai écrit en tout, courts métrages et films publicitaires compris, une cinquantaine de titres. Mais le seul dont on me parle c’est toujours À bout de souffle. Ça ne me dérange pas. C’est probablement la meilleure.» Source

Étrangement (ou pas), c'est sur un thème de Dave Brubeck (inspiré par Mozart), que Nougaro écrit des paroles 'racontant' le film... Il les aurait écrites sur un lit d'hôpital, suite à un accident de la circulation, en 1965... Derrière le chant, l'orgue d'Eddy Louiss...


45T (quatre titres) 1966


« La musique semblait plaire à Godard. Tout allait bien. Mais À bout de souffle ne resta que cinq semaines à l'affiche à Paris, avec à peine deux cent milles entrées. Un résultat très moyen pour un film qui allait marquer l'histoire » p.70













 

L'affaire d'une nuit, Henri Verneuil, 1960



Ce film est l'adaptation d'un roman de Pierre Moury, 1959


Comédie de 1960 durée 97' N&B

Réalisation de Henri VERNEUIL
D'après le roman de Alain MOURY
Scénario et dialogues de Henri JEANSON
Co-scénariste Jean AURENCHE
Directeur de la photographie Robert LE FEBVRE
Musique de Martial SOLAL
Montage de Léonide AZAR



[

Martial Solal p, Roger Guérin tp, Pierre Gossez as, >Michel Hausser vib, Gilbert Rovère b, Daniel Humair dms
Verneuillade

On trouve d'autres extraits dans le CD



45T

 
 

Le Testament d'Orphée, Jean Cocteau, 1960

Réalisé par Jean Cocteau en 1959, sorti en 1960.



Mort et résurrection du poète. Frappé par une balle, le poète Jean Cocteau rebondit dans un autre temps. Vie et mort, présent et futur, monstres et imagination, angoisses et fantasmes, c'est le Testament du poète cinéaste, sa biographie sans aucun souci de chronologie. Jean Cocteau y tient le rôle principal. (wiki)


 
Drame de 1959 durée 79' N&B

Réalisation, scénario et dialogues de Jean COCTEAU
Directeur de la photographie Roland PONTOIZEAU
Musique de Georges AURIC (avec des passages de Wagner, Haendel, Gluck)
Martial SOLAL y participe pour quelques apports jazz

avec
Jean COCTEAU
Jean MARAIS
Nicole COURCEL
Françoise CHRISTOPHE
Henri CRÉMIEUX
Jean-Pierre LÉAUD
François PÉRIER
Maria CASARÈS
Daniel GÉLIN
Charles AZNAVOUR
Brigitte BARDOT
Alice SAPRITCH
Roger VADIM
Claudine AUGER
Marie-Josèphe YOYOTTE
Françoise ARNOUL
Henri TORRÈS
Françoise SAGAN
Daniel MOOSMANN
Édouard DHERMITE
Yul BRYNNER
Michèle COMTE
Philippe JUZAU
Serge LIFAR
Brigitte MORISSAN
Jean-Claude PETIT
Jacqueline ROQUE
Annette VADIM


 

Jean Cocteau, président de l'Académie du Jazz,
remet à Martial Solal
le Prix Django Reinhardt 1955
 

Léon Morin prêtre, Jean-Pierre Melville, 1961

Ce film est adapté du roman éponyme de Béatrix Beck, prix Goncourt 1952. Il a obtenu le Grand Prix au Festival de Venise 1962.

Drame de 1961 durée 130' N&B

Réalisation, Scénario et dialogues de Jean-Pierre MELVILLE
Directeur de la photographie Henri DECAE
Musique de Martial SOLAL et Albert RAISNER (harmonica)


« L'écriture de la partition de Léon Morin prêtre a été beaucoup plus difficile que celle de À bout de souffle. Les situations et le style de musique étaient très différents.» p.71

avec
Jean-Paul BELMONDO
Emmanuelle RIVA
Howard VERNON
Gérard BUHR
Marc EYRAUD
Gisèle GRIMM
André BADIN
Patricia GOZZI
Irène TUNC
Louis SAINTÈVE
Chantal GOZZI
Lucienne MARCHAND
Madeleine GANNE
Nicolle MIREL
Volker SCHLÖNDORFF
Simone VANNIER
Edith LORIA
Renée LIQUES
Adeline AUCOC
Monique HENNESSY
Monique BERTHO


 


 

Le Procès, Orson Welles, 1962

Orson Welles adapte en 1962 Le Procès de Franz Kafka (1925).



« En 1962, Orson Welles avait besoin, pour son film Le Procès, d'une petite séquence musicale jouée par un trio de jazz. Je fus choisi par la production.» p.72



'Joseph est réveillé à l'aube par des policiers présents dans son appartement. Ni une ni deux, il est embarqué et traîné devant un tribunal sans savoir ce qui lui arrive. Ce fonctionnaire pris dans les rouages d'une société tentaculaire et absurde va tout faire pour s'en sortir...'

Acteurs : Anthony Perkins (Pierre Vaneck VF), Orson Welles, Jean Topart, Romy Schneider, Jeanne Moreau, Elsa Martinelli, Madeleine Robinson, Suzanne Flon, Fernand Ledoux, Michael Lonsdale...


1962
Le film en 10 séquences (français)

La musique dans Le Procès d’Orson Welles « Le tableau fait apparaître l’importance des récurrences de l’Adagio d’Albinoni (présence dans 16 des 20 séquences du film et dans le générique final), les airs jazzés (séquences 4, 13, 18), qui sont des morceaux de jazz en trio (contrebasse, batterie, piano) et surtout un thème, nommé Ambiance Kafka dans la partition, qui se fait entendre dans 14 séquences du film.
./ .
Les morceaux de jazz, nettement identifiables au début des séquences mentionnées ci-dessus, relient de manière très nette dans le film des scènes au contenu thématique voisin et aident à marquer l’évolution des rapports de K. à l’égard de l’univers féminin, univers de plus en plus agité et trouble. Le relais assuré par les autres thèmes dans ces mêmes séquences, Ambiance Kafka ou l’Adagio prend alors en charge la suite d’un morceau de jazz pour immerger l’histoire de K. dans la tonalité d’ensemble du film caractérisée par le travail de manipulation de Welles.» Edmond Grandgeorge, avec la collaboration de Stéphane Hummel, professeur de musique au Collège et au Lycée Stanislas de Wissembourg.
 





« L'intéressant de l'histoire a été, pour moi, la taille du cigare qui précédait Orson Welles quand il est venu au studio écouter les quelques minutes dont il avait besoin. Je n'avais jamais encore été impressionné par un cigare. »
 

Les ennemis, Édouard Molinaro

Sorti début 1962, Les Ennemis est un film policier d'Edouard Molinaro, d'après le roman de Fred Noro Un certain code. Un film classique d'avant la Nouvelle-vague.



'Un vol de documents secrets a été commis à l’ambassade de Russie à Paris, dans le bureau d’André Smoloff, attaché commercial. Les services français de renseignements en sont informé par une indiscrétion. Une équipe prend l’affaire en mains. Smoloff convoqué par Borgnine, agent des secrets soviétiques, ne peut lui prouver son innocence. L’enquête révèle rapidement que Smoloff est très lié avec Lilia, vendeuse chez un couturier en renom ; le couple fréquente assidument le café de « La Belle Ferronière » et y rencontre un certain Patrick, garçon équivoque, vendeur de voitures d’occasion.'

Comédie dramatique de 1961 durée 92' N&B

Réalisation et scénario de Édouard MOLINARO
Co-scénariste et dialoguiste André TABET
Directeur de la photographie Louis MIAILLE
Musique de Martial SOLAL

avec
Roger HANIN
Pascale AUDRET
Dany CARREL
Claude BRASSEUR
Daniel CAUCHY
Jean LEFEBVRE
Jacques MONOD
Michel VITOLD
Jeanne AUBERT
Claude CHABROL
Max MONTAVON
Dominique ZARDI
Michel JOURDAN
Pierre COLLET
Alain NOBIS
Charles MILLOT
Michel ARDAN
Jean-Jacques DUVERGER
Arlette BALKIS
Raoul SAINT-YVES
Nicole MIREL
Billy KEARNS
Jacques PIERRE
Colin DRAKE
Pierre PAREL
Nelly BENEDETTI
Colette BOIVILLE
George CUSIN
Daniel DORIAN
Jacques ESTEREL
Ginger HALL


 

 

Échappement libre, Jean Becker, 1964

Un film franco-italo-espagnol réalisé par Jean Becker, sorti en septembre 1964. Belmondo retrouve Jean Seberg...


Un homme chargé de passer au Liban une voiture chargée d'or décide au cours du voyage de faire cavalier seul...

Aventure de 1964 durée 105' N&B

Réalisation et scénario de Jean BECKER
Co-scénaristes Daniel BOULANGER, Maurice FABRE, Didier GOULARD,
Luis MARQUINA et Claude SAUTET
Dialogues de Daniel BOULANGER
Directeur de la photographie Edmond SÉCHAN
Musique de Gregorio GARCIA SEGURA et Martial SOLAL

«... Jean-Paul Belmondo. Que je ne l'ai jamais rencontré. J'ai eu pourtant la chance d'écrire la musique d'un troisième film dont il était la vedette : Échappement libre, de Jean Becker, avec encore Jean Seberg
C'est la mode du twist...

Mais le jazz est là, Solal aussi
Olga

 

avec
Jean-Paul BELMONDO
Jean SEBERG
Jean-Pierre MARIELLE
Gert FROBE
Michel BEAUNE
Dominique ZARDI
Henri ATTAL
Jean FALLOUX





 

Trois chambres à Manhattan, Marcel Carné, 1965

Trois chambres à Manhattan est, avec À bout de souffle et Léon Morin prêtre un des meilleurs films auxquels ait participé Martial Solal. Il en partage la musique avec Mal Waldron, pianiste de Billie Holiday et Charles Mingus. C'est le premier film auquel participe Robert de Niro. Atmosphère glauque et soul bluesy font bon ménage.




Images


Avec Maurice Ronet, Annie Girardot, Roland Lesaffre, Otto E Hasse, Gabriele Ferzetti, Geneviève Page, Robert Hoffmann, Margaret Nolan


Couverture de J. Jacquelin rééd. 1946


François a quitté la France, où il était un grand acteur, pour Hollywood. Le succès n'est pas au rendez-vous. Il rencontre Kay, une jeune femme désœuvrée comme lui. Il l'emmène chez lui. Un amour naît. Un producteur met François en garde contre ce genre de femme. L'amour sera plus fort.


Un 45 tours est édité par Pathé-Marconi, avec trois thèmes de Martial Solal, Dark Mood, Rupture et Dans la rue, deux de Mal Waldron, Quiet Temple et Dream of you.


« Et puis tout s'arrêta, ou presque. Je n'écrivis plus que quelques scores pour la télévision, notamment pour Jean-Louis Comolli, ou la musique du film Une vie comme je veux [1985], dont mon fils avait coécrit le scénario. Il me faudra attendre une bonne trentaine d'années pour que Bertrand Blier me sollicite pour son film Les Acteurs. Ce fut encore un grand bonheur. C'est avec ce réalisateur que j'ai eu le plus de plaisir à travaillerMa vie sur un tabouret, p.72

 

Les Acteurs, Bertrand Blier, 2000

Réalisé en 1999 et sorti en 2000, Les Acteurs bénéficie d'une distribution exceptionnelle : Pierre Arditi, Josiane Balasko, Jean-Paul Belmondo, François Berléand, Dominique Blanc, Claude Brasseur, Jean-Claude Brialy, Alain Delon, Gérard Depardieu, Albert Dupontel, André Dussollier, Sami Frey, Michel Galabru, Michael Lonsdale, Jean-Pierre Marielle, Patachou, Michel Piccoli, Claude Rich, Maria Schneider, Michel Serrault, Jean Topart, Jacques Villeret, Jean Yanne...

 
Martial Solal se voit ainsi associé, au tournant du siècle, avec le gratin du cinéma français. Un reconnaissance bien méritée. Une magnifique partition. La musique intègre les évolutions du compositeur dans l'écriture, telles qu'elles apparaissent dans ses compositions depuis les années 1980 : du trio au big band, en passant par le quartet, un solo de saxophone ténor... la belle trompette d'Éric Le Lann...

Générique



« Autrefois, 3 ou 4 musiciens se partageaient le marché. Aujourd’hui chaque film a un compositeur différent. Certains musiciens harcèlent les metteurs en scène pour décrocher un contrat. On peut aimer faire de la musique de film. Ce peut être un bonheur spécial de traduire en images ses émotions. On est choisi pour faire de la musique de film. Quelqu’un vous a entendu et pense que vous êtes l’homme de la situation. La musique de film c’est un concours. Si vous la faites, c’est que vous êtes arrivé premier.

On n’est jamais sûr de gagner le moindre sou. C’est la loterie : le film va t-il marcher ou non ? Les Acteurs de Bertrand Blier a été un échec relatif (300 000 – 400 000 entrées) alors que vu le casting, on pouvait s’attendre à mieux. J’ai fait un film qui a eu moins de 2 000 entrées à Paris.» 2007 Source


Martial Solal © F. Journo

Cinéma muet

Sur un film de Marcel L'Herbier, Feu Mathias Pascal, 1925, tiré du roman de Luigi Pirandello (1904)





Le film intégral

Musique J.E. Szyfer

Le compositeur américain Timothy Brock a également composé une partition orchestrale pour Feu Mathias Pascal lors du Festival de Bologne en 2009.

1988 CD 1990
« N’importe quel pianiste peut faire ça, improviser devant un film muet. On a l’habitude d’entendre des films muets avec de la musique sans interruption. S’arrêter de temps en temps, ça crée une impression de vide et c’est difficile. On voit quelqu’un qui court et on joue beaucoup de notes. On voit quelqu’un qui dort et on en joue moins. Bref ce n’est pas très intéressant...»2007 http://www.citizenjazz.com/Martial-Solal-Olivier-Calmel.html

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