du jazz classique aux jazz modernes, continuités-ruptures

 

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    5. JAZZ
        5.3. Histoires des jazz
du jazz classique aux jazz modernes, continuités-ruptures 

http://jazzitude.forumactif.com/t4277-du-jazz-classique-aux-jazz-modernes

Message par Patlotch le Mer 26 Juin 2013

Premier feuilleton de mes histoires des jazz en images et musiques

Le jazz étant centenaire, non seulement ont disparu les musiciens de sa période classique (d'avant les années 40), mais beaucoup de ceux qui ont fait le jazz moderne, et même les années 60... Deviennent rares ceux qui ont pu les entendre de leur vivant. Pourtant, bien des amateurs sont plus intéressés par le jazz d'après-guerre, et de ce fait, la période classique s'éloigne des mémoires. En amateur qui ne privilégie aucune période, je souhaite rétablir un équilibre, sans prétendre à l'exclusive. Si possible avec des vidéos d'époque, ce sont souvent pour moi des découvertes.

Postface : cette succession de posts improvisés vise essentiellement à faire > connaître les maîtres du jazz classique > ressortir ses caractéristiques à cette époque > d'où vient le jazz "moderne" > plus généralement celui d'aujourd'hui post post..., dans un processus de continuités-ruptures proprement historique, esthétique et social. Autant le dire net : affirmer "J'aime pas le jazz d'avant..." relève souvent plus de méconnaissance que d'une affaire de goût. L'infinie variété des jazz à chaque décennie devrait suffire pour garder l'oreille ouverte et la bouche modeste.


Remarque : sur le conseil de Josselin ce 29 juin, le fil étant impossible à charger, je vais progressivement remplacer les vidéos par des liens puis des photos. Peut-être les pochettes de disques, ça fera d'une pierre trois coups scratch

Louis Armstrong Copenhague, 1933





Jimmy Lunceford une rythmique en two beat, différente de Count Basie, pas moins dansante





Twisted Evil


le Mer 26 Juin 2013

Art Tatum (p) Tiny Grimes (g) Slam Stewart (b) 1943





Ella Fitzgerald avec Chick Webb au Savoy Ballroom, 1939 (montage, mais quelles photos !)





Enregistrés sur le tard, les deux géants 'classiques' du ténor, Coleman Hawkins et Lester Young... 1958





Je kiffe !!!


le Mer 26 Juin 2013
 
Hmmm... ça va être difficile de se contenter de vidéos d'époque. Heureusement que beaucoup ont été actifs jusqu'aux années 60...

Fats Waller





Lionel Hampton, sur sa composition Midnight Sun que reprendra Abbey Lincoln





Duke Ellington, Isfahan, comme un 'concerto' pour Johnny Hodges, ma première vedette !





Les mêmes, All of me



Un des premiers grands pianistes de jazz, Earl Hines, parle de ses influences et de sa technique





I love you


le Jeu 27 Juin 2013
 
Henri Red Allen, que j'ai cité parmi mes trompettistes préférés, ici en bonne compagnie, Coleman Hawkins, Jo Jones, Rex Stewart et sa technique de pistons demi-baissés...





Django Reinhardt filmé en live !





Arrow


le Jeu 27 Juin 2013
 
Merci pour le post-out... Avant de devenir un vieux mec intello improvisateur aléatoire, j'ai pu voir sur scène Ellington, Hodges, Basie, Ella, Charlie Shavers, Errol Garner... mais arrivé trop tard, pas Hawkins, Coltrane, Dolphy...

Les 'Paczinsky' sont pour moi parmi les meilleurs livres pour comprendre non seulement l'histoire de la batterie, mais celle des rythmiques et du jazz en général, des origines aux années 60-80.

Ai-je tapé les bons mots clefs ?

Any rags? Arthur Pryor’s Band 1904-04-27

Ah les Maîtres anciens ! Je regrette parfois que les apprentis jazzeurs, voulant jouer un jazz moderne, ignorent parfois d'où il vient, rythmiquement... I don't mean a thing, if it ain't got that Swing





le Jeu 27 Juin 2013
 
Il y a des historiens du jazz qui prétendent que Bobby McFerrin ne doit rien à Buster Keaton, mais lui aussi connaissait son Duke Ellington



Illinois JACQUET Au Texas, c'est bien connu, avant le saxophone, il y avait des Indiens et des Indiennes. Grâce rendue aux Yankees, ils ne les ont pas tous exterminés, ils ont pu faire des enfants avec les Noirs.





Arnett COBB, autre ténor texan au son sans béquille, et Al GREY, d'une époque où la wah wah se mettait à la trompette, au trombone, une fois, il va sans dire, sortie des chiottes...





Shit


le Jeu 27 Juin 2013
 
Puisqu'on est dans le tube, autant le faire en gros

Harry CARNEY au baryton, et sa leçon de respiration continue





Le jazz n'est-il point une chose grave ?

Sidney BECHET, au saxophone soprano avec Armstrong au cornet, puis au sarrusophone basse vers 1:50, une sorte de basson. L'orchestre de Clarence Williams était un des meilleurs de la Nouvelle Orléans, du moins de ceux enregistrés. Ces faces sont antérieures à celles qu'Armstrong enregistre sous son nom comme leader des Hot Five, Hot Seven... Sidney Bechet, bien avant d'être une vedette en France, est déjà un maître pour les saxophonistes qui suivront... Il faudra attendre Albert Ayler pour renouer avec la tradition orléanaise de l'improvisation collective.





Mémoire du temps d'avant, quand les bassistes n'étaient confrontés au chômage. Le tuba reviendra dans les années free jazz et la suite... Arthur Blythe remplace dans ses combos le contrebassiste par un tubiste, Bob Stewart, compagnon de Mingus, Gil Evans, Carla Bley...





le Ven 28 Juin 2013
 
Avant de revenir à ces "grandes figures du jazz classique", je vais ouvrir une parenthèse, pour m'intéresser à quelques traces du jazz classique dans les périodes qui ont suivi, autrement que sous forme de revivals du New Orleans, du bebop, du hard bop, du jazz-rock...

Naturellement on peut toujours rejouer ces styles anciens, et le faire très bien, parfois plus armé techniquement et pour la reproduction enregistrée. On peut le faire avec le souci de "faire vivre" ces styles, ni plus ni moins qu'on joue Bach, Mozart, Beethoven, Bartok... De ce point de vue Marsalis n'avait pas tort, surtout quand la mémoire tend à se perdre, d'où venons-nous...

Il me semble cependant indispensable de considérer toute musique comme le produit esthétique et social de son temps, un reflet de son temps. Les années d'après-guerre ne (re)produisent socialement le New Orleans (Revival) que dans un contexte où sont encore actifs des pionniers, pour lesquels le bebop est injouable techniquement, ou parce qu'un certain public ne s'y fait pas, ou qu'une certaine jeunesse y trouve son compte. De même pour le be-bop dans les années 80, passé à la moulinette des "Écoles de jazz", etc. Nul de saurait impunément choisir son style de jazz dans un catalogue.

Une excellente illustration d'un jazz moderne évoquant la tradition est enregistrée en 1957 par Bob BROOKMEYER (valve trombone), avec Jimmy Giuffre (tenor sax), Jim Hall (guitar), Joe Benjamin (bass), Dave Bailey (drums)





On retrouve la même idée, en trio Brookmeyer, Giuffre, Hall, en 1959, sur Topsy





Voici la version Basie de 1937, sauf erreur



Plus connue est la filiation du jazz West Coast avec Count Basie, que ce soit pour la souplesse rythmique ou l'héritage de Lester Young chez les saxophonistes. Shorty ROGERS ne planque pas l'héritage





On retrouve chez Woody HERMAN cette atmosphère basienne, secouée par des audaces gillespiennes





Ici le célèbre Four Brothers avec Herbie Steward, Stan Getz, Zoot Sims aux ténors et Serge Chaloff au baryton, tous, donc, plus ou moins héritiers de Lester Young. On est en 1947.







Petit saut dans le temps... Il faut attendre les années free jazz pour retrouver un sens de l'improvisation collective quasi comme avant l'invention du solo. Albert AYLER s'en revendique explicitement.





Dans un esprit assagi, retour à Lester... Leaps in... La jeunesse rencontre les anciens à Carnegie Hall, as : Charles McPherson (as), James Moody, ts : Joshua Redman, James Rivers, James Carter, Flip Phillips, tp : Roy Hargrove



Nuages, 2010, James CARTER sait évoquer les maîtres sans se faire clone, et même innover. Un quintette au-dessus de la mêlée ? "Post-moderne" ?





Jaki BYARD a sous les doigts toute l'histoire du piano jazz





Avec Charles MINGUS il était de ce point de vue en bonne compagnie. Son hommage à Jelly Roll MORTON, via Duke Ellington





Hiromi UEHARA se souviendra peut-être de Byard comme un de ses héros, autant qu'Oscar Peterson qu'elle salue dans la salle, comme du pianiste de ragtime Eubie BLAKE rencontré plus haut





Keith JARRETT, Pardon My Rags... Que ne lui pardonnerait-on pas ?





Pour ne pas conclure mais en sectaire, au-delà du jazz mais en provenant, passée par le blues et le rock, la contrebasse est encore là chez le Charlaz trio (slap solo de Nicolas Dubouchet vers 2:15, sur une descente espagnole).





Merci Pops Foster...




le Ven 28 Juin 2013
 
(Josselin en plaçant ce fil en post 'it a ré-orienté mon approche improvisée, et je me sens obligé à un peu de sérieux Laughing d'où cette approche plus proche d'une anthologie du jazz classique dont parlait ptilou)

Revenons pour finir à nos moutons, ou plus justement à des musiciens qui n'ont pas suivi les autres, mais littéralement inventé le jazz de leur temps. Parcours chronologique à travers quelques "chef-d'œuvres incontestés". Je fais sans doublon avec ce qui précède. Plusieurs de ces faces ont un intérêt intrinsèque, pour leur valeur musicale historique et néanmoins 'intemporelle', mais aussi parce qu'elles ont servi de modèles aux instrumentistes qui tentaient d'imiter tel style, de s'approprier telle technique, en chopant les licks remettant cent fois le saphir sur le 78 t. De ce point de vue, n'a changé que la facilité technologique.

Je ne donne que les liens vers les 'vidéos'. J'arrangerai ça avec le temps, en particulier pour signaler la présence de tel 'accompagnateur' ou soliste derrière le nom du leader.

Bonnes r-écoutes

Jelly Roll MORTON piano solo King Porter Stomp 1923

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=h8_2ISGOIjU

Fletcher HENDERSON orch Sugarfoot Stomp 1925 La vidéo indique les solistes, le trio de clarinettes vers 0:40, Armstrong 1:14, Hawkins est présent mais pas de chorus, à l'époque son jeu est encore très staccato

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=CU0ybjKEuX8

Bix BEIDERBECKE tp orch Singing the blues 1927... le thème exposé par Frankie Trumbauer au saxophone en do, intermédiaire en alto et ténor, sur un contrechant d'Eddie Lang à la guitare, le son doux de Bix à la trompette... tous les ingrédients qui distinguent ce jazz "blanc" du jazz New-Orleans

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=0Ue9igC7flI

Duke ELLINGTON orch Black and Tan Fantasy 1927 Le style "jungle" de la vague "Harlem Renaissance" inspirant plus tard la "Négritude" de Césaire-Senghor. Jabbo Smith, par son triturage du son, un ancêtre de Lester Bowie de l'Art Ensemble de Chicago

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=73oF4P7e_ds

Willie « The Lion » SMITH p orch Get Acquainted with Yourself 1927

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=A_5N3Jx_RF8

Louis ARMSTRONG West end Blues 1928 Célèbre pour l'introduction, mille fois copiée... On est entré dans l'ère du solo accompagné

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=zPgh7nxTQT4

Jimmy NOONE cl orch Sweet Lorraine 1928 autour du clarinettiste, les basses au tuba, la présence du pianiste Earl Hines

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=q3rawVBPv7c

Bessie SMITH voc orch I'm Wild about that Thing 1929 Elle enregistrera avec Armstrong, Kid Ory. J'ai choisi ce thème pour la présence du guitariste Eddie Lang, en singles notes, qui ne monte pas sur les pieds du piano de Clarence Williams.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=b0TDNR3NEY0

Fat's WALLER duo piano After You've gone 1930

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=D9ka7Eqw5u8

James P. JOHNSON p Honeysuckle Rose 1930 Héritier du rag de Scott Joplin et pionnier du stride piano inspirant Count Basie, Duke Ellington, Fats Waller, Art Tatum, Thelonious Monk, Errol Garner...

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=JQ0QCdF59Tk

Sidney BECHET ss orch Maple Leaf Rag 1932 Bechet est alors un virtuose au soprano, en avance sur nombre de saxophonistes de l'époque, un des seuls à pouvoir 'concurrencer' les trompettistes... Déjà ici, comme plus tard en France, on sens qu'il tire l'orchestre plus que celui-ci ne le soutient

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=yvXo6M1kA1A

Henri Red ALLEN tp orch Body and Soul 1934 Cette version est antérieure de cinq ans à celle d'Hawkins en 1939, qui fera basculer le saxophone dans l'ère moderne parallèlement aux audaces rythmiques de Lester Young. Auprès de ce merveilleux trompettiste trop oublié, John Kirby à la contrebasse, et Chew Berry, ténor ici discret, qu'on retrouve plus ardent avec Lionel Hampton plus bas.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=EhNyHxV_HSk

Jimmie LUNCEFORD orch Jazznocraty 1934 Peut-être le meilleur orchestre de danse de l'époque, une rythmique identifiable entre toutes, la pulsation sans faille du batteur Jimmy Crawford admiré de Paul Motian.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=4ieT4m-Eqhs

Count BASIE KS6 Lester YOUNG Lady be Good 1936 Les débuts de Basie, en sextet, la rythmique incroyablement soudée de Freddie Greene, Walter Page et Jo Jones, Lester Young sur son tapis, perçant Embarassed

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=SeqwPX4T4E0

Andy KIRK orch Walkin' and Swingin' Mary-Lou WILLIAMS argt p 1936 Encore un autre meilleur orchestre de danse... J'échange contre tous les Glenn Miller... Ben Thigpen, père de Ed accompagnateur d'Oscar Peterson, est aux tambours.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=iJgRXIcReYU

Lionel HAMPTON Johnny HODGES On the sunny Side of the Street 1937 Hampton réunissait alors en petites formations pour Columbia le gratin des musiciens de l'époque. Il sévissait au vibraphone, au piano à deux doigts, à la batterie, au chant... Ce morceau est célèbre pour le stop chorus de Hodges (1:40). John Kirby à la contrebasse, Cosy Cole à la batterie. J'aime beaucoup l'exposé du thème par Hodges, son sens mélodique loin de coller à la partition, un peu comme Billie Holiday.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=hEuDW9nHkOw

Billie HOLIDAY & Lester YOUNG Teddy WILSON Sun Showers 1937 Billie telle une instrumentiste, de façon intuitive, avec le contrechant de Lester à la clarinette, puis solo au ténor, comme s'il chantait.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=FnGYPOz-uUc

Django REINHARDT duo avec Bill COLEMAN tp Blues 1937 Django dans l'art d'accompagner, ses relances...

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=GIZCGzkKN9c

Django REINHARDT duo Eddie SOUTH violon Somebody loves me 1937 Non ce n'est pas Grappelli... La variété du comping de Django, pompe, shuffle... Belle galerie de dessins et peintures, de Cocteau à Marc-Edouard Nabe

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=guLd_gHQXy0

Stuff SMITH violon orch Twilight in Turkey 1937 Le violon jazz cradingue et bluesy à souhait, dont se souviendra Sugar Cane Harris. J'avoue parfois préférer ça à une certaine approche sucrée de l'instrument. Cosy Cole aux drums.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=DsfdvB68agM

Art TATUM p I can't get started 1938 Le maître de Bud Powell, Oscar Peterson, Martial Solal, et d'un autre aveugle aux doigts d'or, Tete Montoliu...

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=hDCgfZ_8DOE

Ella FITZGERALD Chick WEBB orch A Tisket A Tasket 1938 J'ai oublié parmi les batteurs ce petit génie du big band...

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=vqzUqLwjnfw

Lionel HAMPTON Chew BERRY Shufflin' at the Hollywood 1939 Chew Berry, disparu à 33 ans, mériterait d'être considéré comme l'égal d'Hawkins et Lester Young, pour ouvrir une autre voie du ténor dont se souviendront les Gene Hammons, Dexter Gordon, Paul Gonsalves... tous ceux qui font chauffer le tube.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=eBYoftyxC7g

Coleman HAWKINS orch Body and Soul 1939 Celui qui aura imposé le saxophone ténor comme instrument soliste dans le jazz invente littéralement ici l'art de la ballade. Il montre aussi son avance harmonique, sa maîtrise des arpèges flirtant avec la superstructure des accords, avant que cela devienne une caractéristique du be bop. On comprend qu'il n'ait eu aucun mal à évoluer avec les modernes, jusqu'à ses rencontres avec Monk, Coltrane, Rollins...

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=Sul_9BcgOOI

Charlie CHRISTIAN Flying Home 1939 Le bel assemblage clarinette-guitare-vibraphone pour exposer la mélodie, dont se souviendront les arrangeurs modernes, n'est peut-être pas sans devoir à Fletcher Henderson, ici au piano. Vrai qu'il fallait pour ça une guitare électrique... La sobriété ici bienvenue de Benny Goodman, le court solo ciselé de Christian... Une merveille de jazz en petite formation.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=5z83Hszp-OQ

Benny CARTER as orch Cocktails for two 1939 Le "concurrent" de Hodges au saxophone alto, il joue aussi de la trompette, compose, arrange, dirige... Il enchantera les publics de jazz jusqu'à ses 90 ans, avant de disparaître en 2003, bien après tant de plus jeunes. Une rencontre mémorable réunit en 1952 les trois altistes, Hodges, Parker et Carter (solos dans cet ordre) > http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=13UNfQgSPHU Ben Webster au ténor, Peterson au piano, Barney Kessel à la guitare, Ray Brown à la contrebasse... qui demander de plus ?

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=QoV89hjxgrc

Cab CALLOWAY voc orch Jumpin five 1939 Ce fou chantant aux drôles de costumes dirigeait un orchestre constitué de pointures, dont Chew Berry au ténor qu'on entend ici, et le jeune Dizzy Gillespie, presque aussi fou que son chef...

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=TCBLczBiEC4

Duke ELLINGTON orch In a Mellotone 1940 Ce titre donne le nom à l'album, un de mes premiers disques, en 1970... J'ai vu l'orchestre en 1969, dans une formation comportant encore nombre des participants à cette session. La vidéo offre tous les titres, dont le célèbre Take the 'A' Train. L'orchestre et les arrangements ont considérablement évolué depuis le style Jungle des débuts, mais le principe d'écriture demeure, Ellington utilisant ses musiciens comme autant de couleur sur sa palette. C'est sans doute ce qui distingue le plus son approche orchestrale de l'écriture pour orchestre classique, et rend ce son d'ensemble inimitable à jamais.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=Vakjlr4t4Jk

Oran 'Hot lips' PAGE tp orch Lafayette 1940 Ce brillant émule d'Armstrong était à la fin de l'ère swing un des plus armés techniquement, avec Roy Eldrige. Je n'ai pas identifié les membres de l'orchestre, hormis le ténor Don Byas, un virtuose également dont on a de précieuses faces enregistrées en France avec un jeune pianiste, Martial Solal...

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=2-xPlrhfY5w

Charlie CHRISTIAN Lips PAGE Kenny CLARKE... Swing to bop 1941 Que soit béni l'amateur qui a enregistré cette session en pirate... Tout est dit dans le titre de ce morceau shunté avant le solo de trompette, qui donne toute la mesure des inventions de ce guitariste fulgurant, une comète disparue à 25 ans. L'enregistrement met en valeur Kenny Clarke à la batterie, un autre innovateur, dont on entend clairement les accents décalés à la caisse claire comme à la grosse caisse, annonçant le drumming moderne de Max Roach, Art Blakey, Roy Haynes... mais c'est encore une autre histoire...

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=Ce9Jtl9D6FQ

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Josselin le Sam 29 Juin 2013
 
Patlotch a écrit:Un p'tit dernier à la santé du patron (du forum)



Ici l'un de ses tout meilleur solo !!! Une petite merveille à déguster !


Patlotch a écrit:(Josselin en plaçant ce fil en post 'it a ré-orienté mon approche improvisée, et je me sens obligé à un peu de sérieux Laughing d'où cette approche plus proche d'une anthologie du jazz classique dont parlait ptilou)


Ne te sens pas obligé à plus de sérieux, tu fais cela tellement bien.
Par contre, j'avoue que les vidéos intégrées en séries chez moi font sacrément laguer le temps de chargement de la page (connexion assez moyenne chez moi, et youtube est pas réputé pour sa fulgurante rapidité déjà ^^) du coup, si tu mets plutôt des liens, c'est mieux, à la limite agrémenté d'une image pour illustrer peut être.
Mais bon, c'est pas obligé hein Wink

Merci beaucoup pour ce fil que je suis avec attention personnellement car même si je connais pas mal des artistes que tu cites, j'en découvre d'autres, et tu les traites avec beaucoup d'estime sans prendre pour autant partie. Merci pour cela !
Josselin

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le Sam 29 Juin 2013
Josselin a écrit:
Par contre, j'avoue que les vidéos intégrées en séries chez moi font sacrément laguer le temps de chargement de la page (connexion assez moyenne chez moi, et youtube est pas réputé pour sa fulgurante rapidité déjà ^^) du coup, si tu mets plutôt des liens, c'est mieux, à la limite agrémenté d'une image pour illustrer peut être.
Mais bon, c'est pas obligé hein Wink


Merci de tes encouragements et de ta remarque. Chez moi aussi, ça fait ça, jusqu'à bloquer l'ordi, les Youtube... et perdre ce que j'écris en cours de route. Je vais suivre ton conseil, sinon c'est impossible... Je le ferai progressivement... D'abord remplacer les vidéos par des liens, puis des images...

Je prends à la chose un certain plaisir, sauf que j'ai perdu la mémoire d'un temps où je connaissais tout ça parker, tant ma découverte du jazz a emprunté un chemin chronologique. En fait j'étais comme certains aujourd'hui, j'ai aimé ces grands disparus de l'âge de mon grand père avant les boppers et ceux de mon temps. Quelque jours avant la mort de Dizzy, j'ai fait un rêve où il mettait sa trompette dans la sacoche de mon vélo solex, et me chantait la ligne de basse d'un standard du be bop. C'est la seule fois où j'ai entendu clairement des notes de musique en rêve.

Bref, c'est ma famille adoptée.

Merci à Jazzitude, le seul forum 100% tous les jazz Mr.Red