Exhibit Charlie, un roman d'après, feuilleton sans fin

 

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    4. POÈMES 1975-2016
        4.1. poèmes 2014-2017
Exhibit Charlie, un roman d'après, feuilleton sans fin 

ce feuilleton romanichelle s'annonce comme le grand remplacement du poème abattu sans envol le 7 janvier : sans queue ni tête, un roman d'après écrit dans nuit précédent l'attentat contre Charle Hebdo. Le principe est repris de Maboul Isidore Roman feuilleton Février 2012, une prose poétique dans un dérèglement de tous les sens. Dérègler, c'est sortir des règles établies, de l'ordre de l'Etat administrant la vie pour faire la guerre : déréglons cet état des choses de l'État

ce sera un roman sans fin

20 janvier 2015

Exhibit Charlie, épique zone 3

de notre éloigné spécial de la zone contaminée

pendant que les ramasses populaires se sondent le blanc nombril, se demandant combien de temps leurs canons pour cœurs d'artifaux mettront à refroidir les ardeurs de la messe des Indigents de la République, François le premier, Pape du monde entier et de l'au-delà - qui n'est pas le vain d'ici-bas - a écopé d'une amende internationale pour incitation à la violence religieuse (1)

du ciel pourtant Pacifique de Colombo (de porc ?) à Manille (militaru ?), il a réagit en proférant des menaces « « si un grand ami parle mal de ma mère, il peut s'attendre à un coup de poing, et c'est normal. On ne peut provoquer, on ne peut insulter la foi des autres, on ne peut la tourner en dérision ! » (2)

Exhibit Charlie, un roman d'après, feuilleton sans fin François le premier menaçant François le second d'un coup de bulle du Pape, s'il traitait sa mère de vierge

son émule (du Pape) Kamel Debout, a aussi sec (de saucisson) saisi la balle au bond (c'est un pote à Zizou) : « Je suis père de deux enfants, marié à une chrétienne, journaliste, très très belle. Et ça pour moi, c'est ça la France ! La France, c'est ma mère, on ne touche pas à ma mère... Restons debout ! » comme son nom l'indique, mais pas sa position de tireur couché, comme Charlie (3)

à Trappes pas nigauds, à Barbès pas Blanqui, ses anciens potes (ceux qui touchent à la France) se sont inquiétés que leur (très très) lointain ami ne se mette en danger d'être poursuivi pour inceste ou polygamie, avec deux enfants de sa mère la France très très moche, qui est aussi son épouse journaliste très très belle chrétienne

c'est comme ça, les enfants des quartiers, il font des vannes, plus encore les potes anciens de lointains humoristes qui font des émules, comme les papes. « Ils ont ou avoir des attitudes ou tenir des propos scandaleux mais il ne faudrait quand même pas oublier leur âge et leur irresponsabilité ! » (4)

et puis dans le pays ou la liberté d'expression est sacrée, elle est inséparable d'un devoir de blasphème, car, comme dit Michel Houakbar : « le droit à l'irresponsabilité n'est pas négociable » (5)

Exhibit Charlie, un roman d'après, feuilleton sans fin

de l'art ou du cochon ?

(1) « Dans ces moments-là, il ne faut pas trop faire de politique... préserver l'esprit du 11 janvier... le plus longtemps possible. » 18 janvier. Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti Socialiste.Le 11 janvier est la date de la manifestation de 4 millions de citoyens en réaction à l'attentat contre le journal satirique Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015

« canon - chant canon : Un canon est une forme musicale polyphonique ainsi qu'un procédé compositionel basé sur l'imitation, dans lequel une idée musicale — le thème — s'énonce et se développe d'une voix à une autre, de sorte que les différentes voix interprètent la même ligne mélodique, mais de manière différée : ce décalage produit une superposition de mélodies, c'est-à-dire, un contrepoint. »

à titre d'exemple, ce pourrait être un canon populaire à 4 millions de voix chantant en imitation (légèrement) différée de l'une à l'autre « je suis Charlie ». Rien à voir bien sûr ici, avec cette œuvre littéraire où toute ressemblance avec des personnes ou événements réels serait de pure coïncidence, comme dans la fiction Soumission d'un romancier impopulaire célèbre

« L'origine de canon est arabe, le kanoun ou qanoun désignant l'ancêtre arabe du cymbalum. Dans la musique traditionnelle arabe et judéo-andalouse, non écrite et faisant une large part à l'improvisation, le rôle du kanoun était de suivre au plus près la ligne mélodique des vocalises improvisées du chanteur. Cette formule musicale a donné naissance ensuite au canon tel que le connaît l'Europe. » Wikipédia

Fernand Raynaud  : « Combien de temps met le fût du canon pour refroidir... Un certain temps » sketch audio années 60

Francis Blanche : « Je préfère le vin d'ici à l'eau de là »

(2) incroyable dérapage du pape, dommage ! 16 janvier

(3)l'émouvant plaidoyer de Jamel Debbouze 19 janvier

Jean-Patrick Manchette, La position du tireur couché roman 1982

(4) Camarades, votre LOI DU TALION ne sera jamais la mienne ! Sans patrie ni frontières 19 janvier

« Dans les quartiers, on ricane de ce slogan « Je suis Charlie », on en fait des jeux de mots, on le retourne, détourne, on le triture, on le renverse, on le décompose, on le vomit. On ne se sent pas Charlie du tout.» « Charlie vu par les Arabes et les Noirs des quartiers Aya Ramadan, membre du PIR 19 janvier

(5) Michel Houellebecq : “La liberté d’expression a le droit de jeter de l’huile sur le feu” 15 janvier

« La liberté d’expression n’est pas négociable » François Hollande 17 janvier

 

18 janvier

Exhibit Charlie, épique ode 2

de notre inemployé spécial à La Hic Cité

épitre aux Corréziens du pape François 2 dit « la vie continue », le 17 janvier an 0 de la France plus que jamais de toujours

« La vie est devenue meilleure, camarades, la vie est devenue plus gaie » Staline, après les procès

Exhibit Charlie, un roman d'après, feuilleton sans fin Valls hésitation

le citoyen filgurant François le second est sorti de l'ombre que lui faisant la foule charliste de ses vœux, pour troquer son déguisement d'incongito humanum est en vesture d'apparat chic de choc. Monté en chair comme œuf en blanc, il a prié ses fidèles ci-devant citoyen.ne.s ressortissants de ne pas ressortir, de planquer leurs bijoux de familles et viande humaine trop humaine sous capotes de moines, nonnes et capots de 4x4 Seize à soupape de sécurité, sans perdre la tête car « faut pas tout mélanger, les catholiques même pas catholiques ne sont pas tous des terroristes »

« 76% de nos cons citoyens, loin de s'entre déchirer entre Charlie et pas Charlie - « être ou ne pas être, ce n'est pas la question » dit Saint-Simon -, ont montré leur attachement à notre communauté nationale et plus que tout à notre liberté d'expression, en demandant des « mesures d'exception quitte à limiter les libertés ». 

Exhibit Charlie, un roman d'après, feuilleton sans fin

« Cela prouve qu'avec à vos côtés de 120.000 policiers, gendarmes et militaires qui nous protègent tous de gauche à droite, et réciproquement de bas en haut en passant par l'extrême centre, la vie continue, et « La vie est devenue meilleure, camarades, la vie est devenue plus gaie » comme disait notre vénéré guide suprême de volaille populaire en 1936 environ avant notre ère, après les tentatives avortées d'odieux attentats à sa souveraineté, dont s'est ensuivie l'éradication radicale de gauche de 681.692 terroristes traîtres à la nation soviétique tac tic tac tic tac [boum !] »

(la prêche s'est interrompue dans un fracas du tonnerre avec du sang partout, ça c'est pas grave, mais de tonnerre de dieu, c'est pas très laïc... que fait la police ?)

allo les stidiots : nous nous excusons, particulièrement auprès de nos martyres Marseillais.e.s, pour cette interruption du son et Lumières qui nous prive de notre hymne franco de porc

Exhibit Charlie, un roman d'après, feuilleton sans fin la citoyenne Charlie guidant le peuple, satire d'une époque épique

pour la prêche, source

15 janvier

Exhibit Charlie, feuilleton innombrable, épique ode 1

 le prix Exhibit Charlie a été attribué au monde entier français en présence d'une foule émuse au faux rire de tout  

de notre inemployé spécial sur les lieux de la farce au canard

en irréférence et bommage aux "communauristes identitaires" qui se sont opposés, un mois avant l'atteinte à Charlie, à l'exhibition obscène et perverse, œuvre d'artiface encagée, de la performanigance Exhibit B à Saint-Denis du 9.3 et Paname à bobos, à ces chelous individus sans couleur affrontés par la police hollandienne et le touparicépareil avec les press'papiers

moi, citoyen aboli de la Hic'Cité, je décerne au spectacle grandiloqué de la semaine éculée de larmes le prix "Exhibit Charlie"

en défonçant un coin-coin définitif et sans appel dans l'idéomagie de l'antiracisme universel à la franchouille des assoss aux potes intouchables en compote, qui en détiennent la définition déposée aux Lumières, cellezéceux qui ont pris cette heureuse initiative contre-cultureuse ont jeté un pavé prémonitoire dans les eaux glacées de la grande lessive franco-franchieuse occidentée, et cloué l'bec, à l'insu de leur plein d'grèsse cérébro-gelée, aux artificieux attentateurs à notre popudeur réunis, soulevant à jamais le voile transparent sur l'essence des choses et les mots de la vie

lavant moins blanc mais gratos, nous, qui ne sommes rien, décrétons ouverte à l'infini l'ère du bonheur possible immédiat comme idée nouvelle en new rap, réveillant le spectre de mamie la taupe et de bébé du bain trognon, désormais promis à l'union libre et gaie. Poil aux culs égoïstes

la foule, émuse au faux rire de tout, scande en chœur sa tolérance insolente : « un dessin, un blasphème ! un destin ! un blasphlème ! mais sans armes ! et cœtera... »

Exhibit Charlie, un roman d'après, feuilleton sans fin détournement Patlotch d'un dessin de Charb

profitant de la cocohue, le Président François le second, figurant intermitteux de cette non-fiction romanichelle ambulante, se glisse dans la foule incognito ou tard, déguisé en « Je ne suis pas Charlie », avec une barbe rouge, et un costume trois pièces composé : d'une paire volée de babouches cousues de fil blanc, d'un fez ou tartarbouche à la récré, et d'un kimono en soie de Chinafrique offert par un bon gros nègre pas fondamental à cul bas. Le Président François le second jouit littératourment de devenêtre normal

(à suivre)