1968 année africaine

 

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    5. JAZZ
        5.3. Histoires des jazz
            5.3.11. 1968 année Jazz, Blues, Rn'B, Soul... etc.
1968 année africaine 

2 janvier 2015

un tour d'horizon de la musique africaine influencée par le jazz en 1968, et boostée par les Indépendances, avec en pointe les musiques congolaises (rumba...), guinéennes (Bembeya), ghanéennes (Highlife) et d'Afrique du Sud, avec des personnalités fortes qui poursuivent une carrière engagée dans les années 50 ou de plus jeunes annonçant l'afro-beat et l'African Jazz des années 70-80

CONGO

La RDC - Congo belge jusqu’en 1960, Zaïre de 1971 à 1997, connue depuis comme République Démocratique du Congo - est l’un des plus grands pays africains. Sa capitale est Kinshasa (ancienne Léopoldville, du nom du roi des Belges d’alors). Située en face, de l’autre côté du fleuve Congo, est Brazzaville, l’autre capitale, celle du Congo Brazzaville ou République du Congo, ancienne colonie française indépendante depuis 1960.

Joseph Kabasélé : du Grand Kallé à l'African Jazz

1968 année africaine

Il crée en 1953 l’un des premiers groupes modernes du pays, l'African Jazz. Nom justifié par la place privilégiée accordée aux solos de cuivres, à la clarinette , aux saxophones. Mais la guitare électrique domine avec le guitariste Nicolas Kasanda dit « Dr Nico » qui électrifie la rumba congo-zaïroise. L’African Jazz puise dans le répertoire des danses cubaines (cha cha cha, mambo, charanga, bolero …). C'est le groupe le plus populaire de l'époque, qui a vu passer dans ses rangs le saxophoniste Manu Dibango et les chanteurs Tabu Ley Rochereau et Pepe Kalle.

Rochereau & L'African Fiesta National - Bonane na Noel 6:30

En 1960, il a fondé son propre label, Surboum African Jazz, qui a notamment produit le TP OK Jazz de Franco Luambo et permis de diffuser des enregistrements de qualité vers les marchés occidentaux.

Franco & L'O.K. Jazz

1968 année africaine

Le congolais François Luambo, dit Franco, père de la musique moderne congolaise, pape de la rumba, disparaît à cinquante et un ans, emporté par la maladie, laisse derrière lui un testament de 150 albums. En juin 1956, l’OK  Jazz voit le jour. "OK" comme Orchestre Kinois et comme Omer Kashama. "Jazz" en référence à la musique noire américaine en vogue alors en Europe et en Afrique parmi les colons (au Congo, de nombreux groupes s’approprieront le terme jazz pour l’inclure dans leur nom – voir par exemple aussi l’African Jazz, créé en 1953 par Joseph Kabaselé, avec Docteur Nico à la guitare). 
Au début, l’OK Jazz joue un peu de jazz pour plaire aux Européens de la colonie belge, puis se tourne vers la musique latine à la mode (Rumba, cha-cha-cha dans les bars de Léopoldville et Brazzaville. Reprenant la sonorité "hawaïenne" de la guitare introduite par Zacharie Elenga, alias Jimmy, et dans le sillage du guitariste zaïrois Tino Barosa, Franco fait du pachangué, un mélange de patchanga et de meringué. Puis il accélère progressivement la rumba, tout en l’enrichissant d’éléments traditionnels du terroir. Source

Matinda 5:26 Chanté par Vicky Longomba et Michèl Boyibanda. This song refers to "Lumumba, Héros National"
Lokolo (Franco)  5:15 La Vérité 5:04 Claude 5:39 Likambo Ekoswa Na Motema 5:36 Voir aussi

GUINÉE

Bembeya Jazz National

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Ce groupe guinéen fut créé en 1961 par un Sékou Touré conscient du pouvoir fédérateur de la musique, à mi-chemin entre tradition griotique ancestrale comme le Bembeya, fleuve traversant le sud-est de la Guinée, et un souffle venu d'ailleurs, porté par des instruments venus d'ailleurs : vents mais aussi guitare électrique. La rumba congolaise et la salsa enrichiront les influences du groupe, phare musical d'Afrique de l'Ouest pendant une bonne décennie, jusqu'à la disparition tragique à Dakar de son charismatique chanteur Aboubacar Demba Camara en 1973.

Douga, tradional rhythm to encourage warriors. Aboubacar Demba Camara explains and sings. 4:03 Sabor de Guajira 5:30 Bembeyako (Guinean Jazz/Highlife) 3:06

Kélétigui & ses Tambourinis Soundiata 5:49

AFRIQUE DU SUD

Hugh Masekela

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En 1960, le trompettiste et bugliste Hugh Masekela faisait partie des Jazz Epistles, avec entre autres un certain Dollar Brand à Johannesburg. Comme Abdullah Ibrahim, Masekela sera contraint à l'exil et comme lui retrouvera sa terre natale au début des années 1990. Son "Bring him back home" deviendra l'hymne des soutiens à la libération de Nelson Mandela. Son ex-femme Myriam Makeba et lui seront tout au long de leur carrière d'inlassables avocats de la libération de Madiba.

MRA 3:05 Grazing in the Grass 2:50 Up Up & Away 3:45

Miriam Makeba Pata Pata Live Sao Paulo, TV Record 1968 2:23 autres

Winston "Mankunku" Ngozi est un merveilleux saxophoniste sud-africain influencé par John Coltrane

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Yakhal' Inkomo 8:52 The Birds 10:17 Dedication 10:18

Dollar Brand / Abdullah Ibrahim (voir avec Gato Barbieri)

CAMEROUN

Manu Dibango

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En 1967, le saxophoniste dirige à Paris son premier big band. Il développe son propre style musical, matiné de musique africaine, de jazz et de rhythm and blues. Il joue de l'orgue Hammond pour le rocker Dick Rivers, puis est engagé par le chanteur/bassiste Nino Ferrer dont il dirigera l'orchestre tout en tenant l'orgue Hammond et le saxophone (exemple Alexandro/Mirza, The Telephon, Les cornichons...)

Soul Machine 3:05 Holonon Die 3:15

Alan Shelly & Manu Dibango's Brothers - Lady Black Wife  2:35 I've Been loving you too long Live Paris ina 7:33

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BÉNIN DAHOMEY

Sunny Blacks Band

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Orchestre fondé en 1966 par le guitariste et chanteur Mélomé Clément, à Cotonou au Bénin. Celui-ci devient en 1969 l'Orchestre Poly-Rythmo, pour bien mettre en valeur la variété de rythmes joués par le groupe. Comme de très nombreux orchestres africains de l'époque, Orchestre Poly-Rythmo mêle ses racines africaines à la soul, au jazz, et à des rythmes latinos comme la rumba. Ce mélange qui va devenir la Highlife puis l'afrobeat, triomphe partout en Afrique et Orcheste Poly-Rythmo joue avec les plus grands, de Fela à Miriam Makeba, sans oublier Manu Dibango.

mission spéciale

L'Orchestre National Jazz du Dahomey - Impressions Sonores du Benin

GHANA / LIBERIA

Le highlife est un style de musique africain apparu dans les années 1900 à Accra en Côte-de-l'Or (aujourd'hui le Ghana).

1968 année africaine Sample

Vis-A-Vis - Obi Agye Me Dofo / Vidéos sélection

Tiré des musiques d’église, des fanfares militaires, du jazz, du calypso et des rythmes de la côte (« osibi » du Ghana à base de percussions et de chants, « ashiko » de Sierra Leone, « dagomba » et jeu de guitare « fireman » du Liberia), le highlife (la belle vie, la grande vie) se développe d’abord à Kumasi dans les années 1920, seconde ville du Ghana et chef-lieu de la région ashanti. Au début de la Seconde Guerre mondiale, ce rythme explose à Accra, devenu l’aéroport de transit des forces alliées en campagne au Moyen-Orient : des milliers de soldats européens et américains dont de nombreux musiciens y faisant escale, mêlent au highlife originel le jazz et le swing. Le highlife est également servi par le bouillonnement idéologique d’une élite intellectuelle dont la réflexion s’articule autour de quelques grands thèmes comme le nationalisme culturel, le respect de la personnalité africaine, la solidarité des peuples noirs et surtout le panafricanisme dont le plus ardent militant est Kwame Nkrumah, futur président de ce pays indépendant en 1957.

Parmi les musiciens les plus talentueux de la scène highlife, on trouve les ghanéens E.T. Mensah, Ebo Taylor, ainsi que les trompettiste et saxophoniste nigérians Victor Olaiya et Fela Kuti ( en 68 il a trente ans, cf discographie). Ce dernier fera plus tard évoluer le style highlife vers un nouveau genre musical : l'afrobeat.

1968 année africaine Anyanka Goro

Ebo Taylor - Twer Nyame (d'une compilation 1968-1981)

Victor Olaiya - Baby Jowo / Ere Aladun (documents exceptionnels, pochettes de disques)

Fela Kuti d'une compilation 1963-1968 Waka Waka 3:24 Abiara 3:00 Onifere 3:13 Amaechi's Blues 3:41 (quintette, le plus 'jazz moderne', un doute sur l'origine)