'cartons d'invitation' peintures 1989

 

Recherche

Table des matières

Index  

Ancien site LIVREDEL  Sommaire

'cartons d'invitation' peintures 1989 

ces œuvres sont de la période qui suivait la fin de mes collages quotidiens, découpés dans l'Humanité (j'y reviendrai avec quelques-uns, il y en a plus de 300). À dire vrai, si je connaissais la peinture, c'était nullement en pratique, et je considère ces 'tableaux' plutôt comme des images. Je n'utilisais pas encore les pigments en poudre, technique que m'apprendra peu après Fadia Haddad, peintre justement libanaise (voir Livredel des feintes fins des faims)

fin 1989 et jusqu'en avril 1991, j'étais encore dans l'écriture du poème-roman Livredel qui lui-même s'enchaînait à une année de collages quotidiens, mais je voulais « me bousculer, faire autre chose... », alors j'ai transformé la moitié de mes 35m2 en atelier de peintre

.

'cartons d'invitation' peintures 1989

la chute d'Icare, fin 1989 ? pigments acrylique sur polystyrène, 70 x 100 cm

.

Lénine pas Icare, voire...

'cartons d'invitation' peintures 1989

'Le Grand Rouge' ou 'Vive le Luxe !' 5 novembre 1989, acrylique sur carton marouflé 80 x 120 cm

c'était l'époque, mais pas en Ukraine, où l'on renversait les statues de Lénine, alors j'ai repris l'idée, et j'en ai rajouté en incrustant le slogan ironique « Vive le luxe ! » pour annoncer la suite, peut-être même, avec ces trois lettres m a o, les emplettes chinoises à Paris. Patlotch en préviseur ?

toujours est-il que l'allusion à l'Icare de Matisse, elle, est bien réelle. Le fait que j'y revienne plus tard doit surtout au fait que ce découpage est extrait de la fameuse série 'Jazz'

.

'cartons d'invitation' peintures 1989

.

'cartons d'invitation' peintures 1989

Otages Liban89, 28 octobre 1989, acrylique sur carton 80 x 120 cm

cette peinture partait des événements au Proche-Orient, d'après les photos d'un article intitulé 'Frontières de l'horreur'

le texte en rouge est du peintre Édouard Pignon, ami de Picasso, extrait de La quête de la réalité, 1966

« Picasso dit souvent qu'à partir du moment où on sait vraiment faire une chose, on n'a plus besoin de la faire... Moi, ce qui m'intéresse, c'est de faire ce que je ne sais pas faire, c'est de chercher... La quête de la réalité est difficile. C'est en partant une fois de plus à sa recherche que la peinture se remet à vivre. Le réalisme... on peut faire des choses magnifiques avec ça. Mais à une condition, recommencer à voir la réalité, la voir comme personne ne l'a déjà vue, c'est-à-dire avec les yeux de notre temps. Tous les échecs que l'on a pu enregistrer dans ce domaine ne venaient pas d'une réalité soi-disant épuisée, finie. Tous les échecs venaient de ce qu'on voulait enfermer cette réalité dans une forme qui ne lui convenait pas. Un politique est obligé d'étudier la réalité s'il veut appréhender afin de déterminer une certaine tactique. Sinon il devient dogmatique, et toutes les mesures qu'il peut prendre sont en porte-à-faux. Le peintre, c'est la même chose. Il doit partir à la conquête de la réalité, une conquête journalière, de chaque instant, à ses risques et périls. Il faut être dedans, regarder dedans, penser dedans. Il ne faut pas craindre de se bousculer soi-même, de faire autre chose, de tout recommencer, de tout apprendre. Il faut toujours être sur la brèche. Il ne faut pas craindre de déplaire. »

.

'cartons d'invitation' peintures 1989

'La poésie doit être faite par tous, non par un' n°17, 6 septembre 1992, transfert sur toile avec montage typo sur imprimante de la phrase de Lautréamont

'cartons d'invitation' peintures 1989 une toile qu'il me prend l'envie de finir

« bonnes à quoi ? »,  inachevé 1989, pigments sur carton préparé, 80 x 120 cm

'cartons d'invitation' peintures 1989  une autre

« valse hésitation »,  inachevé 1989, pigments sur carton préparé, 80 x 120 cm

.

.