'Jazz' peintures 1973-1991

 

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'Jazz' peintures 1973-1991 

quelques peintures à l'eau de 1973 (et 1978), reprises, avec le procédé d'agrandissement par petits carreaux, de photos noir&blanc parues dans la revue Jazz Magazine

et quelques peintures des années 1990, Miles Davis, Billie Holiday, Blues...

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'Jazz' peintures 1973-1991 'Jazz' peintures 1973-1991

'What is this Thing Called Be-Bop ? ' Charlie Parker 'Bird', 18 février 1978, acrylique sur carton souple, 52 x 67 cm

c'est un quintette be-bop un peu fantasmé, puisque ces 5 là n'ont pas, à ma connaissance joué ensemble, sauf pris 4 par 4... autour de Charlie Parker au saxophone alto, on reconnaît (?) Kenny Clarke à la batterie, Chrlie Mingus à la basse, Dizzy Gillespie à la trompette et Thelonious Monk au piano

le titre est une allusion à What is this Thing called love ? une chanson de Cole Porter qu'avaient interprétée entre autres Louis Armstrong, Fat's Waller, Sidney Bechet...' d'une harmonie intéressante, elle a été détournée par les boppers sous divers titres, notamment Hot House (sic)

voici une version filmée de 1951, avec Bird as, Dizzy tp, Dick Hyman - piano; Sandy Block - bass; Charlie Smith - drums. Accrochez vos bretelles sur les chorus

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'Jazz' peintures 1973-1991 'Jazz' peintures 1973-1991 Dexter Gordon par Herman Leonard 1948

Dexter Gordon 31 mai 1973, gouache sur carton 43 x 57 cm

cette 'peinture' et les deux suivantes ont 41 ans, 17 de plus que celles qui suivent, on devient pas sérieux en 17 ans... C'est la reprise, avec le procédé d'agrandissement par petits carreaux, d'une photo noir&blanc parue (à l'envers de l'originale) comme couverture de Jazz Magazine. Le batteur ajouté est Kenny Clarke. La partition de « Blow Mister Gordon » joue avec le Blues, les 'Bleus'... d'où le choix d'un camaieu de bleus  'rouges' à bleus 'verts'. Je ne savais pas comment faire la fumée, je crois que j'ai pris du coton

 

le fait que la photo soit reproduite à l'envers annonçait-il qu'il en serait de même, vingt ans plus tard, avec la technique de transfert ?

j'ai réalisé des portraits de Charlie Parker, Sonny Rollins, John Coltrane, Jim Hall... avec la même technique photos noir&blanc agrandies et choix de couleurs gouaches ou acryliques. Elles ont 'décoré' un temps la cheminée de la grande salle du CIM, école de jazz à Paris. Christine Guérini possède un portrait de Sonny Rollins que j'ai cédé au CIM (note pour Michel Valéra, directeur : - si tu l'apprends, récupère-le pour l'école)

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'Jazz' peintures 1973-1991

John Coltrane, 25 mai 1973, acrylique sur carton, 48 x 69 cm

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'Jazz' peintures 1973-1991

Jim Hall, 1973, acrylique sur carton, 44 x 61 cm

Jim Hall fut longtemps mon guitariste préféré. Je copiais à l'oreille des passages de chorus, du moins j'essayais... Il nous a quitté l'an dernier

'Jazz' peintures 1973-1991

peinture des années 1970, offerte au CIM, école de jazz de Paris

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'Jazz' peintures 1973-1991'Jazz' peintures 1973-1991

'Miles Davis Live', 13 novembre 1991, pigments sur papier marouflé, 49 x 84 cm

Miles est mort le 28 septembre 1991. J'ai ré-écouté sa musique les semaines suivantes, et je me suis enfermé plusieurs jours pour réaliser un trypique dont il me reste ces deux éléments

bien que le format soit 7 x 12 (Seven Steps for Even, et tant de Blues), je me suis libéré de contraintes, ou du moins sont-elles moins apparentes, et à cette occasion j'ai découvert de belles matières, beaucoup de pigments pour peu de colle afin d'obtenir un rendu plus poudreux, évoquant la sonorité de ce génie des brûmes

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'Jazz' peintures 1973-1991

Billie Holiday, 1991 ?, peinture sur papier journal marouflé, 72 x 91 cm

c'est une des rares peintures où j'ai 'dessiné', mais sans esquisse, en me lâchant. Je n'ai jamais été 'bon en dessin', mais pas plus mauvais qu'un Cocteau. J'ai pris des cours de 'nature morte' et de 'nu', mais sans patience d'apprendre. J'y ai néanmoins rencontré ma compagne en septembre 1993. Ni elle ni moi n'étions des modèles

la fabrique est nouvelle aussi, puisque j'ai peint d'abord le 'tableau' sur papier journal préparé, puis découpé partiellement en carrés dont une partie a été recollée sur kraft. Une déconstruction-reconstruction

une harmonie de couleurs qui peut paraître surprenante pour Billie Holiday, dont je voulais faire ressortir le côté tourmenté plus que sucré qu'on prête aux chanteuses de jazz. Elle était à la fois plus dramatique et plus musicienne que beaucoup, sans parler de la catastrophe majeure des petites bourges qui poussent la chansonnette jazzy du XXIe siècle

et pis voilà, je me répète, elle est née comme Flora Tristan un 7 avril. Comme moi aussi, alors me cherchez pas !

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ci-dessous, deux 'blues' de 12 mesures en 3 phrases de 4... l'harmonie des couleurs est empruntée à des tableaux de Matisse

'Jazz' peintures 1973-1991

'l'ouverture des frontières, blues', 18 novembre 1989, pigments sur papier journal 59 x 59 cm

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'Jazz' peintures 1973-1991

'Blues', 18 novembre 1989, pigments sur papier journal, 61 x 46 cm

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