aiguillages août-octobre 2014

 

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Table des matières

Index  

Ancien site LIVREDEL  Sommaire

aiguillages août-octobre 2014 

25 octobre 2014 à suivre dans aiguillages

aiguillages août-octobre 2014 

dérangez le genre du ménage, ménagez les gens qui dérangent

23-24 octobre

un quartier poétique

neuf trois

aiguillages août-octobre 2014

natures mortes et instablations nouvelle rubrique photo

spéculation de genre sur le sexe des anges

aiguillages août-octobre 2014

23 octobre

l'essence de l'interdit

Total Suspens

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une vue imprenable ?

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21 octobre

violence conjugale : 7 d'un coup !

à l'occasion de la fin du procès Pistorius, j'apprends (France Info) qu'en Afrique du Sud, sept femmes meurent chaque jour sous les coups de leur compagnon en Afrique du Sud. Voir aussi Violence conjugale Wikipédia, on y apprend qu'en France, une femme meurt tous les 2,5 jours, un homme tous les 13 jours, suite aux violences de son compagnon/sa compagne (y compris couples de même sexe)

 

20 octobre

Chasseurs d'images : chassez ce lien qu'ils ne veulent plus voir

la polémique n'est plus à lire dans le sujet Promenade socio-poétique* du forum Chasseurs d'images, fil ayant disparu pour des raisons que j'ignore (...), il était parvenu à 2500 lectures, et bien que mes remarques n'aient « pas touché grand monde » (sic), l'ensemble faisait tache sans doute, et même les meilleures "réponses" qu'on m'a faites. Ça m'est pour moi égal, mais c'est dommage pour les curieu.ses.x de tout...

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l'ouvrier, de préférence mort

déjà signalé, l'ouvrier, sous réserve d'être accidenté au travail, fait un tabac sur Google Actu, sinon, il n'existe pas. Si, quand il commet un méfait ou devient « Premier ouvrier de France ». On ne saurait mieux dire la disparition de l'identité ouvrière. Quant à la classe éponyme, elle attend son heure

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photos

Japonisme, nature morte au Zippo

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une vue imprenable ?

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mémoire de peinture

Parc des Beaumonts sans titre

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19 octobre

« Jeux des enfants ne sont pas jeux » Montaigne

Jeux interdits

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garçons et filles 7 images

aiguillages août-octobre 2014

ballon jaune, ballon rouge, etc. 12 images

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« la forêt est un état d'âme »

quand on y va à vélo...

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promenades socio-poétiques

banlieue française

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été indien, le repos des guerrier.e.s 12 images

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18 octobre

promenades socio-poétiques

Montreuil Parc des Beaumont, des vies au crépuscule 12 images

Home, sweet home...

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walk on, Brother, walk

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sociologie, critique, et photographie aller-retour quelques liens et commentaires (en cours)

17 octobre

les classes moyennes et la photographie entre hier et aujourd'hui

La photographie, un objet d’étude pour la sociologie Jean-François Festas 2003, analyse d'un ouvrage de Bourdieu de 1965 Un art moyen, essai sur les usages sociaux de la photographie

je ne suis pas fan de Bourdieu, mais je ne répugne pas de découvrir dans cette présentation les éléments que je souligne dans l'extrait ci-dessous, et ceux du sociologue en 1965 que je n'avais pas lus, ni d'y retrouver ceux que j'ai fait miens dans les polémiques de forums, agrémentées du refoulement systématique chez les gardiens du temple de se voir tels qu'ils sont à travers leurs photos et leurs commentaires

« L’attitude des classes moyennes est à l’origine du titre de l’ouvrage. Les membres des photos-clubs se recrutent surtout dans cette population, occupant une position intermédiaire dans l’échelle sociale. Pratiquants assidus, ces « dévots » de la photo ont une conception très esthétisante de ce qui relève pour eux d’un art. En réalité, « la signification que les petits-bourgeois confèrent à la pratique photographique traduit ou trahit la relation que les classes moyennes entretiennent avec la culture, c’est-à-dire avec les classes supérieures qui détiennent le privilège des pratiques culturelles les plus nobles, et avec les classes populaires dont elles entendent à tout prix se distinguer en manifestant, dans les pratiques qui leurs sont accessibles, leur bonne volonté culturelle ». Préfigurant les analyses de La distinction (1979), Bourdieu ajoute que « les cadres subalternes (…) peuvent trouver dans la dévotion photographique, (…), comme dans toutes les pratiques culturelles de second ordre, qu’il s’agisse de la lecture de revues de vulgarisation, (…) ou de l’érudition cinématographique, un moyen à leur portée de s’affirmer comme différents ». Enfin, la pratique photographique des membres des classes supérieures est ambiguë. « Ils n’accordent pas vraiment à la photographie la valeur qu’ils lui prêtent dans leurs propos ». Et Bourdieu de s’interroger : « Faut-il en conclure que les jugements par lesquels ils accordent à la photographie la valeur d’un art n’expriment qu’une complaisance polie que contredirait la condamnation trahie par les conduites ? ». L’activité photographique, entachée de vulgarité par le fait de sa diffusion, ne peut-être qu’un art mineur, « un art qui imite l’art ».

Un art moyen est sans doute un livre clef pour comprendre le parcours sociologique de Bourdieu. En révélant que la pratique de la photographie est largement déterminée par l’appartenance sociale, Bourdieu confirme son intention d’entrer dans le métier de sociologue, alors qu’il était destiné à philosopher. Certes, on peut regretter l’obsolescence de certaines données statistiques mais les soubassements méthodologiques ( enquêtes par questionnaires, monographies et entretiens ) donnent une grande force à cette œuvre, plus de trente cinq ans après sa publication

le passage de l'argentique au numérique, la "démocratisation" encore plus poussée des appareils de qualité, la possibilité de montrer ses photos sur Internet via les réseaux sociaux, les sites hébergeurs (FlickR...) ou les forums spécialisés tels que celui de Chasseurs d'images, tout cela sur fond de retrait idéologique des positions de classe et de la critique sociale radicale, voilà qui n'a fait que rendre encore plus pertinente et sans appel l'idée que l'idéologie fait sa photographie, et réciproquement

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PS : mes remarques furent taxées de « références creuses, erreurs de jugement, ennuyeuses car hors de propos [certes et pour cause]... », je n'aurais « rien touché du tout...» étant « juste un gros blaireau improductif », un «pédant », un Trissotin, et has been comme critique autant que créateur... bref, le bal des tartuffes ou la conjuration des imbéciles, comme on préférera

dans réflexions sur et par la photographie

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C comme Chine, Crises du Capital, Critique Communisme...

Crise systémique globale – 2015 : Le monde passe à l’est GEAB n°88

Deux faits majeurs ressortent de l’actualité des quatre dernières semaines. D’un côté, la Chine devient la première puissance économique mondiale, passant officiellement devant les États-Unis, avec un poids économique officiel (chiffres du FMI) de 17,61 billions de dollars (versus 17,4 pour les États-Unis). Si les médias mainstream n’ont pas accordé le moindre haussement de sourcil à cette information, notre équipe, en revanche, estime qu’il s’agit là d’un événement historique: les États-Unis ne sont plus la première puissance économique mondiale et, forcément, ça change tout ! (1)

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"PIB de la Chine (bleu) et des États-Unis (rouge) en parité de pouvoir d'achat (PPP), en milliards de dollars, 2002-2019. Source: Financial Times

D’autant plus que, parallèlement au franchissement de ce seuil, les États-Unis, après avoir tenté d’impressionner la planète par un militarisme débordant à l’occasion de la crise ukrainienne, révèlent une faiblesse stratégique majeure dans leur « gestion » de la crise irakienne. La politique du muscle, qui semblait obliger le monde à rester sous tutelle américaine pour un temps encore indéfini, tourne court.

Ces deux indicateurs permettent de voir se dessiner un point de bascule majeur dans le déroulement de la crise systémique globale : le passage d’un monde américain à un monde chinois [...]

[Europe, Russie – Mise en place d’un plan Marshall « à la chinoise »...]

En conclusion, l’émergence du monde multipolaire reprend son cours suivant les anticipations de LEAP… Il aura seulement été plus douloureux et sera juste un peu plus chinois que ce qu’une transition organisée aurait permis.

concernant la Chine et l'avenir du monde économique, une grosse différence apparaît entre les analyses marxistes telles que celles de Bruno Astarian et Mylène Gaulard, voir Toni Negri et Mickael Hardt, et celles des « experts » économiques et autres Think Tanks observant la situation économique mondiale et ses perspectives. Je la situe entre concevoir qu'il n'y aura plus de domination mondiale par un pays quel qu'il soit, et « monde capitaliste multi-polaire » mais dans une globalisation mondiale surdéterminant ses contradictions internes dans laquelle la concurrence ne s'organise pas entre puissances nationales, mais entre groupes économiques multinationaux

rien de surprenant par conséquent à ce que le GEAB nous annonce comme « un événement historique », « un point de bascule dans le déroulement de la crise systémique globale, le passage d’un monde américain à un monde chinois », le fait que la Chine soit désormais, au regard du PIB, la première puissance économique mondiale, doublant les États-Unis

je reste perplexe devant toute analyse présentant les choses comme une compétition inter-nationale. Cela dit, c'est un fait majeur, et je suis curieux des analyses de Mylène Gaulard quant aux effets à attendre des réformes importantes initiées en Chine à l'automne dernier

dans restructuration du capital mondial : et la Chine ?

une vue imprenable ?

palette matinale

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16 octobre

les oiseaux du Montreau (bar-restaurant)

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mémoire de peinture

bayou 3 tableaux

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poèmes langue aux chats un cadeau apprécié en 7 images

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 promenades socio-poétiques (photos)

Fontenay-Montreuil sans Bois en 12 images

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12 images du parc Montreau

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ce que durent les roses

promenade socio-poétique en 12 images du parc Montreau

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réflexions sur et par la photographie nouvelle rubrique

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art vs artisanat : quand mon second impose à mon premier une esthétique en vogue déterminée par la technique et la loi de l'offre et de la demande

15 octobre

banalités sans bases : lettre ouverte à personne

« De toute évidence, l’arme de la critique ne peut pas remplacer la critique des armes : La force matérielle doit être renversée par une force matérielle, mais la théorie, elle aussi, se change en force matérielle, dès qu’elle s’empare des masses » Marx Contribution à une critique de la philosophie hégélienne du droit - Introduction 1844

je ne retrouve pas cette formule de je ne sais plus qui (situationnistes ?) selon laquelle, en substance, dans les « périodes non révolutionnaires » on se préoccupe de théorie, et dans les « périodes révolutionnaires » de pratique. Tant celle-ci que la citation de Marx ressortent d'une dialectique douteuse séparant théorie et pratique, de plus en les (op)posant comme alternance

toujours est-il, si l'on observe la (courte) période actuelle, que la situation se caractérise, qu'on les prenne ensemble ou séparément, par l'absence apparente de l'une et de l'autre. Le prolétariat, les classes populaires pour faire court, semblent ne pas se remettre du coup de massue, la défaite consécutive à la chute du programmatisme ouvrier depuis quarante ans, redoublée des effets de la crise depuis 2007. Cela côté lutte de classe

du côté de la théorie, si l'on veut bien convenir que le meilleur, dans la perspective communiste, se trouvait dans la diaspora issue de l'utra-gauche depuis le soubresaut de 1968, entendant pas là non seulement le courant théorique de la communisation mais toute la théorie radicale - celle qui « saisit les choses à la racine » poursuit ce passage de Marx) -, force est de constater qu'elle est comme assommée aussi

on connaît mon impatience et certes l'histoire est longue. Si, pour m'en tenir à la France, j'en crois le mutisme dans lequel sont tombés tous ceux relevant du courant communisateur, les blogs moribonds constituant les liens de dndf comme supposés proches de ses thèses et de celle de Théorie Communiste, en France comme en Europe; si j'en crois les centres d'intérêts du blog de Temps Critiques; si j'en crois le stand-by de Incendo Genre et Classes; si j'en crois l'enfermement de Ni patrie ni frontières dans la critique lanscinante de l'antisémitisme de gauche, seule expression du site Mondialisme.org...  tout se passe comme si nous vivions la fin d'une période théorique correspondant à l'écrasement durable visé plus haut

sans trop d'ironie, je pourrais dire que du côté de Théorie Communiste, le silence de la théorie est adéquat au silence des armes

une question, que j'ai déjà formulée, est de savoir s'il s'agit d'une parenthèse, d'une séquence dit TC, qui se refermera dans un court avenir pour ouvrir à plus optimiste, ou de l'entrée dans une période plus longue où la crise produirait des effets à moyen terme d'entrée dans un chaos "fin de civilisation" sans perspective révolutionnaire, bien au contraire

autant préciser que c'est le genre de questions sans réponses qu'attendre d'en (sa)voir un peu plus, me renvoyant pathétiquement à la formule de TropLoin Il va falloir attendre (Gilles Dauvé a néanmoins annoncé un livre sur la communisation pour 2015, en anglais), même si l'on sait bien que creuse la vieille taupe, et de plus jeunes

c'est dire sur quel fond d'angoisse je peux, ou ne peux pas, continuer de maintenir sur le feu, sans faire bouillir les marmites de l'avenir, du communisme ce qui n'en serait plus qu'une idée, un idéal au sens commun, un espoir quasi religieux, un opium communiste, belle contradiction au moins personnelle ne relevant plus que de l'idéologie. Ayant stoppé l'observation tous azimuts entreprise dans le CANARD des CHAÎNÉ·E·S anti-journal 1988-2014 qui garde pour moi valeur de méthode, j'hésite à reprendre cette démarche, non seulement parce que c'est un gros travail consommateur de temps passé devant l'écran, mais parce qu'il me donne le sentiment de tourner en rond, pour ne pas dire de pédaler dans la choucroute

états d'âmes, dira-t-on, hé bien oui, en attendant que d'autres s'y collent et me donnent à penser que je ne rame pas en vain

pour me répondre, la boîte aux lettres est là

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dans les communismes comme combats : une exploration des voies de la révolution

14-15 octobre

tel quel : les couches moyennes françaises et la photographie

forum Chasseurs d'images, critique d'images sociologie de terrain auto-théorisante

Chasseurs d'images est une revue consumériste et offre (ou plutôt vend) à ses lecteurs une conception de la photographie comme loisir* : les loisirs ont leur industrie et la photographie ses appareils, accessoires, logiciels de post-traitement d'images nécessitant des ordinateurs avec cartes graphiques et écrans de qualité pour rendre compte de celle des appareils photo numériques. Il est donc normal que le forum propose des rubriques présentant ces matériels et périphériques indispensables par marques et catégories, mais aussi la possibilité d'une critique d'images dite d'entraide que caractérise la focalisation sur les aspects techniques, l'esthétisme (romantisme, formalisme, jugement selon le goût, évincement du présent social...) et l'indigence de la critique et de son lexique. Il n'est pas rare que 10.000 personnes soient en ligne sur ce forum, aux heures de pointe, et seulement un peu moins aux heures de bureaux (sic)... C'est aux heures des repas et la nuit - heures françaises - qu'il y a moins de monde

* le forum le dit bien qui possède une rubrique Vos autres loisirs...

compte tenu de ce nombre important de passants, la majorité muets mais tout de même beaucoup d'intervenant.e.s, l'observation a valeur statistique relativement à la population concernée. Ce qui exclut celle qui ne peut pas s'offrir le matériel et celle qui l'utilise avec un autre objectif, dont je suis un bien modeste photographe, du moins en termes techniques

j'y ai fait une immersion de moins d'une semaine, à la fois pour y tester la réaction à mes photos, observer les comportements, les sujets et l'esthétique de prédilection des photos présentées, le type de conseils donnés par les plus avancés (ou pensant l'être). J'écrirai à l'occasion la synthèse de ce qu'il en ressort, mais cela ne presse pas, car il fut assez éprouvant de supporter le choc idéologique, les certitudes, interrogations et centre d'intérêts photographiques, la suffisance et la complaisance de ce ventre mou de la société. Les plus curieu(ses)x peuvent en trouver de premiers éléments dans les sujets où je suis intervenu sous le pseudonyme de un passant, ou se faire une opinion par elleux-mêmes, ce n'est pas difficile

le rapport qu'on peut établir au social par la photographie et les commentaires, à partir de ce milieu particulier d'amateur.e.s et de passionnné.e.s, est d'autant significatif que les opinions politiques et religieuses ne doivent pas s'y exprimer, ce qui laisse percer le reste, beaucoup plus intéressant, et dépasse la photographie

dans POÉTIQUE arts et révolution et photo-poésie

poèmes langue aux chats   2 images

aiguillages août-octobre 2014

une vue imprenable ?

matin chagrin 2 images

aiguillages août-octobre 2014

13 octobre

l'essence de l'interdit

reprise d'un thème, sélection de 7 images post-traitées sur 'photofiltre', avec lequel je ne suis pas un as...

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12 octobre

à René Magritte

aiguillages août-octobre 2014 ceci n'est pas un bar

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le PCF et la mort du programmatisme

Julian Mischi, Le communisme désarmé. Le PCF et les classes populaires depuis les années 1970, Marseille, Éditions Agone 2014

on le savait, au PCF, la lutte des places a remplacé la lutte des classes, mais voici un travail de thèse qui en fait une démonstration non théorique, mais sociologique, politique, organisationnelle, sous des angles multiples. Un travail sans appel

lire la suite dans les communismes comme combats : une exploration des voies de la révolution

 

le jazz est mort, vive le jazz !

Jazz, à l’envie à la mort Edouard Launet, Dominique Queillé et Vittorio de Filippis Libération 26 septembre

« Depuis les années 30, son avis de décès a maintes fois été publié. Alors, complètement «jazz been», le genre musical de John Coltrane et Miles Davis ? Points de vue de musiciens... »

suivent ceux de Archie Shepp, John Scofield, Guillaume Perret, Julien Lourau, Michel Portal, Marc Ribot, Airelle Besson [unique femme], Daniel Humair, François Corneloup, Henri Texier, Jean-Pierre Como, Patrice Caratini, Émile Parisien, Aldo Romano, Louis Winsberg et Bernard Lubat

le point de vue des musiciens, c'est ce qui fait pour moi l'intérêt de cet article, et c'est comme ça que je l'ai entendu en construisant en 2002 un livre autour de leurs propos, Jazz et problèmes des hommes avec plus de 600 citations

florilège... voir la suite dans bribes de jazz

 

11 octobre

un quartier poétique

promenade socio-poétique au crépuscule en 29 images

aiguillages août-octobre 2014

aiguillages août-octobre 2014

l'automne ramasse à l'appel les impôts, les amendes... heureusement les feuilles mortes aussi

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Alain Badiou : beaucoup de mots pour rien

« Réinventer le communisme pour le siècle qui commence » La Marseillaise 7 octobre

florilège

« Que des ouvriers revendiquent la propriété du capital productif est la vraie tradition populaire anticapitaliste, celle qui réclame une organisation de l’économie libérée de l’emprise des intérêts privés, organisation que Marx nommait celle de la « libre association »

L’idée forte dont l’affaiblissement public est la source de notre misère politique, s’appelle depuis deux siècles le communisme, et sauf à se résigner au désastre de la privatisation de toutes choses (même de la police, même de l’armée…), la tâche primordiale, dans la pensée comme dans l’action, est de réinventer le communisme pour le siècle qui commence.

Au point où nous en sommes, quand tout doit être repris dès le début, les tâches sont de trois ordres : régénérer, transformer et répandre partout, et à échelle immédiatement mondiale, la conviction communiste ; organiser sur cette base les fractions les plus larges possibles des masses populaires ; participer pour ce faire aux affrontements, inventions, rassemblements et réunions qui agitent la situation politique selon les différents lieux, usines, universités, bureaux, magasins, cités, foyers, campagnes, dans une vision des choses qui surplombe la cuisine politique nationale.

Le mot « résistance » ne me séduit du reste pas beaucoup. L’action politique ne peut jamais avoir un point de départ purement négatif, c’est la faiblesse des mots comme « révolte », « rébellion », « résistance », qui sont les mots dominants d’une certaine levée anarchisante, d’une sorte de sympathique romantisme, finalement tout à fait compatible avec le déploiement du capitalisme mondialisé.

C’est du côté de l’émancipation que doit se trouver la vision d’un ordre acceptable pour que l’humanité libère en elle toutes les énergies dont elle est capable. C’est pourquoi il faut partir de la positivité de la vision communiste, et non de la négativité du refus de ce qu’il y a. Le processus d’émancipation est une construction, une invention, et la négation, le conflit, ne sont que des étapes imposées par l’adversaire. Nous devons créer une situation où il soit clair que c’est l’oligarchie acculée qui résiste et non pas nous. »

le paradoxe de Badiou, c'est qu'il reproche à d'autres, à juste titre, un romantisme qui est le fond de son communisme. Lui qui se réfère beaucoup à Marx, il a tout simplement oublié un des fondements de sa critique et de sa conception du communisme : « Le communisme n'est pour nous ni un état qui doit être créé, ni un idéal sur lequel la réalité devra se régler. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l'état actuel. Les conditions de ce mouvement résultent des prémisses actuellement existantes.» L'idéologie allemande

je partage, dans les deux derniers paragraphes extraits, l'idée de « partir de la positivité de la vision communiste », mais pas celle de lui opposer « la négativité du refus de ce qu’il y a ». Je n'y vois aucune dialectique de contradictions entre classes antogonisme, entre un mode de production suivant son cours dans le « mouvement réel » et des luttes pour l'abolir. La négativité, au demeurant, ne relève pas d'une refus, mais d'un processus contradictoire inhérent à l'exploitation comme fondement de l'économie, le capital comme lutte entre classes

Badiou fait comme si le communisme était l'affaire d'un choix fondé sur une conviction à promouvoir. Bref, de la propagande, de l'organisation, comme disait Karl Liebknecht. Pour jouer sur le sens des mots, Badiou est un idéaliste (au sens philosophique), mais le communisme n'est pas un idéal (au sens commun). Bien sûr qu'il faut faire tout ce qu'il dit, « participer pour ce faire aux affrontements, inventions, rassemblements et réunions qui agitent la situation politique selon les différents lieux, usines, universités, bureaux, magasins, cités, foyers, campagnes... », mais on ne peut le faire que dans les circonstances présentes mêmes qui en conditionnent l'efficience, c'est-à-dire dans l'implication réciproque de l'économie et des luttes

« Les hommes font leur propre histoire, mais ils ne la font pas arbitrairement, dans les conditions choisies par eux, mais dans des conditions directement données et héritées du passé. » Marx, Le 18 brumaire de L. Bonaparte, 1851

Badiou est un homme de théâtre, mais la vie n'est pas un théâtre, avec des acteurs libres de leurs textes et de leurs actes

en quelque sorte, Badiou commet l'erreur symétrique à celle du courant communisateur dans sa tendance également paradoxale - car la contradiction est là bien prise en compte - à ne considérer que le côté négatif de la dialectique communisme vs capitalisme, et à renvoyer toute positivité du mouvement des luttes à un humanisme externe au capital comme contradiction en procès

les idées, c'est comme les cigarettes, ça part en fumée et n'en reste que les filtres... idéologiques et non durables

aiguillages août-octobre 2014

dans les communismes comme combats : une exploration des voies de la révolution et problèmes dialectiques, problèmes de dialectique et de méthode

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du silence, en langue d'oiseau

corneillien en 7 images

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la petite bête

pêche gardée Montreuil Montreau, 7 images

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10 octobre

un quartier poétique

tournée du soir, désespoir ? 12 images à Fontenay-sous-Bois

accident de la pensée

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d'un accident de la pensée de l'auteur Roland Simon

"LES AUTEUR(E)S NE SONT QUE DES ACCIDENTS DE LA PENSEE" dndf Dazibao Extrait de "Au sujet de Caliban et la sorcière"

je ne sais pas ce que peut penser Roland Simon (RS) de ce choix d'extraire cette phrase hors de son contexte et d'en faire ainsi une de ces phrases passe-partout dont on ne sait trop ce qu'elles voulaient dire à l'origine. RS a écrit :  « Autant ce livre est nécessaire, autant je crois qu’il est nécessaire de dire clairement mon opposition à cette grille de lecture, même si elle est le fait de l’auteure (les auteur(e)s ne sont que des accidents de la pensée) ». Je n'ai trop à première lecture interpréter cette phrase, sans m'y arrêter (de quelle pensée s'agit-il ?), supposant que son auteur avait mal exprimé autre chose, et qu'il est assez trempé dans Marx pour ne pas être croire que la pensée d'une époque flotterait au-dessus d'elle comme un pur esprit sans sujet, ou qu'elle serait autre chose qu'un produit des conditions générales de cette époque

dans ce cas précis de Federici, et cela devrait suffire, il a été dit qu'il fallait distinguer entre ses idées comme théoricienne et historienne, qu'elle exprime en tant qu'auteure, et sa propre lecture politique, idéologique si on veut, de son travail. D'abord ce travail n'est pas un accident de la pensée, et n'est pas propre à Federici, mais appartient à tout un courant - pas spécifiquement communisateur - à Théorie Communiste et d'autres aussi, qui articulent critique du genre et du capital, en termes d'histoire et/ou de structure, de permanence comme contradictions mêlées du capitalisme

en un sens, les auteur.e.s qui expriment cette idée, ou d'autres, ne sont donc en rien des accidents de la pensée, mais plutôt des singularités qui expriment une critique radicale normale dans le cours quotidien des choses

à l'inverse, ce n'est pas par accident ni incohérence de sa propre pensée que Federici tend à s'inscrire dans l'idéologie des Commons, et aucune idéologie n'est accident de la pensée

mais le choix de mettre cette phrase en dazibao m'y a fait revenir. J'ai pensé à « les individus sont les virgules de l'histoire »... bien que l'idée en soit différente. Peu importe...

à cette occasion, je redécouvre ce passage du texte de RS :

« L’idéologie des Commons n’est qu’une énième variante de l’increvable idéologie de l’alternative. Par analogie, on fait de l’accumulation primitive un processus continu, et on substitue à un développement contradictoire interne du mode de production capitaliste, une imaginaire opposition (contradiction ?) à ce mode de production de la part de «populations» non encore touchées par celui-ci ou marginalement. La modification de la segmentation mondiale du capital, des modes d’appropriation de la force de travail et / ou du surplus sont vus par analogie comme la répétition de l’accumulation primitive. Le but de l’opération est toujours le même : fonder sur une force externe au mode de production capitaliste (MPC) la possibilité de son abolition, ce qui justifie, ici et maintenant, l’alternative.»

j'ai déjà dit que je partage en partie ce diagnostic, sous réserve d'inventaire dans ce qui est ainsi mis en vrac dans « idéologies des Commons » (cf commun et/ou communisme : révolution ou réformisme ?). Je n'y reviens pas ou pas par ce biais. Dire qu'il y aurait des « "populations" non encore touchées par celui-ci ou marginalement » suffit à considérer que ce qu'elles font quand elles luttent relèverait d' «une force externe au mode de production capitaliste », comme si, au demeurant, cela ne pouvait que disparaître sous l'emprise à venir d'une domination totale achevée du capitalisme, une subsomption réelle absolue. C'est un syllogisme en boucle : « ce qui n'est pas encore touché... » serait extérieur à ce qui est posé comme totalité du monde. De deux choses l'une, soit tout ce qui existe est dedans, et personne ne prétend voir surgir des marges une révolution externe, soit ces marges sont extérieures au capital, et la vision de TC confirme qu'elle choisit ce qui l'intéresse pour alimenter ses thèses, méthode qui lui a valu les déboires qu'on sait, avec l'écart, sic, etc.

impression de malaise donc, devant ce qui est devenu le peu de rigueur d'un théoricien qui semble confronté aux limites de son approche structuraliste

voilà pourquoi je préfère croire qu'il s'agit d'un accident de la pensée de l'auteur Roland Simon

PS : quant au choix de dndf, cela me fait penser à ces citations qu'on met en exergue ici ou là, qui passent pour des pensées profondes d'autant plus qu'isolées, elles ne veulent rien dire. On en trouve dans toutes les religions, de la part de tous les croyants

dans critique du 'courant communisateur'

 

au bord de l'eau

aiguillages août-octobre 2014

 Patlotch en deça au-delà de son temps

le rêve d'écart

aiguillages août-octobre 2014

 

9 octobre

« la forêt est un état d'âme » 

forêt de Notre-Dame, 12 images du jour 2

aiguillages août-octobre 2014

aiguillages août-octobre 2014

en rire jaune

aiguillages août-octobre 2014

Hollande s'engage à maintenir le budget du plan autisme AFP l'Express 9 octobre

il n'est pas dans mes habitudes de moquer la classe politique à la manière de qui ne remet en cause ni l'économie ni l'Etat. Mais là, je ne résiste pas : quoi de plus normal pour un président normal que financer l'autisme politique, fonction idéologique normale de l'Etat ?

résistons d'autant moins que le foutage de gueules atteint de tels sommets qu'on peut se demander des deux - l'homme (ou femme) d'Etat et de médias, ou le servum pecus (troupeau servile) - quel est le plus bête

Finances publiques : les Français rechignent à faire des efforts Le Parisien 9 octobre

une façon comme une autre de laisser entendre qu'ils n'en font pas, et qu'ils auraient le choix...

aiguillages août-octobre 2014 paquet blanc et blanc paquet

Le paquet de cigarettes neutre « devrait arriver dans les bureaux de tabac au début de l’année 2016 » a annoncé mercredi sur France Info la ministre de la Santé, Marisol Touraine Les Échos 8 octobre

« L’objectif des paquets neutres, une mesure très attendue par les associations anti-tabac mais qui suscite la colère des cigarettiers, est de rendre le tabac moins attractif. Les paquets de cigarettes seront standardisés et auront la même forme, la même taille, la même couleur et la même typographie. »

comme on dit, l'argent n'a pas d'odeur. À la différence du Canada Dry - « Ça a la couleur de l’alcool, le goût de l’alcool… mais ce n’est pas de l’alcool », on pourra fumer neutre... la même daube standardisée, taxée à à 80% pour l’Etat et 12% pour le cigarettier. Pour un paquet de fumeurs, ça va faire un tabac. En attendant, le 1er janvier 2015 Les prix du tabac pourraient encore augmenter de 30 centimes Le Figaro 9 octobre

et comme un malheur n'arrive jamais seul, toujours le mot pour rire :

Hollande :  « Je suis toujours là » BFMTV 9 octobre

 

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photographie

Patlotch en deça au-delà de son temps

nature morte numérique à la carte banquaire

aiguillages août-octobre 2014 'le déjeuner sans l'herbe...' peintures 1991

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un programme réformiste pour le capital

Le Web, avenir radieux du prolétariat ? France Culture 8 octobre, avec  Yann Moulier-Boutang, Thanh Nghiem et Nicolas Vanbremeersch (en réécoute)

je reprends ce titre à Toni Negri et Michael Hardt, dans Commonwealth, page 435 à 442 (Folio Essais). Les deux théoriciens de la multitude y font une démonstration par l'absurde de l'impossibilité de « sauver le capital », tout en prévenant : « Certains lecteurs commencent peut-être à douter de nos intentions révolutionnaires...». Ils y exposent « une notion particulière de transition », contre la « transition socialiste » et les « théories de l'effondrement », pour promouvoir « l'autonomie progressive de la multitude par rapport au contrôle privé et public [...]; et donc une accumulation progressive du commun. »

dans l'émission en référence, écoutée par hasard hier soir dans ma voiture, les notions de commun et de Commoners reviennent chez les trois participants, sur fond de « capital cognitif » et de « revenu garanti pour tous ». Mais à la différence de Negri et Hardt, ceux-là se proposent purement et simplement de modifier les conditions des échanges et contrats économiques dans la sphère de la connaissance virtuelle, sans quoi l'économie ne serait plus viable... À grands renforts de Think Tanks, de Peer to Peer (P2P) et autres supposées radicales pratiques de ruptures, ils se proposent bel et bien de « sauver le capital »

si les prolétaires se préoccupent peu de savoir qui lave leurs chaussettes (« Prolétaires de tous les pays, qui lave vos chaussettes ? » slogan féministe des années 70), ces trois-là ont bien lu La place des chaussettes, le tournant linguistique en économie politique, de Christian Marazzi (Editions de l’Eclat, 2000). Mais ils ne savent toujours pas qui les fabrique

cette émission annoncée comme tentant « d'appliquer au net la grille de lecture marxiste » est un chef-d'œuvre d'idéologie alternative. À ce titre, elle s'inscrit dans la montée en France d'une approche du « commun » écartant d'emblée une perspective révolutionnaire ancrée dans la lutte de classes et de genre. Elle rejoint en ce sens la propagande médiatique sans frontières faite à l'ouvrage "Commun" de Dardot et Laval

dans commun et/ou communisme : révolution ou réformisme ?

8 octobre

mémoire de peinture

aiguillages août-octobre 2014

« la forêt est un état d'âme » (Bachelard)

aiguillages août-octobre 2014

aiguillages août-octobre 2014

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classes moyennes au présent : le 'plouc' de Debord a fait des petit.e.s

« classes moyennes », le terme peut sembler anachronique concernant l'Egypte antique. Il est d'ailleurs controversé :

« Le Moyen Empire, qui dure près de trois siècles (-2065 à -1785), voit une réaffirmation du pouvoir de pharaon, qui peut s'appuyer sur une « classe moyenne » instruite et assez prospère ainsi que sur une forme d'armée permanente formée notamment de Nubiens soumis » Histoire de l'Egypte Wikipedia

« En Egypte, il n'y a pas véritablement de classe moyenne, on peut diviser la société en deux grands groupes de taille inégale : les privilégiés (les puissants, les riches) et les démunis, le peuple qui représente plus de 90% de la population.» Pourtant « les scribes : ce sont ceux qui savent lire, écrire et compter, ils forment la grande masse de l'administration sous l'autorité du vizir. Ce sont des fonctionnaires : ils sont recrutés et payés par l'Etat.  Ils interviennent à tous les niveaux de la société : du contrôleur des équipes de moissonneurs au bureaucrate de l'administration centrale du palais. Les scribes peuvent exercer aussi des charges cléricales et militaires. Ainsi, les scribes assument, par délégation du roi, le pouvoir dans tous les domaines : économiques, politiques, militaires et religieux. Le monde des scribes est fortement hiérarchisé, tous obéissent au scribe suprême : le vizir. Les scribes sont bien considérés, ils ont un bon salaire et considèrent qu'ils exercent le meilleur des métiers.» La société de l'Egypte antique

c'est néanmoins le terme que j'ai entendu hier à France Culture, avec des "guillemets", pour parler de ces fonctionnaires, commerçants, militaires... Une idée forte revenait, il s'agissait de personnes lettrées, cultivées, qui connaissaient leurs humanités égyptiennes

quant à notre monde présent, je ne suis pas déclinophile, mais si j'en crois mes yeux et mes oreilles, concernant particulièrement la France dont connaissant la langue je peux juger, ses dites « classes moyennes » sont devenues, au fil des dernières générations, d'une singulière inculture historique, d'une absence d'esprit critique, sans parler, chez nombre de ceux qui se pensent comme d'un « niveau socio-culturel élevé », d'une orthographe aléatoire et de l'omniprésence d'un vocabulaire de gestion, à frémir rapporté à la façon dont ils pensent ce qu'ils écrivent (mails des cadres de l'administration et du privé, forums sur Internet, textes divers, affichettes...)

de la vulgarité au service du Spectacle

les classes moyennes françaises se distinguent par ce que j'appelle la vulgarité profonde accompagnant leur suffisance, ce qui n'a rien à voir avec les couches d'en-bas, qui savent au moins qu'elles ne savent pas. Autrement dit, ceux que Debord nommait il y a quarante ans les ploucs * ont fait des petit.e.s

« Le cadre dit toujours "d’un côté; de l’autre côté", parce qu’il se sait malheureux en tant que travailleur, mais veut se croire heureux en tant que consommateur. Il croit d’une manière fervente à la consommation, justement parce qu’il est assez payé pour consommer un peu plus que les autres, mais la même marchandise de série [..] Le cadre est le consommateur par excellence, c’est-à-dire le spectateur par excellence. Le cadre est donc, toujours incertain et toujours déçu, au centre de la fausse conscience moderne et de l’aliénation sociale. Contrairement au bourgeois, à l’ouvrier, au serf, au féodal, le cadre ne se sent jamais à sa place. Il aspire toujours à plus qu’il n’est et qu’il ne peut être. Il prétend, et en même temps il doute. Il est l’homme du malaise, jamais sûr de lui, mais le dissimulant. Il est l’homme absolument dépendant, qui croit devoir revendiquer la liberté même, idéalisée dans sa consommation semi-abondante [..] Il arrive en retard, et en masse, à tout, voulant être unique et le premier. Bref, selon la révélatrice acception nouvelle d’un vieux mot argotique, le cadre est en même temps le plouc.» VS-58/59

il va falloir attendre

quand on sait que toute révolution sociale réussie a pour condition une alliance des couches moyennes montantes avec les classes populaires contre la classe dominante ayant fait son temps, cela prête à douter des perspectives à court et moyen termes

dans le moment présent du capitalisme, documents, éléments critiques...

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migrant.e.s

aiguillages août-octobre 2014 une vue imprenable ?

au bord de l'eau

la traversée

aiguillages août-octobre 2014

 

l'école de cygnes en 12 images aux bords de Marne

aiguillages août-octobre 2014

aiguillages août-octobre 2014

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sur la photographie, hygiène du regard

je n'imaginais pas me prendre de passion pour la photographie. Tout est relatif. De quoi s'agit-il ? Non, je ne suis pas photographe, pas plus que je n'ai été musicien, peintre, théoricien... Poète, peut-être... Très simplement (encore que...) prendre des photos me donne à marcher, et à regarder les choses telles que je ne les considèrerais pas, pour proposer un autre regard sur le quotidien

après des années d'intérêt pour la théorie, qui n'a au demeurant pas cessé et qui m'aide à photographier autrement, c'est une pratique, une pratique artistique au sens fort, autrement dit qui inclue sa théorie : l'œil et la main pensent leur faire comme dans la peinture, comme l'oreille et la main en musique, et comme il est souhaitable que le fasse toute pratique sociale, surtout prétendant faire la révolution

de la même manière que la théorie est une hygiène de la pensée comme critique de ce monde, photographier est une hygiène du regard. Elle permet, sous certaines conditions, de se laver de l'idéologie, y compris de celle qui s'empare de la théorie... et de la photographie

prendre et post-traiter une photographie, c'est pour moi comme écrire un poème. Chaque photo tient par elle-même, mais n'est saisie que dans l'ensemble qui lui donne plus de sens

la véritable manif pour tous, ou l'envie en rose

aiguillages août-octobre 2014

derrière la vitre, la Société Générale...

aiguillages août-octobre 2014

VOYAGE À L'OEIL 

Derrière la vitre, au frais
climatisé de la princesse,
le bruit du monde s’interdit

Tout file le tournis

Sous les nuages
des tours Aillaud
se meurt le jour, pas un oiseau

Un laveur de carreaux
suspendu au ménage,
saltimbanque muet,
tourne un film, assourdi
des voitures en file
sur l’autoroute

au pied des murs,

la société est générale.

J’essuie sa banqueroute

18 février 2010 source

dans POÉTIQUE arts et révolution

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et un poète de parti...

« La poésie permet d'aiguiser les angles, elle est faite pour percer le réel, forer, trouer, voir ce qu'il y a au-delà du mur des apparences » Charles Dobzinsky

Charles Dobzynski : « La langue que je parle n’est pas morte / Sa source est l’alphabet de l’univers » L'Humanité 1er octobre

ceux qui ne sont pas "anti" (anti-fascistes, anti-racistes...) sont généralement, généreusement, anti-staliniens, quand même ! Et par conséquent ne lisent pas les poètes qui le furent, selon leurs critères. Ni Aragon, ni Eluard, ni Neruda... ni Dobzinsky. Ils ne les lisent pas, mais ils savent qu'ils sont, ne peuvent être, que mauvais poètes. Autant en emporte le vent...

la poésie est un travail propos vidéo

 

des mots pour de rire ?

dictionnaire critique (et méchant) à usage des militants

extraits

Alternative libertaire : anarchistes de Science Po’. Bac à sable du Front de gauche.
Anti-fascisme : agence de mannequinat Instagram pour marques de polos et de k-ways.
Autogestion : projet absurde de capitalisme horizontal. Ça ne marche, évidemment, que sur le papier.
Autonomie : c’est raté !
Biopouvoir : concept de transition chez Foucault, qui disparaît rapidement. Il est ensuite repris par Tiqqun pour la simple et unique raison que ce mot est quand même vachement stylé.
Capitalisme : seul système d’exploitation qui soit plus efficace que Windows.
Chanteur militant : chanteur qui se dit « militant » parce qu’il donne des concerts pour des gens qui se disent « militants » parce qu’ils vont à ses concerts.
Comité Invisible : contributeurs anonymes du journal Le Monde.
Communautarisme : quand les opprimés prennent conscience qu’ils sont opprimés et se reconnaissent comme opprimés, on appelle ça du « communautarisme ». Salauds d’opprimés !!!
Communisation : la révolution en pantoufles a enfin trouvé sa théorie.
Critique de la valeur : des bouquins qui coûtent cher.
Dialectique : l’art d’avoir toujours raison.
Féminisme : 10 vraies bonnes raisons de te larguer.
Guevarisme : mauvaise marque de T-shirts.
Humanisme : catholicisme de gauche.
Illégalisme/Insurrectionalisme : parce que la vie est trop courte pour ne pas la passer en taule !
Individualisme : « le communisme +1 »
Intersectionalité : 1,2,3… le premier qui arrête d’être dominé a gagné.
Laïcité : racisme de gauche.
Lutte de classe : a été perdue depuis longtemps.
Matérialisme historique : ça à la couleur de Marx, le goût de Marx, l’odeur de Marx, dommage… c’est pas de Marx.
Prison : socialisme réellement existant.
Prolétariat : les prolétaires se foutent du prolétariat. Mais si le sujet t’intéresse, fais comme tout le monde : écris un tract !
Punk (mouvement) : bac à sable historique de l’autonomie. 
Situationnistes : groupe de mauvais cinéastes ayant tenté la reconversion de l’avant-garde artistique à l’avant-garde politique.
Solidarité : socialisme réellement inexistant.
Spectacle (société du) : façon inutilement compliquée d’expliquer la notion de fétichisme de la marchandise.
Syndicalisme révolutionnaire : à la fois le vieux pot et la mauvaise soupe.
Trotskysme : le goulag - le goulag + le goulag = le goulag quand même.
Ultra-gauche : librairies du Quartier latin à Paris.
Universalisme : ethnocentrisme de gauche.
Tiqqun : Soirée sushis + DVD de Matrix à l’E.H.E.S.S qui a mal tourné.

aiguillages août-octobre 2014

Ah quel titre ! À quel titre ?

Ebola : première contamination hors d'Afrique, le monde doit faire plus, selon Obama Le Nouvel Obs 7 octobre

c'est bien connu, le monde (capitaliste) n'est pour rien dans la misère africaine, ni donc dans ses maladies. « Le monde » doit par conséquent « faire plus », quand ses maux lui sont renvoyés, comme à César... L'Empire contre-attaque ?

aiguillages août-octobre 2014

cette réaction rappelle celle des USA face à l'immigration de l'Amérique d'en-dessous et celle de l'Europe contre l'invasion des migrants... africains

6 octobre

photos Montreuil etc.

cinéma : 12 images + une autour de la mairie

aiguillages août-octobre 2014

to be or not to be... free

aiguillages août-octobre 2014

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tous capitalistes !?

« La propriété personnelle, fruit du travail et du mérite ! Veut-on parler de cette forme de propriété antérieure à la propriété bourgeoise qu'est la propriété du petit bourgeois du petit paysan ? Nous n'avons que faire de l'abolir, le progrès de l'industrie l'a abolie et continue à l'abolir chaque jour Marx &Engels Le Manifeste 1847

Jeremy Rifkin : « La troisième révolution industrielle a commencé » Le Monde 23 septembre

L'économiste américain Jeremy Rifkin soutient la thèse que la révolution numérique actuelle pourrait marquer l'avènement d'un nouveau mode d'organisation fondé sur l'économie sociale.

Vous annoncez que le capitalisme va disparaître d'ici cinquante ans. Comment ?

Je pense plutôt qu'il va se transformer. Nous assistons à une troisième révolution industrielle qui marquera l'émergence d'un nouveau modèle économique, fondé sur le partage et les communautés collaboratives. Car les nouvelles technologies permettent de réduire drastiquement le coût marginal de production, c'est-à-dire le coût de production d'une unité supplémentaire. C'est un bouleversement majeur qui affecte déjà certaines industries. Prenez celle des loisirs : aujourd'hui, on peut accéder à une infinie variété de musiques et de vidéos en ligne, ce qui a provoqué l'effondrement de l'industrie musicale telle qu'elle fonctionnait jusque dans les années 1990. La presse, l'édition et l'éducation connaissent les mêmes mutations, et c'est le cas avec les transports, avec l'émergence de services comme Uber ou Autolib.

Cette révolution peut-elle toucher également la production de biens?

Oui. Avec les imprimantes 3D, il sera possible de produire chez soi, ou à l'échelle de petites communautés, des objets qu'il fallait autrefois acheter. Les grandes usines centralisées céderont la place à des unités de production locales. Les enfants fabriqueront leurs jouets dans leurs écoles ! Même chose pour l'énergie. Avec des immeubles équipés de panneaux solaires...

la restructuration sans fin du capitalisme, selon la formule non de poètes disparus, mais de camarades en éclipse, tient de facteurs croisés que produit la concurrence pour enrayer la baisse tendancielle du taux de profit, en stimulant les progrès techniques, comme l'a montré Marx concernant le 19ème siècle. Nous sommes confrontés ici à une nouvelle phase qui tend à capitaliser les individus en tant que producteurs auto-exploités, comme une privatisation de la sphère privée. À chacun sa petite usine égo-gérée à la maison, son petit profit, son petit rêve, quoi...

aiguillages août-octobre 2014

dans éléments pour 'une critique de l'économie politique'

 

un « poète des drums » s'en est allé

Jacques Thollot (1946-2014), batteur et compositeur de jazz Francis Marmande Le Monde.fr 4 octobre

aiguillages août-octobre 2014

images vidéos

Rythmes du jardin vidéo

« Avec sa frange blonde, ses yeux dans les étoiles, ce son d’envol de mésanges qu’il imprimait aux cymbales, ce tempo, cette gestuelle d’homme libre assis aux tambours ; avec le temps, avec sa vie et ses légendes, l’ampleur de sa présence sur terre, très inversement proportionnelle à sa réputation, on pourrait à peu de frais vous faire le coup du poète maudit, écorché, destin brisé, et toutes les fanfreluches de l’hélas.
[...]
Manque de bol, Thollot, c’est le contraire. D’une extrême distinction, d’une élégance recherchée, Thollot portait en lui l’idée la plus haute de la musique. Il l’était. Citant des poètes que personne n’avait lus
Disciple favori du batteur Kenny Clarke, le fondateur du be-bop (Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Monk), il lui sert de doublure lors même qu’il n’a que 13 ans. Jouant, blondinet, avec Donald Byrd (trompettiste) qui lui donne des conseils à vie, Bud Powell, Chet Baker, René Thomas, les plus grands qui l’adorent, comme l’aimeront jusqu’au bout les contrebassistes (J.-F., Jean-Paul Céléa, Claude Tchamitchian...»

aiguillages août-octobre 2014 1971 Cécile

Night in Tunisia 1959 à 13 ans vidéo avec George Arvanitas, Bernard Vitet, Luigi Trussardi...  Quartet Sunside Paris 2011 vidéo

dans bribes de jazz

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La synthèse des faux-culs, à propos de : Affinités révolutionnaires Nos étoiles rouges et noires Besancenot/Löwy, Mille et une nuits, Vosstanie 31 août

aiguillages août-octobre 2014

« Quand un adorateur du stalinien Guevara, adepte du plateau de M.Drucker, vient expliquer dans les shows mondains qu’il ne confond pas la gauche et la droite et donc invite à voter Hollande ceci entre deux trois commentaires sur la belle passe de tel ou tel joueur de foot payé des millions, s’associe avec le promoteur de la théologie de la libération, défenseur depuis 45 ans du christique Che en cumulant le pompeux titre de professeur émérite expert en embaumement de la pensée des révolutionnaires,   tout en adhérant au NPA, il y a de quoi se demander de quelle came (encore) frelatée il s’agit ici de nous refourguer ?
[...]
Le “marxisme libertaire” n’existe pas et nous ne le cherchons pas particulièrement dans un Marx libertaire pas plus que nous nous intéressons de “marxiser” l’anarchisme. Il existe autant de dépassements que d’individus qui se rencontrent et se rencontreront dans le combat de classe, et c’est à notre avis sur ce seul dépassement qu’il faut compter.»

dans les communismes comme combats : une exploration des voies de la révolution

5 octobre

lumière, ombres... études

aiguillages août-octobre 2014

mémoire de peinture mise à jour

aiguillages août-octobre 2014

aiguillages août-octobre 2014

ça manifeste... pour tous ?

« [La bourgeoisie] a noyé les frissons sacrés de l'extase religieuse, de l'enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalité petite-bourgeoise dans les eaux glacées du calcul égoïste. Elle a fait de la dignité personnelle une simple valeur d'échange; elle a substitué aux nombreuses libertés, si chèrement conquises, l'unique et impitoyable liberté du commerce.» Marx & Engels Bourgeois et prolétaires Manifeste du Parti communiste 1848

la manif pour tous

aiguillages août-octobre 2014

beaucoup de rose (images), et changent les symboles quand ils s'emparent de la mode (voir la vie en rose) tout en détournant ceux d'une période qui se proposait presque le contraire 

aiguillages août-octobre 2014 aiguillages août-octobre 2014 ... aiguillages août-octobre 2014

finalement difficile à analyser, ce genre de manifestation populaire, aux sens larges... ni véritablement populiste, ni explicitement politique, un ensemble de réactions diverses voire opposées contre les mutations des mœurs dans la société capitalisée, comme disent les frères Jacques de Temps Critiques. Pour sûr expression morale d'une crise morale dans la crise économique et sociale, et les évolutions qu'elle ne manque de produire, que certains tiennent pour des progrès, des libertés nouvelles, voire... Ce qui me frappe est, sur ce plan subjectif, la conjonction des comportements sociaux privés et publics par des individualités égo-gérées - comme disent encore les Jacques - ces égoïsmes de un à plus de deux qui détruisent la famille comme dernier rempart de la reproduction des petits humains promis aux fins du capital

signe troublant de temps troublés, annonciateurs d'autres encore dans un registre moins pacifique. Une façon de dire bien des choses... mais quoi ? Avons-nous les moyens de les faire parler au delà de leurs mots du passé ? Quoi qu'il en soit, ça promet...

dans la segmentation du prolétariat, divers aspects, incluant la racisation

 

photo-montages

toit émoi

aiguillages août-octobre 2014aiguillages août-octobre 2014aiguillages août-octobre 2014aiguillages août-octobre 2014
aiguillages août-octobre 2014aiguillages août-octobre 2014aiguillages août-octobre 2014aiguillages août-octobre 2014

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le socialisme moins les soviets et moins l'électricité

« Le communisme, c'est les Soviets plus l'électricité » Lénine, Discours au 8e Congrès des Soviets, 1919

Un français sur cinq peine à régler ses factures de gaz ou d’électricité LINFO.RE 4 octobre

dans pauvreté, bidonvilles... poubelles du capital

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Philippe Duruisseau, un photographe de notre temps

sous le pseudonyme de Pilou45000 croisé sur un forum auquel j'ai participé quelques semaines, un photographe en noir et blanc au regard sûr, au style affirmé et original, ayant le sens de ses titres et celui du présent

un « frère voyant » avec lequel je me sens quelques  « convergences » (titre de la photo ci-dessous)

aiguillages août-octobre 2014

visites en septembre

2014 septembre (site Patlotch.com) 874 personnes # pour 1852 visites, 2,1 en moyenne/personne 61/jour. Webalizer 242/jour en moyenne, 7288 pour le mois +  site patlotch.esy 100 par jour + ancien site ?

liste de 50 pays par 'pages' : France China UnitedStates Germany RussianFederation Denmark Ukraine Spain Philippines Austria  Romania Latvia Saudi Canada Netherlands Japan Sweden Poland Finland Belgium GreatBritain SouthAfrica Brazil CzechRepublic Mauritius  RepublicSerbia Colombia Hong-Kong Macau EuropeanCountry Luxembourg Portugal  Polynesia Morocco Tunisia  Slovenia Oman Qatar Estonia Hungary Guatemala Norway India NewCaledonia Senegal Haiti Australia Algeria Italy Martinique

forte augmentation du nombre de visites, due à ma fréquentation d'un forum de photographes

la photographie comme loisir et le faux comme moment du vrai

ces visites faibliront puisque je n'ai fait qu'une immersion pour enquête sociologique au sein de la classe moyenne photographieuse de France : hormis une poignée d'exceptions remarquables, une bulle d'auto-satisfaction et de complaisance sur fond d'obsession du matériel et de la technique, dans l'ignorance sociale et artistique propre à ces milieux

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plan du 'musée' mis à jour

restructuration de la rubrique photo

 6.6. photo-poésie 
 6.6.2. Black & White Dream 
 6.6.3. mémoire de peinture 
 6.6.4. photo-montages 

Patlotch en deça au-delà de son temps

la rubrique absorbe l'ex "en deça au-delà"

nature humaine, trop humaine ?

aiguillages août-octobre 2014

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photo-montages 7 idées de la symétrie

aiguillages août-octobre 2014aiguillages août-octobre 2014

Nogent bords de Marne

aiguillages août-octobre 2014

4 octobre

Vincennes au bord de l'eau 24 photographies

aiguillages août-octobre 2014

aiguillages août-octobre 2014

invariance ?

La vie fragile, Violence, pouvoirs et solidarités à Paris au XVIIIe siècle, Arlette Farge, Points Histoire, 1986 

« Mais que faire avec ceux qui n'ont ni état ni domicile, qui sont ouvriers sans ouvrage, ou encore « chambrelants », c'est-à-dire installés à leur compte dans une pièce, hors du circuit traditionnel de la communauté de métier ? Comment veiller à ce qu'ils ne deviennent pas « hordes de malfaiteurs » ? Que faire aussi de tous ces revendeurs répandus un peu partout dans Paris, sur les ponts et dans les faubourgs ? Comment éviter les trafics, les recels, les camouflages et escroqueries de toutes sortes ?

Les autorités sont inquiètes devant la masse mobile de tant d'hommes et de femmes qui se trouvent aux lisières du monde du travail, et échappent aux classifications aisées et au contrôle permanent. L'instabilité économique est telle qu'aucun projet de chantier ou d'ateliers de charité ne peut parvenir à contenir tout ce monde, poussé entre l'urgence de vivre, le besoin de s'établir et le non-respect des réglementation traditionnelles. La police avoue elle-même qu'elle ne cesse de pourchasser cette « populace » fluide, tant et si bien qu'il lui arrive de ne pas arrêter les véritables délinquants, abusée par leur statut officiel de travailleurs. Quand l'inspecteur Poussot écrit au lieutenant général pour lui annoncer l'arrestation de plusieurs voleurs en février 1750...» 

dans pauvreté, bidonvilles... poubelles du capital

photos

l'essence de l'interdit regroupement de ce thème 'symbolique'

aiguillages août-octobre 2014

 

Patlotch et son temps

aiguillages août-octobre 2014

lumière, reflets, ombres... études

aiguillages août-octobre 2014

mémoire de peinture

aiguillages août-octobre 2014

1er octobre

nos amies les bêtes : dégats collatéraux du capital

Il y a moitié moins d'animaux sauvages sur Terre qu'il y a 40 ans Europe1 30 septembre

L'Australie et l'Afrique sinistrées. Les causes de ce déclin: la perte et dégradation des habitats (en raison de l'agriculture, l'urbanisation, déforestation, l'irrigation, les barrages hydroélectriques...), la chasse et la surpêche (y compris les prises accidentelles comme pour les tortues marines), et le changement climatique. Ainsi, de nombreux poissons et animaux de rivage ont disparu du Coorong, zone du sud de l'Australie où le prélèvement d'eau pour l'irrigation a augmenté la salinité. Ou encore, en Afrique, l'aire de répartition de l'éléphant ne représentait plus en 1984 qu'environ 7% de son aire historique. Et dans cette portion congrue, à cause du braconnage, le nombre d'éléphants s'est effondré de 60% entre 2002 et 2011.

Pas d'amélioration en vue. L'humanité surexploite la Terre, consomme plus de ressources naturelles que la planète ne peut en reconstituer: plus de poissons qu'il n'en naît, plus de CO2 émis que les forêts et les océans peuvent en absorber

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28 septembre

Plus que l’émancipation, écart et sécession en questions échanges de cette année sur le site de Temps critiques

discussion partant des colloques du type « Penser l'émancipation » tel que celui de Nanterre à propos duquel j'avais ironiser tout en relevant des thèmes et participations dignes d'intérêt. Ici, la notion d'écart prend un sens flottant, assimilé par l'un à une distanciation, tant et si bien que les réponses de Jacques Wajnsztejn sont paradoxalement celles qui se rapprochent le plus - hormis l'absence chez Temps critiques de contradiction entre classes - des thèses de Théorie Communiste, sur un point que je partage également : le capitalisme n'a pas d'extérieur, de lieu d'où produire des luttes, une révolution, qui en produirait la fin

il est un peu dommage que cette discussion n'intègre pas le concept d'écart dans son acception par Théorie Communiste, ne serait-ce que pour la critiquer, même si Temps Critiques l'a fait par ailleurs tout en admettant des accords

mais c'était avant, c'était mieux avant (la crise de 2007 et la suite), pour ce gros concept d'écart, quand certains dressaient la liste des écarts qui auraient montré la pertinence empirique de la théorie de la communisation, et annoncé son déclanchement à échéance rassurant les théoriciens du troisième âge

passeport pour l'idéologie ?

est-ce un hasard si le site dndf, lié à Théorie Communiste, rappelle aujourd'hui la chute du dernier texte de Roland Simon : « Nous sommes actuellement loin de la visibilité croissante et immédiate des contradictions de classes et de genre et de leur liaison avec la révolution et le communisme, le devenir idéologie parmi d’autres de la « théorie de la communisation », tant comme slogan que comme passeport académique plane sur nos têtes fragiles. » Passeport pour le futur 

toute considération voyant un écart dans une prise de distance avec la société du capital, et inversement, relève précisément d'une vision idéologique voulant s'épargner un choc frontal avec ce monde tel quel

dans forums, textes et débats sur la communisation bien que cet échange du blog de Temps Critiques ne soit pas interne à ce courant théorique

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poèmes photosophiques diverses mises à jours

aiguillages août-octobre 2014

un quartier poétiquepoèmes langue au chatParis Capital etc.

aiguillages août-octobre 2014

aiguillages août-octobre 2014

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25 septembre

la petite (?) bête

va chercher en 12 tableaux

aiguillages août-octobre 2014

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un quartier poétique diverses mises à jour

avant-après recto-verso

aiguillages août-octobre 2014

l'homme sous bois

aiguillages août-octobre 2014

rester ici ?

aiguillages août-octobre 2014

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24 septembre

un quartier poétique

pouvez toujours courir

aiguillages août-octobre 2014

la petite bête

avoir du chien ?

aiguillages août-octobre 2014

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23 septembre 2014

la petite bête

c'est les rats !

aiguillages août-octobre 2014

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Meditation on Integration

aiguillages août-octobre 2014

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commun ? les révolutions qui nous attendent une lecture de Dardot et Laval hub l'observatoire 25 août

une lecture moins béate que bon nombre qui précèdent, surtout dans les milieux politiques d'extrême-gauche. Plus ouverte et plus questionnante, où l'on perçoit bien que les auteurs de cet ouvrage, et la mouvance qui les entoure de son admiration, ont surtout la hantise d'une révolution qui ne serait pas « un dîner de gala » (Mao). Beaucoup ne demanderont qu'à les suivre, mais regardent-ils les choses en face ?

« Les auteurs rappellent que la révolution doit être une auto-institution de la société et qu’elle ne signifie pas forcément guerre civile ou effusion de sang. La révolution est un changement de certaines institutions centrales de la société par l’activité de la société elle-même. Elle ne doit pas être confondue avec l’altération des institutions comme la famille, la langue ou la religion, elle est l’entrée de l’essentiel de la communauté dans une phase d’activité politique, activité une fois encore, instituante. Ainsi, si l’ouvrage Commun, essai sur la révolution au XXIème siècle ruine une part de nos modèles, cet essai travaille à proposer des pistes de changement, certes ténues, mais appropriables »

certes « nos modèles », mais surtout les leurres, sont ruinés. Mais de là à franchir le pas d'un rêve pacifiste parce que mourir pour le communisme, c'est mal, je pense que certaines théorisations sont complètement hors de la réalité. Quand les communisateurs fantasment autour d'un modèle conceptuel plutôt aléatoire, la vieille garde universitaire des classes moyennes conjure ses démons... Alors reste à penser d'autres alternatives, sans tomber dans l'alternative"

dans commun et/ou communisme : révolution ou réformisme ?

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un quartier poétique

nature et culture

aiguillages août-octobre 2014

le sens de l'interdit, suite en banlieue

aiguillages août-octobre 2014

poèmes langue au chat

aiguillages août-octobre 2014

21 septembre

Plongée dans la guerre civile mondiale Tomasz Konicz Konkret août 2014, traduction Critique de la valeur

conclusion : « Inconsciemment les acteurs de cette guerre civile mondiale luttent pour une forme nouvelle, postcapitaliste, de socialisation. Aux yeux du théoricien et sociologue de gauche Immanuel Wallerstein, le système-monde est entré au tout début du XXIe siècle dans une phase d’effondrement : après une période de déploiement qui dura un bon demi-millénaire, il atteindrait désormais la limite de ses possibilités d’expansion et succomberait à ses contradictions grandissantes. Le système, d’après Wallerstein, s’apprête à connaître une phase de bouleversements chaotiques, mais on ne peut prévoir ni l’issue du processus ni même le tour qu’il prendra : « L’époque où nous vivons forme la transition entre le système-monde existant – l’économie-monde capitaliste – et un ou plusieurs autres systèmes-monde. Nous ne savons pas encore si ce sera pour le meilleur ou pour le pire. Nous ne le saurons pas avant la fin de cette phase, c’est-à-dire probablement pas avant un demi-siècle. Ce que nous savons, en revanche, c’est que la période de transition sera très dure pour tous ceux et celles qui vont la vivre. […] Ce sera une période de conflits et de graves troubles ». Cela dit, cette rupture historique ouvre en même temps aux structures sociales dans l’impasse des marges de manœuvre pour un dépassement conscient et émancipateur du régime capitaliste en déroute, afin de prévenir une chute dans la barbarie qui se profile déjà à la périphérie. L’actuelle période charnière dans l’histoire mondiale pourrait ainsi voir « le facteur du “libre arbitre” atteindre à son maximum », Wallerstein voulant signifier par là que « l’action des individus et des groupes pourra produire sur la future structuration du monde un impact beaucoup plus fort qu’elle ne le fait en temps “normal”, c’est-à-dire au cours de la vie stable et continue d’un système historique »

ce texte mérite un intérêt. Malgré les références à Kurz il ne me paraît pas surdéterminé par l'approche théorique de la Wertkritik, et les citations de Wallerstein échappent ici à ses considérations altermondialistes habituelles. Je ne suis pas loin d'avoir, d'une façon très générale, une vue semblable sur la situation globale, ce qui n'exempte pas de creuser la question révolutionnaire de façon plus mordante en termes de classes. Mais nous savons que tel n'est pas le souci de cette mouvance théorique...

dans le moment présent du capitalisme, documents, éléments critiques...

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échanges de courriers sur l'antisionisme

une fois n'est pas coutûme, je partage les remarques d'adé relatives à la « comparaison outrancière » entre la situation des Juifs en Israël et celle des migrants s'établissant ailleurs. Le passage en cause m'a vraiment mis mal à l'aise. Cela rejoint le déséquilibre patent des interventions d'Yves Coleman sur Mondialisme.org (sic), bien qu'il ait comme moi globalement approuvé cette lettre sur l'antisionisme. Comme dit adé, « point trop n'en faut », surtout quand manque le reste... du monde

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photo-montages rubrique mise à jour

comme annoncé en mai, je m'aventure à petit pas dans l'utilisation de logiciels de traitement photo, collages par masques... pour retrouver l'esprit de mes collages et transferts sur toile des années 1989-92

le coq, le pendule, les ors de la nation

aiguillages août-octobre 2014

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20 septembre

photo-montages

telle qui prend n'est pas prise

aiguillages août-octobre 2014

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mémoire de peinture

dans l'idée récente de prolonger à l'aide de la photographie mes travaux de peintures et transferts 1973-1993 et de 'la vie est un collage' 1988-89...

7 tableaux

aiguillages août-octobre 2014

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19 septembre

visites du site en août

2014 août (site Patlotch.com) 533 personnes # pour 1086 visites, 2 en moyenne/personne 35/jour. Webalizer 212/jour en moyenne, 6585 pour le mois +  site patlotch.esy 60 par jour + ancien site ?

liste de 50 pays par 'pages' : France Netherlands  United States  China  Germany  Ukraine  RussianFederation  Austria  Spain  Finland  Belgium  Taiwan  Latvia  Japan  Switzerland  Philippines  Ireland  Romania  SaudiArabia  Italy  Great Britain  Canada  EuropeanCountry  Algeria  Norway  Cote D'Ivoire  Morocco  India  Tunisia  Saint-Pierre-et-Miquelon  Congo  Vietnam  Poland  Argentina  Sweden  UnitedArabEmirates  Mexico  Denmark  Brazil  Vanuatu LaReunion  Croatia  Senegal  Haiti  Greece  Togo  South Africa  Luxembourg

pas vraiment de creux estival, plus de visiteu.r.se.s et de visites, mais seulement 7% plus d'un quart-heure. Ensemble sans illusions, plutôt prévisible, dû aux fidèles et récent.e.s attiré.e.s par la 'photographie'

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Paris capital

l'essence de l'interdit compilation, en 7 tableaux

aiguillages août-octobre 2014

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18 septembre

le ciel de la Nation en sept tableaux - un

dé-composition nationale en noir et blanc

aiguillages août-octobre 2014

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pélerinage au Père Lachaise en douze tableaux + un

je dis pélerinage parce que j'ai sillonné ce cimetière parisien d long en large et en travers il y a 25 ans, en prenant des notes pour mon poème-roman Livredel, noms d'oiseaux, morts du 1er avril, Catherine(s), Blanche(s)...

aiguillages août-octobre 2014

saxophonE

Melissa Aldana

Née à Santiago, au Chili, en 1988, Melissa Aldana étudie à Boston à partir de 2006 au Berklee college of music. Après deux albums chez Inner Circle Music, elle remporte en 2013 la Thelonious Monk Competition, première femme à obtenir ce prix depuis son institution en 1987

présentation au concours Thelonious Monk video 2013

interview août 2014 FDRMX: Have you had to face any obstacles specific to being a woman or a Chilean?

M: You know, I haven’t felt that. I guess there are some obstacles, you know you always have to prove that you can play, or that even from Chile you can play jazz, I mean jazz is not part of my roots. But at the same time, I feel like I’ve been playing for so many years, I started when I was six. I have played all over, this is my life, the saxaphone is like part of my body, but I’ve never felt anything weird about the fact that I am a female from Chile. I’m just one more musician who likes to play and likes to be here, loves the music and the tradition, and I think that I’m good at what I am doing, so people respect me and I think that comes through in the end.  So I don’t feel like it’s been – how do you say? –  a bother. But on the other side, I think that that is definitely positive, even though I really don’t care, the fact that I am a Chilean and a female – it’s definitely opened many doors. It helps to get to people just because it’s something very different, taking the good part of it is that it opens many doors and making the process faster to get out and to make a lot of people know about me.

aiguillages août-octobre 2014 

4 Melissa Aldana Quartet at the jazz Gallery, 2013, avec Jochen Rueckert, Glenn Zaleski et Pablo Menares video 66 mn

Melissa Aldana Crash Trio: The Checkout Live at Berklee, octobre 2013, video 50'10''

aiguillages août-octobre 2014 août 2014 avec Pablo Menares, bass, et Francisco Mela, dms Sample

2 duo avec Christian McBride, contrebasse, 2014, video 5'50''

1 solo sur Ask me know de Thelonious Monk, 2013, video 2'54''

 

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17 septembre

la crise et l'écrit vain

nous voilà prévenus : « Un essai qui fera date tant il vise au cœur même d’un système – le capitalisme intégré – qui mène le monde en effaçant à mesure la figure de l’homme »

proclamation sur la vraie crise mondiale François Meyronnis Les liens qui libèrent 2014

avec la formule de « capitalisme intégré », Meyronnis reprend sans le dire à Debord son concept de « spectacle intégré », soit l'état du monde après la chute du système soviétique, en y rajoutant la dimension cybernétique. On retrouve cette filiation dans le titre, la vraie crise mondiale, comme s'il y en avait une fausse, et qu'on pouvait contrer l'idéologie en disant la vérité

qu'un écrivain dise ce qu'il voit avec des mots qui ne sont pas ceux de la critique théorique, on ne va pas lui reprocher. Cela tient à la spécificité de la littérature, au service de laquelle Debord avait mis la révolution (Vincent Kaufmann, la poésie au service de la révolution). La plume de Meyronnis est plus plate et sans ancrage dans la tradition théorique révolutionnaire. Qui ne souhaiterait « comprendre [la crise] dans toute son ampleur » ? Mais cette critique humaniste n'explique rien, et ses analyses de surface, quand elles touchent le fond, ne disent pas ce qu'il est

pour paraphraser Roland Simon, quand une critique plaît, c'est qu'elle est inoffensive, et gage que ce livre bénéficiant des tambours et trompettes médiatiques (voir) aura du succès. La citation de Philippe Sollers en exergue n'est pas pour rassurer, quant à celle de Rabbi Nahman de Braslaw *, « Le Messie viendra quand il n'y aura plus un sou en poche », comptez là-dessus, buvez de l'eau, et gardez vos sous pour de vraies urgences

aiguillages août-octobre 2014

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16 septembre

communisation, et Dieu dans tout ça ?

le grand historien africain Joseph Ki-Zerbo fut-il l'inventeur d'une acception, particulièrement pertinente mais atypique, du terme de communisation ?

« Quand vous traversez Paris, vous voyez les noms des métros. Vous prenez même leur littérature biblique, c’est l’histoire de leurs ancêtres. Mais nous, où sont nos ancêtres dans tout ça ? Cette prétention à faire passer la civilisation occidentale pour une civilisation universelle est la plus grande escroquerie de l’humanité. Et cette communisation de l’image de Dieu qu’on a imposée aux Noirs est pour moi le plus grand Crime de l’Humanité » source

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actualité du démocratisme radical ou l'altermondialisme comme idéologie de l'alternative

autour du livre des Massiah, une stratégie altermondialiste, ce texte résume tout ce qu'une révolution communiste dépassant le capitalisme ne saurait être si elle partait de la nécessité d'abolir ses fondements, l'exploitation du travail, l'Etat, l'argent, la domination masculine, etc. Pour cette idéologie de l'alternative, l'enjeu est toujours la « jonction des mouvements sociaux et citoyens » : « La question ouverte aujourd’hui est celle du rapport entre les nouveaux mouvements et le mouvement altermondialiste. Ces mouvements ne se sont pas organisés dans le mouvement altermondialiste, même si de nombreuses relations ont existé dès le début. L’hypothèse est que ce cycle de luttes correspond à une nouvelle phase du mouvement altermondialiste.»

Débats sur une stratégie altermondialiste en Amérique latine. Dernière partie : discussion sur la situation mondiale Contretemps 1er septembre

noter, pour la bonne bouche, que les termes « Le nouveau cycle de luttes et de révolutions » condensent l'inverse ce qu'entend par là le Courant communisateur : « Au-delà des spécificités, ce nouveau cycle de luttes met en avant la justice sociale, le refus de la misère, des inégalités, de la corruption ; la revendication de systèmes démocratiques qui garantissent les libertés individuelles et collectives, la dignité de chacun ; les contradictions géopolitiques liées à l’hégémonie occidentale ; les contradictions écologiques de plus en plus sensibles.  Elles mettent en lumière des contradictions sociales entre les couches populaires et les oligarchies. Ces revendications rejoignent des mots d’ordre partagés par les mouvements dans tous les pays du monde et à l’échelle mondiale. Elles les renouvellent et les font largement partager dans l’espace public en les construisant comme des évidences. Elles remettent en cause l’hégémonie culturelle nécessaire à la domination des valeurs de la bourgeoisie et des élites dirigeantes.»

demander le programme (les « bien communs » y sont en bonne place)

« Les mouvements sociaux préconisent une rupture, celle de la transition sociale, écologique et démocratique. Ils mettent en avant de nouvelles conceptions, de nouvelles manières de produire et de consommer. Citons : les biens communs et les nouvelles formes de propriété, le contrôle de la finance, le buen-vivir et la prospérité sans croissance, la réinvention de la démocratie, les responsabilités communes et différenciées, les services publics fondés sur les droits, etc. Il s’agit de fonder l’organisation des sociétés et du monde sur l’accès aux droits pour tous. Cette rupture est engagée dès aujourd’hui à travers les luttes, car la créativité naît des résistances, et des pratiques concrètes d’émancipation qui, du niveau local au niveau global, préfigurent les alternatives. »

prenant ses désirs pour des réalités, le groupe Théorie Communiste et ses satellites de la revue SIC croyaient à partir de 2007 observer la fin du « démocratisme radical », et TC en parlait déjà au passé (exemple dans Tel Quel, TC24 2012 : « Le démocratisme radical était bel et bien le projet d’achèvement des luttes revendicatives et en tant que telles elles ne pouvaient en avoir d’autre...»

certes, et comme toute idéologie produite par le cours du capital et des luttes, l'alternative s'adapte aux circonstances, en l'occurrence à la crise, et ce texte ne prend pas moins ses désirs pour la réalité, par son tour du monde où il ne voit que ce qu'il veut voir. Pour TC, c'était les « écarts » sur lesquels l'altermondialisme fait l'impasse. De ce point de vue, les récits se ressemblent même quand ils (se) racontent des histoires différentes sur le présent. Chacun embrasse un tout avec ses trous

Bernard Lyon, de Théorie Communiste, qui pronostiquait la révolution pour 2020, n'écrivait-il pas en 2011 : « Je pense que le moment islamiste est passé... » source

en résumé, je pense qu'il n'y aura ni alternative anti-capitaliste selon le schéma altermondialiste, ni communisation dans une immédiateté soudaine telle que la définissait le courant communisateur, jusqu'à son climax (l'aventure SIC, Revue internationale pour la communisation, en 2009-2013, ne fut qu'une tentative de chercher en Europe une issue à sa propre crise française avec la fin de la revue Meeting)

pour l'heure le communisme est orphelin d'une théorisation tenant la route, c'est pourquoi le chantier est ouvert (voir le monde à l'envers, esquisses théoriques)

dans les communismes comme combats : une exploration des voies de la révolution

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15 septembre

de l'eau, des sous, et des 'hommes'

No water, no peace! States of emergency and water shut-offs in Detroit Libcom 31 août

pour situer, bien que d'un contenu citoyenniste discutable, un texte en français, Les élites de Detroit déclarent que « l’eau n’est pas un droit social » Le GrandSoir 31 juillet

aiguillages août-octobre 2014 autres infos

j'écrivais le 5 septembre, à propos des discussions autour de Caliban et la sorcière : « Je ne lis pas dans le court texte de RS, ou seulement entre les lignes, une distinction claire entre les luttes telles quelles et les idéologies qui les recouvrent, souvent de l'extérieur et sans considération de ce qu'en pensent celles et ceux qui les mènent. » Detroit n'est pas Occupy et le combat des habitants pauvres de Detroit, même s'il est en essence revendicatif et citoyen, au nom des droits de l'homme à l'eau gratuite, ne s'inscrit pas d'abord dans un combat politique sous l'idéologie des 'communs'

peu importe le mot, cette sorte de luttes concerne directement la contradiction entre le capital et, pour faire court, la (sur)vie humaine. Il est évident qu'il s'agit de luttes de classes, et visible que les minorités non blanches y sont majoritaires...

c'est un exemple typique de lutte menée selon d'autres déterminations immédiates que la contradiction de l'exploitation au travail, ou que la domination de genre, et qui appelle en termes de théorisation communiste autre chose que de sempiternels rappels hors sol des structures du capitalisme, ou l'oubli que ces structures comportent aussi la rente : la terre, l'eau, l'air... 

que certain.e.s fassent l'impasse sur l'exploitation au travail comme fondement du capital ne justifie en rien de la faire soi-même en donneurs de leçons marxistes purs et durs créant la confusion sur ce que sont dans leurs totales déterminations les luttes de classes et de genre aujourd'hui

c'est un exemple typique de lutte menée selon d'autres déterminations immédiates que la contradiction de l'exploitation au travail, ou que la domination de genre, et qui appelle en termes de théorisation communiste autre chose que de sempiternels rappels hors sol des structures du capitalisme, ou l'oubli que ces structures comportent aussi la rente : la terre, l'eau, l'air... Ces luttes ne peuvent être d'un revers de main renvoyées, parce qu'elles portent sur les "communs" (l'air, l'eau, la terre...), à « l’idéologie des Commons [comme] énième variante de l’increvable idéologie de l’alternative » (Roland Simon de Théorie Communiste alias TC).  TC a-t-il jamais considéré les luttes revendicatives comme simplement contre-révolutionnaires, alors qu'elles portent en elles-mêmes une demande de solution capitaliste ? Non, il est question de révolution « dépassement produit » « sans transcroissance » sur la base de luttes de classes quotidiennes évoluant dans le cours de la crise du capital. Alors pourquoi ce qui vaut pour le rapport classique d'exploitation ne vaudrait pas pour un rapport plus large d'incompatibilité entre le capitalisme et la vie (humaine et au-delà) sur terre (et au-delà) ?

mais comme je l'ai montré dans critique du 'courant communisateur'TC est coincé (comme au demeurant Bruno Astarian/Hic Salta encore plus muet sur ces questions). Il ne peut à juste titre accumuler des contradictions mises sur le même plan comme dans une démarche intersectionnaliste indiscernante, ni procéder avec toutes les contradictions fondamentales du capitalisme comme avec le genre, dans un bricolage dialectique accommodant un corpus structuraliste de trente-cinq ans, ce qui ressemblerait furieusement à mon premier, dont à raison il ne veut pas. Alors pour l'heure Roland Simon botte en touches de façon caricaturale sur la race, la terre, les communs, et s'accommode, certes avec élégance, d'échanges sur dndf qui passent à côté de l'enjeu qu'il a lui-même placé au centre de ses alertes. Plus triste que ça, tu meurs en tant que théoricien

dans le plancher de terre : écologie, paysannerie, capitalisme ou révolution du commun ?

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Martina Cole : une romancière au poing

« Il n'y a pas de héros récurrent dans les livres de Martina Cole, mais cependant un fil conducteur : la femme. Ses héroïnes sont des victimes de la vie, de la violence des hommes surtout, et tombent souvent sur le mauvais numéro. Elles sont battues, violées, mises sur le trottoir. Elles protègent coûte que coûte leurs enfants contre l'Aide sociale » Babelio

« Je sais que je ne fais pas de la littérature », nous voilà prévenus. Elle en fait quand même, dans un style qui tiendrait davantage du 19ème siècle que des thrillers d'aujourd'hui. Une hyperréalisme social qui évoque Zola, et une profondeur psychologique qui renvoie à Gogol ou Ibsen, qu'elle revendique comme influences, et pourquoi pas Dickens, voire le jeune Engels (La situation de la classe ouvrière en Angleterre 1844) ou Flora Tristan (Pérégrinations d'une paria, 1837). Mais là il ne s'agit pas de classe ouvrière, plutôt de ce qu'il était convenu d'appeler « Lumpen prolétariat », en version dernier tiers du 20ème siècle et début du 21ème, une nouvelle race appelée à un avenir à regarder en face

le lecteur est parfois un peu trop pris par la main, il n'a rien à lire entre les lignes de pavés où tout est dit, crûment mais sans voyeurisme, de la condition féminine (et masculine) dans les bas-fonds londonien et les milieux de la pègre. De là sûrement son succès populaire outre-manche, son adaptation en séries télévisées, et sa traduction dans une vingtaine de pays. On peut penser qu'un excès de romantisme prend le pas, surtout dans les chutes, sur le réalisme social, pour moi l'intérêt majeur de ces livres, qui ne sont pas d'abord des thrillers, et qui fait fuir nombre de lecteurs (et lectrices) qui ont peur de savoir

s'il ressort une leçon de ces lectures, c'est que les femmes ont les moyens de se défendre, y compris par la violence physique. Martina Cole n'oublie pas, elle, comme le dit Betty « Scum » Michel (ici) « que dans le vrai monde, les sans dents, sans orthographe, sans galons s’expriment aussi et qu’il faudra bien compter avec eux… ou peut être contre eux ? ». Pour tout dire, au sens propre comme au sens figuré, ces femmes d'en-dessous du bas ont bel et bien des dents, et savent s'en servir

aiguillages août-octobre 2014 aiguillages août-octobre 2014 aiguillages août-octobre 2014

« Elle était passée par là, elle savait quel dégoût Wendy épouvrait, combien elle souffrait de savoir que celui qui aurait dû la protéger s'était servi d'elle comme aucun homme ne devrait jamais se servir d'une femme, même pas d'une vénale prostituée. Elle comprenait sa colère, cette sensation d'inanité que la petite avait dans le cœur. Puis elle s'efforça de s'habituer à cette idée, d'ingurgiter l'horreur de ce qui venait de se passer. Toute sa vie, Wendy serait hantée, plus jamais elle n'aurait un moment heureux. Tout était gâché, irrémédiablement. » Deux femmes

Martina Cole est tout sauf une théoricienne du genre, mais au moins ne tomberait-elle pas sous la critique de Roland Simon :  « Un peu de compassion, beaucoup de condescendance, dans la mise de côté de ces problèmes quotidiens et de ces inégalités. Pourtant, ces inégalités c’est l’existence empirique immédiate du sexage et de la sexuation, la lutte contre ces inégalités n’est pas dénuée d’enjeux : le temps partiel imposé est une inégalité ; la différence de temps de travail domestique est une inégalité, le plafond de verre est une inégalité ; le poids de la «reproduction biologique» est une inégalité, l’occupation de l’espace public est une inégalité, le souci constant d’être un corps est une inégalité, etc. Mais ce dédain des inégalités qui peut paraître anodin et relever du consensus dans la bonne compagnie des grand(e)s penseur(se)s joue son rôle dans cette grille de lecture. En escamotant ces inégalités dans leur expression générale d’inégalités entre hommes et femmes, c’est la contradiction de genre dans ses formes et conditions d’existence les plus immédiates et triviales à l’intérieur du MPC qui est escamotée et ne reste que le face à face du capital (néolibéralisme) et de l’Autre (le social, l’humain, exotiques de préférence), qui n’est même pas son autre.» source

dans les romans de Cole, le stade d'une « lutte contre les inégalités » n'est pas même atteint, du moins si l'on entend par là un combat collectif et organisé, féministe et/ou politique. S'il y a lutte, c'est au niveau trivial et le plus souvent personnel de sauver sa peau, et parfois celle de ses gosses, une lutte dans laquelle les femmes ne se montrent pas moins égoïstes que les hommes, mais comme écrivaient Marx et Engels dans l'Idéologie allemande : « Les individus sont toujours partis d'eux-mêmes, naturellement pas de l'individu "pur" au sens des idéologues, mais d'eux-mêmes dans le cadre de leurs conditions et de leurs rapports historiques donnés. Mais il apparaît au cours du développement historique, et précisément par l'indépendance qu'acquièrent les rapports sociaux, fruit inévitable de la division du travail, qu'il y a une différence entre la vie de chaque individu, dans la mesure où elle est personnelle, et sa vie dans la mesure où elle est subordonnée à une branche quelconque du travail et aux conditions inhérentes à cette branche.»

la vie sociale et les vies personnelles dont nous parle Cole ne sont pas directement subordonnées à une branche quelconque du travail, mais c'est en ceci qu'elles causent de la crise qui est là, et du chaos social qui vient, pour le pire, ou pour le meilleur ?

dans pauvreté, bidonvilles... poubelles du capital

 

un texte et un échange de textes

sans commentaire à ce stade, à boire et à manger, mais ces textes en français ont au moins le mérite d'aborder la question classe/genre/race, quand d'autres nient purement et simplement son inséparabilité dans le capital, et préfèrent n'en point parler. Point aveugle ou point muet ?

les limites théoriques de ces textes et les positions politiques qui en découlent ne sauraient faire oublier l'occidentalisme impénitent du "courant communisateur", de Temps Critiques, de milieux féministes y compris prétendus radicaux, d'anarchistes y compris de gauche et de vétérans du marxisme scotchés à leurs certitudes franchouniaises

Féministes ou pas ? Penser la possibilité d’un « féminisme décolonial » avec James Baldwin et Audre Lorde Houria Bouteldja, Berkeley, 15 avril 2014

« Tout d’abord, merci au département d’études ethniques et à Townsend Center for the Humanities pour cette invitation et surtout pour la confiance qu’ils m’accordent depuis maintenant quatre ans. Cela fait quelques années que nous collaborons et à chaque fois, la rencontre avec des étudiants et militants du département est très stimulante. Elle l’est d’autant plus qu’ici, la « race » comme phénomène social et politique ne choque pas, ou en tout cas, beaucoup moins qu’en France. Je me sens donc beaucoup plus à l’aise pour traiter et approfondir ces questions. Je précise qu’une partie de cette intervention a été faite lors d’un colloque à Tanger le 6 décembre 2013. C’est aux organisatrices de « Genre en action » que je pique le titre de cette communication, « féministes ou pas ? »

Je dois confesser que je n’ai pas de réponse définitive à cette question : « Faut-il être féministe ou pas ? » Je ne suis pas choquée lorsque des femmes indigènes se disent féministes comme je ne suis pas choquée lorsqu’elles rejettent cette identité [...]

combattre leur impérialisme pour ce qu’il est et cesser d’exiger des victimes qu’elles donnent des certificats de bonne conduite anticapitaliste, féministe, marxiste, séculaires, progressiste… Cela pourrait commencer, comme le suggère la stimulante Silvia Federici, par une critique radicale de la nouvelle division internationale du travail (NDIT) dont le caractère antiféministe est largement éprouvé et qui intègre les femmes du Tiers-monde dans l’économie mondiale pour en exploiter férocement la force de travail au profit du Nord : substitution du patriarcat local par un patriarcat néolibéral, extrême paupérisation, retour de nouvelles formes d’esclavage, trafic international des bébés, massification du travail domestique, massification de la prostitution et de l’industrie du sexe… [...]

Le point aveugle des Blancs Noel Ignatiev et Theodore Allen années 60-70, revue Période

« La lutte de libération noire et la lutte de classe sont-elles des combats parallèles et indépendants l’un de l’autre  ? C’est une question stratégique qui a valu l’explosion de l’organisation emblématique de la  New Left  américaine des années 1960, Students for a Democratic Society (SDS).  Sa dissolution en 1969 vient du fait qu’elle était prise entre deux courants maoïstes  : une aile ouvriériste, le Progressive Labor et une aile tiers-mondiste qui prendra la forme de l’organisation de lutte armée Weather Underground. Les textes qui suivent,  composés d’une critique du Progressive Labor par Noël Ignatiev et d’une lettre de soutien à Ignatiev signée de Theodore Allen,  constituent l’acte fondateur d’une troisième voie,  l’organisation marxiste antiraciste Sojourner Truth Organization. Comme l’explique  Ignatiev  dix ans plus tard dans une Note reproduite ici, lui  et Allen  considèrent qu’ouvriérisme et tiers-mondisme se nourrissent l’un l’autre dans la mesure où ces deux courants tendent à séparer le domaine des luttes nationales (anti-impérialistes, antiracistes) et celui des luttes ouvrières. Face à cette aporie, les auteurs  soulignent la force propre du privilège blanc au cœur des luttes ouvrières.[...] »

dans critique du capital : des classes du genre et de la race, intersectionnalité, communs...

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14 septembre

Gerald Wilson, un grand du Big Band...

il y a moins d'un an, je rendais hommage à ce fin arrangeur sur le forum Jazzitude : WILSON Gerald, argt, lead, trompette

sa baguette est tombée le 8 septembre, il avait 96 ans... infos vidéos images

la matière de l'orchestre n'avait pas de secret pour lui, et sa manière n'était pas sans évoquer un certain Gil Evans (usage des flûtes notamment). Les grand.e.s arrangeu.r.se.s se rencontrent... dès 1944, il formait son orchestre avec la tromboniste et arrangeuse Melba Liston, future partenaire de Randy Weston

Jazz Culture : hommage à Gerald Wilson France Culture 10 septembre (le hasard a voulu qu'ils aient choisi la même photo)

aiguillages août-octobre 2014

One O'Clock Jump 1946 Algerian Fantasy (Part 1) 1954 'Blues for Yna Yna' 1960 Milestones 1962 Celestia Soul 1969  Detroit 2009 à 91 ans...

dans bribes de jazz

13 septembre

Roland, Jules, Betty... et les autres à propos de Caliban et la sorcière commentaires dndf

« pour le commentaire de « Jules », il s’agit plus d’une erreur de territoire. Madame le professeur s’est égarée sur un blog « militant », « théorique », je ne sais pas comment le définir [sic, moi non plus]. Elle aborde ce qu’elle lit sur dndf avec ses lunettes académiques [...] » Betty « Scum » Michel, source

je partage l'avis de Betty, tout se passe comme si RS et Lisbeth n'avaient pas saisi que Jules (Falquet) est une universitaire. Mais si elle a commis une « erreur de territoire », ce n'est pas seulement pour appartenir à une supposée élite intellectuelle dénigrée paradoxalement chez d'autres, et de façon démagogique par Lisbeth (qui me fait payer ma critique antérieure de sa position a-classiste dans une photoavec déjà la complicité de l'ineffable tartuffe Pepe). C'est fondamentalement par défaut de sa critique du capital sur une base de classe, dont découle son point de vue alternatif, une pratique politique féministe qui n'est que le prolongement d'une conception théorique ratant l'articulation classes-genre

je ne m'étonne plus de cet opportunisme durable chez pepe, quand il préfère s'épargner des mises au point sur la "ligne générale" de son blog dndf supposé lié à Théorie Communiste, pour préserver un certain anarchisme (Jura Libertaire et autres liens...), et un féminisme d'une radicalité aux frontières floues : les deux ont en commun de ne pas saisir le capital comme mode de production/reproduction, focalisés que sont les premiers sur l'Etat (policier), les secondes refusant d'inclure la reproduction de la domination masculine comme une nécessité pour le capital. C'est en substance l'opposé des thèses de Théorie Communiste sur les contradictions de classe et de genre, et ce petit jeu malsain n'est pas compensé pas la fière primeur de dndf sur quelques textes de son milieu... nul n'est irremplaçable. À quoi bon rappeler les bases en citant Roland Simon voire Federici complétant Marx, si c'est pour les "oublier" à la première tentation de ne pas déplaire ? Après ça, on peut toujours venir pleurer que Senonevero serait mal compris... On fut jugé 'agent double' pour moins que ça

je comprends moins que les errances de son camarade semblent échapper à Roland Simon, qui ne relève d'ailleurs pas ce problème de fond chez Jules Falquet mais seulement son « agressivité », et laisse supposer que deux lignes incompatibles navigueraient de conserve au sein de Théorie Communiste. Du côté de la théorie, un 'centralisme démocratique' digne du meilleur "stalinisme", de l'autre avec ce blog des velléités d'indépendance égo-gérée faisant douter de cet ancrage théorique, en toute discrétion pour de non averti-e-s. Des principes à géométrie variable pour ratisser plus large ? Comme quoi chacun peut balayer devant sa porte ses incohérences en pratiques théoriques, que traduisent ces relations ambivalentes avec d'improbables ami.e.s de la révolution communiste. Bref, la leçon de l'accouplage désastreux de Sic n'a pas été tirée

toujours est-il que cette discussion pourrait avoir un tout autre intérêt, dans le prolongement du texte initial de RS, pour saisir les luttes dans leur perspective communiste, et quant à l'articulation des thèses théoriques de Silvia Federici et de leur lecture politique, car là réside l'enjeu d'un combat contre une idéologie montante fondée sur les 'communs'. Mais avec une telle gestion du blog faisant fuir les braves gens honnêtes, le blabla peut s'enliser en évacuant d'emblée les échanges essentiels. Pauvre RS...

dans féminisme et critique du genre / critique de classe

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12 septembre

lumière (études)

Parc Montreau à Montreuil (sous-Bois)

aiguillages août-octobre 2014

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une vue imprenable ?

j'en rêvais depuis une douzaine d'année, une même vue d'un même paysage, à des moments différents...

aiguillages août-octobre 2014

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Paris Capital

un soir aux Halles

aiguillages août-octobre 2014

aiguillages août-octobre 2014

aiguillages août-octobre 2014

 

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la conspiration des imbéciles : quand pepe/dndf invite la vulgume pecuse Lisbeth Salander

Lisbeth Salander : « les critiques feraient bien de produire des travaux eux aussi avant de critiquer si légèrement ceux des autres »
C’est marrant comme les auteurs, les intellos, les théoriciens ont cette propension à n’accepter de critique que de l’élite qui leur est égale en création. Le vulgum pecus n’a pas le droit de critiquer s’il n’a pas lui même produit… On dirait du Patloch!!

Jules (Falquet) indique sur son site être entre autres Maîtresse de conférences en Sociologie à l’université de Paris Diderot

"l'élite" (de rouge) que je suis constate combien il peut être jouissif d'envoyer une bassesse et de la relayer aussi légèrement sans vérifier d'un simple clic, mais on a l'habitude, ni le sérieux ni l'honnêteté ne sont le fort de dndf, et sur ce coup Roland Simon n'est pas en cause

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11 septembre

reçu de Bruno Astarian, le dernier épisode de son feuilleton sur la valeur et son abolition

Chapitre 9 : Quels sont les enjeux de la mise au concret de la théorie de la valeur ?

Hic Salta et son point aveugle

un texte clair et argumenté comme d'habitude, utile pour contrecarrer précisément les thèses voyant le communisme comme abolition de la valeur, donc pertinent sur le strict plan de la théorie séparée pour ceux qui vivent de ça. Ce qui est "démontré", les prolétaires qui feraient la révolution le sauront, ou le savent déjà, leurs luttes sont des luttes de classes, et ce sont elles qui détermineront le cours du capital jusqu'à sa perte. Bref, les théories de la valeur et les échanges entre experts de leur émancipation, ils s'en foutent comme de leurs premières chaussettes

la chute de ce texte jette une lumière crue sur les points aveugles de cette approche théorique de la communisation : « Cependant, c’est une chose de résister à la restauration des conditions capitalistes au nom de la révolution [...] C’en est une autre d’inventer une façon de produire les nécessités de la vie qui soit la vie elle-même, pleine et indivisible, satisfaisante et joyeuse à tout moment et en tout lieu.»

certes l'objet de ce texte n'était pas de définir la vie dans le communisme, mais la naïveté et l'absence de toute contradiction à cette communauté humaine de rêve renvoie à la légèreté avec laquelle le problème est pris en compte. Toujours cette furieuse impression que des théoriciens du troisième âge n'ont pas abandonné leur posture de potaches intellectuels fermement attachés à un idéalisme qu'ils ignorent. Du communisme engagé comme post-capitalisme, ils ne veulent rien dire sous prétexte que ce serait hors de notre vue, le monde d'après, et prétendent se poser ainsi en meilleurs matérialistes. Mais comme toute démarche à prétention scientifique, ils ont besoin d'un supplément d'âme. Certains chercheurs le trouvent dans les religions orientales. Pour Bruno Astarian, on l'a compris, c'est Hic Salta pour « la vie elle-même, pleine et indivisible, satisfaisante et joyeuse à tout moment et en tout lieu. » Qu'on en attende pas « la mise au concret » par de tels théoriciens de la communisation, dont les projections révolutionnaires cuisent dans les marmites conceptuelles

dans forums, textes et débats sur la communisation

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9 septembre

à propos de la rentrée des classes

Les pauvres de plus en plus pauvres en France L'Humanité 9 Septembre

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à propos de Federici et Théorie Communiste, des remarques de Jules Falquet dndf 8 septembre

suivies de mes commentaires

dans féminisme et critique du genre / critique de classe

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8 septembre

un quartier poétique

pendant que le loup... en douze tableaux

aiguillages août-octobre 2014

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7 septembre

l'impuissance et les choses

lettre sur l'antisionisme dndf, traduit de l'italien Lettera sull'antisionismo R. F. luglio 2014

aiguillages août-octobre 2014

dans la police et l'armée des États contre les populations

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l'en-deça au-delà

aiguillages août-octobre 2014

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un quartier poétique

du droit à l'image, en sept tableaux, Montreuil Montreau

aiguillages août-octobre 2014

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5 septembre

genre et classe

une critique "de" Silvia Federici par Roland Simon

Au sujet de « Caliban et la sorcière » dndf 5 septembre

c'est la rentrée, le vin nouveau est arrivé. Comme je l'avais prédit, Roland Simon tombe à bras raccourcis sur ("la lecture" de) l'ouvrage de Silvia Federici publié par le collectif des éditions Senenevero auquel participe son groupe Théorie Communiste (TC). Rien que de logique cette réaction somme toute salutaire, mais... (accords, désaccords et incompréhensions)

suivi d'un commentaire sur le commentaire de pepe

la suite dans féminisme et critique du genre / critique de classe

l'en-deça sans au-delà

l'exploitation de la solitude, marché capitaliste juteux Jean-Louis Roche 1er septembre

je ne fais pas mystère d'être assez loin des positions théoriques de Jean-Louis Roche le "maximaliste" mais je lui reconnais une sensibilité et une finesse d'analyse rares en ce qui concerne la vie quotidienne sous le capital, et ce qu'on appelle les mœurs, doublées d'une écriture agréable et percutante

ce genre de texte n'est pas si éloigné de ce que j'aimerais qu'on perçoive, dans mes photographies, de cet en-deça sans au-delà

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4 septembre

du silence, en langue d'oiseau

du droit à l'image

aiguillages août-octobre 2014

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un quartier poétique

la vie des autres

aiguillages août-octobre 2014

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3 septembre

l'en-deça au-delà

sans titre

aiguillages août-octobre 2014

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la petite bête

libelle

aiguillages août-octobre 2014

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2 septembre

un quartier poétique

à devenir chèvre ?

aiguillages août-octobre 2014

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douze idées de la lumière

aiguillages août-octobre 2014

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du silence, en langue d'oiseau

hygiènes

aiguillages août-octobre 2014

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les enfants du bon dieu...

aiguillages août-octobre 2014

 

le peuple en vacance

... pendant que le loup n'y est pas

aiguillages août-octobre 2014

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1er septembre

un quartier poétique

Peur sur la ville

aiguillages août-octobre 2014

la petite bête

La Longue Marche...

aiguillages août-octobre 2014

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31 août

cache-cache race-classe ou secret de polichinelle ?

Militarisation de la répression des ouvriers Robert Bibeau AgoraVox 29 août

« Le quotidien français Le Monde a publié un grand dossier qu’il a intitulé : Racisme et militarisation : la face cachée de la police américaine. Sous la plume de Charlotte Recoquillon. Infographie : Marianne Boyer. 22.08.2014. On nous permettra de faire l’analyse à fond de ce document rempli de renseignements importants.

On nous permettra de faire l’analyse de ce document rempli de renseignements importants. Le titre. Le quotidien écrit : « Racisme et militarisation : la face cachée de la police américaine ». Ici le choix éditorial est de mettre l’accent sur l’aspect « raciste » de la répression que la police de la classe capitaliste monopoliste impose à toute la classe ouvrière américaine (rappelez-vous que les classes sociales ça n’existent plus pour le grand capital). Depuis que le petit bourgeois Martin Luther King a « nobélisé » la lutte antiraciste aux É.-U. – les médias à la solde ont non seulement l’autorisation, mais le devoir, de toujours présenter la répression de la machine d’État comme une répression raciste, condamnable non dans son essence, mais dans sa forme et dans les moyens utilisés pour réprimer. Plus loin, le quotidien se prononcera contre l’usage « excessif de la brutalité policière ». Ceci indique qu’il est permis aux mères Térésa de pleurer sur les cadavres des victimes de l’État policier, mais pas de dévoiler les fondements de cette répression, ni de renverser l’État-policier, source de toute ces oppressions. Enfin, pour ce qui est de l’aspect « caché » de la répression sauvage qui telle une chape de plomb écrase les épaules des travailleurs américains depuis des décennies – il faut vraiment être planqué à Paris pour « découvrir ce secret de polichinelle ». Quotidiennement, le salarié américain voit cette répression sauvage au coin de la rue, dans un stationnement, et au Télé Journal de fin de soirée, repris en boucle, non pas pour l’informer, mais pour le terroriser. Ainsi, il plaît aux garde-chiourmes étatsuniens qu’une large publicité soit faite sur ces moyens de répression – de façon que la population qui aurait le courage de l’affronter tremble à la vue de ces tanks, de ces mitrailleuses et de ces bombes assourdissantes. Bienvenue aux États-Unis. Le prolétariat le plus moderne et le plus avancé de l’humanité. [...] »

la reprise sans commentaire de cet article du Monde par des blogs anarchisants en dit plus long sur ce qu'eux ne veulent pas voir, quand ils font mine de découvrir le quotidien des classes pauvres, c'est-à-dire des prolétaires, face à la répression d'Etat, enracinée dans ses traditions racistes, une nécessité intrinsèque du capitalisme depuis ses origines. Les méthodes de la police américaine seraient la partie cachée d'un iceberg raciste ? Allons donc... Certes, pas facile d'articuler classes, genre et races, mais chacun, du point de vue de ce qu'il considère comme la contradiction principale, voire « l'ennemi principal », en vient toujours à pointer la mauvaise « articulation », les défauts de l'intersectionnalité vs ceux du marxisme, cette vieillerie « classiste ». Le capitalisme articule par essence et existence, non par idéologie. Il produit simultanément et met à jour les conditions de sa reproduction comme structure de classes, parmi lesquelles la domination masculine et celle des personnes « de couleur ». Mais les prolétaires blancs n'en sont pas moins des Nègres de ce monde (Mbembe)

quand Obama est arrivé à la présidence, j'ai avancé l'idée qu'il s'agissait d'un « progrès », non au sens d'une amélioration de la vie des Noirs américains, mais de la possibilité ouverte que tombe le masque de la race sur la réalité de classe. Avec Ferguson, c'est fait et personne ne peut prétendre ignorer la face visible du capitalisme, en Amérique et au-delà

dans critique du capital : des classes du genre et de la race, intersectionnalité, communs...

 

30 août

l'en-deça au-delà

« t'as d'beaux yeux, tu sais ! »

aiguillages août-octobre 2014

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du silence, en langue d'oiseau

sans titre, en 7 tableaux

aiguillages août-octobre 2014

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29 août

la petite bête

22 ! ... en 7 tableaux

aiguillages août-octobre 2014

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28 août

sans titre

aiguillages août-octobre 2014

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la petite bête

punaise ! variation sur un thème consacré, en 12 tableaux

Que faire ?

aiguillages août-octobre 2014

cinq à sept

aiguillages août-octobre 2014

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27 août

en avant pour la Micron-économie

aiguillages août-octobre 2014

s'il est vrai qu'un gouvernement de gauche ou de droite, c'est toujours l'Etat de la classe dominante, il n'en demeure pas moins que « gouverner, c'est choisir entre deux inconvénients » (Waldeck Rousseau) et, comme disait Talleyrand, « si cela va sans dire, cela ira encore mieux en le disant » :

Pierre Gattaz, Président du Medef, ce matin à FranceInfo : « Il faut une équipe gouvernementale qui partage les même valeurs. On a besoin de gens qui ne voient pas les patrons comme les ennemis de classe ou des exploiteurs. »

... « Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement - Et les mots pour le dire arrivent aisément. » Boileau

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26 août

Black & White Dream

Paris-pluie août 14 en 7 tableaux

aiguillages août-octobre 2014

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25 août

'la' femme est l'avenir du jazz : quand on aime on ne compte pas ?

ce feuilleton est arrivé hier à 9999 vues sur le forum Jazzitude où je l'avais entrepris. Il faut y être inscrit et connecté pour bénéficier des images et des liens. Sinon, pour le visiter, ici, dans un moindre désordre...

voilà donc l'avenir suspendu sans compter. Quant à connaître le nombre des visites, allons donc, comme si l'avenir dépendait du système déci-mâle !...

dans bribes de jazz

 

sur la photographie, les "photographes", les discours... et le marché

repris d'un forum de photographie sous le pseudonyme de Le Paul : « digression : je vois le mépris de certains, du haut de leur expertise, pour les "photos de vacances" ou "de famille"... Comme s'il n'y avait rien entre la photo supposée de "beauf" et l'univers des "vrais photographes". J'ai appris par expérience que les véritables connaisseurs et praticiens de tous domaines se taisent et la ramènent rarement dans les forums, des lieux où l'on étale plus qu'on prouve.

J'en parle à mon aise puisque « je ne suis pas photographe...». C'est le titre du n°100 de la collection Photo Poche (Actes Sud 2008), sous-titré 'Créateurs et intellectuels à la chambre noire'. Nombre de peintres, écrivains... Leurs photos d'amateurs au sens fort du terme, avec plus ou moins de lumières techniques, n'ont rien à envier à bien des clichés de photographes de métier,  sans parler des monomaniaques de la technique, qui s'intéressent davantage au matos qu'à la photographie... pour compenser une faiblesse ou en parfaits gogos du marché ? (c'est la même chose pour les guitares, les amplis, le home studio et tout ce qu'on veut, c'est-à-dire tout ce qui se vend, avant, rarement, de produire de l'art)

Photographier, c'est avoir une double paire d'yeux, comme Nietzsche disait des oreilles pour la musique..

d'un échange avec une amie que je remercie de m'avoir donné l'occasion de formuler ce qui me semble fonder ma démarche : « Accessoirement et de façon sous-jacente, j'y vois une critique du fait qu'il faudrait avoir des sujets extraordinaires, exotiques, voyager loin... pour faire des photos sortant de l'ordinaire. Or l'extra-ordinaire n'est-il pas de voir les choses telles qu'elles sont, au quotidien sous nos yeux. Non pas comme "merveilleux" à la manière surréaliste. Je me méfie donc du "quotidien insolite", comme de ce qui serait criant d'injustice (les "excès" du capitalisme "sale"). La réalité est à dévoiler sous l'apparence trompeuse des choses, disait Marx dans une formule douteuse opposant existence et essence, et certains considèrent l'idéologie comme "fausse idée".

Photographier des "pauvres" est tout sauf misérabiliste, il faut aimer les gens pour faire une belle photo. La violence du capital, ce n'est pas 'que' sa police, c'est la misère matérielle d'abord et les souffrances physiques et psychologiques qui l'accompagnent et la dévoile à qui sait voir sans besoin d'ostentation ni de l'esthétiser. C'est un équilibre difficile à trouver, parce qu'il n'est pas toujours facile de photographier les gens en restant discret, respectueux, et dans un moment permettant de créer une image riche d'affects et de sens sans discours ajouté.»

dans POÉTIQUE arts et révolution

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la critique anti-flics en ses limites

Missouri, USA : Contre le retour à la paix sociale. Récit d’une semaine de révolte à Ferguson 21 août, Base de données anarchistes, Les textes

certains ne sont intéressés à la situation sociale qu'en fonction des violences physiques, affrontements avec la police, émeutes... qu'elle provoque. Cet article en est un bel exemple, qui ne donne aucun élément sur les conditions sociales qui ont conduit à cette situation. « Répression, respectabilité, race, genre et écart générationnel », un peu court, non ? Il est bien écrit comme clause de style : « Nous avons déjà constaté ce système coupable - le racisme, la structure de classe, le gouvernement, la police. »

même chose pour les articles précédents aux titres significatifs : Ferguson, USA : Guerre à l’Etat policier et actions de solidarité avec les émeutiers (14 au 18 août 2014)... Missouri, USA : Solidarité avec les émeutiers de Ferguson – 11, 12 et 14 août 2014, etc. Ce n'est pas d'une classe dont ils sont a minima "solidaires" à défaut d'en être, mais de ceux qui se battent selon les critères qu'ils jugent déterminant. Déterminant quoi ?

contre la paix sociale, guerre à l'Etat policier... certes, mais encore, et après, pour quoi faire, aller où ?

esthétisme de la violence sociale en soi

le choix des photos illustrant ces textes relève de la même idéologie à courte vue, comme sur d'autres blogs fascinés par « les émeutes » au point d'en faire une esthétique : comme il est beau mon émeutier !

aiguillages août-octobre 2014

ainsi, focalisant sur l'événement dans la courte durée sans véritable analyse ni mise en rapport avec des potentialités de dépassement, ce genre de positions anarchistes n'est qu'une forme renversée de l'information médiatique du capital

dans la police et l'armée des États contre les populations

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24 août

à propos des nouvelles séries de photographies

j'ai redécouvert le plaisir de la photographie en juillet (au-delà du pont), et j'ai poursuivi des ballades dans mon quartier (Fontenay-Montreuil), avec quelques escapades à Paris. J'ai récemment changé d'appareil photo (toujours un bridge Panasonic Lumix, un FZ1000 remplaçant un FZ45, avec un objectif unique permettant des macros et des zooms assez longs)

anciennement familiarisé avec le réflex sans automatismes, je ne connaissais pas les subtilités de la photographie numérique, que je découvre pas à pas, ainsi que le traitement d'image sur ordinateur, pour l'heure avec un logiciel gratuit. Progressivement j'apprends à retoucher les photos sorties du boîtier (en jpeg de qualité), et à bidouiller les couleurs ou autres paramètres, la technique des calques...

hors le passage obligé par ces aspects techniques rébarbatifs, je cherche un équivalent photographique de ma poésie ou de mes collages, une approche poétique et critique du réel, donc du social et du vivant. C'est pourquoi on y trouvera, comme dans ma poésie, des chats, des oiseaux..., et un fond social permanent plus ou moins explicite... Je poursuis au fond un travail d'images tel que dans mes collages et travaux de peinture.

concernant la forme, ou plutôt la structure, en termes de proportions et de règles de compositions, toujours une combinatoire de 7 et 12, et, passage obligé, le carré

dans POÉTIQUE arts et révolution

l'en-deça

aiguillages août-octobre 2014aiguillages août-octobre 2014 
aiguillages août-octobre 2014aiguillages août-octobre 2014

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du silence, en langue d'oiseau

le temps des cerises ? en 12 tableaux

aiguillages août-octobre 2014

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un quartier poétique

temps voilés en 7 tableaux

aiguillages août-octobre 2014

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23 août

poèmes langue aux chats

« L'homme est civilisé dans la mesure où il comprend le chat.» George Bernard Shaw

chat voisin, chat cousin en 12 tableaux

aiguillages août-octobre 2014   aiguillages août-octobre 2014

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un autre monde possible

cette rubrique proposera des images entre critique amusée des utopies et preuve tragique du seul monde possible : celui qui advient

« Il y a plus de choses dans le ciel et sur la terre que n'en rêve votre philosophie.  » Shakespeare Hamlet

écologie socialiste

aiguillages août-octobre 2014 

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22 août

l'en-deça

aiguillages août-octobre 2014

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la petite bête

Sept (mouches) d'un coup

aiguillages août-octobre 2014

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Icare en araignée en 7 tableaux

aiguillages août-octobre 2014

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géométrie à la coquille en 7 tableaux

aiguillages août-octobre 2014            aiguillages août-octobre 2014 John HeartField  1932

21 août

la petite bête

éloge d'une guêpe noire en 7 tableaux et libellule sur canapé

aiguillages août-octobre 2014            aiguillages août-octobre 2014

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le plancher de terre

Class struggles, climate change, and the origins of modern agriculture Libcom 18 août

Class conflicts and colonial expansion in the context of the Little Ice Age* lead to the emergence of capitalist agriculture and the transformation of social relations on a world scale.

* « le Petit âge glaciaire est une période climatique froide survenue en Europe et en Amérique du Nord entre les années 1303 et 18602 approximativement. Elle se caractérise par des périodes d'avancées puis de maximum successifs des glaciers, auxquelles correspondent plusieurs minimums de températures moyennes très nets.»

aiguillages août-octobre 2014

dans le plancher de terre : écologie, paysannerie, capitalisme ou révolution du commun ?

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20 août

'le peuple' en vacance, reportage photo-poétique

temps couvert sur le Parc Montreau (Montreuil-sous-Bois), en 2 x 12 clichés animaux et humains

aiguillages août-octobre 2014    aiguillages août-octobre 2014

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l'en-deça, suite

aiguillages août-octobre 2014

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la nouvelle question juive ?

Correspondance suite à un texte sur l’antisémitisme de gauche blog de Temps Critiques 19 août

Yves Coleman et mondialisme.org juillet-août 2014

comment comprendre cette insistance et la (dis-)proportion de textes consacrés par quelques-uns à l'antisémitisme de gauche ? On ne voit pas comment cela ne pourrait pas exister, mais que cette question remplisse la vitrine du blog mondialisme.org fait douter de son approche "mondialiste" comme critique du capital, et de la conviction que le combat communiste est anti-politique *. Comme s'il y avait quoi que ce soit à attendre de positions d'extrême-gauche focalisées sur la dimension raciste-antiraciste, sioniste-antisioniste, y compris pour les critiquer, mais particulièrement inconséquentes quant à l'analyse du capital comme réalité présente peu susceptible de changer par de quelconques débats internes à la sphère des "camarades"

* « Le communisme n’est ni politique ni a-politique, mais en effet anti-politique. [...] Les écrits de jeunesse de Marx, notamment La question juive et Le Roi de Prusse et la réforme sociale, contiennent une critique de la politique en tant que telle, que son époque et la nôtre sont loin d’avoir comprise, et ont encore moins accomplie en pratique. » La Ligne générale [4] troploin 2007

les positions gauchistes d'extrême-gauche ou celle du PIR (Indigènes de la République) sont des produits idéologiques d'une situation indépassable aujourd'hui et visiblement bloquée précisément par défaut de mettre la politique et le militantisme à leur place. Intervenir sur ce terrain sans critiquer ce point fondamental, c'est signer son appartenance à ce milieu, contrairement à l'invitation du Manifeste (Prolétaires et communistes). Ils ne se déterminent pas selon les intérêts du prolétariat en général ni dans ce cas en particulier. Leur critique ne distancie pas leur propre identité et ne relativise pas leur point d'observation du monde vu de la France. Rien ne sert de compter les points entre "camarades", d'autant que ces discussions, qui s'en tiennent à dénoncer et interpeller, n'expliquent rien, et laissent ainsi entendre qu'il s'agirait d'un combat d'idées dans le landerneau : quel enjeu ?!

aiguillages août-octobre 2014 Olliergues 2012

on ne peut d'un côté prétendre à une approche théorique et de l'autre se noyer dans des considérations de concierges du milieu pointant les fautes des militants politiques communistes ou anarchistes, dans des débats qui ne sortent pas de la sainte famille : d'où parlent-ils, à qui et pour quoi faire ?

comment ne pas voir l'effet pervers de cette focalisation complètement disproportionnée sur un phénomène militant d'aucune portée sociale, quand elle ne fait que reproduire en miroir le piège idéologique de l'impossible critique marxiste d'Israël comme construction étatique et capitaliste sur une base religieuse sans même aucun fondement racial ?

bref, le deux poids-deux mesures n'épargne pas cette critique prétendue radicale, et se redouble d'un goût douteux face au bilan humain - ~ 2000 victimes gazaouis pour ~ 70 israéliennes. Au nom de "la communauté humaine" ou de "ni patrie ni frontières" (sic), peut mieux faire...

contrepied : y-a-t-il une question juive ? La Banquise 1983

aiguillages août-octobre 2014 1981 sommaire

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Ferguson : les racines de la colère Catherine Gouëset L'Express 19 août

aiguillages août-octobre 2014 aiguillages août-octobre 2014

The Militarization of Racism and Neoliberal Violence Henry A. Giroux 18 August 2014

aiguillages août-octobre 2014 aiguillages août-octobre 2014 photos

African Americans in grips of racial capitalism PressTV 20 août

aiguillages août-octobre 2014 Les Noirs, les Blancs et l’économie aux USA : l’implacable constat des chiffres Laurent Ribadeau Dumas FranceTVInfo 18 août

dans la police et l'armée des États contre les populations

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la ville capitaliste selon Jean-Pierre Garnier 

La « ville créative » : un nouveau mythe urbain pour de nouvelles mystifications urbanistiques Jean-Pierre Garnier, Divergences, 1er juillet 2014

La « gentrification » comme objet d’une recherche-action qui ne dit pas son nom Jean-Pierre Garnier, Divergences, juin 2013

en relation la violence symbolique en ville

Un espace indéfendable. L’aménagement urbain à l’heure sécuritaire Jean-Pierre Garnier 2012 

résumé : L’instauration du soi disant “nouvel ordre mondial”, c’est-à-dire d’un capitalisme “globalisé” fondé sur le salariat précaire et le démantèlement de l’État social, a eu pour effet de fragiliser, paupériser et marginaliser de larges fractions des couches populaires. Face aux désordres “ locaux ” qui en résultent, notamment sous la forme de violence, d’incivilité et d’insécurité, qualifiées à tort d’“urbaines” comme si “la ville” expliquait leur apparition, les pouvoirs publics mettent en place d’innombrables dispositifs de “pacification” où l’urbanisme et architecture sont, eux aussi, mis à contribution. Ainsi en va-t-il de l’espace public dont la reconfiguration doit, à la fois, dissuader le nouvel “ennemi intérieur” de passer à l’acte et, au cas où il le ferait, faciliter la répression, confirmant ainsi le lien entre l’aménagement urbain et maintien de l’ordre social.

aiguillages août-octobre 2014 présentation par Jean-Pierre Garnier et Anne Clerval juillet 2014

« La thèse développée par Anne Clerval est que les forces à l’œuvre à Paris concourent à l’éviction du « peuple » en dépit de politiques qui, sous couvert de projet de mixité sociale, ne feraient de qu’accompagner, au plus provisoirement ralentir ce mouvement. Au-delà du cadre théorique adopté, cet ouvrage livre une analyse approfondie des modalités suivant lesquelles se retisse à micro échelle l’espace parisien. Cet ouvrage très stimulant est à lire attentivement par tous ceux qui veulent mieux comprendre les expressions des dynamiques à l’œuvre dans les centres métropolitains français, un peu à l’écart des sentiers battus.»

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militantisme : quoi de neuf ?

« ce ne sont pas les révolutionnaires qui feront la révolution, mais la révolution qui fera les révolutionnaires »

le militant au 21ème siècle G.D. DDT21

aiguillages août-octobre 2014

« Participer à un mouvement social, petit ou grand, 15 heures par jour pendant plusieurs semaines, c’est vivre une activité intense. L’activiste, lui, croit indispensable et possible d’entretenir en permanence une action subversive. D’ailleurs la théorie également a ses activistes, pour qui leur écriture est une condition nécessaire de la révolution.

Quoiqu’il se dise rarement militant et ne sacrifie pas sa vie à la politique, l’activiste contemporain a pour idéal d’être de toutes les actions, toutes les manifs, toutes les occupations, pour y rappeler chaque fois la permanence de la lutte de classes et l’exigence de la révolution. Or, agir à tout prix conduit à intervenir là où l’on n’a aucun point commun effectif avec l’objet visé, donc à se trouver extérieur à la lutte à laquelle on veut participer. Reste à inventer des palliatifs pour y entrer malgré tout.

Vouloir absolument parler à un monde qui reste sourd aux sollicitations, conduit à crier pour se faire entendre, à en rajouter, à miser sur la volonté, à interpréter toute situation comme une urgence : l’action décolle de la réalité alors qu’elle s’imagine en plein dedans. C’est cette séparation qui caractérise le militantisme...

Évidemment, il existe des degrés, une zone grise où l’acharnement à agir dérive vers l’activisme “militant” sans en être.

Les faiblesses du mouvement lui sont imposées par la situation [...]

Comme le dit un proverbe prolétarien, « ce ne sont pas les révolutionnaires qui feront la révolution, mais la révolution qui fera les révolutionnaires ». »

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19 août

l'en-deça photos

aiguillages août-octobre 2014

18 août photos

banlieue

Fontenay-sous-Bois, écoparc des Carrières, ce soir

aiguillages août-octobre 2014

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17 août

insectitude en 14 tableaux

aiguillages août-octobre 2014             aiguillages août-octobre 2014

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aiguillages août-octobre 2014

16 août

photos

premiers clichés avec un appareil bridge plus performant

insectitude en 7 tableaux 

aiguillages août-octobre 2014            aiguillages août-octobre 2014

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15 août

communisme / communisation

troploin de nouveau en ligne, avec une nouvelle présentation toujours aussi élégante

aiguillages août-octobre 2014

en sus des archives, quelques textes récents, en anglais, extraits d'un livre à paraître de Gilles Dauvé, Eclipse & Re-Emergence of the Communist Movement (PM Press, to be published in Autumn 2014)

dans les communismes comme combats : une exploration des voies de la révolution

14 août

photo-poèmes

demain, j'essaye un nouvel appareil, toujours un bridge, mais plus performant. Donc plus compliqué pour sortir des automatismes numériques... Il me faut rapprendre à jongler avec les focales, les ouvertures, les flous, etc. comme au bon vieux temps du reflex "argentique" que je maîtrisais dans les années 70

la clef de la vie sauvage

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aiguillages août-octobre 2014   aiguillages août-octobre 2014

    aiguillages août-octobre 2014

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sale temps dans les cordes

Jean-Jacques Avenel nous a quitté à 66 ans, un mois après Charlie Haden. Poète du son, contrebassiste majeur de la scène du jazz depuis les années 60, compagnon au long cours de Steve Lacy, il s'était mis plus tard à la kora, mais aussi à la sanza, au koto et au cheng, jouant au gré d'amitiés musicales et humaines. Vous avez dit sous-estimé ? Ceux qui savent, avec une double paire d'oreilles...

aiguillages août-octobre 2014 Sunset Jazz Club, Lacy, Avenel, Betsch trio, 1993 vidéo

Jean-Jacques Avenel, le « musicien aimé », ou le désir de contrebasse Francis Marmande, Le Monde 12 août

« Au jour de sa disparition, rien ne manque de l'étendue des possibles d'Avenel. Toutes sortes de disques et probablement d'images sont à disposition, maintenant que depuis que l'on n'écoute plus rien, on trouve tout. En tapant ce matin sur le commissariat central de Google : « Jean-Jacques Avenel, actualité », j'ai reçu : « Pas d'actualités pour Jean-Jacques Avenel. »
Si : il est mort des suites d'un cancer. Et rien ne manque de son passage sur terre. Tout est gravé, enregistré, sauf la grâce du geste, ce toucher de palombe à l'envol, la gravité des traits du visage de cinéma, cette passion pour les cordes, le bois, l'archet, le frotté, le pincé, la percussion, tout, littéralement tout, entièrement tendu vers la mélodie, le chant, plus, à l'occasion un soutien rythmique en style de basse bondissante : tout tendu vers les autres.»

j'aimais tant sa façon de jouer que je lui avais demandé quelques cours, dont j'ai fait peu profit...

aiguillages août-octobre 2014 solo live 2011

avec Michel Édelin et John Betsch, Vitrolles 2008, Vidéo 

images, vidéos 

dans bribes de jazz

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13 août

photo-poème

rose est la vie ?

un quartier poétique 2, mixte carrés et 7 x 12

aiguillages août-octobre 2014   

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11 août

certains l'aiment chaude

l'intérêt des thuriféraires "anarchistes" et "communisateurs" des émeutes urbaines (cf Blaumachen « L'ère des émeutes »), et autres comptabilisateurs d'une montée de la violence sociale sans distinction, rejoindrait-il celui de l'extrême-droite sécuritaire ? D'un côté comme de l'autre on ne voit, ou ne dit voir, que ce qui alimente sa thèse, que ce soit de manière politicienne à des fins électorales ou par subjectivisme militant en croyant faire avancer le schmilblick de la révolution

« Non, il n'y a pas « une émeute urbaine majeure par mois » en France » Le Monde.fr 22 juillet

« Ça pose le problème de fond de l’ordre républicain en France. On voit bien que les manifestations ou les rassemblements aujourd’hui dégénèrent systématiquement en France. Avant, on avait une émeute urbaine tous les dix ans, puis tous les deux ans, puis tous les ans. Maintenant, en France, c’est une émeute urbaine majeure tous les mois... » Florian Phillipot FN

toujours est-il qu'en France, selon Le Monde, « les indicateurs n'augmentent pas », que ce soit les « interventions policières pour incendie » ou les « atteintes physiques à des policiers ». Les violences urbaines sont « régulières », sans être des « émeutes urbaines majeures »...

aiguillages août-octobre 2014

quoi qu'il en soit, il y a bel et bien un rapport entre violence sociale en général, attaque de la police et contenu révolutionnaire en liaison avec la crise du capital. La montée de la première est un indicateur du désespoir de ceux qui n'attendent plus rien de la 'société', mais de là à ce qu'ils franchissent le pas, y compris par leurs actes violents, d'une visée d'abolition du système, cela reste suspendu à d'autres formes d'interventions plus générales qui traduiraient l'évolution vers une conjoncture plus largement transformatrice, au positif comme au négatif. On en perçoit des éléments disparates dans le monde entier, mais on ne le voit nulle part s'esquisser comme constituant un en-commun. Celui-ci demeure de l'ordre d'une hypothèse à explorer ou d'un vœu pieu dont faire propagande, selon sa foi théorique

dans la police et l'armée des États contre les populations

 

parties carrées

in

aiguillages août-octobre 2014aiguillages août-octobre 2014
aiguillages août-octobre 2014aiguillages août-octobre 2014

out

aiguillages août-octobre 2014aiguillages août-octobre 2014
aiguillages août-octobre 2014aiguillages août-octobre 2014 

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la vie en rose, un quartier poétique 2, parcours revisité en 7 sur 12

aiguillages août-octobre 2014

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quel père, quel fils !

RIP Kenny Drew Jr.

plus que le style les rapprochaient l'élégance dans la discrétion, la musicalité virtuose... et la trop jeune disparition

aiguillages août-octobre 2014

vidéos images

solos : "Ugly Beauty" & "Criss Cross" (Thelonious Monk), "Peace" & "Silver's Serenade" (Horace Silver), Chopin : Mazurka in C# minor op.50 no.3

trios : Satin Doll (Duke Ellington), Solar (Miles Davis), Turn Out the Stars (Bill Evans)

quintette : Milestone (Miles Davis)

big band : Fable of Faubus (Mingus)

aiguillages août-octobre 2014

dans bribes de jazz

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philosopie

aiguillages août-octobre 2014

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poème photosophique la vie en rose ou 'mon quartier'

1. « espace naturel des Beaumont » Montreuil, en 12 tableaux
2. mon quartier, en 7 tableaux
3. mon quartier, en 7 tableaux
4. mon quartier sous la pluie, en 12 tableaux
5. mon quartier après la pluie, en 12 tableaux
6. Paris au mois d'août, en 12 tableaux
7. mon quartier en jambes, en 12 tableaux
8. mon quartiers aux murs, en 7 tableaux
9. mon quartier en visages, en 7 tableaux.
10. mon quartier en vitrines, en 7 tableaux
11. mon quartier en fleurs, en 7 tableaux
12. mon quartier sans couleur, en 12 tableaux

la série de 12 épisodes s'achève avec "mon quartier sans couleur", en 12 tableaux

aiguillages août-octobre 2014

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10 août

la vie en rose 11, mon quartier en fleurs, en 7 tableaux

aiguillages août-octobre 2014

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la vie en rose 10, mon quartier en vitrines, en 7 tableaux

aiguillages août-octobre 2014

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9 août

la vie en rose 9, mon quartier en visages, en 7 tableaux

aiguillages août-octobre 2014  

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la vie en rose 8, mon quartier aux murs, en 7 tableaux

aiguillages août-octobre 2014

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la vie en rose 7, mon quartier en jambes, en 12 tableaux

aiguillages août-octobre 2014

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la vie en rose 6 Paris au mois d'août, en 12 tableaux

aiguillages août-octobre 2014

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8 août 2014

Blue in Green (Miles Davis, Bill Evans... 1959)

aiguillages août-octobre 2014

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le capitalisme, ce malade qui nous gouverne

aiguillages contradiction interne + contradiction externe ?

La contradiction ou pourquoi il faut dépasser le capitalisme La Nouvelle Union 11 juillet 2014

Le capitalisme tombera, ceci est inévitable, mais il est possible qu’il entraîne l’espèce humaine avec lui. Bien des philosophes, des économistes, des sociologues, des historiens et d’autres intellectuels ont prédit que le capitalisme s’écroulerait par des contradictions internes.

Ils eurent tort, c’est un fait. Toutefois, d’autres penseurs, plus réalistes, nous mirent et nous mettent toujours en garde contre une contradiction externe qui guette le monde tel que nous le connaissons. Cette contradiction, c’est celle de la production effrénée contre l’environnement. Deux faits sont au cœur de cette contradiction : 1. Nous vivons sur une planète composée de ressources limitées, 2. Le capitalisme nécessite une croissance sans fin à défaut de quoi il tombe en crise.

Impossible de concilier ces deux faits, ils sont antagonistes et nous devons donc choisir. Voici la situation telle qu’elle s’offre à nous actuellement : sortir du capitalisme ou disparaître. C’est une lutte à mort entre l’écosystème et un système économique désuet. [...]

130 organisations écologistes prônent la fin du capitalisme (et du marché international du carbone) Express.be 24 juillet

Une conférence sur le changement climatique qui s’est tenue au Venezuela et impliquant environ 130 organisations écologistes s’est achevée sur un appel à l’abolition du capitalisme et au rejet des marchés d'émissions de dioxyde de carbone. « Les causes structurelles du changement climatique sont liées au système capitaliste hégémonique actuel », ont-elles conclu dans la « Déclaration de Margarita ». [...]

Une civilisation se termine et nous devons en bâtir une nouvelle we demain.fr 30 Juillet 2014

Le manifeste "Le dernier appel" a été lancé en Espagne pour alerter sur l’effondrement écologique et social à venir si rien n’est fait pour y remédier. Il a déjà reçu plus de 6 000 signatures et été diffusé au travers des réseaux sociaux et de la presse. Voici sa version française. [...]

dans le plancher de terre : écologie, paysannerie, capitalisme ou révolution du commun ?

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Les beaux jours du capitalisme sont révolus en Occident; dans le reste du monde, ils le seront dans 40 ans Express.be 15 juillet

Dans 50 ans, le monde sera 4 fois plus riche, plus productif, plus mondialisé et bien plus éduqué qu’aujourd'hui.
Cependant, La croissance mondiale moyenne à long terme sera d'environ 2,7%, parce que l’effet du rattrapage des économies émergentes en matière de croissance de la population, d’urbanisation, et d’éducation, va s’épuiser. Entretemps, la croissance sera d’environ 3% par an en moyenne.
[...]

aiguillages

dans le moment présent du capitalisme, documents, éléments critiques...

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7-8 août

la vie en rose 5 mon quartier après la pluie, en 12 tableaux

aiguillages

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6 août

la vie en rose 4 mon quartier sous la pluie, en 12 tableaux

aiguillages

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5 août

la vie en rose 3 mon quartier, en 7 tableaux

aiguillages

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la vie en rose 2  mon quartier, en 7 tableaux

aiguillages

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la vie en rose 1

poème photosophique en 12 tableaux « espace naturel des Beaumont » Montreuil

aiguillages

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la phrase du jour et la communisation

« Je crains que diverses paroles vengeresses qui appellent à la “dé-communisation” ne détournent notre attention des objectifs essentiels... » Général Jaruzelski, mémoires Les chaînes et le refuge JC Lattès 1992 p. 470 Vouloir 3 août

loin de ce gag, une question actuelle : sur quoi peut reposer aujourd'hui une perspective post-capitaliste, communisme ou communauté humaine ? Le véritable problème des théories de la communisation, c'est leur incapacité à dépasser le renversement de la fin du programmatisme ouvrier, une théorie post-prolétarienne, et à fonder une perspective révolutionnaire sur l'ensemble des réalités de la société capitaliste d'aujourd'hui, prenant en compte tout le champ de l'histoire et de la géographie humaines et au-delà. Ces apories ne sont pas limitées au corpus structuralo-dialectique abstrait de Théorie Communiste; elles sont communes à toutes les variantes de la 'communisation', qui ne peuvent pas concrètement répondre à sa question inhérente : comment une classe abolit le capital strictement en tant que classe ? 

le désintérêt patent des théories de la communisation pour tout ce qui n'entre pas a priori dans leur modèle logique - à l'exception en France de questionnements de TropLoin et de Temps Critiques nonobstant leur absence de solutions théoriques -, signe leur caractère de théorie infirme, alors que se posant en universalisme typique des philosophies occidentales

aiguillages

c'est le constat qui invite à remettre en chantier sur une base élargie et approfondie la recherche des voies du communisme, et à le faire au-delà du modèle conceptuel de la communisation comme révolution immédiate

dans critique du 'courant communisateur'

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 photo-poésie

Blue Narcisse

aiguillages

félinité aranophile

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ouvriers d'aujourd'hui

l'ouvrier mort

déjà vu, l'ouvrier pour l'actu Google, c'est 40 à 60% d'accidents du travail souvent mortels

aiguillages l'ouvrier mort Édouard Pignon 1952

enfants ouvriers

travail des enfants Anti-Slavery

le travail dans le monde PopulationData 7 juillet

Chine : des enfants-ouvriers dans l'usine d'un fournisseur de Samsung France24 7 juillet
La Bolivie autorise le travail des enfants dès 10 ans Le Monde 7 juillet
Pour les enfants des mines d’or du Burkina Faso, le mince espoir d’une autre vie La Croix 7 juillet
Au Sénégal, l’enfer des mines d’or pour des centaines d’enfants Le Monde 16 juin

aiguillages

bios de robots : des premiers automates aux humanoïdes de compagnie dossier L'Usine Nouvelle 2014

aiguillages

Unimate, le premier ouvrier mécanique
le premier humanoïde et son chien
le robot Asimo de Honda a appris la langue des signes
le robot guidé vers les entreprises
en route vers le robot autonome…
etc.

dans le moment présent du capitalisme, documents, éléments critiques...

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4 août

douze autoportraits

aiguillages

la rubrique photo-poésie est scindée pour plus de lisibilité

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intermezzo Monique Morelli Où sont-ils donc ? 1957 Colette Magny Les gens de la moyenne 1967 Francesca Solleville Demande aux femmes 1975

aiguillages Japon 2012

Réflexion de genre (4) : Repenser le capital pour repenser le genre Cinzia Arruzza juillet 2014 autres textes  en italien

aiguillages

Les fondements politico-économiques du fémonationalisme Sarah Ferris 2012  "Femonationalism and the 'Reserve' Army of Labor Called Migrant Women" traduction Contretemps 2013

« Bien que le concept de fémonationalisme soit peu usité en France, il fait écho aux nombreux débats sur l'instrumentalisation de la rhétorique de l'égalité entre hommes et femmes à des fins racistes. Cette notion pourrait bien prendre une actualité à l’heure où le discours « paternaliste » envers les femmes voilées qu’évoque Farris dans son article se mue en actes et en violences racistes. Dans cet article, Sara Farris propose d’éclairer le phénomène fémonationaliste à travers les transformations de la place des migrant-e-s sur le marché du travail globalisé et les nouvelles différenciations entre hommes et femmes immigré-e-s.[...] »

en relation

L’obsession Femen avec la nudité alimente un féminisme colonial raciste Chitra Nagarajan Etatd'Exception.net avril 2013

Tunisie : Amina quitte les Femen, «une organisation islamophobe» Le Parisien août 1973 

aiguillages aiguillages

symposium annoncé octobre 2014

Reflections on Dispossession: Critical Feminisms

This two-day symposium explores the relationship between the material, cultural, psychic and symbolic dimensions and effects of dispossession. Building on a range of critical feminisms, the papers, collective discussions and keynote addresses will take forward and build on the rich and dynamic traditions of black, indigenous and post-colonial feminisms, queer theory and materialist feminisms. Themes include: migrant women workers and European nationalism; indigenous dispossession of land, labour and status in Canada, Hawai, and Palestine; sexual subjects and propriety; affect, emotion and the production of racial subjects; and much more…

aiguillages

dans critique du capital : des classes du genre et de la race, intersectionnalité, communs...

 

3 août

sept petits poèmes sans paroles

avec d'autres photos en vacance

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le poème photosophique nous permet de comprendre en retour que la poésie n'est pas à comprendre comme un langage de mots, mais à saisir directement dans sa forme-contenu, dépassant l'opposition structuraliste signifiant-signifié, et mettant en cause l'universalité de la théorie du langage de la philosophie comme de la psychanalyse, ces conceptions occidentales. Ainsi donne-t-il raison à leur approche critique par Henri Meschonnic, et renforce-t-il l'idée que le réel peut se saisir sans théorie, et donc aussi sa transformation révolutionnaire. Est en jeu une saisie poétique, c'est-à-dire par le faire plus que par le parler. De plus, hormis des connotations particulières (exemple, en France les flics sont aussi des poulets), le langage des images (peinture, photo...) se passe de traductions en des langues parlées spécifiques

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à propos de « Ouvriers contre le travail » de Michael Seidmann, 1990

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- traduction française de la préface à l'édition allemande, gimenologues.org

- parution de l'édition espagnole, traduction française de la 4ème de couverture et de l'épilogue, gimenologues.org

- présentation critique de la traduction française par Senonevero, 2010, gimenologues.org

dans forums, textes et débats sur la communisation

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2 août

bye bye Johnny Winter 

Still Alive & Well 1973 [Full Album] vidéos images

aiguillages

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la nature, enjeu des luttes ou construction idéologique ?

aiguillages

La nature n’existe pas, Paul Guillibert, Période, 30 juillet

« La nature n’est pas un terrain neutre, mais le nœud de conflits sociaux irréductibles. L’ouvrage de Razmig Keucheyan, « La nature est un champ de bataille », s’attache à déconstruire le discours de l’écologie politique dominante. Il y analyse en outre la place de l’écologie dans la réorganisation actuelle du capitalisme. En considérant l’environnement comme un lieu traversé par divers rapports de domination, Razmig Keucheyan s’attache à élaborer un concept de nature réinvesti par certaines problématiques issues de la théorie marxiste. Et c’est précisément cette perspective que se propose d’examiner Paul Guillibert dans cet article, en interrogeant le concept de nature ici mobilisé [...]»

dans le plancher de terre : écologie, paysannerie, capitalisme ou révolution du commun ?

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La genèse du racial-féminisme. Race, classe et genre autour de Pia Sophie Rogge-Börner

Soutenance de thèse, Jennifer MEYER le 19 septembre 2014 ENS de Lyon

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Dans la lignée des travaux sur l’intersectionnalité, cette thèse s’intéresse aux imbrications des catégories de « race », de classe et de genre ainsi qu’à l’articulation du féminisme, de l’antisémitisme et du racisme dans les écrits de Sophie Rogge-Börner (1878-1955). [...]

En prenant le contrepied d’une définition normative du féminisme, ce travail montre comment un mouvement politique d’émancipation a pu d’une part produire de nouvelles exclusions et hiérarchisations entre les femmes et d’autre part fournir de nouveaux arguments au discours raciste et antisémite pendant la République de Weimar et le national-socialisme. Il met ainsi au jour une configuration spécifique de l’intrication entre domination de « race » et domination de genre.

dans critique du capital : des classes du genre et de la race, intersectionnalité, communs...

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Gaza ou l'alibi ?

quelques commentateurs critiques prennent leurs distances avec la focalisation médiatique sur Gaza, et la tendance de l'extrême-gauche à se perdre avec les avatars fascisants de l'antisionisme, alors que d'autres convoquent « le nouvel antisémitisme ». Comme d'habitude - mais comment s'habituer ? -, la comptabilité des morts de part et d'autre suffit pourtant à fixer les limites d'une prise de distance au nom de ce qui serait l'absence d'enjeux de classes à ce conflit, même si l'illusion d'une issue démocratique (un Etat palestinien etc.) englue la perspective. Affirmer qu'on est contre tout État, ça mange pas de pain et ne reçoit pas de bombe, ça fait aux gazaouis une belle jambe autant qu'une bonne conscience aux "anarchistes"

qui ne veut voir que la nouvelle question juive est une question arabe ? (lire Gaza : pourquoi les médias occidentaux sont pro-israéliens ? Alain Gresh, TSA Tout sur l'Algérie, 22 juillet, mais aussi l'article rapporté aujourd'hui par Yves Coleman Pourquoi il faut lutter contre l’antisémitisme au sein des manifestations en faveur de Gaza - Daniel Randall, Londres)

je n'ai pas manquer de souligner, dans les considérations "camarades", la disproportion sur la question juive, qui est un aspect de la dissymétrie générale accordée en Occident, toutes idéologies confondues, à la question raciale dans le monde [...]

aiguillages

quant à la Syrie, ou à la Lybie, « l'impuissance occidentale » est à son comble, mais l'information ne s'empare pas des masses avec la même célérité... à lire un point de vue d'ailleurs : Lybie : trois ans après la chute de Kadhafi, le chaos perdure, Nestor N'Gampoula et Fiacre Kombo, Agence d'Information d'Afrique Centrale, 30 Juillet 2014

bref, de l'Irak à l'Ukraine en passant par le monde arabe, chaque fois que les Occidentaux se mêlent de quelque chose, ça devient pire... y compris chez eux

toujours est-il que pour moi, mais je reconnais l'extrême marginalité de mon point de vue (hormis la mouvance Indigènes malgré ses limites cf une "caution intellectuelle" à Houria Bouteldja ?), nous payons les retards accumulés par les communistes et marxistes européens et particulièrement français, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, sur la question raciale [...]

à lire dans la police et l'armée des États contre les populations

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« Communauté, Identité, Stabilité... » dans abolir les classes / dépasser les identités de 'genre', 'race'... de militants et d'individus

j'ai placé à la fin de mon hyper-sonnet photosophique l'incipit (la première phrase) de Le Meilleur des mondes, écrit par Aldous Huxley en 1931

« Un bâtiment gris et trapu de trente-quatre étages seulement. Au-dessus de l'entrée principale, les mots : Centre d'Incubation et de Conditionnement de Londres, et dans un écusson, la devise de l'État mondial : Communauté, Identité, Stabilité...»

aiguillages août-octobre 2014

dans cet ouvrage aussi célèbre que mal connu aujourd'hui, Huxley utilise identité au sens de ce qui est identique, constituant une communauté dans une stabilité obtenue par la hiérarchisation des identités sociales structurant exploitation et dominations... Il m'a sauté aux yeux que les concepts d'identité et de communauté (humaine) prenaient alors d'autres couleurs, interrogeant le dépassement des identités que je vois nécessaire à la constitution de relations communistes. Ainsi se pose néanmoins une double question : faudrait-il abolir toute identité individuelle ou collective et prendre le risque d'un monde sans différences entre les individus, ou mieux dit sans auto-reconnaissance de ceux-ci à travers des traits communs particuliers ? Cette question concerne évidemment les rapports sexués/sociaux, et la fonction de reproduction de l'espèce, qui sont d'ailleurs au centre du roman d'Huxley, comme de ce poème

j'y reviendrai, la clef me semblant résider dans la distinction à établir entre identité - individualiste ou communautariste - et individualité (communiste) : le communisme n'est pas un communautarisme platement égalitaire

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vues du site en juillet

2014 juillet (site Patlotch.com) 396 personnes # pour 851 visites, 2,1 en moyenne/personne 27/jour. Webalizer 198/jour en moyenne, 6167 pour le mois +  site patlotch.esy 50 par jour + ancien site ?

France United States China Germany Spain RussianFederation Switzerland Netherlands Ukraine Japan GreatBritain Latvia Belgium Romania RepublicSerbia Finland Austria SaudiArabia Canada Brazil Sweden Philippines CzechRepublic Poland Denmark Lithuania Croatia Italy SouthAfrica Morocco Tunisia EuropeanCountry Hungary Luxembourg Algeria Madagascar

baisse saisonnière de fréquentation, site non alimenté pendant 3 semaines, mais 7% de visites de plus d'une demi-heure

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hyper-sonnet photosophique

« C'est fort différent, de voir une chose ou de la faire. Et le domaine propre de l'art et de la poésie est, comme ce dernier mot l'indique, de faire. De quelque chose qui est simplement perçu par les sens, l'homme fait quelque chose que la raison peut comprendre et dont la sensibilité peut jouir, d'une chose matérielle il fait un être spirituel.[...] Pour connaître une chose vous n'avez qu'à comprendre ce qu'elle est, mais pour faire une chose vous avez à comprendre comment elle est faite. » Paul Claudel, Religion et poésie 1925, p. 170-172

considéré comme achevé... provisoirement

les 14 séries de photographies constituent une forme poétique longue, structurée comme mes œuvres précédentes par les nombres 7 et 12 (14 séries de photos, 7 de 12 et 7 de 7, en alternance), pour un "hyper-sonnet". J'y exploite des photographies prises à Sigoyer (Hautes-Alpes) et environs, du 12 au 26 juillet 2014, avec un appareil numérique 'bridge' de milieu de gamme. Elles sont utilisées telles quelles, sans retouche ni effets hormis le recadrage en carré. Je ne suis pas photographe...

bribes poétiques, esquisses de poèmes à parfaire ou non...

citations de Paul Claudel, George Sand, Thomas Mann, Nathalie Sarraute, Tchékhov, Balzac, Jean Giono, Erckmann-Chatrian, Pearl Buck, Richard Wright, Aldous Huxley, et des Contes de la Forêt... rencontres de hasard comme au détour d'un chemin, de livres trouvés sur le lieu de mon séjour

aiguillages
aiguillages

structure de l'hyper-sonnet

théorie papillonne 12
théorie du genre animal 7
théorie de l'homme de bois 12
homme de pierre, homme de fer... 7

théorie sans fleur 12
théorie sans phare 7
à régner sur un rêve obscur 12
l'élan de la mare 7

du rouge en rouille 12
vu à la télé 7
théorie du reflet 12

sept idées d'un chemin 7
douze idées dans les nuages 12
la vie la poésie 7

aiguillages le droit à la paresse

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1er août 2014

Idris Muhamad le tempo suspendu de la Nouvelle-Orléans

aiguillages 1974 Idris Muhamad

de Fats Domino à Ahmad Jamal, sa souplesse chantante et sa subtilité dansante auront fait les belles heures rythmiques de la Soul Music et du jazz, auprès de Lou Donaldson, Sam Cook, Jerry Butler, Curtis Mayfield, Emerson Lake & Palmer, Roberta Flack... Grant Green, George Benson, Shirley Scott, Grover Washington Jr., Pharoah Sanders, Freddie Hubbard, Joe Lovano... Le batteur Idris Muhammad, alias Leo Harris, est décédé le 30 juillet à 74 ans. Sa carrière témoigne de l'unité profonde des musiques noires américaines, de la Soul et du Funk au Free Jazz, en passant par le Hard Bop et le Main Stream de la fin du 20ème siècle

vidéos, images

Fats domino  Blueberry hill (1956), Lou Donaldson Brother Soul (1968), Peace (1971), Power of Soul (1974), Chico Freeman, Arthur Blythe, Don Pullen... (1993), solo (2006)

aiguillages

dans bribes de jazz

30 juillet

et la dialectique ?

Thierry Crouzet : « Une vision intégrale est tout simplement impossible »

de l’idéalisme à la complexité, 2008 / Les crapauds fousd’Arthur Koestler à Ken Wilber, 2009

« Le crapaud fou, c’est ce batracien déboussolé qui ne suit pas ses congénères lors de la migration reproductive. Il s’en va se perdre, souvent ne revient jamais à sa mare d’origine, ne trouve pas de conjoint, meurt… Mais quand tous ses congénères, dans leur migration stéréotypée, se heurtent à un obstacle et succombent, la survie de l’espèce ne tient qu’à quelques crapauds fous qui réussissent à trouver de nouveaux chemins vers de nouvelles mares.»

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29 juillet

Musée 3 inédits

aiguillages pyrogravure aiguillages soleil aiguillages déjeuner...

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Charlie Haden the Great Liberator

aiguillages Charlie Haden 1969 audio

« Liberation Music Orchestra, sous banderole de manif rouge vif tenue par Carla Bley et lui-même, tel est le nom, en 1969, de son collectif free sur répertoire de chants militants : enregistré à treize, mélange de chants guerriers, collages, lyrisme révolutionnaire et tutti emballants, Carla Bley, pianiste, en signe les arrangements. C'est de loin le groupe qui colle le mieux à l'époque. Le son qui la dit du plus profond du son de la contrebasse : Song For Che est à la hauteur du Sang du Che du peintre Rebeyrolle. À la hauteur de Hugo et de Goya.[...] » La mort de Charlie Haden, pionnier de la contrebasse, Francis Marmande, Le Monde 12 juillet

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9 juillet 2014

Gaza

aiguillages collages 1989

 

dépasser les identités pour abolir les classes

textes importés à titre documentaire

Marxism and identity politics Sharon Smith 2008

Dépasser la «construction des identités» ? Identification, image sociale, appartenance Martina Avanza et Gilles Laferté 2005

L’essentialisme et le problème des politiques d’identité Lawrence Jarach 2004

Beyond the limits of "identity politics" How Marxism speaks to me as an Asian American activist Emily Woo Yamasaki 2001

What’s Wrong With Identity Politics (and Intersectionality Theory)? A Response to Mark Fisher’s “Exiting the Vampire Castle” (And Its Critics) Michael Rectenwald 2013

Identity politics vs class politics - 9: A nuanced class analysis Bryce Edward

Indianisme et marxisme Álvaro García Linera 2005 Présentation Franck Gaudichaud  contretemps 2005

The Challenge of Identity Politics Prakash Karat The Marxist 2011

Class Structure and Identity Politics Marxist-Leninist-Maoist reflections 2011

Political Identity: Thinking Through Marx Robert Meister

 

This book is an attempt to apply Marxist thinking to today's political, social and economic conditions. It also sets out to subject recent works on political and economic theory to the kind of critique that Marx performed on his contemporaries, especially the followers of Hegel. The two main areas that the book is concerned with are the question of political participation within existing group structures and the relevance of Marx's views on political economy.

Auto-émancipation et identités à l’heure de la mondialisation Peter Drucker NPA 2010

Autonomie des Indigènes / Pouvoir noir / Queer / Créer une alternative
Un ensemble de phénomènes qui pose problème chez les marxistes de nos jours est la forte présence de courants fondés sur les identités nationales, ethniques, communautaires, confessionnelles, sexuelles ou d’autres identités extraclassistes. [...] Cet article vise à démontrer que la tâche de la réinvention des concepts et des outils de l’auto-émancipation se déroulera forcément, dans une certaine mesure, en interaction avec les courants identitaires.

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combats communistes

Entre postopéraïsme et néoanarchie Carlo Formenti Période avril 2014

« La fracture historique entre marxistes et anarchistes qui dure depuis un siècle et demi est-elle en train de se recomposer ? »

Interrogeant les limites des présupposés politico-théoriques communs au post-opéraïsme et à l’anarchisme (puissance de l’imagination et de la « multitude », capitalisme cognitif, organisation des mouvements sur une base affinitaire), Carlo Formenti milite ici pour une réouverture de la discussion sur l’organisation politique, les stratégies de lutte et les scénarios de transition.

crise et enquête contretemps mars 2014

Asad Haider revient ici sur deux traditions théoriques et militantes, l’opéraïsme et le conseillisme, qu’il propose de faire dialoguer autour des thèmes de la crise et de la composition de la classe ouvrière. Il milite en faveur d’un réinvestissement de la pratique opéraïste de l’enquête, seule susceptible de dégager les conditions d’une recomposition antagonique du prolétariat.

 

critique de l'économie politique

La crise de 2008, une crise du néolibéralisme ? Une typologie des interprétations marxistes contretemps avril 2014

Si depuis 2008 l’on ne cesse de proclamer le « Retour de Marx », c’est sans doute aussi parce que la crise de 2008 se prête particulièrement bien à une lecture marxiste. Rien de surprenant donc qu’on ait vu se multiplier les explications de la crise venant de penseurs se réclamant de Marx – témoins, par ailleurs, de la vitalité de ce courant de pensée. Jordi Brahamcha-Marin propose ici un premier panorama en langue française de ces différentes explications et des débats intenses qu’elles ont suscités.

 

marxisme et études postcoloniales une série de textes

aiguillages 2002 PDF

At a time when even much of the political left seems to believe that transnational capitalism is here to stay, Marxism, Modernity and Postcolonial Studies refuses to accept the inevitability of the so-called 'New World Order'. By giving substantial attention to topics such as globalisation, racism, and modernity, it provides a specifically Marxist intervention into postcolonial and cultural studies. An international team of contributors locate a common ground of issues engaging Marxist and postcolonial critics alike. Arguing that Marxism is not the inflexible, monolithic irrelevance some critics assume it to be, this collection aims to open avenues of debate - especially on the crucial concept of 'modernity' - which have been closed off by the widespread neglect of Marxist analysis in postcolonial studies. Politically focused, at times polemical and always provocative, this book is a major contribution to contemporary debates on literary theory, cultural studies, and the definition of postcolonial studies.

Marxism and Postcolonial Theory: What's Left of the Debate? A panel

Marxism, postcolonial studies, and the tasks of radical theory Vivek Chibber interviewed by Jason Farbman

The Intersection of Marxism and Postcolonialism Darren Kinkead

Marx’s Eurocentrism: Postcolonial studies and Marx scholarship Kolja Lindner 2010

Marxism vs. Post-Colonialism Ben D.B. Wilkerson 2011

Not Even Marxist: On Vivek Chibber's Polemic against Postcolonial Theory Chris Taylor 2013

Current Studies into Marxism & Postcolonialism

Marxism And The Postcolonial World: Footnotes to a Long March Aditya Nigam 2007

Marxist Post-Colonial Theory Conferences

How Does the Subaltern Speak? by Vivek Chibber
Postcolonial theory discounts the enduring value of Enlightenment universalism at its own peril

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classe genre race bibliographie

une série de textes

A Marxist Critique of Culturalist/Idealist Analyses of ‘Race’, Caste and Class 2008 Radical Notes Leave a Comment by Dave Hill

aiguillages

Anti-Capitalism and Intersectionality: Race Class Gender Meet-Up 2011

Intersections: The Simultaneity of Race, Gender and Class in Organization Studies Evangelina Holvino 2008

Gender, Race, Class, and the Transition to Adulthood: a critical Review of the Literature Kimberly A. Mahaffy

Frameworks for examining the intersections of race, ethnicity, class and gender on English Language Learners in K-12 science education in the US Sonya N. Martin, Beth Wassell and Kathryn Scantlebury

A conceptual Framework for understanding Race, Class, Gender, and Sexuality Lynn Weber 1998

Class, Race, and Gender in Criminology and Criminal Justice: Ways of Seeing Difference Gregg Barak, Eastern Michigan University 2000

Conflicts of Class, Gender and Race in Hungary's Post-1990 Welfare Policy  Social Sciences 2003

The Intersection of Race, Class, and Gender in Higher Education: Implications for Discrimination and Policy by Tiffany Monique Griffin 2009

Structural interaction between gender and race inequality in Brazil 2010

aiguillages

Intersectionality and its Relationship to Marxist Theory revolutionary socialism in the 21st century 2013

aiguillages août-octobre 2014

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