POÉTIQUE

 

Recherche

Table des matières

Index  

Ancien site LIVREDEL  Sommaire

POÉTIQUE 

accès aux rubriques en haut à gauche

on l'aura remarqué, ce site brasse en permanence activités artistiques (jazz, poésie, peinture...) et visée révolutionnaire. Néanmoins, je rouvre un champ spécifique pour regrouper des textes articulant plus particulièrement ces deux champs, et pour d'éventuelles suites à Notes / poétique de 2003 à 2012

ces notes sont parallèles à l'activité de création proprement poétique, quelle que soit son langage artistique : peinture, poésie, photographie... Elle procèdent d'un double mouvement, une réflexion sur ce que je fais (ce que l'œuvre me renvoie en tant que sujet), une manière de ré-orienter l'activité créatrice

note du 9 juin / 30 décembre 2014 : cela pourrait se rapprocher de l'esthétique, philosophie des arts, mais j'attribue à la poétique le sens plus large, au-delà du seul champ artistique, d'une poétique de la vie. C'est pourquoi je peux user de ce concept de façon ouverte, et nom réservée à l'art et aux artistes, aux poètes. Si l'expression n'était pas galvaudée, cette poétique pourrait tendre à un art de vivre. L'enjeu est, on l'aura compris, une théorie de la révolution comme relation poétique entre sujets, un bouleversement de la relation identité/altérités. Naturellement, cela confère à la poétique une fonction aussi forte et entière que celle traditionnelle de la philosophie. Celle-ci étant fondée sur les concepts, cette poétique serait une philosophie des affects. Il me semble en ceci prolonger une ambition d'Edouard Glissant, Henri Meschonnic, Pierre Legendre... dans une approche plus modeste, accessible et pratique

 

26 juin 2015

RÉVOLUTION de la POÉTIQUE et POÉTIQUE de la RÉVOLUTION

l'artiste ? un cadavre ! un renversement poétique et révolutionnaire, avec Guy Debord... et Patlotch

25 juin

Patlotch : un cadavre !

la mise à mort de l'artiste par lui même discussion dans le forum communisation et décolonialité


non, je ne vais pas me suicider, après avoir lu "Suicide, mode d'emploi", ni rejoindre son auteur Claude Guillon au paradis des écrivains anarchistes (cf Claude Guillon : un cadavre !...)...

ici, j'ouvre de nouvelles pistes quant aux relations entre poésie, art, ou plus justement dit Poétique, et Révolution, pour aller plus loin que le point où je suis arrivé le plus récemment, dans mes œuvres comme dans ma réflexion "poétique", cad dans mon sens : théorie de la relation art et révolution

dépasser aussi, donc, le moment critique de 2006, double dépassement de la posture artiste de Debord et des situationnistes, et de l'impensé de cette relation par la théorie de la communisation

si nous devons abolir la posture artiste en faisant la révolution, condition même pour saisir son caractère d'auto-subjectivation des individus pour leur émancipation dans leurs rapports avec les autres (immédiateté sociale, etc), si nous saisissons ce dépassement auto-produit (ce que n'a pas fait TC ni aucun théoricien communisateur, mais un peu Debord sur le papier), alors commencer, nous-même, par nous auto-glorifier en artiste, ou à nous mettre en quête de notoriété comme artiste, tout cela ne peut que nuire et détruire le message révolutionnant que portent aussi bien notre peinture, notre poésie, que notre théorie de la révolution : ces activités sont performatives ou ne sont pas révolutionnantes


je partirai de ce qui fut explicité dans une discussion sur Médiapart, et que j'ai repris dans mon billet là-bas Médiapart
Communisation et décolonialité avant que ma connexion ne soit coupée (réponse à Yvan Najiels et BF)

l'important est de considérer ce texte de 2006 comme moment théorique important, par son double dépassement de la posture artiste-situationniste, et de l'impensé du rapport art (œuvre-sujet)/révolution par la théorie de la communisation

mais ce n'est pas le seul "résultat" de mon passage éclair chez Médiapart. Des personnes m'ont dit aimer ma peinture, ou ma poésie, de toutes obédiences ou absence d'opinions politiques marquées.  Certains : " vous exposez où ? " vous devriez exposer à tel endroit, tel musée vous accueillerait sûrement" etc.

alors que répondre ? D'abord que cela fait plaisir, merci... Puis que je n'expose nulle part, que je l'ai fait un peu, quand on me l'a demandé, que cela ne m'intéresse pas, et même que je me l'interdis, non par quelque masochisme, et encore moins timidité... Il va falloir se mettre dans la tête, une bonne fois pour toute, et tant que je serai vivant que :


Patlotch n'est pas un peintre

Patlotch n'est pas un musicien

Patlotch n'est pas un poète

Patlotch n'est pas un artiste. Point

Patlotch n'est pas un théoricien communiste. Point

Patlotch n'existe pas

Patlotch ? Un cadavre !



si nous devons abolir la posture artiste en faisant la révolution, condition même pour saisir son caractère d'auto-subjectivation des individus pour leur émancipation dans leurs rapports avec les autres (immédiateté sociale, etc), si nous saisissons ce dépassement auto-produit (ce que n'a pas fait TC ni aucun théoricien communisateur, mais un peu Debord sur le papier), alors commencer, nous-même, par nous auto-glorifier en artiste, ou à nous mettre en quête de notoriété comme artiste, tout cela ne peut que nuire et détruire le message révolutionnant qui traverse aussi bien notre peinture, notre poésie, que notre théorie de la révolution : ces activités sont performatives ou ne sont pas révolutionnantes


ceci ne concerne évidemment pas que le p'tit gars Patlotch, ni les seuls artistes, mais 7 milliards d'individus pris sous le capital et invités à faire la révolution


que pourrait-on penser d'un Patlotch affirmant haut et fort : « Je est des autres », et qui courrait à droite à gauche pour exiger qu'on le salue bien bas « c'est lui, c'est Patlotch, vous savez, l'artiste... Ah bon, vous ne le connaissez pas, c'est dommage, c'est un grand poète, vous savez, trop méconnu...», et moi (le p'tit gars Patlotch qui est en moi), intérieurement glorifié bombant le torse de son âme artiste « Je suis moi, je suis moi, elle m'a reconnu, je deviens reconnu, je vais être connu, je suis immortel... », autrement dit, « Je suis un charlot ! » plutôt crever ! Patlotch, renvoie-leur ton cadavre, c'est toujours mieux de tuer deux fois


l'artiste ? Un cadavre !


il s'agit ni plus ni moins que de produire, par l'artiste et dans le processus révolutionnaire l'auto-dépassement de son existence en tant qu'artiste séparé, figure de l'artiste en "marchand de lui-même" (Soupault à propos de Dali). C'est donc plus qu'une métaphore avce l'auto-dépassement du prolétariat, et l'auto-dépassement de l'individu, autrement dit l'abolition du rapport de classe dans le capital et de l'individualisme égotiste lié au capitalisme actuel


alors nous retrouvons, re-inventons et donnons tout son sens actuel et révolutionnaire à ce qu'écrivait Karl Marx dans L'idéologie allemande, en 1845

Karl Marx : « Dans une société communiste, il n’y aura plus de peintres, mais tout au plus des gens qui, entre autres choses, feront de la peinture ». Marx, théoricien de l’art ? Isabelle Garo