restructuration du capital mondial : et la Chine ?

 

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restructuration du capital mondial : et la Chine ? 

ouvert le 27 février 2014

3 mai 2015

concurrence inter-capitaliste mondiale

Poutine ratifie l'accord sur le gazoduc de la route de l'est avec la Chine CRIonline 3 mai

Le président russe Vladimir Poutine a ratifié samedi un accord d'approvisionnement en gaz avec la Chine via la route de l'est.

"L'accord a pour but de renforcer la coopération énergétique russo-chinoise, et définit les termes principaux de l'approvisionnement en gaz naturel de la Russie vers la Chine via la route de l'est, incluant la section transfrontalière du gazoduc qui traverse le fleuve Amour (Heilongjiang en Chine) près de Blagoveschchensk (capitale de l'oblast d'Amour dans l'Extrême-Orient russe) et la ville frontalière chinoise de Heihe", a indiqué un communiqué officiel en ligne.

L'accord a été adopté le 24 avril par la chambre basse du parlement, ou la Douma d'Etat, et approuvé par la chambre haute, ou Conseil de la Fédération, cinq jours plus tard.

Lors de la visite officielle de M. Poutine en Chine en mai dernier, les deux parties avaient signé un contrat d'approvisionnement en gaz de 30 ans en vertu duquel le gazoduc de la route de l'est fournira chaque année à la Chine 38 milliards de mètres cubes de gaz naturel à partir de 2018.

M. Poutine a également ratifié samedi la création d'un fonds commun de réserves pour les pays des BRICS.

Le consensus des cinq pays des BRICS, soit le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud, concernant l'établissement d'un tel fonds commun avait été annoncé en 2013.

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24 avril

L’Afrique dit Bye Bye au Dollar américain

Le Yuan chinois de plus en plus utilisé comme monnaie de règlement et de réserve en Afrique Regard Sur l'Afrique 24 avril

L’internationalisation du yuan chinois va crescendo grâce notamment aux étroites relations économiques entre l’empire du milieu et l’Afrique. Après le Ghana, le Nigeria, Maurice et le Zimbabwe, l’Afrique du Sud, pays le plus industrialisé du continent et premier partenaire commercial de la Chine en Afrique, vient de donner son feu vert à l’utilisation du billet rouge comme monnaie de règlement et de réserve.

Une première plate-forme d’échange entre le yuan et le rand sud-africain a été mise en place par les deux pays la semaine écoulée, à l’occasion de la visite du ministre chinois des affaires étrangères en Afrique du Sud. Cette plateforme  permettra de faciliter les transactions entre les deux monnaies.

L’utilisation croissance du yuan comme monnaie de règlement et de réserve en Afrique s’explique essentiellement par le volume croissant des échanges commerciaux entre la Chine et le continent, qui a été multiplié par vingt depuis 2000, atteignant plus de 200 milliards de dollars en 2013, soit près de deux fois ceux avec les Etats-Unis.

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Une bonne partie de ces échanges est libellée en yuan via l’Exim Bank, la banque chinoise d’import-export. Selon l’outil de suivi du RMB Swift, plus de mille banques dans 85 pays se servent déjà du yuan pour leurs transferts. La banque sud-africaine Standard Bank, dont la banque chinoise ICBC est actionnaire à hauteur de 20 %, autorise déjà les règlements commerciaux en yuan dans seize pays du continent et prévoit qu’au moins 50 % des échanges entre la Chine et l’Afrique seront libellés en yuan d’ici 2016.

La hausse des investissements chinois en Afrique devrait aussi contribuer à une internationalisation à marché forcée du yuan. En finançant directement ses investissements, la Chine renforce ses capacités monétaires, impose le yuan comme une monnaie étalon et affaiblit le dollar américain. De nombreuses banques centrales africaines, comme celle du Nigeria, ont d’ores et déjà l’équivalent de 10 % de leurs réserves en devises étrangères libellés en yuan.

Par ailleurs, la Chine va s’appuyer sur la future Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB) qu’elle a lancée pour accélérer la cadence de l’internationalisation de sa monnaie. Pékin, qui dispose de 3700 milliards de dollars de réserves en devises étrangères, souhaite en effet que les investissements financés par l’AIIB (50 milliards de dollars dès la première année), le soient en monnaie chinoise. 57 pays, dont l’Afrique du Sud et l’Egypte, font partie des membres fondateurs de cette nouvelle institution.

Selon une étude de la banque HSBC, les échanges en yuan devraient compter pour 50%  des transactions réalisées par la Chine à l’étranger d’ici 2020, contre 20% seulement en 2014.

2 février

ChinAfrique suite

La Chine joue un habile jeu de go sur le continent africain. Stratégiquement, Pékin place ses pions sur l’échiquier : routes, autoroutes, aéroports et chemin de fer. Un maillage serré qui quadrille l’Afrique et servira les intérêts de l’Empire du milieu.
 
La Chine prend grand soin des routes qui servent sa boulimie de matières premières africaines. La semaine dernière, Pékin et l’Union africaine (UA) ont ainsi finalisé les grandes lignes d’un vaste projet d’infrastructures destiné à relier les capitales africaines au moyen d’autoroutes, de trains à grande vitesse et de liaisons aériennes.
[...]
La « nouvelle route de la soie » chinoise en Afrique
Sur le modèle des anciennes voies commerciales qui reliaient la Chine à l’Europe, Pékin tisse sa toile et l’Afrique est une étape incontournable avec la construction prévue de sept ports sur le continent : à Djibouti, en Tanzanie, au Mozambique, au Gabon, au Ghana, au Sénégal et en Tunisie. Un collier de perles payé rubis sur l’ongle grâce à une enveloppe de 40 milliards de dollars débloqués cette fois directement par le gouvernement chinois.

1er février

le capital transnational dans tous ses États : Valls en Chine-Afrique

les hommes d'États sont les porteurs de valises des capitaux transnationaux de chez eux. Il faut bien les payer pour quelque chose. La nation est la garantie pour que ça marche de l'intérieur, comme on dit du ministère

Chine-France : le rêve africain Le Point 31 janvier

« Les Africains ont le marché, les Chinois veulent investir leur argent à l'étranger, les Français ont les technologies, c'est gagnant-gagnant-gagnant", estime un industriel chinois. »

restructuration du capital mondial : et la Chine ? 2010

ça me rappelle un dessin de Chaval montrant un type à la fenêtre, de dos, titré « Ministre de l'intérieur vu de l'extérieur ». Je ne l'ai pas retrouvé... En échange, un Daumier, l'envoyé américain obtenant une audience de l'Empereur de Chine, 1859

restructuration du capital mondial : et la Chine ? c'était un temps où les dessinateurs satiriques avaient une intelligence du monde, même en France

Cette estampe représente l'impuissance et l'aveuglement des Etats-Unis dans leur politique de la Chine. L'Amérique, la Russie, l'Angleterre et la France avaient signé un traité avec la Chine en 1858 (commerce et travail missionnaire), que la Chine a plus tard essayé de contourner. En conséquence, la France et l'Angleterre déclarèrent la guerre à la Chine (victoire de Palikiao en 1860 et traité de paix de Pékin). Après l'assassinat de plusieurs missionnaires chrétiens en Chine, Canton fut occupée par des troupes européennes en 1857. Le traité de Tien-Tsin accordait aux États occidentaux d'envoyer des ambassadeurs à la Cour de l'empereur de Chine et d'ouvrir les ports pour les produits européens...

pour qui en avait, c'était le bon temps des États-Nations, les capitaux n'étaient pas encore transnationaux... Tout fout l'camp

31 janvier 2015

de l'Etat national du capital global

c'est la valse à mille dents... du dragon chronique l'économie politique 13:48

Valls en Chine : « La France est un pays qui vous attend » Le Monde 31 janvier

la différence entre un radical de gauche grec, fermé au monde qui vient d'Orient, et un ministre radicalement bleu-brun-rose, c'est l'amour des Chinois franco de port. Et ça ne fait pas qu'en Pirée

La Chine rachète l'Europe Le Point novembre 2011

Le Havre. Quand la Chine s’arrimera Libération octobre 2012

Les Chinois auraient acheté le port de Seine-Maritime. A l’origine de cette (fausse) rumeur, l’ouverture des entrepôts aux opérateurs privés, et le coup de com de M. Wang, un entrepreneur chinois résidant en France

restructuration du capital mondial : et la Chine ?

"Alors que les compagnies maritimes rationalisent leurs services entre l'Asie et l'Europe en y déployant leurs plus gros navires, le Grand Port Maritime du Havre a accueilli, du 2 au 10 décembre, les escales inaugurales de trois porte-conteneurs géants. Il s'agit du CMA CGM Nevada, du MSC Beryl et du Mars, ce dernier appartenant à la compagnie China Shipping. D'une capacité de 12.000 à 14.000 EVP (Equivalent Vingt Pieds, taille standard du conteneur), ces navires portent à 230 le nombre de porte-conteneurs de plus de 10.000 EVP accueillis au Havre en 2011. Tous exploités entre l'Asie et l'Europe, ces mastodontes ont vu leur nombre doubler par rapport à 2010 [...]

60% du trafic réalisé avec l'Asie
Avec deux départs quotidiens sur l'Asie (dont au moins un assuré sur un navire géant) proposés par 19 compagnies maritimes, le port du Havre offre 30 services maritimes qui permettent la connexion à 71 ports asiatiques (dont 22 sur la Grande Chine, 3 en Corée du Sud, 3 au Vietnam, un à Singapour, 6 en Malaisie, 6 au Japon, 8 en Inde...). Le GPMH, qui affirme proposer les meilleurs temps de transit du marché à l'import comme à l'export, réalise près de 60% de ses trafics conteneurisés avec cette région du monde."
source Mer et Marine, Toute l'actualité maritime décembre 2012

Le port de Rouen a un nouveau directeur : Nicolas Occis  Normandie actu 28 janvier 2015

Nicolas Occis a été nommé directeur de Haropa-Port de Rouen. Il prend également la présidence tournante du groupement des ports de Paris, Le Havre et de Rouen. En poste au ministère de l’Écologie. Âgé de 39 ans, Nicolas Occis est polytechnicien et ingénieur en chef de eaux, des ponts et des forêts. Depuis 2012, il était adjoint au sous-directeur des ports et du transport fluvial de la direction générale des infrastructures, des transports et de la mer au ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. « À ce poste, il a notamment participé à la mise en œuvre de la stratégie nationale portuaire avec l’objectif d’améliorer la compétitivité des ports français », précise-t-on au port de Rouen.
Auparavant, il était passé par la DDE (Direction départementale de l’équipement) du Jura, et par le groupe Areva, notamment en Chine, où il a participé à la mise en œuvre  de deux projets de centrales nucléaires.

camarades ! vous cassez pas l'os du pénis*, ni l'os du cul : Poil n'est qu'Occis

* voir la fracture du pénis dans faut rigoler... 25 janvier en bas

ayant connu de l'intérieur les mœurs du ministère du BTP, de la mer et du développement durable réunis, j'ai pu observé les carrières en pantoufles des conseillers du Prince national globalisé. De la rumeur chinoise (les jaunes, tous des menteurs) aux échanges bien compris entre amis des amis de la China-France, on ne doute pas que l'expérience chinoise de cet occis sera des plus profitables. Je n'ai pas vérifié si Valls l'avait emporté dans ses bagages, ce qui correspondrait au choix de cette nomination, qui passe par l'approbation du Conseil des ministres. C'est en tout cas l'usage constaté des compétences acquises à la Direction des Affaires économiques et Internationales, où j'ai vu s'activer les porteurs de valises dans les visites de haut niveau à l'étranger

9 décembre 2014

la Chine devant, les Chinois.e.s derrière

même si on était Chinois, y aurait-il de quoi se réjouir ? Monsieur le capital poursuit sa danse avec Madame la terre, disait Marx... Les affaires continuent, et la misère avec

Economie : la Chine, 1ère puissance mondiale après 142 ans de règne américain Le Parisien 9 décembre

restructuration du capital mondial : et la Chine ?

Selon le FMI, le PIB chinois, exprimé en parité de pouvoir d'achat, devrait dépasser cette année celui des États-Unis Libération 9 décembre

« Reste toutefois une catégorie dans laquelle Pékin devrait longtemps rester à la traîne : le PIB (PPA) par habitant. Dans ce classement, en 2013, son abondante population valait à la Chine d’occuper le 89e rang, entre les Maldives et la Jordanie.»

restructuration du capital mondial : et la Chine ?

17 octobre

C comme Chine, Crises du Capital, Critique Communisme...

Crise systémique globale – 2015 : Le monde passe à l’est GEAB n°88

Deux faits majeurs ressortent de l’actualité des quatre dernières semaines. D’un côté, la Chine devient la première puissance économique mondiale, passant officiellement devant les États-Unis, avec un poids économique officiel (chiffres du FMI) de 17,61 billions de dollars (versus 17,4 pour les États-Unis). Si les médias mainstream n’ont pas accordé le moindre haussement de sourcil à cette information, notre équipe, en revanche, estime qu’il s’agit là d’un événement historique: les États-Unis ne sont plus la première puissance économique mondiale et, forcément, ça change tout ! (1)

restructuration du capital mondial : et la Chine ?

"PIB de la Chine (bleu) et des États-Unis (rouge) en parité de pouvoir d'achat (PPP), en milliards de dollars, 2002-2019. Source: Financial Times

D’autant plus que, parallèlement au franchissement de ce seuil, les États-Unis, après avoir tenté d’impressionner la planète par un militarisme débordant à l’occasion de la crise ukrainienne, révèlent une faiblesse stratégique majeure dans leur « gestion » de la crise irakienne. La politique du muscle, qui semblait obliger le monde à rester sous tutelle américaine pour un temps encore indéfini, tourne court.

Ces deux indicateurs permettent de voir se dessiner un point de bascule majeur dans le déroulement de la crise systémique globale : le passage d’un monde américain à un monde chinois [...]

[Europe, Russie – Mise en place d’un plan Marshall « à la chinoise »...]

concernant la Chine et l'avenir du monde économique, une grosse différence apparaît entre les analyses marxistes telles que celles de Bruno Astarian et Mylène Gaulard, voir Toni Negri et Mickael Hardt, et celles des « experts » économiques et autres Think Tanks observant la situation économique mondiale et ses perspectives. Je la situe entre concevoir qu'il n'y aura plus de domination mondiale par un pays quel qu'il soit, et « monde capitaliste multi-polaire » mais dans une globalisation mondiale surdéterminant ses contradictions internes dans laquelle la concurrence ne s'organise pas entre puissances nationales, mais entre groupes économiques multinationaux

rien de surprenant par conséquent à ce que le GEAB nous annonce comme « un événement historique », « un point de bascule dans le déroulement de la crise systémique globale, le passage d’un monde américain à un monde chinois », le fait que la Chine soit désormais, au regard du PIB, la première puissance économique mondiale, doublant les États-Unis

je reste perplexe devant toute analyse présentant les choses comme une compétition inter-nationale. Cela dit, c'est un fait majeur, et je suis curieux des analyses de Mylène Gaulard quant aux effets à attendre des réformes importantes initiées en Chine à l'automne dernier

7 juillet

En Chine 1.600 personnes meurent tous les jours d'un travail trop acharné Slate 5 juillet

30 juin

Chinese peasant struggles from 1959 to 2014 Nao libcom 23 juin

Overview of the main forms of peasant collective action against capital and the state in China from 1959 to 2014, with a focus on the past two decades

2 juin

Marx à Pékin, Gaulard à Marseille

la Chine vers un accident de croissance ?

restructuration du capital mondial : et la Chine ?

Le jeudi 12 Juin à 18h30, Tantquil Marseille et la bibliothèque Mille Bâbords organisent une rencontre/débat avec Mylène Gaulard qui vient de publier son nouveau livre : Karl Marx à Pékin, les racines de la crise en Chine capitalisme.
La chine qui bénéficie de taux de croissance record depuis plus d’une décennie est loin d’avoir été épargnée par la crise de 2008.  Les conflits sociaux s’y multiplient et depuis que son industrie est montée en gamme favorisant la fabrication de téléphones high-tech plutôt que de T-shirts, le chômage important des travailleurs non-qualifiés côtoie la pénurie de main-d’oeuvre en ouvriers qualifiés. Mylène Gaulard à la lumière d’une analyse marxiste du capitalisme chinois, revient sur la situation économique actuelle de l’Empire du Milieu et les contradictions inhérentes au développement du mode de production capitaliste en Chine. Les limites de l’accumulation capitaliste semblent atteintes et ce n’est plus qu’une question de temps avant qu’une crise chinoise, aux conséquences mondiales, se déclenche.
La discussion aura lieu à Mille Bâbords, 61 rue Consolat 13001 Marseille

restructuration du capital mondial : et la Chine ? 'le Capital de Marx, un cadeau de Noël de la crise financière'

La crise économique se profile en Chine. Les difficultés s’y accumulent, de manière toujours plus apparente. L’espoir d’un renouveau venu d’Asie, pour un capitalisme mondial affaibli, prend fin. Au-delà de la rigidité du régime politique, ou des désastres écologiques facilement relevés par les observateurs les moins attentifs, la formidable croissance de la Chine la mène à cette crise inévitable. Et cela parce que depuis 1949, sous l’étendard d’un socialisme usurpé, le capitalisme et son cortège de contradictions s’y renforcent toujours plus. S’appuyant sur les outils théoriques élaborés par Karl Marx, ce livre est consacré à une analyse rigoureuse et critique de ce processus.
MYLÈNE GAULARD est maître de conférences en sciences économiques à l’université Grenoble Alpes. Se réclamant d’un marxisme non dogmatique, elle est spécialisée en économie du développement, et ses recherches portent plus spécifiquement sur le Brésil et la Chine. Elle est l’auteur de L’Economie du Brésil aux Editions Bréal. Elle a également soutenu en 2008 une thèse d’économie intitulée : Accumulation du Capital et inégalités : une approche comparée Chine/Brésil.

restructuration du capital mondial : et la Chine ?restructuration du capital mondial : et la Chine ? ...? restructuration du capital mondial : et la Chine ?

Chine : risque de crise financière Le Monde 12 mai

Chine : pourquoi la crise est devant nous Pierre Sabatier 12 avril 2014 vidéo

« Vers un accident évident, passer par la case récession nécessaire à la requalification du modèle de croissance chinois...»

mais dire que le monde ne sera pas chinois importe-t-il au capital mondial ?

 

28 avril

« l'économie capitaliste peut-elle rebondir éternellement ? »

"Les dangers de la suraccumulation en Chine : une analyse marxiste" Mylène Gaulard vidéo 1h13 24 novembre 2012

restructuration du capital mondial : et la Chine ?

la limite de cette analyse est qu'elle intervient avant les réformes décidées à l'automne 2013, voir restructuration du capital mondial : et la Chine ? dont je ne sais pas dans quelle mesure elles la remettent en cause... Quoiqu'il en soit, quel souffle pour exposer le marxisme en tant que critique de l'économie politique !

à paraître en mai

restructuration du capital mondial : et la Chine ?

"La crise économique se profile en Chine. Les difficultés s’y accumulent, de manière toujours plus apparente. L’espoir d’un renouveau venu d’Asie, pour un capitalisme mondial affaibli, prend fin. Au-delà de la rigidité du régime politique, ou des désastres écologiques facilement relevés par les observateurs les moins attentifs, la formidable croissance de la Chine la mène à cette crise inévitable. Et cela parce que depuis 1949, sous l’étendard d’un socialisme usurpé, le capitalisme et son cortège de contradictions s’y renforcent toujours plus. S’appuyant sur les outils théoriques élaborés par Karl Marx, ce livre est consacré à une analyse rigoureuse et critique de ce processus"

19 mars 2014

Chine : sur les luttes des ouvriers chinois npa mars

« Les syndicats s’occupent trop exclusivement des luttes immédiates. Ils n’ont pas assez compris leur pouvoir d ‘action contre le système capitaliste lui-même... A part leur œuvre immédiate de réaction contre les manœuvres tracassières du capital, ils doivent maintenant agir sciemment comme foyers organisateurs de la classe ouvrière dans le grand but de son émancipation radicale. Ils doivent aider tout mouvement social et politique tendant dans cette direction.» Marx, résolution du Conseil Central de l'Internationale, 1866

le nouveau capitalisme chinois structure son prolétariat : jusqu'où ?

restructuration du capital mondial : et la Chine ? restructuration du capital mondial : et la Chine ? la question syndicale en Chine, dossier Échanges et Mouvements 2010

« Pour exister et se développer, de tels syndicats [indépendants] devraient obtenir des résultats. La place actuelle de la Chine sur le marché international et la crise mondiale incitent à penser que d’éventuels succès syndicaux ne pourraient être que partiels et temporaires. En conséquence, une vague de créations syndicales en Chine retomberait sans doute encore plus vite qu’en Pologne. Mais à sa suite, le paysage syndical serait banalisé. La question syndicale aurait, en quelque sorte, trouvé sa réponse.
Comme dans les autres pays, les syndicats chinois verraient leur influence dans le prolétariat reculer à la mesure de leur incapacité à obtenir des gains significatifs et durables pour les salariés. Quant à leur utilité pour les patrons, elle serait sans doute plus grande que celle de la FNSC actuelle mais, il faut l’espérer, insuffisante en cas d’une poussée nouvelle du prolétariat qui, cette fois, connaîtrait dans sa pratique ce qu’est la défense de ses intérêts par les syndicats.
Il est inutile d’accuser ceux-ci de trahison quand ils canalisent la pression prolétarienne vers des objectifs « raisonnables » ménageant les intérêts du capital. Ils sont dans leur rôle. Et aujourd’hui, ce rôle penche nécessairement de plus en plus vers le capital. La défense des travailleurs se distingue de moins en moins de celle des employeurs. Il viendra un moment où ce cercle vicieux explosera sous l’effet de l’approfondissement de la crise et de la révolution, qui se fera nécessairement contre les syndicats, de même que contre toutes les institutions du prolétariat, acquis qu’il ne faudra surtout pas défendre.» Bruno Astarian Avril 2010

Ce fils de paysan, ancien cheminot, est une figure du mouvement de la place Tienanmen en 1989, où il avait proclamé la Fédération autonome des travailleurs de Pékin. Il passera 22 mois dans les prisons chinoises et devra ensuite se faire soigner aux Etats-Unis. Empêché de retourner en Chine et interdit de territoire, il vit depuis vingt ans à Hong Kong où il a fondé le China Labour Bulletin1. En 1994, c’était un bulletin bilingue envoyé tel une bouteille à la mer vers les entreprises chinoises. Le doute quant à son efficacité était fort : était-il lu par les ouvriers?? Par la police ?

[...] une nouvelle classe ouvrière chinoise est apparue. Désormais, les ouvriers nés dans les années 1980 et 90 sont prêts à tout pour défendre leurs droits. En dépit de l’élimination du droit de grève en 1982 dans la Constitution, les grèves ont été en augmentation : révoltes contre les restructurations massives des entreprises d’Etat dans les années 2000, grève radicale et organisée chez Honda Nahai en 2010. Si les revendications se sont élargies (aux salaires, au temps de travail, à la couverture sociale, aux retraites et à la sécurité au travail), l’été 2010 a marqué un tournant : après la grève chez Honda, les ouvriers demandent la «?restructuration des syndicats?» – plutôt que la formation de syndicats indépendants.

restructuration du capital mondial : et la Chine ? restructuration du capital mondial : et la Chine ?

Han Dongfang se défend d’être un dissident. Il a évolué dans sa vision des choses et a changé de stratégie. Vers 1995, il  pensait que rien ne pourrait évoluer en Chine sans la mise en place d’un système démocratique qui favoriserait la création de syndicats libres. Il estime aujourd’hui que le développement économique de la Chine, tourné vers les exportations et avec un faible coût de la main d’œuvre, a besoin de l’essor d’un marché intérieur, donc d’une augmentation du pouvoir d’achat, et que ce serait une vision partagée par le PC chinois, qui pourrait amener le syndicalisme officiel à évoluer.

C’est la raison pour laquelle, afin de ne pas se trouver en confrontation directe avec les autorités, Han Dongfang met désormais en avant l’idée de l’indépendance des syndicats officiels vis-à-vis des employeurs et l’utilisation des possibilités de négociation collective.

« Ils ne doivent pas oublier qu’ils ont affaire avec les conséquences et non avec les causes, qu’ils peuvent constituer un frein, mais ne peuvent modifier l’orientation du mouvement économique, qu’ils n’apportent que des palliatifs et n’atteignent pas la cause du mal. Ils ne doivent donc pas consacrer toute leur force à cette inévitable guérilla, constamment provoquée par les excès de l’exploitation et les fluctuations du marché. Au lieu d’un juste salaire pour une juste journée de travail, ils devraient inscrire sur leur drapeau cette revendication révolutionnaire : "Abolition du salariat".» Marx à propos des Trade-Unions, cité in Riazanov, Karl Marx et les syndicats, 1923

5 mars 2014

hausse du budget militaire de la Chine

27 février

restructuration du capital : et la Chine ?

« Ces quelques éléments n'augurent pas bien d'un développement 'endogène' d'un capitalisme chinois appelé à dominer le monde – voire le seul territoire chinois… L'hypothèse … d'un développement autocentré d'un petit capitalisme chinois en grand capitalisme national puis international est bloqué par la saturation du monde en capital… Comment faire le recentrage de l'économie chinoise sur son marché intérieur… si la faiblesse des salaires urbains et celles des revenus agricoles est le principe même de la survie du capitalisme chinois dans la concurrence internationale » (p.21) Bruno Astarian, 2009, Luttes de classes en Chine dans l’ère des réformes (1978-2009)

mais l'auteur reconnaissait aussi « D'un point de vue temporel, ce texte vient trop tard où trop tôt : trop tard parce qu'il a été rattrapé par la crise mondiale... et trop tôt parce qu'il est certain que l'approfondissement de cette crise imposera de corriger et d'approfondir la réflexion...»

dans la mesure où la crise du capitalisme touche de pleins fouet les économies de «nos» pays développés occidentaux (+ Japon) et les «pays émergents», n'avons nous pas tendance à prendre pour agonie du capitalisme mondial celle de sa domination occidentale ?

une question importante quant à la probabilité d'une restructuration dans la restructuration (sans fin...) du capitalisme mondial est la possibilité pour la Chine de construire un capitalisme endogène, c'est-à-dire reposant largement sur son marché intérieur

une des conditions pour y parvenir est la réforme foncière. Or la décision en a été prise au Troisième Plénum du Parti Communiste Chinois, en novembre 2013, sous l'impulsion d'un homme de l'ombre aux manettes de l'économie chinoise, Liu He et la question esquissée par Bruno Astarian en 2009 doit être reposée à nouveaux frais

à la mi-décembre, je posait la question en relation avec la présence dominante de la Chine en Afrique : « Alors, pas de restructuration en vue ? Ou peut-être une restructuration avant que la crise n’éclate comme crise de reproduction, ouvrant la fenêtre à une possible révolution. »

la question mérite d'autant plus d'être posée que l'on n'observe pas une généralisation de luttes prolétariennes produisant un écart dans l'existence même du prolétariat comme classe du capital, et pas d'apparition d'un combat communiste au niveau mondial. La perspective concrète ne paraît pas à l'ordre du jour, tandis que le Monsieur le Capital poursuit sa valse mrtifère avec Madame la Terre

éclairage avec Liu He, « l'architecte discret de la Chine de demain », Le Monde, Le bilan du monde, édition 2014,   16 janvier 2014, Harold Thibault, p.26, et (même source p.20) l'économiste Michel Aglietta « Changeons de régime de croissance ». Pour Aglietta « la Chine est l'État le plus à apte à dessiner le futur régime de la croissance mondiale ». On retrouve ces idées dans Réviser la gouvernance du capitalisme pour relancer la croissance des pays occidentaux 12 décembre 2013

avec Liu He, le discret conseiller économique qui préside aux destinées de la Chine La Tribune 7 octobre 2013

Le "plan 383", le nouveau chantier de réformes en Chine Le Monde 9 novembre 2013

restructuration du capital mondial : et la Chine ?

Le « plan 383 », comme il est désigné, concentre les efforts de réformes sur une « trinité », formée « du marché, du gouvernement, et des corporations ».

Le plan liste huit secteurs (réformes foncières, fiscalité, sociétés d'état, etc.) et « trois objectifs » : « abaisser les coûts d'admission sur [certains] marchés afin de favoriser la concurrence », « mettre en place une sécurité sociale de base », et « instaurer un marché pour les terres collectives »

« promouvoir le principe selon lequel un gouvernement local ne devra plus jamais investir directement ou mettre en place une affaire »

La Chine veut réformer la propriété foncière pour pousser sa modernisation Le Monde 9 novembre 2013

Selon cette proposition, la Chine devrait engager une « réforme donnant aux ruraux et urbains des droits fonciers égaux », leur permettant de transférer le droit d'usage de la terre au prix de marché ou de l'engager comme collatéral pour l'obtention d'un prêt.

« la Chine doit s'urbaniser si elle entend se moderniser. Et la réforme de la propriété de la terre est la clé du succès ».

avec Michel Aglietta CEPII 

Chine : l'enjeu politique du troisième plenum (1/2) 3 décembre 2013

Chine : l'enjeu économique du troisième plenum (2/2) 4 décembre 2013

Chine : la route accidentée vers la réforme financière 1er juillet 2013

Réflexions sur les transformations du modèle chinois (1/3) 15 mai 2013

Réflexions sur les transformations du modèle chinois (2/3) 16 mai 2013

Réflexions sur les transformations du modèle chinois (3/3) 16 mai 2013