exploitation, luttes ouvrières

 

Recherche

Table des matières

Index  

Ancien site LIVREDEL  Sommaire

exploitation, luttes ouvrières 

ouvert 3 février 2014 /

voir en relation migrantes et migrants, émigré-e-s, Domestic Workers... D'autres articles sont plus haut dans l'arborescence le moment présent du capitalisme, documents, éléments critiques... Je dois aussi faire le tri concernant la robotique et bio-technologies - bio-numérique... ce sera dans révolution pour trans-humanité ? Mais pour l'heure, comme disait Pavese, Travailler fatigue...

 

24 avril 2015

cadres, encore un effort pour devenir prolétaires

Le cadre, nouvel ouvrier de l’industrie L'Usine Nouvelle n° 3420 23 avril

extraits

Entre 1992 et 2012, l’industrie a créé 90 000 postes de cadres, alors qu’elle perdait un million d’emplois. Le signe d’une mutation vers une activité à plus forte valeur ajoutée.

Forte réduction de l’effectif ouvrier

L’industrie vit une recomposition de sa masse salariale. En vingt ans, elle a perdu 1 million de salariés, mais gagné 90 000 cadres, selon l’Agence pour l’emploi des cadres (Apec). « Chaque année, depuis 1993, des emplois cadres ont été créés dans l’industrie, même si c’est un peu moins que dans les services », détaille Pierre Lamblin, le directeur du département études et recherche à l’Apec. Dans le même temps, le nombre d’emplois ouvriers n’a cessé de fondre. Selon l’Observatoire de la métallurgie, alors que les ouvriers occupaient 55 % des emplois de la branche en 1995, ils ne sont plus que 50,3 % en 2013, quand les ingénieurs et cadres augmentaient de 13 à 22 %. Conséquence : le taux d’encadrement, soit la part des cadres dans l’effectif, a grimpé. Dans l’industrie, il est passé de 10 % en 1992 à 18 % en 2014 (19 % pour l’ensemble de la population salariée).

Les conséquences de la robotisation

L’ensemble de la chaîne de compétences monte en gamme, et l’augmentation du taux d’encadrement va souvent de pair avec une demande croissante en techniciens. Pascal Le Guyader, le directeur des affaires générales du Leem, syndicat professionnel des industries pharmaceutiques, confirme cette « montée en compétences de tous les postes, car l’innovation concerne aussi l’outil de production ». Sur les 8 000 recrutements annuels du secteur, « la moitié se fait en production, sur des métiers d’opérateurs, de techniciens de production et de techniciens de maintenance pour nos chaînes automatisées », précise-t-il. L’autre moitié des recrutements concerne la recherche, des doctorants surtout, et les postes des services commerciaux et marketing.

exploitation, luttes ouvrières Combien de temps met le fût du canon pour refroidir ? Fernand Raynaud

Des métiers peu attractifs

Beaucoup d’industriels ne veulent pas reconnaître que leur effectif ouvrier baisse. Parce que les dégraissages ont causé des dégâts sociaux importants et qu’il est difficile de s’en réjouir, mais aussi parce qu’ils ne veulent pas renvoyer l’image d’une industrie sans ouvriers, alors qu’ils peinent à recruter ceux dont ils ont besoin. « Nos entreprises sont parfois obligées de délocaliser leur production pour trouver de bons soudeurs et des chaudronniers, confirme Jean-Paul Papin. La mécanique pourrait recruter plus d’ouvriers si ces métiers intéressaient davantage les jeunes. » Leur baisse s’expliquerait donc aussi par le manque d’attractivité de ces métiers.

Le mouvement de « gentrification » industrielle devrait s’amplifier dans les années à venir. L’Observatoire de la métallurgie estime ses besoins en cadres techniques et ingénieurs à 18 000 pour la période 2016-2020, à 19 000 pour les cinq années suivantes. Les prévisions de l’Apec pour 2015 sont d’ailleurs assez optimistes : dans l’industrie, les embauches de cadres devraient poursuivre leur reprise, entamée en 2014. Particulièrement recruteur, le secteur des équipements électriques et électroniques, grâce à l’intégration de l’électronique dans l’automobile, l’aéronautique et le médical. Reste à embarquer les PME dans cette dynamique.

.

ils veulent des thunes sans attendre le communisme

grèves infos

exploitation, luttes ouvrières

18 avril

retour au bled, vie et mort d'une ville ouvrière

« Marx : "Je ne puis dire qu’une chose, c’est que je ne suis pas marxiste !” ». Cf. l’extrait d’une lettre de Lopatine à M. N. Achanina, 20 septembre 1883, dans Marx-Engels,-Werke, vol. XXI, 1962, p. 489. Ce n’est pourtant pas sur le ton de la plaisanterie que Marx, lors d’un voyage en France, communiqua à son ami son impression sur les querelles socialistes aux congrès simultanés de Saint-Étienne (« possibilistes ») et de Roanne (« guesdistes »), en automne 1882. « Les “marxistes” et les “anti-marxistes”, écrivait-il, ces deux espèces, ont fait leur possible pour me gâcher le séjour en France » (à Engels, 30 septembre 1882).»

du passé faisons table rase : à Roanne, le capital n'est pas marxiste

exploitation, luttes ouvrières 14 avril 2015

exploitation, luttes ouvrières 12 octobre 2014

exploitation, luttes ouvrières

exploitation, luttes ouvrières

c'était un lieu de mon enfance, un lieu maudit et prolétaire. C'est aussi sur le territoire de la commune de Mably qu'était l'Arsenal de Roanne, dont j'ai déjà parlé en détail dans faut rigoler, le 12 mars

exploitation, luttes ouvrières exploitation, luttes ouvrières source

« on est heureux Nationale 7... »

exploitation, luttes ouvrières l'allée des Tuileries est devenue la Route Nationale 7, de Charles Trénet 1959

exploitation, luttes ouvrières désindustrialisation Photos de Vincent Poillet

en relation Un témoignage sur Mai 68 dans le Roannais

exploitation, luttes ouvrières Charlieu 29 mai 68 exploitation, luttes ouvrières Ets Tricot Élite

11 avril

tel qu'elles : lutte de classe et de femmes

Birmanie : les ouvrières descendent dans la rue Solidarité ouvrière 10 avril

(l'info provient de TV5Monde, la chaîne récemment piratée par ISIS/État Islamique > Actualités)

447 grèves depuis 2012

Depuis la légalisation des syndicats en Birmanie, des milliers de femmes sont descendues dans les rues pour revendiquer de meilleures conditions de travail. Dans une société patriarcale comme la Birmanie, c’est une petite révolution qui s’est mise en branle.

exploitation, luttes ouvrières Articles

Depuis près d’un an, les manifestations se poursuivent et s’étendent en Birmanie. D’autres propriétaires malhonnêtes, de Corée du Sud eux aussi pour la plupart, se sont évanouis dans la nature, sans payer leurs salariés. Certains continuent à verser des salaires de misère à ces travailleuses pauvres parmi les pauvres. Aux dernières nouvelles, voilà un mois, le gouvernement birman prêtait main forte aux industriels étrangers pour réprimer les protestations.

10 avril

entre histoire collective et souvenirs personnels : exploitation et luttes ouvrières 1968-2012

nouvelles questions au milieu théorique de la communisation

« on m'a remis en chaîne »

regarder ce film écouter ce débat sur Sochaux, c'est remettre les pieds sur terre nos discussions trop souvent hors-sol et ignorantes des réalités de l'exploitation capitaliste comme de la production concrète du capital, dans des usines réelles et par des ouvriers réels. Un comble pour des théories qui attachent tant d'importance au "prolétariat", un terme qu'ils sont au demeurant les seuls à utiliser : un pur concept ?

c'est mesurer aussi combien nos « discussions » peuvent légitimement ne pas les intéresser, ces "prolétaires", quand certains « camarades » en sont encore à mettre en cause le militantisme, la nécessaire défense, qui ne se limite pas à la «revendication», syndicat ou pas, ou la pertinence de "la question indigène", très présente dans le pays de Montbéliard autour de Peugeot qui règne sur l'économie, la politique, la presse, et le commerce locaux. Je leur souhaite de s'en faire une idée en allant soutenir leurs thèses « anti» dans ces contrées, ou même, je l'ai déjà proposé, dans mon quartier. Je ne garantis pas leur sécurité : segmentation, racialisée ou pas, de la théorie au nom du prolétariat ?

il faut (re)lire Marx, Les luttes de classes en France (1850) ou le 18 Brumaire (1852) pour saisir que la théorie, ses groupes, comme représentation idéologique des rapports sociaux, c'est un peu comme la politique, ses partis. il n'y a aucune raison pour que cela y échappe. Et alors se poser la question : que sont les théories de la communisation, en tant que représentation idéologique des rapports sociaux dans la France et l'Europe un siècle-et-demi après ces textes fondateurs ?

un tel décalage ne me pose qu'une question : qu'est-ce que je fais et à quoi sert encore de 'polémiquer' avec un « milieu » qui se fout des réalités à un « niveau théorique » tel qu'il se pense au dessus des choses et des gens d'en-bas ? Un « milieu » pour lequel ouvriers, ouvrières, et indigènes sont des corps étrangers dont les « partisans anti-militants » parlent comme d'autres que « nous », les « camarades »  ?

Sochaux, cadences en chaîne Laurence Jourdan Ina 2010 52mn

Documentaire consacré à la profonde mutation des méthodes de production automobile à travers l'exemple d'une des entreprises française les plus emblématiques, PSA Peugeot à Sochaux.Frappée de plein fouet par la crise économique en 2008, Peugeot se redresse ensuite au printemps 2009 non sans avoir profondément modifié ses méthodes de production en s'inspirant des méthodes japonaises du Toyotisme et en ayant recours de plus en plus au travail intérimaire. Cette méthode consiste notamment à "économiser" les déplacements de chaque intervenant de la chaine de montage, en limitant considérablement son espace de travail et en démultipliant la cadence de travail et donc la répétition des mêmes gestes. Les images des nouvelles chaînes de montage dites pilotes alternent avec des images d'archives de l'usine et les nombreuses interviews des ouvriers témoins et victimes de ces profonds changements.

Un ouvrier à la chaîne, dialogue avec un sociologue et débat 2012

Que faire du travail ? 1h12mn 
débat après le film de Laurence Jourdan
Christian Corouge, ancien ouvrier de chez Peugeot-Sochaux
Michel Pialoux, sociologue, maître de conférences à l’EHESS, auteur, avec Stéphane Beaud, de Retour sur la condition ouvrière. Enquête aux usines Peugeot de Sochaux-Montbéliard (Fayard, 1999). Un livre que connait bien Roland Simon, qui s'y réfère souvent dans ses écrits des débuts 2000

Le film de Laurence Jourdan, Sochaux, cadences en chaînes, tourné dans les usines PSA de Sochaux en 2010, relate la profonde mutation des méthodes de production automobile provoquée par la crise de 2008. Frappé, PSA se redresse au prix d’un profond bouleversement de sa production en s’inspirant des méthodes japonaises du « toyotisme ». Recours à l’intérim, stricte gestion des déplacements des ouvriers à la chaîne, rationalisation des approvisionnements de matériels, le film montre combien ces réformes modifieront considérablement la nature du travail et, au-delà, l’organisation de la vie autour de l’usine.
Christian Corouge, l’un des acteurs du film, ouvrier pendant 40 ans chez PSA à Sochaux, a vécu cette transformation. Il vient en témoigner en compagnie de Michel Pialoux, sociologue, avec lequel il dialogue depuis de longues années.
Au-delà du militantisme et de son inscription dans le travail, c’est autour de l’identité d’ouvrier, de l’exercice d’une pensée critique au cœur même de l’usine que se concentrent leurs échanges.
Ce dialogue a donné naissance à un livre : Michel Pialoux, Christian Corouge, Résister à la chaîne. Dialogue entre un ouvrier de Peugeot et un sociologue (Agone, 2011).

exploitation, luttes ouvrières exploitation, luttes ouvrières exploitation, luttes ouvrières forte présence immigrée, début de problèmes "islamistes" et de la question féminine immigrée

Les Groupes Medvedkine, Besançon et Sochaux Xavier Vigna
2 DVD accompagnés d’un livret de 59 p., Éditions Montparnasse, 2006

En 1967, Chris Marker, Jean-Luc Godard, Bruno Muel et quelques autres, vont mettre du matériel à la disposition d'ouvriers et les former aux techniques cinématographiques.

L'existence des groupes Medvedkine représente une expérience fondamentale et unique : des ouvriers de Besançon et de Sochaux, formés au cinéma par les plus grands cinéastes et artistes de leur temps (Godard, Marker...) décrivent leurs conditions de vie et leurs revendications, entre 1967 et 1973

- À bientôt, j'espère (Chris Marker et Mario Marret, 1967, 43')
- La charnière (film sans image)
- Classe de lutte (groupe Medvedkine de Besançon, 1969, 37')
- Rhodia 4x8 (du groupe Medvedkine de Besançon, 1969)
- Nouvelle Société 5, “Kelton” (groupe Medvedkine de Besançon, 1969, 8')
- Nouvelle Société 6, “Biscuiterie Buhler” (Groupe Medvedkine de Besançon, 1969, 9')
- Nouvelle Société 7, “Augé découpage” (groupe Medvedkine de Besançon, 1969, 11')
- Lettre à mon ami Pol Cèbe (Michel Desrois, 1970)
- Le traîneau-échelle (Jean-Pierre Thiébaud, 1971, 8')
- Sochaux 11 juin 1968 (Collectif de Cinéastes et Travailleurs de Sochaux, 1970, 20')
- Les trois-quarts de la vie (groupe Medvedkine de Sochaux, 1971, 20')
- Week-end à Sochaux (Bruno Muel et le groupe Medvedkine de Sochaux, 1971)
- Avec le sang des autres (Bruno Muel, 1974, 56')
- Septembre chilien (Bruno Muel, Théo Robichet et Valérie Mayoux, 1973).

(je n'ai pas vérifié, peut-être trouve-t-on certains de ces films en ligne)

dans ces années-là, en 1971-72, j'étais étudiant à Besançon, à l'École supérieure de micromécanique et mécanique de précision (ancienne École horlogère devenue école d'ingénieurs, j'abandonnerai mes études, « ne voulant pas servir les patrons »). J'étais responsable à l'UNEF et je «suivais» pour l'UEC la fac de lettres, où trônait le leader de l'AJS Jean-Luc Mélenchon. Ainsi j'allais de la fac de sciences sur les hauts de la ville au centre, la fac est tout prêt de la maison où vécut Charles Fourier

exploitation, luttes ouvrières Charles Fourier, est né dans la capitale bisontine le 7 avril 1772. Sa maison natale, à l'angle de la Grande-Rue et de la rue Moncley, est signalée par une plaque

un camarade et ami était fils d'un ouvrier de Sochaux, immigré espagnol et communiste. Un autre camarade était cinéaste et participait au groupe Medvedkine; un autre paysan du Haut-Jura et chercheur en physique, mort asphixié par son chauffage en Algérie où il faisait la "coopération". J'allais souvent par là, près de Montbéliard, où j'avais ma copine, étudiante en arts plastiques, qui devint ma première compagne. Son père dirigeait une petite entreprise de boîtiers de montres, élu qu'il avait été à la mode des coopératives ouvrières*, une usine dans laquelle «l'associationisme ouvrier» avait perdu toute signification, car il était un patron de fer, un mari de fer, un macho d'enfer et j'en passe

* Les premières « associations ouvrières » sont nées dans la clandestinité au début du XIXe siècle, l'associationnisme ouvrier se construisant sur le refus de la subordination économique ou salariale

les activités militantes étaient très marquées par la présence ouvrière dans les manifestations et les débats internes au PCF, avec une forte opposition entre d'une part la ligne engagée de la Démocratie à la Française, du Socialisme pour la France et du Programme commun, et d'autre part contre l'abandon de la Dictature du prolétariat (22ème congrès 1976) : il n'y avait pas qu'Althusser pour s'opposer à la direction du parti... (Althusser, 22ème congrès). J'ai connu jusqu'à la fin des années 70, en cellules de quartier et d'entreprise, de vieux prolos du PCF qui fulminaient contre Marchais et sa bande de « socio-traîtres »

l'affaire LIP qui dure de 1968 à 1977, marque fortement les luttes dans la région de Besançon et partout les débats opposant "l'étatisme" du PCF et la "démocratie à la base" de la "nouvelle gauche", au demeurant aussi anti-communiste sous son prétexte anti-"stalinien", comme j'ai pu le constater toute ma vie au travail. J'habitais un chambre dans un appartement HLM du quartier de Palente, où était l'usine LIP occupée. Ce seront les premières manifs où j'ai assisté à des affrontements très violents avec la police, et j'ai eu alors vraiment peur des flics

rétrospectivement, on peut dire que le PCF inventait alors, avec la CGT d'un côté et la mouvance "auto-gestionnaire" CFDT-PSU de l'autre, ce qui deviendrait plus tard l'idéologie du Démocratisme radical... Ce n'est pas une vue de l'esprit de théoriciens marginaux mais une construction sociale produite par la restructuration du capital dès les années 70, et ce n'est vraiment que maintenant que je peux dire : j'ai vécu ça, même si alors je n'y ai rien compris...

7 avril

dessous d'usine et interdit du capital : femmes, races, classe ?

dédiée à ma mère, qui fut, jeune, ouvrière en bonneterie, à Roanne

il est excessivement difficile de savoir, quand on n'y travaille pas, ce qui se passe dans une usine, que ce soit à la production (fabrication) ou dans les bureaux (administration, services commerciaux, management, direction...)

les reportages sont très rares (certes je n'ai pas la télé, mais je trouve peu d'articles, photos, vidéos), qulques-uns historiques (Ina), d'autres techniques (rares aussi et souvent pour des marchandises d'exceptions, voitures de luxe par exemple)

une autre difficulté, en France, porte sur la composition ouvrière en termes ethniques, puisque la race n'existe pas

If you're brown, stick around...

Black, Brown and White Big Bill Broonzy

They says: "If you was white,
You's alright,
If you was brown,
Stick around,
But if you's black, oh, brother,
Get back, get back, get back."

exploitation, luttes ouvrières Part des immigrés parmi les actifs ayant un emploi selon le secteur d'activité Insee 2007

l'activité des immigrés en 2007 dossier INSEE

Les natifs du Portugal ont un profil d’activité proche de celui des non-immigrés
Les diplômes protègent peu les immigrés du chômage
Un immigré actif sur quatre est diplômé du supérieur
Trois immigrés sur dix occupent un emploi non qualifié
En Île-de-France, dans les entreprises de nettoyage, sept salariés sur dix sont immigrés
Plus d’une femme immigrée sur trois travaille à temps partiel

Encadrés
Une succession de vagues migratoires
Les étrangers sur le marché du travail

tu vas la boucler, oui !?

double censure massive, donc, sociale et raciale. Pas de quoi inquitéez ceux qui bavassent en termes abstraits de la lutte de classe et du prolétariat en stipendiant les « communautaristes », et comme le Parti des Indigènes n'est qu'un ramassis de « petit.e.s bourgeois.e.s », la boucle est bouclée, et ma gueule aussi

en France, on sait ce qu'il y a sous les jupes des filles, on rêve de savoir ce qui se cache sous les voiles, mais dans les usines, on s'en fout, sauf quand on y gagne sa vie. Et quel homme, reconnaissant parfois qui « lave ses chaussettes » se préoccupe de savoir « qui fabrique son slip », sûrement à l'autre bout du monde et comme dit ma Juliette préférée « défends les esclaves du textile indien et habille toi pour pas cher »...

à bas l'usine ! L'usine à bas Vidéo Ina 1965

à l'intérieur de l'usine d'Aulnay-sous-Bois / Grève PSA : reportage 2013 France3

le bas à la rose

exploitation, luttes ouvrières un patrimoine industriel de filles en aiguilles Vox Rhône-Alpes  novembre 2013

Clairmaille, les bas nylon

images

Henri Blanchoud crée La Bonneterie de la Michalière à Fitilieu en 1939 pour fabriquer des bas de soie naturelle. Mais les bas de nylon, après un succès spectaculaire outre Atlantique, déferlent en France avec les soldats américains. Rapidement l'usine ne fabriquera plus que des bas de nylon sans couture, beaucoup plus solides. Les métiers circulaires travaillent 24h sur 24 pour assurer une production de 60 000 paires par mois en 1953 puis plus de 150 000 paires en 1956 !

exploitation, luttes ouvrières 1966

Les bas sont vendus sous la marque Clairmaille accompagnée du slogan « Le bas Clairmaille, le bas à la rose ». Les fillettes peuvent, elles aussi, acheter des bas nylon miniatures pour leur poupée ! Pour élargir la clientèle, la société fait appel dans les années 1960 à Jacques Esterel, couturier et fondateur de la « nouvelle vague de la mode » pour imaginer « la symphonie des tons et des coloris haute couture ».

Cependant, c'est le collant qui sera privilégié par les femmes lors de l'arrivée de la mini-jupe et la production nationale de bas est divisée par quatre entre 1968 et 1972. L'entreprise en Isère est obligée de diversifier son offre : des pulls et des bas sont fabriqués à Fitilieu tandis que la finition est réalisée à Aoste par 278 personnes ; le bureau parisien assure la diffusion internationale. Après tant d'années de succès, les bas Clairmaille s'arrêtent en 1975.

exploitation, luttes ouvrières

demain, j'enlève le bas

Dim, 400 emplois supprimés ?

exploitation, luttes ouvrières exploitation, luttes ouvrières avec Dim gardez le sourire

30 mars

exploitation ouvrière, allez les filles !

comment l’utilisation de fausses cartes d’identités détourne la loi du travail au Cambodge Alterasia 29 mars

“Etant donné que les usines ne veulent pas se conformer aux dispositions relatives au travail des jeunes, elles acceptent les faux documents et prétendent ignorer que les travailleurs ont moins de 18 ans”

“Ca ne me plaît pas de travailler ici, mais je n’ai pas le choix” a confié une jeune ouvrière de 16 ans, entrée à l’usine il y a 7 mois à l’aide de faux papiers d’identité et qui passe six jours par semaine derrière une machine à coudre. Une jeune de 18 ans qui a commencé à travailler à l’usine à l’âge de 17 ans ajoute “Nous n’avons pas le choix, nous sommes obligés d’y aller car nos parents sont pauvres”.
[...]
A quelques minutes en voiture de l’usine, dans l’unique pièce d’une petite cabane en tôle ondulée, Tha le père d’une d’une jeune fille de 17 ans employée par New Star explique la facilité avec laquelle sa famille a obtenu de faux papiers afin de correspondre à la limite d’âge.

“Ma fille était trop jeune pour travailler à l’usine, nous avons donc emprunté le livret de famille et un certificat de naissance de l’ un de l’enfant plus âgé d’une autre famille” – “Les familles s’entraident », rapporte Tha, qui ne souhaite pas voir mentionner son vrai nom de peur que sa fille ne perde son job. Il ajoute que sa fille, avant l’entretien avec le chef du personnel de l’usine, n’a eu qu’à mémoriser les faux documents : ses nouveaux nom, date et lieu de naissance, le nom des autres membres de la famille.

L’année dernière, Tha a utilisé le même procédé pour faire embaucher sa nièce âgée de seize ans à l’usine. Il ajoute que “le livret de famille et le certificat de naissance ne comportant aucune photo il est très facile d’emprunter une identité”. Et comme la fille de Tha est considérée de la même manière que n’importe quelle autre salariée de New Star, elle n’est pas couverte pas la protection juridique spécifique aux mineurs. “Il m’arrive parfois d’être fatiguée, j’ai les mains gonflées à force de tirer fort sur les semelles des chaussures, ça me fait mal aux poignets et aux mains”, se plaint-elle à la maison.

26 mars 2015

grève : grand rêve ?

ni l'utopie ni le romantisme révolutionnaire n'ont atteint l'existence ouvrière soumise à l'exploitation capitaliste

Chine: grève massive d'ouvriers qui travaillent pour Nike et Timberland L'Express 12 mars

Ils travaillent pour Nike, Timberland, Clarks ou Reebok. 5000 ouvriers de l'usine Stella Shoe, dans le sud de la Chine, sont en grève pour réclamer le paiement d'une allocation logement promise par le gouvernement.

En Chine, la lutte des classes est bien vivante. Les ouvriers de l'usine Stella Shoe Co, située à Dongguan dans le sud du pays, sont en grève depuis dimanche pour exiger le paiement d'une allocation logement que leur employeur leur doit, mais qu'il rechigne à verser. La grève, massive, rassemble 5000 ouvriers de deux sites différents, et elle retient l'attention des médias anglo-saxons, puisque Stella fabrique des chaussures pour des marques occidentales bien connues comme Nike, Timberland, Clarks, Reebok ou Rockport. [...]

L'année dernière, une grève géante dans l'usine de chaussures Yue Yuen de Dongguan avait permis aux salariés de recevoir plusieurs millions de dollars en allocation logement et versements sociaux. Chez Stella Shoe, c'est un nouvel épisode de l'irréversible remontée des salaires chinois qui commence.

A Madagascar, des ouvriers en grève bloquent la mine d’Ambatovy Le Monde 25 mars

Un barrage de fortune dressé à l’entrée du chemin de graviers qui mène au site et le regard volontairement farouche suffisent à la trentaine d’ouvriers assis par terre pour bloquer l’accès à la grande mine de nickel et de cobalt d’Ambatovy, à Moramanga, dans le centre sud de Madagascar, à 80 kilomètres d’Antananarivo. Ils sont en grève depuis le 16 mars.

Quelques jours avant, deux de leurs collègues ont été arrêtés avec quatre employés d’un fournisseur de la société canadienne Sherritt, principal actionnaire de la mine d’Ambatovy. Le géant minier les accuse du vol d’une cargaison de 900 000 litres de carburant, soit l’équivalent de 31 camions-citernes et surtout, selon la direction d’Ambatovy, « l’équivalent de plus d’un million de dollars. »

Les conséquences du débrayage / « Une cargaison d’armes à feu » / Forcer le barrage

Bras de fer aux Papeteries de Condat Les Échos 14 mars

Aquitaine : La situation est au point mort aux Papeteries de Condat, près de Terrasson-LaVilledieu, en Dordogne. Samedi, les salariés ont décidé de poursuivre la grève. Ils sont en grève depuis une semaine et demandent une augmentation de 70 euros, tandis que la direction accepterait 33 euros brut. Un mouvement social similaire avait déjà eu lieu il y a un mois. Dans un communiqué, la direction a affirmé que le salaire moyen d'un ouvrier de la papeterie est supérieur de 36 % à la moyenne et rappelé que le marché du papier est en situation de surcapacité à hauteur d'un million de tonnes, et ce malgré la fermeture de nombreux sites de production. Elle affirme que la papeterie a perdu 73 millions d'euros sur les quatorze dernières années.

Voile sur une grève de femmes précaires Libération 23 mars
femmes du collectif des bas salaires de l’université Paris 8 et enseignant-e-s-chercheur-se-s mobilisé-e-s en soutien aux grévistes

A l’université Paris 8, à Saint-Denis, celles qui appartiennent à la catégorie la plus basse de la fonction publique demandent une revalorisation de leurs revenus.

Au nom du féminisme, la secrétaire d’État aux droits des femmes s’est dite favorable à l’interdiction du voile à l’université. Pour lutter contre les inégalités entre les sexes, nous dit-on. Au même moment, une grève peu visible se déroule à l’université Paris 8, à Saint-Denis, depuis bientôt deux mois. Elle a pour actrices principales des femmes, secrétaires pour beaucoup, qui appartiennent à la plus basse catégorie de la fonction publique, la catégorie C. Des femmes membres des classes populaires qui subissent, plus que d’autres, la précarité de l’emploi et la dégradation de leurs conditions de travail au quotidien.[...]

Une situation qui n’est pas spécifique à Paris 8 : ces femmes mobilisées reçoivent des messages de soutien d’autres femmes d’autres universités françaises dont les témoignages convergent. Ici comme dans les autres universités, les inégalités entre femmes et hommes persistent : la proportion de femmes chez les BIATOSS (Bibliothécaires, Ingénieurs, Administratifs, Techniciens, Ouvriers, personnels Sociaux et de Santé) de catégorie C est ainsi bien plus importante que chez ceux de catégorie A. On le sait, mais il semble utile de rappeler que les inégalités sociales entre classes se cumulent avec celles entre femmes et hommes. Si le gouvernement entend donc lutter contre les inégalités de sexe, le ministère doit commencer par revaloriser les bas salaires et les établissements les primes qui sont accordées à ces femmes précaires sans lesquelles l’université ne pourrait fonctionner très longtemps.

grève infos 

17 mars 2015

les pendules mises à l'heure du monde en mars

ET LA LUTTE DE CLASSE DERRIERE LES PARAVENTS IDEOLOGIQUES ? Dans le monde une classe en lutte, Échanges et Mouvements 17 mars

GRANDE DISTRIBUTION, GRANDE EXPLOITATION, LE MENSONGE ORGANISÉ / LES CRIMES DU CAPITAL  / LES MULTIPLES VISAGES DE L’EXPLOITATION / LES TRANSPORTS, LA CRISE ET LES LUTTES / LES VISAGES MULTIPLES DE LA RÉPRESSION / OCCUPATIONS ET ÉMEUTES  / VASES COMMUNICANTS / Activités syndicales

précision : comme il le dit lui-même, Yves Coleman n'est que le webmestre de mondialisme.org, site qui sert de caution à sa dérive obsessionnelle judéocentrée, aveugle précisément aux données mensuelles d'Échanges et Mouvements sur le capitalisme et les luttes de classe dans le monde

2 janvier 2015

'bavures' du capital et bave d'État : nouvelles de l'ouvrier sur Google.infos

« Nous sommes réunis car quarante ans nous séparent d’un drame. [...] Plus jamais des travailleurs ne devaient être victimes de ce que l’on appelait – trop facilement – la fatalité. » Manuel Vals, discours de Liévin 27 décembre 2014

exploitation, luttes ouvrières

Bierges: un ouvrier tué par une plaque de marbre... RTL info- il y a 55 minutes
Kasserine : un ouvrier de la STEG foudroyé pendant qu'il tentait de... Radio Mosaique FM- 1 janv. 2015
Chine : 17 morts dans l'explosion d'une usine au Guangdong... -31 déc. 2014
Perrigny : Un ouvrier se brûle sur un chantier... Plein Air -31 déc. 2014
Plouasne : Happé par une vis sans fin, l'ouvrier sérieusement blessé... maville.com -30 déc. 2014
Tissemsilt : Un ouvrier communal trouve la mort enseveli sous les... Réflexion- 30 déc. 2014
A Liévin, l'hommage de Valls au monde ouvrier... la Nouvelle République- 27 déc. 2014

Tout ça n'empêche pas, Manuel [sic]
Qu'la Commune n'est pas morte !

plus étonnant ? Pourquoi les "révolutionnaires" honnêtes et au net font-ils moins de cas d'un ouvrier mort sur un chantier que d'un manifestant tué par la police ? La rareté, en France, peut-être : 10 à 15 morts par an (~ 1 par mois) suite à toutes opérations de police, plus de 500 décès par accidents du travail dont ~ 380 ouvriers (~ 1 par jour). Pourquoi parler de la violence de « l'État du Capital » si c'est pour taire la violence quotidienne congénitale* du Capital par le travail ?

* quotidienne : « l'idéologie, c'est la vie quotidienne » TC 1968 année théorique / * congénital, rien à voir avec congé payé

tué par la police, c'est moins "normal", n'est-ce pas, car après tout les patrons ne sont pas supposés être, comme les flics pour l'anar moyen, des assassins professionnels. Du coup l'accident du travail mortel ne serait qu'une "bavure" du capital... Vrai, "camarades communisateurs", que l'écart est considérable : casser du flic, c'est fascinant surtout quand ça brûle, alors que l'ouvrier qui se brûle au boulot, après tout, n'est qu'une sorte de gauche* collabo, non ? Vrai aussi que le manifestant mort est supposé s'être battu pour l'anarchisme, alors que le prolo qui bosse veut des thunes, en attendant... allez savoir quoi. En attendant, cherchez l'erreur... idéologique

* gauche : ~ maladroit. Ouvrier ou pas, on peut être gauche et de droite, adroit et de gauche, etc.

suite de idéologie : de l'ouvrier au social, disparitions sémantiques plus bas 9 décembre

15 décembre 2014

de l'exploitation capitaliste

la première violence capitaliste est l'exploitation au travail. C'est ce que nous rappelle les études sur lesquelles reposent la future loi sur le compte pénibilité dans le cadre de la réforme des retraites

Pénibilité au travail : les jeunes et les ouvriers les plus concernés La Tribune 15 décembre

Dans le détail, ce sont les ouvriers qui sont le plus notablement exposés. Ils  sont 70% à être confrontés à au moins un facteur de pénibilité, contre seulement 12% des cadres et professions intellectuelles supérieures. Mais les employés du commerce et des services sont également largement concernés (8%).

Sans surprise, la première catégorie de facteurs de pénibilité, les "contraintes physiques marquées", concerne 43% des ouvriers, notamment les moins qualifiés qui sont particulièrement exposés à la manutention manuelle de charges ou à des postures pénibles au moins 10 heures par semaine. 26% des salariés du commerce sont également confrontés à ce facteur.

Par ailleurs, 48% des ouvriers sont exposés à un environnement physique agressif : produits chimiques, travail en températures extrêmes, bruit nocif, etc. A noter que 16% des employés du commerce sont confrontés à des agents chimiques dangereux, un taux qui monte à 36% pour les agents de services hospitaliers et à... 54% pour les coiffeurs et les esthéticiens.

Quant aux formes de travail atypiques (nuit, en équipes alternantes, répétitif, etc.), elles touchent 34% des ouvriers qualifiés et 25% des ouvriers non qualifiés et des employés du commerce. S'agissant plus spécifiquement du travail de nuit, 10% des ouvriers qualifiés y sont astreints et 6% des ouvriers non qualifiés et des employés du commerce.

L’espérance de vie s’accroît, les inégalités sociales face à la mort demeurent dossier INSEE

Espérance de vie à 35 ans par sexe pour les cadres et les ouvriers

exploitation, luttes ouvrières autres graphiques

la classe ouvrière existe, la preuve, elle est plus mortelle que les autres

exploitation, luttes ouvrières

... surtout sur les chantiers de la Coupe du monde... du plus grand nombre d'ouvriers morts

Chut. 1200 ouvriers sont déjà morts sur les chantiers du Qatar 360News 12 juin 2014

1,4 million de travailleurs presque réduits en esclavage / Dans 90% des cas, les passeports des ouvriers sont confisqués / Visite pour les journalistes, pas pour les syndicalistes / Alliance entre le BTP français et des investisseurs qataris / Des promesses et des chartes, mais toujours pas de droits / Fifa, exposition universelle et musée du Louvre : tous avec les émirats !

100 ouvriers népalais arrêtés au Qatar, bientôt déportés : leur crime, avoir osé faire grève sur les chantiers ! Le Grand Soir 14 décembre

Le Qatar, comme on le sait tous, a racheté le Paris-Saint-Germain en 2011 pour en faire sa vitrine en France. Le PSG a marqué 370 buts en quatre ans, pendant que 1 400 ouvriers immigrés mouraient sur les chantiers des stades. Cela fait 1 but au Parc pour 4 ouvriers morts à Doha.

exploitation, luttes ouvrières

Après les stades du Qatar, les musées d’Abu Dhabi : les esclaves des rêves de grandeur culturelle des Emirats Arabes Unis Atlantico 25 août

Le Qatar compte 1,4 million de travailleurs étrangers en majorité népalais, indiens et philippins alors que le pays compte 2 millions d'habitants. De même que dans les Émirats Arabes Unis, les travailleurs étrangers sont soumis à des pratiques esclavagistes, totalement soumis au pouvoir de leurs employeurs qui contrôlent totalement leurs salaires, leurs conditions d'emploi, ont le pouvoir d'attribuer des permis de résidence (ne pas en avoir peut conduire en prison), peuvent refuser au travailleur un changement d'emploi, leur ont confisqué  leur passeport  ou leur refusent un visa de sortie du territoire (ce qui les condamne à rester contre leur gré dans le pays ou à le fuir dans des conditions d'extrême précarité et de dangerosité au péril de leur vie ). Le kafala oblige tout travailleur à avoir un parrain qatari, le plus souvent son employeur , qui aura droit "de vie ou de mort sociale " sur lui puisqu'il décidera s'il peut changer d'emploi ou bien encore quitter l'émirat.

[Dans le monde] 21 millions de personnes seraient soumises aujourd'hui à des conditions de vie et de travail qui s'apparentent à de l'esclavage (OIT,Global Estimate of Forced Labour 2012: Results and Methodology, 1er juin 2012).

exploitation, luttes ouvrières

sur l'invisibilité ouvrière évoquée le 9 décembre

Les ouvriers, ces travailleurs invisibles des temps modernes L'Humanité 24 février

extrait « Personne ne rêve de bosser à l’usine aujourd’hui », racontent souvent les ouvriers d’aujourd’hui. Et pour cause, si jusque dans les années 1980, devenir ouvrier pouvait être synonyme de promotion sociale, ce n’est plus le cas maintenant. « Même si être ouvrier aujourd’hui ne signifie plus forcément l’être toute sa vie, c’est souvent synonyme d’échec ou de déclassement. Notre grande angoisse, c’est de devenir ouvrier », développe David Hamelin, historien à l’université de Poitiers. « La première fois que je suis rentré à l’usine, habillé d’un bleu, ce marqueur d’identité ouvrière était considéré comme un avantage social, raconte Nicolas Hatzfeld, historien. Ce n’est plus vrai. » Auteur d’une enquête sur les ouvriers des ateliers de maintenance de la RATP, Martin Thibault raconte : « Les jeunes qui sont entrés dans ces ateliers pensaient avoir échappé au pire, ne pas porter de bleu, la tenue du père, pour mettre à distance cette condition. Ils imaginaient entrer dans l’aristocratie ouvrière. La réalité est tout autre. Ils découvrent un travail sale et difficile. Les jeunes disent d’ailleurs leurs difficultés à porter les stigmates de la saleté. Ils racontent le temps qu’ils passent à se laver les mains en fin de journée pour ne pas porter les traces de l’ouvrier qu’ils sont. »

Et demain « Je crains que les ouvriers ne soient soumis à une prolétarisation brutale de leur existence », avoue Henri Eckert [...]

Selon le baromètre de la diversité à la télévision publié par le Conseil supérieur de l’audiovisuel en juillet 2011, les ouvriers, qui sont 12% de la population, ne représentent que 2% des personnes vues à la télévision, toutes catégories de programmes confondus. Alors que les cadres supérieurs, qui ne constituent que 5% de la population, représentent 79%

Ce sont surtout les «bastions ouvriers», comme le charbonnage, la sidérurgie, le textile qui ont progressivement disparu. Au cours des années 1980, les seuls emplois ouvriers créés le sont dans les PME.

Un employé ou un ouvrier non qualifié a, en moyenne, un niveau de vie inférieur de 24?% à celui de l’ensemble des salariés.

.

9 décembre

idéologie : de l'ouvrier au social, disparitions sémantiques

nous avons vu la disparition sémantique de l'ouvrier (voir plus bas ouvriers morts 1er décembre). Une autre catégorie a disparu, y compris comme catégorie des journaux Le Monde, Libération, Le Parisien, La Croix... L'Humanité fait un doublé social-éco(nomie)

le social n'occupe que quelques lignes pour Wikipedia, et l'ouvrier plus qu'une page maigrelette avec, à La condition ouvrière, « Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! »

dans L'invisibilité sociale, un livre de 2013, Olivier Voirol distingue Invisibilité sociale et Invisibilité du social

exploitation, luttes ouvrières exploitation, luttes ouvrières

le social, comme Roland Simon dit de l'idéologie, c'est la vie quotidienne, mais c'est pas pareil pour tout le monde... Plus on est dans la merde sociale, plus elle nous est visible. L'invisibilité sociale est réservée à « ceux d'en-bas » qui la vivent les yeux ouverts, et à « ceux d'en-haut » de la classe dans tous les sens du terme, pour la produire par l'économie ou pour l'étudier et l'enseigner : à qui et pour quoi faire ?

ainsi la catégorie de social disparaît avec l'identité ouvrière sous la dictature de l'économie. C'est une autre façon de dire que l'économie, c'est le capital, et son idéologie la vie quotidienne

si vous tapez social dans actualités de Google, vous tombez invariablement sur dialogue social, lien social, tourisme social, modèle social, centre social, cotisations sociales, partenaires sociaux... et sur l'incontournable plan social plutôt que le moribond mouvement social des orphelins de l'altermondialisme démocratique. De ce vocabulaire, plus rien ne dit ce que furent ou même ce que sont aujourd'hui les luttes sociales, en deux mot la lutte des classes

non seulement la classe capitaliste a gagné, mais en plus, elle se paye notre tête : c'est le Président de Lagardère, et non quelque révolutionnaire en puissance verbale, qui signait hier dans Les Échos un article titré Pour un grand soir du social...

pour le réveil du social, votre aide est la bienvenue...

4 août

l'ouvrier mort

déjà vu, l'ouvrier pour l'actu Google, c'est 40 à 60% d'accidents du travail souvent mortels

exploitation, luttes ouvrières l'ouvrier mort Édouard Pignon 1952

enfants ouvriers

travail des enfants Anti-Slavery

le travail dans le monde PopulationData 7 juillet

Chine : des enfants-ouvriers dans l'usine d'un fournisseur de Samsung France24 7 juillet
La Bolivie autorise le travail des enfants dès 10 ans Le Monde 7 juillet
Pour les enfants des mines d’or du Burkina Faso, le mince espoir d’une autre vie La Croix 7 juillet
Au Sénégal, l’enfer des mines d’or pour des centaines d’enfants Le Monde 16 juin

exploitation, luttes ouvrières

bios de robots : des premiers automates aux humanoïdes de compagnie dossier L'Usine Nouvelle 2014

exploitation, luttes ouvrières

Unimate, le premier ouvrier mécanique
le premier humanoïde et son chien
le robot Asimo de Honda a appris la langue des signes
le robot guidé vers les entreprises
en route vers le robot autonome…
etc.

 

7 juillet

Workers' struggles in East Asia (June 2014) libcom 6 juillet

Summary and links to news stories of workers' struggles around East Asia during June 2014 and related resources. The most important stories appear on my Twitter feed as soon as I find them: http://twitter.com/spartacusnews 

This month there has been news from Cambodia, China, Indonesia, Japan, Malaysia, Myanmar, Philippines, Singapore, South Korea, Taiwan, and Thailand. My program that searches for links appears to have broken as nothing has appeared in my feed since the 20th. As I've said before check out the Nao blog for more in depth analysis of class struggles in Asia.

blocages : le statut de la liberté ?

grève des personnels portuaires / blocage des accès au port de Cheviré  Ouest France 12 février

exploitation, luttes ouvrières plus dur qu'en 2008

À l'appel du syndicat CGT, les personnels du port de Nantes Saint-Nazaire, bloquent ce matin les accès au port de Cheviré. Ce matin, à l'appel de la CGT, les personnels portuaires de Nantes Saint-Nazaire ont entamé un mouvement de grève. Une cinquantaine de manifestants bloquent actuellement les accès au port de Cheviré.

Les manifestants déterminés Le mouvement fait suite aux décisions prises par le bureau fédéral, il y a 15 jours. Les grévistes manifestent contre la remise en cause de leur "statut par l'Europe et le gouvernement" et se battent pour leur emploi "face à l'arrivée sur les ports d'emplois industriels". "Si les négociations n'aboutissent pas on aura une grève plus dure qu'en 2008" promettent les manifestants réunis autour du piquet de grève ce matin

Serbie : un groupe de travailleurs de l'usine de Kraljevo a bloqué la circulation sur la ligne Kraljevo-Cacak divers Presse Serbe

exploitation, luttes ouvrières au train où ça va, en Serbie...

Zbog protesta oko 150 radnika Fabrike vagona Kraljevo, od sedam sati blokirana je pruga Kraljevo-Cacak, u Industrijskoj ulici kod Železnicke stanice u Kraljevu. U prekidu je železnicki, a drumski saobracaj se preusmerava. Radnicima se duguje u proseku 18 plata, nisu im overene zdravstvene knjižice, i nije im povezano tri godine radnog staža.

que la lumière soit, et la voiture fuit

exploitation, luttes ouvrières exploitation, luttes ouvrières exploitation, luttes ouvrières Fiat lux, et lux fuit

traduction approximative : En raison de manifestations, environ 150 travailleurs de l'usine de wagons de Kraljevo, la ligne Kraljevo-Cacak a été bloquée durant 7 heures, près de la gare de chemin de fer de Kraljevo. Le trafic ferroviaire et routier est dévié. Les travailleurs [? ont un salaire moyen de 18 salaire], n'ont pas de cartes de santé [? protection sociale ?], et ne sont pas [? prolongés au delà de] trois ans de service.

exploitation, luttes ouvrières carte d'insécurité sociale

BASF Huninge : épreuve de faiblesse ?

les salariés de BASF lèvent le blocage de l'usine d'Huninge FranceTV Alsace 17 janvier

Les salariés en grève à l'usine BASF d'Huningue dans le Haut-Rhin ont levé vendredi le blocage du site en vigueur depuis lundi matin après un compromis avec la direction.

Syndicat et direction ont par ailleurs salué au passage l'intervention des représentants de l'État, et notamment de la préfecture, dans ce dossier.

exploitation, luttes ouvrières chimie organique du capital et du prolétariat

la grève à BASF paralyse trois autres sites à Huninge l'Alsace 14 janvier

La CGT a engagé une épreuve de force à l’usine BASF de Huningue en entamant, hier, une grève illimitée pour protester contre la suppression prévue de 140 emplois sur 242. Le blocage de l’usine chimique paralyse l’activité des sites voisins de Novartis, Delpharm et TFL.

17 juin

suicide mode d'emploi ?

Plus de 10.000 suicides supplémentaires à cause de la crise économique en Europe et aux Etats-Unis Slate 17 juin

« Selon une étude publiée dans le British Journal of Psychiatry et repérée par la BBC, plus de 10.000 suicides supplémentaires entre 2008 et 2010 sont dus aux conséquences de la crise économique déclenchée en 2008.
A partir de données concernant 24 pays d’Europe, le Canada et les Etats-Unis, le groupe de chercheurs a observé que si la tendance était plutôt à la baisse jusqu’en 2007, on observait ensuite une hausse des suicides. A partir de 2009 en Europe, 7.950 suicides additionnels, c’est-à-dire de plus que ce à quoi on se serait attendu si la tendance à la baisse s’était poursuivie, ont été comptabilisés. 240 suicides de plus auraient été observés sur la même période au Canada.
Aux Etats-Unis, où le taux de suicide était déjà à la hausse avant le déclenchement de la crise économique, cette dernière serait responsable d’une accélération du taux équivalent à 4.750 suicides…»

exploitation, luttes ouvrières USA exploitation, luttes ouvrières France 

La hausse des suicides liés à la crise, une réalité ignorée Le Monde 7 février 2012

15 juin

les paniers de crabes du capitalisme

du Japon de 1920 à la Thaïlande d'aujourd'hui, l'exploitation en mer

"Le Bateau-usine", de Takiji Kobayashi : l'enfer des mers russo-japonaises Le Monde des livres 7 janvier 2010

exploitation, luttes ouvrières d'un écrivain communiste torturé à mort dans le Japon de 1933

L'arrière-goût d'esclavage de la crevette thaïlandaise Le Monde 11 juin

Esclavage en Thaïlande : Carrefour suspend ses relations avec CP Foods Le Figaro 11 juin

exploitation, luttes ouvrières Thailand : Des équipages d’esclaves sur les chalutiers

.

3 juin 2014 maj 5 juin

les robots contre les prolétaires : 'expulsion' ?

« Les robots vont-ils prendre nos jobs ? » L'Express/L'Expansion 3 juin

exploitation, luttes ouvrières The Robot Revolution: Your Job May Be Next

l'histoire des techniques est celle du capital depuis des siècles, mais alors qu'elles ont produit des prolétaires jusqu'à la fin du capitalisme fordiste, elles les sortent depuis de leur « employabilité ». Question : un « prolétaire nu » qui n'intéresse plus « l'homme aux écus » (Marx) est-il encore un prolétaire face au capital ? Sans doute, mais pas dans le champ de la production de valeur par l'exploitation, et pas le capital comme seul mode de production, mais de reproduction par la destruction du vivant

exploitation, luttes ouvrières voici l'ouvrier du futur, au milieu de ses "collègues" Paris-Match novembre 2013

« On connaissait les robots industriels remplaçant l’homme sur les chaînes de montage, dans l’industrie automobile notamment. Mais jamais encore un humanoïde n’avait travaillé côte à côte avec des employés d’une usine. C’est désormais chose faite au Japon. Et sûrement bientôt ailleurs, car l’équation est implacable : ce robot baptisé « Nextage » travaille comme… trois employés.»

exploitation, luttes ouvrières exploitation, luttes ouvrières Des humanoïdes remplacent les ouvriers d’une usine japonaise mai 2013

que les cadres de direction se rassurent, ils ne seront pas oubliés, j'ai lu quelque part qu'un logiciel avait pris place, avec voix décisionnelle, au nombre des membres d'un conseil d'administration d'entreprise, pour orienter les choix stratégiques : embaucher des robots ?

exploitation, luttes ouvrières le robot industriel fête ses cinquante ans 01Business 2011 exploitation, luttes ouvrières HRP 2: le robot ouvrier de demain ?

Encore faudrait-il que les robots consomment - sans quoi la plus-value et la valeur peuvent se mettre en vacance de poste -, car s'ils augmentent la productivité pour une même dépense de salaire, ils baissent la consommation et la valeur des marchandises*. Problème, ils ne se reproduisent pas, encore que l'on y songe, pour ne pas dire qu'elles en rêvent

exploitation, luttes ouvrières

mais pourquoi diantre le robot remplace-t-il l'homme, le mâle ?

* voir Bruno Astarian 8. Valeur et lutte des classes 8.2.3 - Accumulation intensive et élimination de travail vivant

un mal pour un bien, libérer du genre le travail domestique !

exploitation, luttes ouvrières mais alors, abolir toute différence de genre est-il plus communiste que capitaliste ?

pour le reste, quelle différence ?

exploitation, luttes ouvrières exploitation, luttes ouvrières exploitation, luttes ouvrières le prolétaire nu face à la police des écus 

Brésil : Des robots assisteront la police lors de la Coupe du Monde Secours Rouge 24 février
Des
robots Packbots, déjà utilisés en Irak, en Afghanistan et à Fukushima seront déployés au Brésil lors de la Coupe du Monde, le gouvernement brésilien a en effet signé un contrat de 7.2 millions de dollars pour l’acquisition d’une trentaine d’engins auprès de la société états-unienne IRobot. Les Packbots se déplacent sur chenilles, sont équipés d’un bras polyvalent, de plusieurs caméras haute-résolution, d’un GPS, d’une boussole et de divers engins de mesure destinés à détecter les explosifs. Les packbots patrouilleront pour détecter les colis suspects et surveiller les alentours des stades. En plus de celà, la police disposera d’un système de reconnaissance faciale capable de capter 400 images par seconde et de comparer les visages à une base de données de 13 millions de visages.

une seule solution ?

exploitation, luttes ouvrières et voilà le travail !

voir en relation le poème 37 fin, du 15 mai

exploitation, luttes ouvrièresexploitation, luttes ouvrières
exploitation, luttes ouvrières si c'est un homme ?

.