pauvreté, bidonvilles... poubelles du capital

 

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pauvreté, bidonvilles... poubelles du capital 

photo en marge, du blog de Béatrice au jour le jour

pauvreté, bidonvilles... poubelles du capital

Les policiers anti-émeute se mettent à couvert pour éviter les cocktails molotov envoyés par les habitants d'un bidonville qui est en train d'être démoli à San Juan City aux Philippines. Environ douze personnes ont été blessées en essayant de sauver leurs habitations dans le bidonville, le 11 janvier 2012. Romeo Ranoco/REUTERS

22 avril 2015

malaise en Malaisie

La répartition des richesses en Malaisie, de plus en plus inégale Alterasia 20 avril

comme souvent, un article plus intéressant pour les informations que pour les "solutions" préconisées

Nous nous dirigeons rapidement vers une Malaisie divisée, non pas tant par la religion ou l’appartenance ethnique comme on ne cesse de nous le rappeler, mais par le revenu et la répartition des richesses, observe le bloggeur Wandering Malaysian.

10 % de Malaisiens concentrent 40% de la richesse du pays

Les 10% les plus riches des Malaisiens ramènent ainsi à la maison 32% du revenu total du pays tandis que les 10% les plus pauvres doivent gérer avec un misérable 2%. En termes de patrimoine (biens, épargne et investissements), l’écart est encore plus frappant : au sommet, 10% possèdent 40% de la richesse totale de la Malaisie et 20% en possèdent 60 %.

La moitié inférieure de la population malaisienne ne possède que 14% de la richesse de la nation. Au sommet, 1% des Malaisiens (nos 40 amis les plus riches) gagnent 8% du revenu total ce qui correspond presque à ce que gagnent les 25% les plus pauvres. Ils contrôlent également plus de 10 % de la richesse du pays. Cela n’a pas beaucoup changé depuis les 25 dernières années.[...]

Même si la globalité des revenus des ménages augmente en moyenne, l’écart de revenu relatif entre les 20% les plus riches et les 40% les plus pauvres demeure à 7 depuis 1990. L’écart relatif de revenus entre ménages ruraux et urbains en 2012 est le même que lors de l’indépendance en 1957 ! L’Etat le plus riche de Malaisie a environ trois fois plus de revenus que l’Etat le plus pauvre. [...]

pauvreté, bidonvilles... poubelles du capital Sabah

29 novembre 2014

la France en bidonvilles

En France, 17 000 personnes vivent dans des bidonvilles Le Monde 27 septembre

Près de 17 000 personnes vivent dans près de 400 bidonvilles en France. C'est l'un des principaux enseignements de l'état des lieux dressé par la Délégation interministérielle à l'hébergement et à l'accès au logement (Dihal), dans le cadre du suivi de la circulaire du 26 août 2012 sur l'évacuation des campements illicites. Parmi ces milliers de personnes vivant dans une extrême précarité figurent 4 300 enfants. Ces informations ont été collectées pendant l'été 2013 par les correspondants en région de la Dihal

Bidonvilles France images  Bidonvilles France vidéos

1950-2014 : toujours les mêmes bidonvilles 33 photos, Nicolas Serve, Monique Hervo, Pierre Douzenel Mediapart

Le 12 février, Mediapart se rendait sur les lieux de l'incendie du camp de Bobigny où Mélissa, 8 ans, est décédée (lire ici le reportage de Carine Fouteau). En regardant les photos, nous sont revenues en mémoire celles prises dans les années 1950 dans les bidonvilles de Nanterre ou Saint-Denis. À l'issue d'une recherche d'archives, voici le face-à-face entre images d'hier et d'aujourd'hui. En près de 50 ans, bien peu de choses ont changé, si ce n'est qu'on ne dit plus bidonville, mais camp.

[image manquante] Bobigny 2014, Nicolas Serve

Dans la France de 2014, il reste des bidonvilles BienPublic 17 octobre

Signe d’une nouvelle pauvreté, près de 20 % des bidonvilles français se trouvent en Seine-Saint-Denis. Dans le campement de Bobigny, une centaine de familles n’ont accès ni à l’eau ni à l’électricité. Et 400 personnes disposent de deux WC chimiques

Bidonville : démantèlement et amertume en Seine-Saint-Denis Secours Catholique 23 octobre

Le 21 octobre, le plus ancien bidonville de Seine-Saint-Denis a été démantelé. Certains occupants ont été relogés, mais d’autres se sont retrouvés à la rue, suscitant l’amertume

Outre-mer : 1 personne sur 12 vit dans un bidonville. Pourtant c'est aussi la France l'Obs 5 novembre

Si le logement est le premier poste de dépense des Français, tous ne sont pas logés à la même enseigne. L'Outre-mer compte ainsi près de 150.000 bidonvilles, 300 fois plus que dans l'hexagone. Qu'est-ce que cela implique ? Que faut-il faire ? Le décryptage de Gabriel Serville, député de Guyane

Annecy : Le bidonville de Vovray a été évacué France Bleu 27 novembre

Jeudi matin, quatre-vingt-dix policiers et gendarmes ont procédé à l’évacuation du camp installé dans la zone de Vovray, sur l’ancien site des abattoirs. Depuis le mois d’avril, cent trente personnes (essentiellement des Roms) vivaient sur ce terrain vague, dans des campements de fortune. Une trentaine de personnes a été relogée. Une expulsion aux portes de l’hiver dénoncée par les associations

En France, les inégalités se reflètent (aussi) au fond de la cuvette, YouPhil 27 novembre

Femmes, transgenres, handicapés, roms, migrants, sans-abris, mal-logés, malades… Nombreuses sont les populations touchées par des inégalités d’accès aux toilettes, dans notre pays. Les toilettes sont un privilège

Mal-logement et bidonvilles en Seine-Saint-Denis : quel état des lieux, quelles solutions ? France Culture émission du 24 novembre en réécoute

Reportages à Saint-Denis et dans le bidonville de la Courneuve (en écho à la Journée mondiale de l'urbanisme en Ile-de-France du 7 novembre dernier - Equité urbaine en Seine-Saint-Denis : du mal-logement au bien bâtir)

autres actualités

texte de fond Les bidonvilles forment-ils une planète à part ? Hic Salta Bruno Astarian février 2010

pauvreté, bidonvilles... poubelles du capital Montreuil Grands Pêchers, Patlotch 2014

28 octobre

enfants et pauvres

La crise économique n'a pas épargné les enfants des pays riches AFP Le Point 28 octobre
Au total, le nombre d'enfants ayant sombré dans la pauvreté pendant la crise dépasse de 2,6 millions le nombre d'enfants qui en sont sortis depuis 2008 (6,6 millions, contre 4 millions), indique l'Unicef. Et quelque 76,5 millions d'enfants vivent dans la pauvreté dans les 41 pays les plus riches

Pauvreté en France : 440 000 enfants victimes de la crise Unicef

5 octobre

le socialisme moins les soviets et moins l'électricité

« Le communisme, c'est les Soviets plus l'électricité » Lénine, Discours au 8e Congrès des Soviets, 1919

Un français sur cinq peine à régler ses factures de gaz ou d’électricité LINFO.RE 4 octobre

4 octobre

invariance ?

La vie fragile, Violence, pouvoirs et solidarités à Paris au XVIIIe siècle, Arlette Farge, Points Histoire, 1986 

« Mais que faire avec ceux qui n'ont ni état ni domicile, qui sont ouvriers sans ouvrage, ou encore « chambrelants », c'est-à-dire installés à leur compte dans une pièce, hors du circuit traditionnel de la communauté de métier ? Comment veiller à ce qu'ils ne deviennent pas « hordes de malfaiteurs » ? Que faire aussi de tous ces revendeurs répandus un peu partout dans Paris, sur les ponts et dans les faubourgs ? Comment éviter les trafics, les recels, les camouflages et escroqueries de toutes sortes ?

Les autorités sont inquiètes devant la masse mobile de tant d'hommes et de femmes qui se trouvent aux lisières du monde du travail, et échappent aux classifications aisées et au contrôle permanent. L'instabilité économique est telle qu'aucun projet de chantier ou d'ateliers de charité ne peut parvenir à contenir tout ce monde, poussé entre l'urgence de vivre, le besoin de s'établir et le non-respect des réglementation traditionnelles. La police avoue elle-même qu'elle ne cesse de pourchasser cette « populace » fluide, tant et si bien qu'il lui arrive de ne pas arrêter les véritables délinquants, abusée par leur statut officiel de travailleurs. Quand l'inspecteur Poussot écrit au lieutenant général pour lui annoncer l'arrestation de plusieurs voleurs en février 1750...» 

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15 septembre

Martina Cole : une romancière au poing

« Il n'y a pas de héros récurrent dans les livres de Martina Cole, mais cependant un fil conducteur : la femme. Ses héroïnes sont des victimes de la vie, de la violence des hommes surtout, et tombent souvent sur le mauvais numéro. Elles sont battues, violées, mises sur le trottoir. Elles protègent coûte que coûte leurs enfants contre l'Aide sociale » Babelio

« Je sais que je ne fais pas de la littérature », nous voilà prévenus. Elle en fait quand même, dans un style qui tiendrait davantage du 19ème siècle que des thrillers d'aujourd'hui. Une hyperréalisme social qui évoque Zola, et une profondeur psychologique qui renvoie à Gogol ou Ibsen, qu'elle revendique comme influences, et pourquoi pas Dickens, voire le jeune Engels (La situation de la classe ouvrière en Angleterre 1844) ou Flora Tristan (Pérégrinations d'une paria, 1837). Mais là il ne s'agit pas de classe ouvrière, plutôt de ce qu'il était convenu d'appeler « Lumpen prolétariat », en version derniers tiers du 20ème siècle et début du 21ème, une nouvelle race appelée à un avenir à regarder en face

le lecteur est parfois un peu trop pris par la main, il n'a rien à lire entre les lignes de pavés où tout est dit, crûment mais sans voyeurisme, de la condition féminine (et masculine) dans les bas-fonds londonien et les milieux de la pègre. De là sûrement son succès populaire outre-manche, son adaptation en séries télévisées, et sa traduction dans une vingtaine de pays. On peut penser qu'un excès de romantisme prend le pas, surtout dans les chutes, sur le réalisme social, pour moi l'intérêt majeur de ces livres, qui ne sont pas d'abord des thrillers, et qui fait fuir nombre lecteurs (et lectrices) qui ont peur de savoir

s'il ressort une leçon de ces lectures, c'est que les femmes ont les moyens de se défendre, y compris par la violence physique. Martina Cole n'oublie pas, elle, comme le dit Betty « Scum » Michel (ici) « que dans le vrai monde, les sans dents, sans orthographe, sans galons s’expriment aussi et qu’il faudra bien compter avec eux… ou peut être contre eux ? ». Pour tout dire, au sens propre comme au sens figuré, ces femmes d'en-dessous du bas ont bel et bien des dents, et savent s'en servir

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« Elle était passée par là, elle savait quel dégoût Wendy épouvrait, combien elle souffrait de savoir que celui qui aurait dû la protéger s'était servi d'elle comme aucun homme ne devrait jamais se servir d'une femme, même pas d'une vénale prostituée. Elle comprenait sa colère, cette sensation d'inanité que la petite avait dans le cœur. Puis elle s'efforça de s'habituer à cette idée, d'ingurgiter l'horreur de ce qui venait de se passer. Toute sa vie, Wendy serait hantée, plus jamais elle n'aurait un moment heureux. Tout était gâché, irrémédiablement. » Deux femmes

Martina Cole est tout sauf une théoricienne du genre, mais au moins ne tomberait-elle pas sous la critique de Roland Simon :  « Un peu de compassion, beaucoup de condescendance, dans la mise de côté de ces problèmes quotidiens et de ces inégalités. Pourtant, ces inégalités c’est l’existence empirique immédiate du sexage et de la sexuation, la lutte contre ces inégalités n’est pas dénuée d’enjeux : le temps partiel imposé est une inégalité ; la différence de temps de travail domestique est une inégalité, le plafond de verre est une inégalité ; le poids de la «reproduction biologique» est une inégalité, l’occupation de l’espace public est une inégalité, le souci constant d’être un corps est une inégalité, etc. Mais ce dédain des inégalités qui peut paraître anodin et relever du consensus dans la bonne compagnie des grand(e)s penseur(se)s joue son rôle dans cette grille de lecture. En escamotant ces inégalités dans leur expression générale d’inégalités entre hommes et femmes, c’est la contradiction de genre dans ses formes et conditions d’existence les plus immédiates et triviales à l’intérieur du MPC qui est escamotée et ne reste que le face à face du capital (néolibéralisme) et de l’Autre (le social, l’humain, exotiques de préférence), qui n’est même pas son autre.» source

dans les romans de Cole, le stade d'une « lutte contre les inégalités » n'est pas même atteint, du moins si l'on entend par là un combat collectif et organisé, féministe et/ou politique. S'il y a lutte, c'est au niveau trivial et le plus souvent personnel de sauver sa peau, et parfois celle de ses gosses, une lutte dans laquelle les femmes ne se montrent pas moins égoïstes que les hommes, mais comme écrivaient Marx et Engels dans l'Idéologie allemande : « Les individus sont toujours partis d'eux-mêmes, naturellement pas de l'individu "pur" au sens des idéologues, mais d'eux-mêmes dans le cadre de leurs conditions et de leurs rapports historiques donnés. Mais il apparaît au cours du développement historique, et précisément par l'indépendance qu'acquièrent les rapports sociaux, fruit inévitable de la division du travail, qu'il y a une différence entre la vie de chaque individu, dans la mesure où elle est personnelle, et sa vie dans la mesure où elle est subordonnée à une branche quelconque du travail et aux conditions inhérentes à cette branche.»

la vie sociale et les vies personnelles dont nous parle Cole ne sont pas directement subordonnées à une branche quelconque du travail, mais c'est en ceci qu'elles causent de la crise qui est là, et du chaos social qui vient, pour le pire, ou pour le meilleur ?

9 septembre

à propos de la rentrée des classes

Les pauvres de plus en plus pauvres en France L'Humanité 9 Septembre

3 juillet

pauvres pauvres, qui ne s'appartiennent pas

Pape François : « Les communistes ont volé notre drapeau, le drapeau de la pauvreté est chrétien » Le Point 29 juin

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« On l'a accusé d'être communiste. Mais le pape ne se démonte pas : ce sont les communistes qui ont repris, avec vingt siècles de retard, le message du Christ.
[...]
Le jour de l'ouverture de la Coupe du monde le 12 juin, François avait souhaité que le Mondial se joue "dans un esprit de vraie fraternité", de "solidarité entre les peuples", pour que le foot soit "une occasion de dialogue, de compréhension, un enrichissement réciproque »

pauvreté, bidonvilles... poubelles du capital

malheureusement pour le Pape et les communistes, la concurrence est rude

« le prolétaire appartient à l'ensemble de la classe capitaliste avant d'aller se vendre à tel ou tel... » Théorie Communiste

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classe, prolétariat, multitude... simples nuances de vocabulaire conceptuel ou enjeux théoriques pour la communisation ?

cela dit, quand tant d'êtres humains ne trouvent plus à se vendre, la question se pose de savoir s'ils sont encore prolétaires, s'ils ont un devenir de prolétaires, ou de simples esclaves, ou de riens : expulsion ! Le concept même de prolétariat est interrogé par le capitalisme en crise, et par conséquent la perspective d'une révolution communiste à titre prolétarien, sauf à redéfinir le prolétariat

la classe (ou multitude avec ce sens), c'est autre chose, on peut la concevoir au-delà du prolétariat mais toujours en-dedans du capitalisme comme totalité sociétale. Dès lors, ce serait la classe (plutôt que le prolétariat) qui s'auto-abolirait sous diverses identités ne se reconnaissant pas comme prolétaires, car ne l'étant pas ou plus ni appelées à le devenir le temps de s'abolir, comme TC conçoit la communisation dans cette ambiguïté qui hante l'interprétation de la question : « Comment une classe s'abolit strictement en tant que classe... », par exemple  sous la plume de BL/TC pour Sic en juin 2009 :  « Il s’agit de dissoudre ces masses en tant que couches moyennes, en tant que paysans, de briser les relations de dépendance personnelle entre « patrons » et « salariés » ou la situation de « petit producteur indépendant » à l’intérieur de l’économie informelle, en prenant des mesures communistes concrètes qui contraignent toutes ces couches à entrer dans le prolétariat, c’est-à-dire achever leur « prolétarisation »

achever le renversement théorique de la révolution comme programmatisme en révolution comme communisation

je suis donc en mesure de préciser mon désaccord avec TC, quant au « Comment une classe s'abolit strictement en tant que classe ? »

je ne vois pas la nécessité de la phase d'achèvement de la prolétarisation dont parle BL, sinon comme esthétique théoricienne dans le bouclage de l'arc historique des sociétés de classe, le capitalisme étant la dernière, sur la base de l'exploitation d'une classe qui lui est propre : le prolétariat. Mais le capitalisme achèvera-t-il son parcours historique comme mode de production/reproduction fondé sur l'exploitation de tous les êtres humains, de toute la « Communauté humaine » ? Son 'récit' renvoie Théorie Communiste à son existence de théorie post-prolétarienne (Christian Charrier) voire post-programmatique (Temps Critiques). Quelque chose n'est pas achevé dans le renversement du programmatisme en révolution comme communisation sans programme

autrement dit nous avons là une piste par laquelle dépasser le blocage théorique entre révolution à titre prolétarien (TC) ou révolution à titre humain (Temps Critiques), si l'on voit que cela devient identique dans la crise de reproduction du capitalisme totalitaire, identique à condition de conserver une approche de classe, ce que ne fait pas Temps Critiques. Parler d'être humains ou de communauté humaine ne relève pas nécessairement d'un humanisme-théorique, mais pointe le dépassement d'existenceshumaines  socialement déterminées, tout en les prenant dans leur entièreté y compris subjectives et individuelles, positivement portées à la révolte et à la vie (le côté vitaliste hérité du situationnisme ne me dérange pas sous réserve des conditions posées)

d'où mon souhait, si l'on ne veut pas que cela reste une affaire de mots à définitions variables, que soient, en théorie de la communisation, redéfinis sans confusion dans leur sens actuel les concepts de classe, de prolétariat, de classes moyennes... en même temps que questionné le rapport avec la multitude selon Negri/Hardt dans la mesure où c'est chez eux un autre nom de la classe dans la tradition marxienne

de cette réponse à la question de TC pourrait alors en surgir une autre déplaçant l'enjeu du concept aux combats actuels, « comment la classe devient multitude en intégrant toutes les autres, hormis la classe capitaliste ? », car dans ce cas, ce n'est pas une classe en particulier, l'ex-prolétariat, qui abolit les classe moyennes, paysannes, elle ne les fait pas « entrer dans le prolétariat » mais plutôt en sortir en achevant l'expulsion du genre humain produite par le capitalisme, par la production d'un en-commun subjectif révolutionnaire de toutes ces classes non capitalistes

toujours est-il que dans la communisation, les pauvres pourraient s'appartenir en propre dans le dépassement communiste de leur existence de miséreux du capital, sans pour autant chercher à s'enrichir

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pauvreté France

14 % des Français touchés par la pauvreté Le Monde.fr Claire Guélaud 2 juillet

La pauvreté a augmenté régulièrement depuis 2008 pour atteindre 14,3 % de la population en 2011 et cette hausse s'explique par les difficultés croissantes rencontrées par les personnes pauvres pour sortir de cet état.
Tels sont quelques-uns des principaux constats faits par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans l'édition 2014 de son rapport annuel sur « Les revenus et le patrimoine de ménages » publié mercredi 2 juillet.

Comme toujours avec ce genre de publication, les résultats présentés par l'Insee sont à la fois intéressants et frustrants puisqu'ils remontent à l'année 2011, une année de reprise confirmée avec une hausse du PIB de 2,1%, et puisque, depuis cette date, la croissance française est retombée (+ 0,3 % en 2012 et en 2013), ce qui ne peut manquer d'avoir eu un impact sur les revenus des ménages. Cet effet n'est pas connu pour l'instant. Mais rappelons qu'en 2011, avec une croissance de 2,1 %, le taux de pauvreté a augmenté de 0,3 point.

[...]

REBOND DES REVENUS DU PATRIMOINE

Rappelons que le niveau de vie est l'ensemble des revenus (d'activité, de remplacement etc.) perçus par les ménages, nets des impôts directs et rapportés au nombre d'unités de consommation.

Contrairement à 2010 où pratiquement toutes les catégories de population avaient vu leur niveau de vie baisser, seuls les quatre premiers déciles ont été dans ce cas en 2011. A l'inverse, les quatre derniers ont augmenté. La plupart des indicateurs montrent une progression des inégalités qui atteignent leur plus haut niveau enregistré depuis 1996.

Cette augmentation est un peu plus forte en France que dans l'ensemble des pays de l'Union européenne. Une partie provient du dynamisme persistant des très hauts revenus (à partir de 93 000 euros pour les « aisés », entre 256 000 et 810 700 pour les 60.000 « très aisés » et au moins 810 700 euros pour les quelque 6 000 « plus aisés »). Leur redressement s'explique pour une large part par le rebond des revenus du patrimoine.

La pauvreté, de son côté, progresse chez les actifs en emploi (8 % sont pauvres) et chez les chômeurs (38,9 % sont pauvres). A l'inverse, les retraités sont les seuls à voir leur taux de pauvreté baisser de 0,7 à 9,3 %.

Autres information intéressante: d'une année à l'autre, la probabilité de rester pauvre est forte, deux pauvres sur trois en 2009 le restent en 2010. Les sorties de pauvreté sont en diminution et 30 % des personnes qui tombent dans la pauvreté y restent au moins trois ans. Enfin, si les cadres et les professions intermédiaires sortent en moyenne plus vite de la pauvreté, plus le temps passe, plus les différences entre catégories de population s'estompent.

Les revenus et le patrimoine des ménages - Insee Références - Édition 2014

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Chômeurs, jeunes et familles monoparentales premières victimes de la crise AFP 2 juillet

La crise économique qui a débuté en 2008 a entraîné une hausse du nombre de personnes vivant dans la pauvreté et une intensification de celle-ci, les chômeurs, les jeunes et les familles monoparentales étant particulièrement affectés, estime l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (ONPES) dans une étude publiée mercredi.

Le nombre de personnes vivant avec moins de 977 euros par mois en 2011 (sous le seuil de 60% du niveau de vie médian) a atteint 8,7 millions, 700.000 de plus qu'en 2007, soit 14,3% de la population contre 13,4% quatre ans plus tôt. Cette hausse témoigne, selon l'ONPES, d'"un élargissement de la pauvreté à des publics jusqu'alors épargnés", et elle est due aussi bien à la dégradation profonde du marché du travail qu'à l'accroissement des inégalités de revenus.

Le nombre d'allocataires des minima sociaux s'est également accru pour atteindre 2,8 millions de personnes d'âge actif fin 2012 (+400.000 par rapport à 2007), en raison notamment d'une augmentation du nombre de bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA) "socle" (revenu minimum pour personnes sans ressources).

La pauvreté s'est intensifiée, le nombre de personnes vivant avec moins de 808 euros par mois (moins de 50% du niveau de vie médian) ayant augmenté de 575.000 en quatre ans, pour atteindre 4,8 millions en 2011, soit 7,9% de la population contre 7% en 2007. La proportion de personnes vivant en "grande pauvreté" (moins de 652 euros par mois, moins de 40% du niveau de vie médian) est passée dans le même temps de 3,1% à 3,5%. Parmi celles-ci, ce sont les moins de 30 ans qui affichent le taux de pauvreté le plus élevé (5,2%), les personnes âgées de 75 ans et plus étant nettement moins défavorisées avec un taux de 1,1%.

La crise a éloigné de l'emploi de manière durable un nombre accru de personnes d'âge actif, augmentant "le risque d'irréversibilité des situations de pauvreté". Les personnes privées d'emploi, les familles monoparentales et les jeunes sont les premières victimes de la crise de longue durée. En 2011, près de quatre chômeurs sur dix vivaient sous le seuil de pauvreté (moins de 60% du niveau de vie médian), alors que c'est le cas de moins d'une personne sur dix en emploi.

Le taux de pauvreté des enfants (moins de 18 ans) frôle les 20% en 2011 contre près de 18% en 2007.

L'ensemble du territoire n'est pas affecté de manière identique. Certaines zones géographiques comme le Nord et le pourtour méditerranéen, où le taux de chômage est le plus important, connaissent des niveaux de pauvreté particulièrement élevés. Entre 2007 et 2011, la pauvreté a principalement progressé dans le quart nord-est de la France, y compris les départements autour de Paris. Les départements ayant à l'inverse connu la plus forte diminution sont le Cantal, la Corse, la Lozère et la Haute-Loire. Ceux de l'Ouest et de la frontière sud-est connaissent également une situation plus favorable.

28 juin

1 Français sur 4 a renoncé à un soin faute d'argent La Tribune 28 juin

21 juin

encore en vie ?

pauvreté, bidonvilles... poubelles du capital Darius

gens d'un dernier voyage

Tous les chemins ne mènent pas
les Roms à la Cité des Poètes :
un jeune y passa de vie à trépas

Dans la cave vous fîtes sa fête
de fauché que la mort faucha

pour voyage gratuit à perpète
dans le chariot de vos achats

FoSoBo, 16 juin Poèmes 2014

Rom lynché : les Poètes, portrait chiffré d'une cité à la dérive Le Monde 19 juin

pauvreté, bidonvilles... poubelles du capital

une belle lettre

« Tu es mon frère de couleurs, mon frère de race, mon frère de classe, mon frère de chaînes. » Sarah Carmona

pauvreté, bidonvilles... poubelles du capital

Lettre à Darius, à mes frères de chaîne et aux bâtisseurs de misère 20 juin 2014 par Sarah Carmona sur le site du PIR

Je ne te connais pas petit frère. Je ne te connais pas mon fils. Je ne me souviens plus de ton nom, mon neveu… muro nepoto. Je ne sais pas à quoi ressemble la couleur de tes yeux. Sont ils noirs comme l’ébène, gris comme un ciel couvert, bleu comme l’immensité de nos espoirs, constellés d’étoiles, dur comme l’acier ? Peu importe. Je suis tienne et je te porte en moi comme une mère, comme une sœur de chez nous qui veille sur son frère. Je sais comment tu aimes ton café car je suis ta tante, celle chez qui tu te réfugies quant tu n’as plus où aller, quant tu fuis. Je veille sur toi. Tu es le fils de mon frère. Je connais tes errances. Elles me font mal mais je sais d’où elles naissent. Je ne les excuse pas mais je les sens au plus profond de mon être. Elles me déchirent, m’ébranlent, elles me quittent le sommeil. J’ai beau fermer les yeux.

Mon fils, mon frère, mon neveu, j’ai cherché dans les livres, j’ai creusé au fond de nous, j’ai été patiente, j’ai voulu comprendre. J’ai joué avec le feu de l’autre pour tomber dans la léthargie dans laquelle tu te trouves maintenant. Je suis là, nous sommes là, amenza.

Toi, toi qui a frappé, je te connais aussi. J’ai grandi à tes cotés. Le béton de ton univers n’a pas été aussi puissant que les feux que nous allumions aux pieds de tes tours, où nous parlions, chantions, dansions quelques fois et où toi aussi tu te réchauffais. Je te connais et j’ai mal. Ta peur me tue, ta souffrance me tue. Ce sont ces murs, tous ces murs autour de nous, dans nous. Tout ce béton qu’ils ont mis entre nous et nous même.

Ta puissance et la mienne sont nos seuls espoirs. La puissance de ton extériorité niée, la puissance de ton être, la force subjuguée du mien. Tu es mon frère de couleurs, mon frère de race, mon frère de classe, mon frère de chaînes. Et j’ai mal, tellement mal de si bien te connaitre. J’ai mal de te comprendre. Je suis aussi toi.

Mes frères, je vous prends tous les deux par la main. Je vous hais et je vous aime. J’ai peur. J’ai peur de ce qu’ils ont fait de nous… ceux qui parlent, nous définissent, ceux qui bâtissent ces murs, ceux qui structurent nos êtres, ceux qui font de la richesse de notre altérités des motifs de rejet, des dissonances. Quelle est mortifère cette symphonie universelle qu’ils nous imposent et à laquelle il nous faut nous refuser pour survivre ! Quelle est puissante aussi !

C’est à vous que je m’adresse maintenant, vous les bâtisseurs de misère, vous les oppresseurs, les politiciens, les faiseurs d’images, vous qui avez frappé mon frère, mon fils, mon neveu de vos mots, de vos couleurs, de vos lois, de vos savoirs morts, de vos murs, et même de vos sollicitudes aqueuses. Non !!!! Vous n’y arriverez pas. Vous ne me ferez pas dévier le regard de la réalité. C’est vers vous que sont braqués mes yeux. C’est vous que je scrute, déstructure et combat. Et je le ferai main dans la main avec mes frères de lutte.

Sarah Carmona

Les femmes gitanes dans l’histoire communication faite par Sarah Carmona lors du troisième congrès européen des femmes roms (24-26 octobre à Grenade, Espagne) 25 novembre 2011

pauvreté, bidonvilles... poubelles du capital

31 janvier 2014

France toujours 3,5 millions de mal-logés, 60 ans après l'appel de l'abbé Pierre l'Express 31.01.14 > pauvreté, bidonvilles... poubelles du capital

[image manquante]  1,2 millions de locataires en impayés de loyers, 700.000 sans logis...

3,5 millions de personnes sont non ou très mal logées, note le rapport [50% de plus dans les années 2000]. La France compte notamment 141 500 personnes sans domicile, 38 000 en résidence principale en chambre d'hôtel, 411 000 sont hébergés "contraints" chez des tiers.

Plus de 5 millions de personnes sont par ailleurs en situation de fragilité à court ou moyen terme dans leur logement... 1,2 million de locataires sont ainsi en impayés de loyers, 3,2 millions en situation de surpeuplement (c'est-à-dire qui vivent dans des logements où il manque une pièce par rapport à la norme de "peuplement normal" au sens de l'Insee.

En France, 17 000 personnes vivent dans des bidonvilles Le Monde 17.09.2013

pauvreté, bidonvilles... poubelles du capital bidonville près de Paris mai 2013. 400 en France

Parmi ces 17 000 habitants de bidonvilles, 13 000 vivent dans des campements ne disposant pas de gestion des déchets. 3 700 ne disposent pas d'accès à l'eau. Le rapport indique notamment des diagnostics fait par la Fédération nationale des associations solidaires d'action avec les Tsiganes sur cinq territoires différents. C'est en Ile-de-France que l'on trouve le nombre le plus important de campements illicites, sachant qu'à lui seul le département de Seine- Saint-Denis abrite un cinquième des habitants de bidonville à l'échelle nationale.  Viennent ensuite les régions du Nord-Pas-de-Calais, des Pays de la Loire et en Provence-Alpes-Côte-d'Azur.

Les données ne s'intéressent pas à l'origine ethniques des personnes dans les campements illicites. Cependant, une majorité de ces personnes viennent de pays d'Europe de l'Est.

28 janvier

Les bidonvilles forment-ils une planète à part ? Bruno Astarian, Hic Salta Communisation Février 2010 signalé dans Ressources classées à sa publication

L’article qui suit est essentiellement une critique du livre de Mike Davis Le Pire des Mondes Possibles, consacré aux bidonvilles. Ce qui désespère Mike Davis et consorts, c’est de ne pas retrouver dans les bidonvilles un prolétariat qui soit conforme à l’image qu’ils en veulent : une masse salariée de façon formelle, consciente et organisée en partis et syndicats. C’est comme cela qu’il faut comprendre leurs lamentations sur la disparition du travail formel, prédominant au cours des trente glorieuses, de même que sur celle de Marx (remplacé par Mahomet!). Il s’agit au contraire de montrer que, loin d’être des laissés pour compte qu’il faudra tirer de leur merde, les bidonvilliens font pleinement partie de la classe qui sera appelée à communiser la société.[...]

pauvreté, bidonvilles... poubelles du capital le prince Charles a cité en exemple le décor du bidonville de Dharavi à Bombay dans le film «Slumdog Millionnaire» comme un modèle de développement durable pour les villes ocidentales Poste de Veille 10.10.10

Bruno Astarian : « Sauf erreur de ma part, Mike Davis ne consacre aucun développement au bidonville de Dharavi, à Bombay. Son économie a pourtant certainement fait l’objet de multiples études. C’est une ville dans la ville, où tout le monde travaille, hommes, femmes et enfants. Les salaires y sont de l’ordre de 40 euros par mois (2006). On estime la production de Dharavi à 1 milliard de dollars par an, essentiellement dans le secteur du cuir, de la poterie et des bijoux. La production est vendue en ville, dans toute l’Inde et à l’exportation. Il est probable que Dharavi est un exemple extrême, mais il est aussi probable que bien d’autres bidonvilles du monde abritent des ateliers plus ou moins artisanaux qui travaillent pour la « grande économie », celle du centre-ville au moins.»

Inde : Dharavi, le bidonville qui vaut des millions Images

« L’EXPLOITATION CAPITALISTE, c’est aussi la PAUVRETÉ qu’elle produit » mes commentaires repris en article pour dndf 20.12.13

La lutte de la classe capitaliste contre le prolétariat détruit ce qui plombe le taux de profit et entrave la reproduction du système

pauvreté, bidonvilles... poubelles du capital

Sur le pourquoi de cette paupérisation organisée, voir « Ceux d’en bas »
https://dndf.org/?p=11981

FRANCE

En France, des banlieues pauvres toujours plus pauvres
http://www.rfi.fr/france/20131219-france-banlieues-pauvres-toujours-plus-pauvres

La pauvreté gagne du terrain sur la Côte d’Azur
http://www.nicematin.com/nice/la-pauvrete-gagne-du-terrain-sur-la-cote-dazur.1546107.html

Pauvreté dans l’Aude du Cabardès aux Corbières : « On a sa pudeur, la misère reste cachée »
http://www.midilibre.fr/2013/12/14/aude-pauvres-campagnes,797112.php

Gard : enquête sur les nouveaux pauvres à Pont-Saint-Esprit
http://www.midilibre.fr/2013/12/13/avec-les-nouveaux-pauvres,796737.php

Midi Libre livre une radioscopie de la pauvreté en Languedoc-Roussillon
http://www.midilibre.fr/2013/12/11/midi-libre-livre-une-radioscopie-de-la-pauvrete-en-languedoc-roussillon,795738.php

La région Champagne-Ardenne parmi les plus pauvres
http://www.lunion.presse.fr/accueil/la-region-champagne-ardenne-parmi-les-plus-pauvres-ia0b0n267512

Les pauvres sont de plus en plus pauvres en Ile-de-France
http://www.francebleu.fr/infos/pauvrete/les-pauvres-sont-de-plus-en-plus-pauvres-en-ile-de-france-1091358

Décryptage: la pauvreté en France, mal des villes ou des campagnes ?
http://www.lavoixdunord.fr/france-monde/decryptage-la-pauvrete-en-france-mal-des-villes-ou-des-ia0b0n1710949

Pauvreté : les impasses du RSA et de la « solidarité active »
http://blogs.rue89.com/chez-les-economistes-atterres/2013/12/04/pauvrete-les-impasses-du-rsa-et-de-la-solidarite-active-231851

Observatoire des inégalités Huit millions de pauvres, un chiffre exagéré
http://www.inegalites.fr/spip.php?article936

« La France des oubliés »: terrible portrait de la pauvreté rurale
http://www.bfmtv.com/societe/la-france-oublies-terrible-portrait-pauvrete-rurale-652388.html

Les enfants, parents pauvres de la vie collective
http://www.liberation.fr/societe/2013/11/19/les-enfants-parents-pauvres-de-la-vie-collective_948180

Les enfants de plus en plus touchés par la crise en France
http://www.20minutes.fr/economie/1251935-20131119-enfants-plus-plus-touches-crise

Les couples avec enfants, nouvelles victimes de la grande pauvreté en France
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/11/07/01016-20131107ARTFIG00460-les-couples-avec-enfants-nouvelles-victimes-de-la-grande-pauvrete-en-france.php

Pauvreté : les associations tirent la sonnette d’alarme
http://www.bienpublic.com/actualite/2013/11/23/les-associations-tirent-la-sonnette-d-alarme

Un faux bidonville pour touristes en mal… de pauvreté
http://observers.france24.com/fr/content/20131125-faux-bidonville-touristes-afrique-sud-bloemfontein-shanty-town-emoya-hotel

Une nouvelle carte des quartiers pauvres pour réorienter les aides publiques
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/11/22/20002-20131122ARTFIG00296-une-nouvelle-carte-des-quartiers-pauvres-pour-reorienter-les-aides-publiques.php

Une nouvelle carte de la pauvreté en France contre l’échec de la politique de la ville
http://www.youphil.com/fr/article/07013-fran%C3%A7ois-lamy-nouvelle-carte-pauvrete-liberation-politique-de-la-ville?ypcli=ano

Pauvreté, crise et urbanisme : les citadins vont-ils devoir jardiner pour survivre ?
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/977273-pauvrete-crise-et-urbanisme-les-citadins-vont-ils-devoir-jardiner-pour-survivre.html

Aliot FN : les Restos du Cœur deviennent un «service public» palliant l’Etat
http://www.liberation.fr/politiques/2013/11/25/aliot-les-restos-du-coeur-deviennent-un-service-public-palliant-l-etat_961796

En bleu les riches, en rouge les pauvres… Faites le test dans votre quartier
http://www.rue89.com/2013/12/19/bleu-les-riches-rouge-les-pauvres-faites-test-quartier-248481

France : ces Algériens pauvres qui “meurent de froid”
- See more at: http://www.algerie-focus.com/blog/2013/12/france-ces-algeriens-pauvres-qui-meurent-de-froid/#sthash.QiyBqoUd.dpuf
http://www.algerie-focus.com/blog/2013/12/france-ces-algeriens-pauvres-qui-meurent-de-froid/

Les 10 chiffres noirs de la pauvreté en France
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/les-10-chiffres-noirs-de-la-pauvrete-en-france_1297679.html

Taux de pauvreté selon l’âge et le sexe en 2011 INSEE
http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF04416

AILLEURS

UE. le niveau de pauvreté est proche de celui de la Seconde Guerre Mondiale !!
http://www.lesobservateurs.ch/2013/12/19/ue-le-niveau-de-pauvrete-est-proche-de-celui-de-la-seconde-guerre-mondiale/

Un quart des Européens menacés de pauvreté ou d’exclusion en 2012
http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/12/05/un-quart-des-europeens-menaces-de-pauvrete-ou-d-exclusion-en-2012_3526165_3214.html

Un quart des Européens menacés par la pauvreté en 2012
http://www.challenges.fr/economie/20131206.CHA8056/un-quart-des-europeens-menaces-par-la-pauvrete-en-2012.html

Allemagne Le chômage baisse, la pauvreté augmente
http://www.courrierinternational.com/breve/2013/12/19/le-chomage-baisse-la-pauvrete-augmente

Au Liban, les réfugiés syriens s’enfoncent dans la pauvreté
http://www.france24.com/fr/20131121-liban-refugies-syriens-senfoncent-pauvrete/

Israel RAPPORT PAUVRETÉ 2012 : 1,8 million d’Israéliens sont pauvres
http://www.israelvalley.com/news/2013/12/18/42038/rapport-pauvrete-2012-1-8-million-disraeliens-sont-pauvres
Une Veritable Honte pour Israël : Un Taux de Pauvreté Record.
http://www.israelvalley.com/news/2013/12/13/42001/une-veritable-honte-pour-israel-un-taux-de-pauvrete-record
Israël: la pauvreté reste élevée malgré une économie forte
http://www.france24.com/fr/20131208-israel-pauvrete-reste-elevee-malgre-une-economie-forte/

USA Pendant ce temps,les Etats-Unis s’enfoncent dans la pauvreté…
http://www.lesobservateurs.ch/2013/12/19/pendant-ce-tempsles-etats-unis-senfoncent-dans-la-pauvrete/
Etude : Toujours plus de pauvres aux Etats-Unis
http://franceusamedia.com/2013/12/etude-toujours-plus-de-pauvres-aux-etats-unis/

En Russie, il y a moins de pauvres qu’en Europe (TABLEAU COMPARATIF)
http://larussiedaujourdhui.fr/multimedia/infographics/2013/12/19/en_russie_il_y_a_moins_de_pauvres_quen_europe_27113.html

CHIFFRES

OBSERVATOIRES DES INEGALITES
La pauvreté dans le monde
http://www.inegalites.fr/spip.php?article381

BANQUE MONDIALE
http://donnees.banquemondiale.org/theme/pauvrete

PNUD
http://www.teamstoendpoverty.org/wq_pages/fr/visages/chiffres.php

ATD QUARTMonde
http://www.atd-quartmonde.org/Combien-y-a-t-il-de-pauvres.html

Envoyé par PATLOCH

28 janvier

 Pauvreté en France Observatoire des Inégalités 28.01.14

[image manquante] 

à Roubaix, près d'une personne sur deux vit avec moins de 977 euros LA TRIBUNE 28.01.14

Roubaix en tête du classement. C'est ce que montre l'enquête réalisée par le cabinet d'analyse Le Compas sur le taux de pauvreté des 100 communes de France qui comptent plus de 54.000 habitants (à partir de données recueillies en 2011) et publiée ce mardi. Près d'une personne sur deux (45%) vit avec moins de 977 euros bruts par mois, soit 60% du niveau de vie médian, estimé à 1.630 euros bruts mensuel en 2011.

Une pauvreté marquée dans les DOM-TOM La pauvreté est répartie de façon égale sur le territoire français. Les DOM-TOM occupent par ailleurs une place importante dans ce classement, parmi les 10 premières villes répertoriées, cinq font parties des territoires d'outre-mer et connaissent un taux de pauvreté supérieur à 32%. A l'inverse, l'Ouest de l'Hexagone étant relativement moins représenté parce que "moins inégalitaire et moins marqué par la crise", arguent les auteurs de cette étude.

Disparités au sein des villes  Les inégalités se retrouvent bien sûr au sein des agglomérations, à commencer par la capitale. Paris affiche un taux de pauvreté de 14%. Mais certains arrondissements (18e, 19e et 20e) connaissent un taux de pauvreté supérieur à 20%, tandis que d'autres sont sous la barre des 10%. Un niveau proche voire identique à celui des villes de l'Ouest parisien, comme Levallois-Perret (8%), Boulogne-Billancourt (9%) ou Neuilly-sur-Seine (7%), la grande ville la "moins pauvre" du classement.

Fortes disparités avec les petites villes de banlieue parisienne Les auteurs de l'étude notent qu'en intégrant les villes de plus de 10.000 habitants, de nombreuses communes de banlieue parisienne font leur apparition en tête du classement. C'est le cas par exemple de Clichy-sous-Bois (45%) ou Grigny (43%). 

Par ailleurs, les autres grandes villes, telles que sont Lyon et Marseille ne sont pas épargnées par ces disparités. Si elles sont moindres dans la commune de la vallée du Rhône (entre 9% et 21% selon les arrondissements), le taux de pauvreté est parfois multiplié par six entre certains arrondissements de la cité phocéenne.

24 janvier

Grèce la retraite, revenu de base de la moitié des ménages Le Point 24 janvier

pauvreté, bidonvilles... poubelles du capital 6 jeunes sur 10 au chômage taux général 28%

Près de la moitié des ménages grecs vivent de la pension de retraite d'un membre de leur famille, alors que le chômage atteint des records après six ans de récession 

Les autres résultats de l'étude témoignent aussi de l'impact de la dépression traversée par le pays depuis l'éclatement de la crise de la dette en 2010. Quelque 40,2% des ménages comptent au moins un chômeur, la quasi-totalité (94,6%) ont vu leurs revenus baisser de 39,5% en moyenne au cours des quatre dernières années et un tiers d'entre eux (34,8%) ont des dettes vis-à-vis de l'État, des assurances sociales ou des banques.

Le taux de chômage en Grèce s'élevait à 27,8% en octobre et concernait près de six jeunes sur dix. Les résultats de l'étude montrent encore que 63,7% des ménages ont réduit leurs dépenses d'alimentation, 78,4% celles de chauffage, 88,8% celles de voyages et 90% celles d'habillement.

Angleterre vers une baisse réelle du niveau de vie L'Humanité 12 octobre 2011

pauvreté, bidonvilles... poubelles du capital l'avenir s'annonçait sombre et autres annonces confirmées depuis

L’avenir s’annonce sombre pour les Anglais. Non seulement le chômage explose et atteint un taux record, mais en plus le revenu moyen des ménages commence à baisser, et ce n’est que le début.

La récession s’annonce. Le gouvernement anglais espérait que le secteur privé allait compenser ses coupes drastiques de fonctionnaires, il n’en est rien bien entendu. En 3 mois, l’Angleterre compte 114 000 chômeurs de plus, portant le total à 8,1 %, taux jamais atteint depuis 1994. Dans un autre temps, une étude de l’Institute for Fiscal Studiespointe la crise du pouvoir d’achat des britanniques et le nombre de pauvres qui ne cesse de crever le plafond.

Les salaires augmentent bien moins vite que l’inflation. Du fait, le revenu moyen réel des ménages, qu’on peut trivialement appeler pouvoir d’achat, aura baissé de 7 % entre 2010 et 2013. Concrètement, un couple qui gagnait 34500 euros par ans en 2010 touchera en moyenne 32000 euros trois ans après. La même étude avance qu’il faudra au moins 6 ans pour qu’un Anglais retrouve son niveau de vie de 2009.

La récession frappe encore plus les plus pauvres. L’étude alerte tout particulièrement le gouvernement britannique concernant les mineurs. En 2013, il y aura plus de 3,1 millions d’enfants vivant sous le seuil de la pauvreté absolu en Grande Bretagne. Soit 300 000 de plus sur un an, près d’un enfant sur quatre.

23 décembre 2013

La pauvreté dérange ? Qui ?

[image manquante] 

La pauvreté dérange ?

La pauvreté c’est pas comme la police. C’est l’exploitation mais « passive », comme on dit de la résistance. La pauvreté ne s’oppose pas au capital. La pauvreté n’est pas une lutte. La pauvreté n’est pas révolutionnaire.

Le pauvre qui crève, de pauvreté, c’est pas comme mourir face à la police, en combattant.

La pauvreté est bien, comme la police, une violence du capital, mais tant que le pauvre ne se bouge pas, bof…

Les pauvres, c’est un peu comme les femmes, on les voit pas. Eux, on les voit pas comme des hommes, elles, comme les hommes. Les pauvres femmes encore moins. Mieux vaut être homme et riche que… c’est ça, les pauvres, c’est comme les malades, et même c’est contagieux. Les pauvres, c’est comme les vieux. Comme la vieillesse, vaut mieux pas trop s’en approcher. Et comme on les cache, c’est pas difficile.

Regardez sur les sites anarchistes, radicaux… Il est bien rare que la pauvreté soit un « thème », un « mot-clé ». Il en est même qui n’en rendent pas compte, de la pauvreté, ce « fléau social », toujours dans les coulisses (de leurs exploits ?), en toile de fond. Quel fond ? Tout se passe un peu comme si, ceux qui ne voient pas dans le capitalisme d'abord l'exploitation, ils ne 'voyaient' pas non plus la pauvreté, son produit.

Remarquez aussi, qu’il y a souvent sur ces sites « amis » une rubrique « féminisme ». C’est une lutte, le féminisme. Un lutte à part. Et plus loin, à part, une autre, « le genre »… Ça fait classe, le genre. Mais c’est pas une lutte, c’est la domination masculine. On va pas se battre… et puis bon, ça vient (même moi). C’est acquis. C’est à qui va pas faire la révolution sans les femmes, en tant que sous-genre.

On va faire la révolution sans les pauvres ? Non, mais pas « en tant que pauvres », mon cher Patlotch. C’est vrai. Allons leur expliquer !