éléments pour une 'critique de l'économie politique'

 

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ouvert 27 janvier 2014 

ONU 2013 World Economic Situation and Prospects

3 mai 2015

ces questions seront désormais abordées dans le forum sur la communisation, à la rubrique

CLASSES et CAPITAL : comme 'économie politique', pas de capitalisme sans EXPLOITATION du prolétariat

22 avril

deux parts d'un rêve

Plus de 18.000 faillites d'entreprises au 1er trimestre, 66.000 postes en danger... Boursier.com

une certaine approche anarchiste se veut critique du "marxisme orthodoxe"* avec une légèreté que n comble pas leur critique du capital, ous qulque angle qu'on la prenne, mais plus encore comme critique de l'économie politique, qui ne saurait suffire, mais...

* exemple André Dréan : « bien que je ne sois pas toujours d’accord avec les analyses de « TPTG », en particulier celles concernant l’économie, trop marquées parfois à mon goût par le marxisme » source Grèce : Les voies de la communisation ne sont pas impénétrables

si facile de se construire un "marxisme" sur mesure pour n'avoir à se confronter ni à Marx, ni avec certains de ses héritiers. La Wertktritik et d'autres nous ont habitués au procédé, ni sérieux ni glorieux côté honnêteté intellectuelle. Comme quoi le procédé est bien partagé, et si je suis si peu référencé, peut-être que personne n'a trop envie d'interroger ses propres arrangements avec la vérité. Ce n'est un symptôme ni de force, ni d'intelligence. Laissons...

derrière les chiffres, des vies, des familles, des femmes, des enfants, de la pauvreté en perspective, mais chez des gens qui n'ont peut-être jamais rêver que d'avoir un boulot pour vivre. Des prolos, quoi, infoutus d'accomplir leur mission historique aux yeux de ceux qui théorisent la révolution...

les patrons rêvent aussi, d'exploiter encore. Ensemble, prolos et patrons sont liés, réciproquement impliqués dans le cours quotidien de la lutte de classes. Encore faut-il la mener...

"Les clignotants passent progressivement au vert, pourtant l'économie réelle patine encore sévèrement". Le constat du cabinet Altarès est clair, les entreprises sont toujours en difficulté, alors que 18.134 d'entre elles ont été placées en procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire au premier trimestre en France. "La consommation des ménages reprend des couleurs, le climat des affaires s'améliore, les conditions de crédit s'assouplissent", écrit Thierry Millon, le Directeur des Etudes Altares, mais les entreprises, elles, n'en profitent donc pas encore...

Les petites structures souffrent

Depuis 2009, chaque premier trimestre se conclut aux environs de 16.500 défaillances, et ce dernier bat donc tous les records, jetant le froid sur les espoirs de reprise économique. L'emploi est évidemment menacé, avec le risque de voir 66.000 postes supprimés, selon Altarès, soit là aussi un plus haut depuis six ans. Les entreprises de plus de 50 salariés sont toujours les plus protégées, avec 118 défaillances enregistrées de janvier à mars, tandis que les PME les plus modestes payent le plus lourd tribut : 800 PME de 10 à 19 salariés (+12%) et 350 de 20 à 49 salariés (+26%) ont déposé le bilan depuis le début de l'année.

Bâtiment et restauration

Le bâtiment et la restauration restent les secteurs les plus sinistrés. Le premier concentre un redressement judiciaire ou liquidation judiciaire sur quatre (26%), avec 4.635 faillites d'entrepreneurs, soit 11% de plus qu'il y a un an. "Le pic précédent avait été atteint début 2010 avec 4.400 défaillances", écrit le cabinet. Par ailleurs, l'hébergement (189 ; + 24%), les débits de boisson (352 ; +25%) et la restauration (1862 ; + 19%) établissent eux-aussi de nouveaux records.

Thierry Millon se veut néanmoins plutôt optimiste : "Pour nombre de TPE la reprise semble trop loin et il faudra tenir encore quelques mois, mais l'horizon se dégage et le plus dur pourrait être passé", selon lui...

9 avril

Greece : Keynes or Marx Michael Roberts 'Marxist Economist' le blog de Michael Roberts

lire aussi Marxism and the Struggle in Greece oaklandsocialist 15 mars

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je ne sais pas ce que ça vaut du point de vue de la critique de l'économie politique, mais du point de vue politique, ça ne sort pas de l'illusion d'un pouvoir d'État susceptible de changer la donne de la lutte de classe, en Grèce et en Europe, ou ailleurs

Costas Lapavitsas and Yanis Varoufakis are economists who have become politicians and are now in the frontline of the fight by Syriza to restore the living standards and rights of the Greek people in the face of an onslaught from European capital.  It ain’t easy – it’s certainly easier to criticise from well behind the lines.  But if they read this, I hope they take it in the spirit of best intentions.
The issue for Syriza and the Greek labour movement in June is not whether to break with the euro as such, but to break with capitalist policies and implement socialist measures to reverse austerity and launch a pan-European campaign for change.

Costas Lapavitsas et Yanis Varoufakis sont des économistes devenus des hommes politiques, qui sont maintenant sur la ligne de front de la lutte de Syriza pour restaurer le niveau de vie et les droits du peuple grec face à un assaut du capitalisme européen. Il n'est pas facile – il est certainement plus facile de critiquer de loin derrière les lignes. Mais s'ils lisent ceci, j'espère qu'ils le prendront dans l'esprit des meilleures intentions du monde.
La question de Syriza et du mouvement ouvrier grec en juin n'est pas de rompre avec l'euro en tant que tel, mais de rompre avec les politiques capitalistes et de mettre en œuvre des mesures socialistes pour inverser l'austérité et lancer une campagne paneuropéenne pour le changement.

en relation La lutte des classes et l’État en Grèce. Présentation-débat avec un camarade d’Athènes dndf 7 avril à Lyon le 11 avril, à Marseille le 12 avril

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1er avril

vivement la crise !

schizophrénie a-t-on dit des "communisateurs", on la souhaite et la redoute, elle s'annonce avec éclat, on verra les écarts dans la crise

mon point faible, pas bon pour un 'marxiste', c'est la critique de l'économie politique, mais j'ai cru comprendre que l'endettement, public ou des ménages, était un mauvais point révélateur. Comme le texte n'est pas chiant et très « premier avril », à consommer sans modération : c’est bon pour la santé !

Et si l’on se refaisait une crise financière ? Gérard Horny Slate 27 mars

De l’argent qui coule à flots tandis que la montagne de la dette grandit: la croissance mondiale dont la zone euro commence à bénéficier elle aussi ne repose-t-elle pas sur des bases très fragiles ?

Vers de nouveaux excès / Le «mirage du désendettement mondial» / Des dettes qui équivalent à plusieurs fois le PIB / Une détérioration presque générale / La dette publique va continuer à monter en Europe

Mais que ceux qui craignent une nouvelle crise suivie d’une récession se rassurent. Selon une étude publiée par le NBER (National Bureau of Economic Research) à partir du cas islandais, une récession entraîne une forte réduction des consommations néfastes à la santé (alcool, tabac, sucreries, etc.).

Certes, ces comportements vertueux s’estompent, voire s’inversent une fois la crise passée, mais un effet favorable demeure en ce qui concerne la consommation d’alcool. Une récession, c’est bon pour la santé !

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Alcool : l’ivresse de plus en plus fréquente chez les jeunes français Le Monde 31 mars

pas comme en théorie, car le pire est à craindre : « les modes de consommation des jeunes se rapprochent de ceux des pays anglo-saxons »

22 mars 2015

Marchandises, transport, capital et lutte de classes

Mondialisme.org édite les textes d'une Brochure publiée par Échanges et mouvements en mai 2012

Conséquences sur la structure du capitalisme
Les conséquences de la révolution du conteneur
Les avatars des autres circuits de marchandises spécifiques
Une « nouvelle » ancienne industrie : la logistique
Essor et conjugaison des moyens de transport : quelques exemples
Le conteneur, élément central du problème des transports à l’époque moderne
Transports. Questions de définition
Les transports dans la restructuration du capitalisme
Les transports dans l’expansion mondiale du capital

18 mars

« un « chevauchement monstrueux » entre monde d’avant et monde d’après »

toujours instructive, la livraison mensuelle de leap, un Think Tank qui analyse la conjoncture et propose ses conseils aux investisseurs, on s'en doute payants

2015 – Médias, finances, système-pétrole, appareil militaro-industriel, QE : la guerre des narratifs Geab

Dans le chaos qui caractérise toute crise, les discours explicatifs se multiplient comme autant de tentatives d’imposer sa vision du monde, dont l’enjeu est la domination de celui-ci. La « béance » chaotique ouverte par une crise est aussi un espace de guerre narrative dont les vainqueurs seront soit les plus forts (pour un temps court), soit les plus lucides (pour un temps long). Pour le citoyen ou acteur lambda, la grande difficulté consiste à ne pas perdre la tête au milieu de ces innombrables storytellings.

Quatre outils de puissance en crise

. des médias en plein questionnement sur leur objectivité, leur professionnalisme, leur valeur ajoutée, etc., avec l’affaire Charlie Hebdo en événement emblématique de cette profonde remise en question
. un système financier dollaro-centré en pleine surchauffe, dopé par l’instabilité et les opportunités de spéculation, mais totalement déconnecté de ses missions premières de financement de l’économie. La réalité, c’est que les banques de détail continuent à licencier et à faire faillite
. un « système-pétrole » en plein effondrement. La mainmise nord-américaine sur la suprême ressource énergétique du XXe siècle s’est effondrée sous le triple choc
. un appareil militaro-industriel occidental attaqué par les coupes budgétaires et les plans d’austérité

Les grincements stridents de ces outils émoussés

. du côté des médias, tout en manifestant des vraies tentatives de réinvention, la tentation subsiste de s’idéologiser encore davantage
. l’effondrement du pétrole rend plus centrales que jamais les puissances pétrolières aux abois et en plein impératif de réorganisation
. l’Otan, quant à elle, a tenté un coup d’État militaire sur l’Europe en 2014, tirant profit d’une gestion inepte des relations de voisinage de l’UE. Le fait est qu’il n’est pas facile de demander sa bourse à celui qui tient le pistolet…

C’est ainsi que l’affaiblissement considérable des outils de pouvoir, qui restaient l’apanage d’un monde d’avant malade, fait courir encore un temps des risques importants à la planète, à savoir : risques de guerre (pétrole, Otan), risques d’enfermement idéologique d’un camp occidental sur lui-même (médias), risques d’effondrement économique (marchés financiers)…

je laisse ma lectrice répondre à la question : en tant que « narratif », Patlotch « tente-t-il d'imposer sa vision du monde pour dominer celui-ci » ? Si j'en avais le pouvoir, et fort de l'info que je ne fus pas un enfant désiré, je dirais plutôt « si j'aurais su, j'aurais pas v'nu ». Cela dit, les choses étant ce qu'elle sont, je suis venu, j'ai vu, j'ai vécu...

plus sérieusement, analyse à recouper avec les informations Dans le monde une classe en lutte, d'Échanges et Mouvements... qui ne fait pas dans le « narratif »

15 mars

l'énergie du soleil au désert : pour qui ?

écolo-énergie et néo-néocolonialisme économique et militaire

Des centrales solaires géantes au Sahara : solution au changement climatique ou néocolonialisme déguisé ? Hamza Hamouchene basta.mag Article publié initialement en anglais par The New Internationalist mars 2015

éléments pour une 'critique de l'économie politique' La centrale solaire d'Aïn Ben Mathar (Maroc)

Le méga projet Desertec consiste à approvisionner toute l’Europe en électricité produite par des centrales solaires au Sahara. Lancé par des grandes entreprises allemandes, le projet semble pour l’instant au point mort. La construction de plusieurs autres centrales solaires d’envergure sont cependant encore à l’ordre du jour en Afrique du Nord, en dépit des préoccupations locales. Dans cet article, Hamza Hamouchene se penche sur les conséquences géopolitiques de tels projets, et se demande dans quelle mesure, et à quelles conditions, l’énergie solaire du désert peut réellement jouer un rôle dans un avenir démocratique et durable des deux côtés de la Méditerranée.

Desertec, un projet à 400 milliards d’euros / Le Sahara pour approvisionner le monde entier en énergie / Solution au changement climatique ou domination occidentale ? / Vitrine pour les multinationales et les régimes autoritaires / Où en est le projet Desertec ? / La plus grande centrale solaire du monde à Ouarzazate / Un « développement durable » sans les communautés locales / Pas d’accès équitable aux technologies / L’énergie solaire, nouvelle rente des régimes autoritaires ? / L’énergie solaire, nouvelle rente des régimes autoritaires ? / « Laissez la lumière du soleil aux peuples du désert ! »

la bonté de l'écologisme rentable

éléments pour une 'critique de l'économie politique' autres images

Publicité : « La totalité de l’électricité consommée dans le monde peut être produite par 1 % de la surface du Sahara.Le projet desertec a l’ambition de créer d’autres interconnexions de réseaux, sur une base éolienne/solaire/biomasse/hydroélectricité. Comme on le voit sur la carte, le projet est colossal. Et nécessite bien sûr des infrastructures de transport de l’électricité que nous n’avons pas à l’heure actuelle. Un autre avantage, dans ce projet, est qu’on dessale énormément d’eau de mer, avec le refroidissement. Et sans doute développe t’ on l’ Afrique du Nord. Dans ce projet, on parle de "ferme solaire". Il n’est pas utilisé les panneaux classiques, mais des panneuax à concentration. On produit aussi énormément de sel. Le chantier pharaonique du 21°siècle ? » source (d'énergie) leblogénergie

La Guerre du Mali a pour but de sécuriser Desertec ; Source énergétique future de l’Europe ! Algérie Network 3 avril 2013

éléments pour une 'critique de l'économie politique' l'abominable homme des sables

12 février

France économie : restructuration sans fin

Emploi, qui perd, qui gagne?? Les effets de la crise sur les effectifs salariés Les Échos 11 février

Entre 2007, dernière année avant le retournement de conjoncture, et le troisième trimestre 2014, l’industrie française a supprimé 435?000 postes, soit 14% de ses effectifs. Les services, eux, en ont capté 325?000.

Hémorragie dans l’automobile et le textile, afflux dans la santé ou la restauration, avec, pour ce dernier une concentration de contrats précaires (CDD, temps partiel) et un faible niveau de revenu. La pression sur les salaires se retrouve d’ailleurs dans sept des douze secteurs créateurs d’emplois, qui affichent des rémunérations en dessous de la moyenne (2?477?euros mensuels). Revue de détail en cinq grandes familles.

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L’industrie en déclin. Bien avant 2007, la concurrence asiatique et les délocalisations ont conduit les secteurs manufacturiers – habillement, plastique, métallurgie, bois et papier, automobile…– à tailler dans les effectifs. Au total, l’industrie a perdu 760?000 emplois depuis 2000, dont 435?000 depuis 2007.
Les victimes de la crise. L’intérim, la sécurité ou le nettoyage sont les premiers postes sacrifiés par les entreprises quand l’activité fléchit. La construction, l’immobilier, la pharmacie ou le transport souffrent des réductions de dépenses d’investissement. Double peine pour l’hôtellerie qui subit la baisse de train de vie des entreprises et des ménages.
Les «?utilities?» résistent. Certaines activités continuent à recruter indépendamment du cycle conjoncturel. Parce qu’elles répondent à une demande incompressible, comme les entreprises du secteur de l’eau ou du gaz. Ou parce qu’elles sont sur un marché de proximité, comme les dépenses récréatives (culture, loisirs) et l’enseignement.
Le boom du «?care?». Le vieillissement de la population favorise les activités autour de la dépendance, des maisons de retraite et des soins à domicile. A l’autre bout du spectre, les effectifs pour la petite enfance progressent également. Au total, plus de 210?000 emplois ont été créés en sept ans, faisant vivre aujourd’hui plus de 1?million de personnes.
Prime à l’expertise. Les professions juridiques, de conseil et d’ingénierie ont créé près de 110?000 emplois depuis 2007. Tout comme l’informatique, la recherche, le marketing ou l’aéronautique. Caractéristique de ces recrutements?: un niveau de qualification élevé et des rémunérations 40% supérieures à la moyenne nationale.

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10 février

histoire et présent du capitalisme : un texte de grand intérêt théorique

 Accumulation par dépossession et luttes anticapitalistes : une perspective historique longue Jean Batou Contretemps 9 février

Dans cet article, Jean Batou revient sur le concept d'accumulation par dépossession, suggéré par David Harvey pour décrire le rôle nécessairement durable de l’accumulation primitive dans le développement du capitalisme à l’époque de sa maturité, en particulier avec « le nouvel impérialisme ». Mais ce changement de terminologie devrait se borner clairement, ce qui n’est pas toujours le cas, à tenter de mieux qualifier la fonction de l’accumulation primitive dans l’histoire du capitalisme comme variable dépendante de l’accumulation élargie du capital. La dialectique de l’accumulation par dépossession et de l’accumulation élargie, les deux étant de plus en plus étroitement imbriquées, obéit à des cycles qui peuvent être mieux compris historiquement en faisant appel à la théorie marxiste des ondes longues. Enfin, en termes sociopolitiques, il y a une relation étroite d’importance stratégique entre le poids relatif de l’accumulation par dépossession dans une période donnée, et la nécessité pour les salariés de développer des alliances avec les autres couches dépossédées de la population

I. Naissance du capitalisme selon Marx / II. Du capitalisme de libre-échange à l’impérialisme /  III. La période classique de l’impérialisme (1873-1940/48) / IV. Nouvel impérialisme et accumulation par dépossession / V. Quelles alliances entre salariés exploités et petits propriétaires dépossédés ?

en anglais « Accumulation by Dispossession and Anti-Capitalist Struggles : A Long Historical Perspective » revue Science & Society, Vol. 79, N° 1, janvier 2015

ce texte de Jean Batou, qui se présente entre autre comme une critique de thèses de David Harvey, me paraît un sérieux et formidable outil pour la compréhension de la phase actuelle du capitalisme au plan mondial, en même temps que pour la réflexion sur les possibilités de luttes de classes, les « synergies entre les résistances à l’accumulation par dépossession et à la « surexploitation » du travail ». Ceci d’autant plus que la relativisation apparente des luttes contre l’accumulation élargie du capital tient aussi à un contexte subjectif particulier : la très faible organisation du prolétariat dans les nouveaux pôles d’accumulation du capital industriel (à l’exception de la Corée du Sud). Or, cette situation pourrait changer si les nouvelles masses salariées d’Asie du Sud-Est se montraient capables, au cours de ces prochaines années, de renforcer leur niveau de conscience et d’organisation.»

en d'autres termes, il apporte (des éléments sérieux de critique de l'économie politique globale) aux considérations que j'ai formulées quant aux diverses formes prises par le rapport capital/prolétariat et à celles de la luttes des classes, dans une perspective faisant rupture avec les thèses désormais classiques de la communisation, ~ une prolétarisation sur la seule ligne de l'exploitation du travail salarié, ou de la communisation vue comme achèvement de la prolétarisation capitaliste (sous réserve de préciser le concept et la composition du "prolétariat révolutionnaire" comme suggéré dans prolétariat et intégration au processus communisateur : par qui ?)*

* je pense à cette remarque de Batou en III : « Cette conjoncture sociopolitique particulière va sans doute permettre de mieux comprendre les sources de la dynamique anticapitaliste et de la relative cohérence des luttes sociales de la périphérie, que certains auteurs, dans le sillage de Harvey, tendent parfois aujourd’hui à réduire à une juxtaposition de protestations citoyennes.»

ces éléments, venant à l'appui des mes accumulations précédentes, me permettront progressivement de reformuler progressivement une synthèse de mes positions

de Jean Batou, un autre texte décapant, très argumenté et particulièrement actuel : Afrique : Redéploiement de l’impérialisme français et sidération humanitaire de la gauche 28 avril 2014

dans éléments pour 'une critique de l'économie politique'

6 février

sans attendre la fin

« Crise systémique globale : la fin de l’Occident tel qu’on le connaît depuis 1945 » GEAB n°90 15 décembre 2015

je ne sais franchement pas ce que vaut ce pronostic, répété d'année en année depuis 2006, avant la crise de 2007-2008 qu'avait certes annoncée ce Think Tank. Ses prévisions doivent être relativisées, du fait que leur rôle est de conseiller les investisseurs financiers, en commençant par les affoler

Nous souhaitons ici faire un retour sur l’anticipation historique du GEAB, celle de Franck Biancheri en février 2006, qui annonçait le déclenchement d’une crise systémique globale sous le titre La fin de l’Occident tel qu’on le connaît depuis 1945. Ce monde occidental aura donc mis neuf ans à s’effondrer (ou sept ans, si l’on fait débuter le processus avec la crise des subprimes de 2008 comme il est de rigueur de le faire)… Durant ces neuf années, le GEAB a fait œuvre de pédagogie de la crise dans le but avoué de contribuer à relever toutes les solutions qui existaient pour en sortir le plus rapidement et le moins douloureusement possible. Apparemment, en dehors du travail effectué par les BRICS qui, comme anticipé également dans le GEAB, ont abattu une tâche énorme pour poser les fondements du monde de demain, le monde occidental, quant à lui, a bien fait ici et là quelques efforts dont nous décelons les signes par endroits. Mais, en cette fin 2014, et à l’issue de l’énorme déstabilisation causée par le crash des relations euro-russes dans la crise ukrainienne, notre équipe a beaucoup de mal à se projeter dans un scenario positif pour l’année à venir.

2015 va pourtant consacrer l’effondrement complet du monde occidental tel qu’on l’a connu depuis 1945. Ce sera un gigantesque ouragan qui va souffler et faire tanguer la planète entière, mais les points de ruptures se situent dans le « Port de l’Occident », qui n’est plus un port depuis longtemps, mais va clairement se révéler en 2015 avoir été l’œil du cyclone, comme nous n’avons cessé de le répéter depuis 2006. Alors que certains bateaux tentaient de prendre le large, la crise ukrainienne a eu pour effet d’en ramener une partie au port et de les ré-amarrer fermement. Malheureusement, c’est le port lui-même qui secoue les bateaux et ce sont ceux dont les amarres sont les plus solides qui casseront les premiers. Nous pensons bien sûr à l’Europe au premier plan, mais plus encore à Israël, aux marchés financiers et à la gouvernance mondiale. 

La paix est bien entendu en jeu, une paix qui n’est d’ailleurs plus qu’un vain mot. Demandez à la Chine, à l’Inde, au Brésil, à l’Iran, etc., si l’Occident véhicule encore une quelconque image de paix. Quant aux valeurs démocratiques, ce que nous en montrons fait plus office de repoussoir que de modèle… au point que le principe universel de démocratie est relégué au rang des concepts culturellement relativisables et finit par servir les agendas anti-démocratiques de tout acabit, en Europe et ailleurs. Et pourtant ce n’est pas le principe démocratique qui pose problème (il faut au contraire en réinventer les modes d’application, en partenariat avec les nouvelles puissances émergentes), mais bien l’incapacité des Occidentaux à avoir su adapter sa mise en œuvre aux nouvelles caractéristiques sociétales (émergence d’entités supranationales de facto politiques, Internet qui transforme la structure sociale).

quoi qu'il en soit, cela recoupe ma modeste compréhension du moment présent du capitalisme globalisé, et particulièrement du capitalisme occidental, en tant qu'économie politique confrontée à l'enjeu de concurrence transnationale, avec déconnection au niveau des États-nations

31 janvier

de l'Etat national du capital global

c'est la valse à mille dents... du dragon chronique l'économie politique 13:48

Valls en Chine : « La France est un pays qui vous attend » Le Monde 31 janvier

la différence entre un radical de gauche grec, fermé au monde qui vient d'Orient, et un ministre radicalement bleu-brun-rose, c'est l'amour des Chinois franco de port. Et ça ne fait pas qu'en Pirée

La Chine rachète l'Europe Le Point novembre 2011

Le Havre. Quand la Chine s’arrimera Libération octobre 2012

Les Chinois auraient acheté le port de Seine-Maritime. A l’origine de cette (fausse) rumeur, l’ouverture des entrepôts aux opérateurs privés, et le coup de com de M. Wang, un entrepreneur chinois résidant en France

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"Alors que les compagnies maritimes rationalisent leurs services entre l'Asie et l'Europe en y déployant leurs plus gros navires, le Grand Port Maritime du Havre a accueilli, du 2 au 10 décembre, les escales inaugurales de trois porte-conteneurs géants. Il s'agit du CMA CGM Nevada, du MSC Beryl et du Mars, ce dernier appartenant à la compagnie China Shipping. D'une capacité de 12.000 à 14.000 EVP (Equivalent Vingt Pieds, taille standard du conteneur), ces navires portent à 230 le nombre de porte-conteneurs de plus de 10.000 EVP accueillis au Havre en 2011. Tous exploités entre l'Asie et l'Europe, ces mastodontes ont vu leur nombre doubler par rapport à 2010 [...]

60% du trafic réalisé avec l'Asie
Avec deux départs quotidiens sur l'Asie (dont au moins un assuré sur un navire géant) proposés par 19 compagnies maritimes, le port du Havre offre 30 services maritimes qui permettent la connexion à 71 ports asiatiques (dont 22 sur la Grande Chine, 3 en Corée du Sud, 3 au Vietnam, un à Singapour, 6 en Malaisie, 6 au Japon, 8 en Inde...). Le GPMH, qui affirme proposer les meilleurs temps de transit du marché à l'import comme à l'export, réalise près de 60% de ses trafics conteneurisés avec cette région du monde."
source Mer et Marine, Toute l'actualité maritime décembre 2012

Le port de Rouen a un nouveau directeur : Nicolas Occis  Normandie actu 28 janvier 2015

Nicolas Occis a été nommé directeur de Haropa-Port de Rouen. Il prend également la présidence tournante du groupement des ports de Paris, Le Havre et de Rouen. En poste au ministère de l’Écologie. Âgé de 39 ans, Nicolas Occis est polytechnicien et ingénieur en chef de eaux, des ponts et des forêts. Depuis 2012, il était adjoint au sous-directeur des ports et du transport fluvial de la direction générale des infrastructures, des transports et de la mer au ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. « À ce poste, il a notamment participé à la mise en œuvre de la stratégie nationale portuaire avec l’objectif d’améliorer la compétitivité des ports français », précise-t-on au port de Rouen.
Auparavant, il était passé par la DDE (Direction départementale de l’équipement) du Jura, et par le groupe Areva, notamment en Chine, où il a participé à la mise en œuvre  de deux projets de centrales nucléaires.

camarades ! vous cassez pas l'os du pénis*, ni l'os du cul : Poil n'est qu'Occis

* voir la fracture du pénis dans faut rigoler... 25 janvier en bas

ayant connu de l'intérieur les mœurs du ministère du BTP, de la mer et du développement durable réunis, j'ai pu observé les carrières en pantoufles des conseillers du Prince national globalisé. De la rumeur chinoise (les jaunes, tous des menteurs) aux échanges bien compris entre amis des amis de la China-France, on ne doute pas que l'expérience chinoise de cet occis sera des plus profitables. Je n'ai pas vérifié si Valls l'avait emporté dans ses bagages, ce qui correspondrait au choix de cette nomination, qui passe par l'approbation du Conseil des ministres. C'est en tout cas l'usage constaté des compétences acquises à la Direction des Affaires économiques et Internationales, où j'ai vu s'activer les porteurs de valises dans les visites de haut niveau à l'étranger

7 janvier 2015

L'histoire du coton, ou le rôle central de l'esclavage dans la montée du capitalisme Slate 4 janvier

L'histoire des champs de coton met à mal nombre des mythes les plus courants de la doctrine économique, et permet de comprendre le capitalisme.
[...]
Le rôle central de l'esclavage
La vérité, c’est que personne ne sait ce qu’est l'«histoire du capitalisme», tout simplement parce que cette histoire est en train d’être écrite. Il n’en reste pas moins qu'Empire of Cotton: A Global History, le nouvel ouvrage remarquable –et troublant– de Sven Beckert, nous permet d’entrevoir à quoi elle pourrait ressembler.

Beckert est catégorique: selon lui, nombre des mythes qui circulent au sujet du capitalisme (fonctionnement optimal lorsque l'Etat est minimal, sa rupture nette avec l’esclavage) sont faux –et ils l’ont été durant l’ensemble de son demi-millénaire d’histoire. Selon Beckert, l’esclavage a joué un rôle central dans la montée du capitalisme –tout comme l'Etat! Le gouvernement a joué les gendarmes, a construit les routes, a mis en place des droits de douanes, et a régulé les marchés qui ont fait –et continuent de faire– prospérer le capitalisme.

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[...]
Aujourd'hui, l'essentiel de notre coton provient encore d'Inde, sans oublier l'Ouzbékistan, le Sénégal, le Pakistan, la Chine et d'autres pays en développement. La Chine est devenue l'usine du monde, et transforme tout ce coton brut en t-shirt, en shorts et en jeans –peut-être portez-vous l'un de ces innombrables vêtements en lisant ces lignes. Beckert ne s'étend pas sur les causes de cette nouvelle tendance, ce qui est compréhensible –difficile de consacrer une large place aux quarante dernières années dans un ouvrage retraçant un demi-millénaire d'histoire. Il explique néanmoins que la Chine communiste adopte peu ou prou la même stratégie que l'Europe et les Etats-Unis du XIXe siècle. Au nom de la richesse nationale, Pékin a colonisé de vastes régions et exploité des millions d'ouvriers –avec une efficacité plus impitoyable encore.

Si l'Occident joue toujours un rôle dans cette histoire, c'est au travers de la puissance d'entreprises telles que Gap, Adidas ou Walmart, des entreprises qui vendent des produits finis en coton aux consommateurs du monde entier. La différence, selon Beckert, tient au fait que ces firmes «se sont émancipées de l'Etat». Elles dépendent très peu de leurs pays d'origine, et traitent directement avec les pays en développement qui produisent nos produits manufacturés.

5 décembre 2014

le capital c'est coton

The Fabric of Our Lives: The brutal history of cotton debunks many of the most popular myths about capitalism Slate Magazine 2 décembre

« Slavery was not a hidebound institution that capitalism destroyed, but an integral one that made capitalism possible »

éléments pour une 'critique de l'économie politique' extraits

The epic story of the rise and fall of the empire of cotton, its centrality to the world economy, and its making and remaking of global capitalism.
 
Cotton is so ubiquitous as to be almost invisible, yet understanding its history is key to understanding the origins of modern capitalism. Sven Beckert’s rich, fascinating book tells the story of how, in a remarkably brief period, European entrepreneurs and powerful statesmen recast the world’s most significant manufacturing industry, combining imperial expansion and slave labor with new machines and wage workers to change the world. Here is the story of how, beginning well before the advent of machine production in the 1780s, these men captured ancient trades and skills in Asia, and combined them with the expropriation of lands in the Americas and the enslavement of African workers to crucially reshape the disparate realms of cotton that had existed for millennia, and how industrial capitalism gave birth to an empire, and how this force transformed the world.

The empire of cotton was, from the beginning, a fulcrum of constant global struggle between slaves and planters, merchants and statesmen, workers and factory owners. Beckert makes clear how these forces ushered in the world of modern capitalism, including the vast wealth and disturbing inequalities that are with us today. The result is a book as unsettling as it is enlightening: a book that brilliantly weaves together the story of cotton with how the present global world came to exist.

If there’s a role the West still plays in the cotton story, it’s in the power of new corporations like Gap, Adidas, and Walmart, which sell finished cotton goods to consumers around the globe. What’s different now is that these corporations have been, as Beckert puts it, “emancipated from the state.” They are far less reliant on their home countries, dealing directly with the developing nations that produce our cotton goods.

Cotton PickersImages

éléments pour une 'critique de l'économie politique' 1908

The cost to the cotton workers’ health is high: it is estimated that 1 million agricultural workers worldwide are admitted to hospital with pesticide poisoning each year. Cotton pickers (usually women) are also at risk, especially from reproductive disorders and exposure to chemicals when pregnant or breastfeeding, in turn passing the toxins on to their children. Cotton workers are continually at risk from a range of cancers and other life-threatening health conditions.

éléments pour une 'critique de l'économie politique' Uzbekistan   éléments pour une 'critique de l'économie politique' USA

H&M comes under pressure to act on child-labour cotton The Guardian 201      USA Children fair game for agribusiness 

Anti-slavery charity lobbies high street stores over links with clothing suppliers who buy from Uzbekistan

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Did You Know… Textile & Cotton Workers Face Dangers of Brown Lung Disease? KansasCity Missouri The Legal Examiner 2011

(le jazz aussi était coton)

éléments pour une 'critique de l'économie politique' 1936 éléments pour une 'critique de l'économie politique' 

McKinney's Cotton Pickers were an African American jazz band founded in Detroit in 1926 by William McKinney, who expanded his Synco Septet to ten pieces. Cuba Austin took over for McKinney early on drums. Between 1927 and 1931, they were one of the most popular African-American bands. Many of their records for Victor were bestsellers.

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Cherry 1928 / It's Tight Like That 1928 / Peggy 1929 / Baby Won't You Please Come Home 1930 / Blues Sure Have Got Me 1930

30 novembre

restructuration du capital depuis 40 ans, une lecture dans la continuité de l'Ecole de Francfort

Du temps acheté. La crise sans cesse ajournée du capitalisme démocratique Wolfgang Streeck 2013 traduction 2014

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Sociologue de l'économie, Wolfgang Streeck analyse la crise financière et fiscale de 2008 non pas comme un événement singulier, mais comme une séquence de l'évolution du capitalisme depuis 1945.

Plus particulièrement de ce que l'auteur appelle le "capitalisme démocratique" – ce régime économique qui, jusqu'aux années 1970, achetait l'adhésion des populations occidentales grâce à la promesse d'un constant progrès de leur condition sociale et par les possibilités d'emprunt et de crédit. Il fallait gagner du temps sur la crise éventuellement à venir. Dès les années 1980, suite à la résistance à l'impôt des producteurs de richesses financières et à leur lutte pour les allègements fiscaux, un nouveau régime se met en place, marqué par l'inflation et les déficits budgétaires nationaux. Le financement de la dette publique passe à des institutions privées qui exigent en retour la consolidation par la dérégulation des marchés financiers, puis la compensation de leur faillite par les États. Plus que jamais, l'économie ne relève pas d'une gestion technicienne, mais d'une instabilité constante dans les rapports de force entre producteurs de biens et producteurs de profits : aujourd'hui les marchés entendent s'internationaliser sans plus rencontrer d'obstacles politiques du fait des Parlements nationaux ni de leur législation.

La globalisation est un leurre qui masque la réalité : à l'État fiscal classique a succédé dans les années 1970 l'État débiteur, qui entendit, par les emprunts publics et les crédits privés, désamorcer les antagonismes sociaux et maintenir une forme de croissance. Aujourd'hui, nous vivons dans l'État de consolidation – celui qui fait payer aux citoyens le service de la dette par des réformes de structure visant à se délester de ses fonctions régaliennes et de certaines missions de service public au profit d'institutions hors de portée des représentations démocratiques nationales : l'euro et la Banque centrale européenne en sont deux exemples avérés

extraits de l'introduction

entretien avec l'auteur France Culture 29 novembre

Streek n'inscrit pas son propos dans une perspective communiste. Il affirme que « les institutions nationales et d'autres encore ont le mérite d'exister [et que] sans elles le projet d'une économie politique démocratique en Europe [...] serait depuis longtemps mort et enterré. » Toujours est-il qu'on retrouve dans son livre l'idée, formulée par Saskia Sassen, de dénationalisation de certaines fonctions de l'Etat, replacée dans une analyse de l'évolution du capitalisme depuis les années 70

6 octobre 2014

tous capitalistes !?

« La propriété personnelle, fruit du travail et du mérite ! Veut-on parler de cette forme de propriété antérieure à la propriété bourgeoise qu'est la propriété du petit bourgeois du petit paysan ? Nous n'avons que faire de l'abolir, le progrès de l'industrie l'a abolie et continue à l'abolir chaque jour Marx &Engels Le Manifeste 1847

Jeremy Rifkin : « La troisième révolution industrielle a commencé » Le Monde 23 septembre

L'économiste américain Jeremy Rifkin soutient la thèse que la révolution numérique actuelle pourrait marquer l'avènement d'un nouveau mode d'organisation fondé sur l'économie sociale.

Vous annoncez que le capitalisme va disparaître d'ici cinquante ans. Comment ?

Je pense plutôt qu'il va se transformer. Nous assistons à une troisième révolution industrielle qui marquera l'émergence d'un nouveau modèle économique, fondé sur le partage et les communautés collaboratives. Car les nouvelles technologies permettent de réduire drastiquement le coût marginal de production, c'est-à-dire le coût de production d'une unité supplémentaire. C'est un bouleversement majeur qui affecte déjà certaines industries. Prenez celle des loisirs : aujourd'hui, on peut accéder à une infinie variété de musiques et de vidéos en ligne, ce qui a provoqué l'effondrement de l'industrie musicale telle qu'elle fonctionnait jusque dans les années 1990. La presse, l'édition et l'éducation connaissent les mêmes mutations, et c'est le cas avec les transports, avec l'émergence de services comme Uber ou Autolib.

Cette révolution peut-elle toucher également la production de biens?

Oui. Avec les imprimantes 3D, il sera possible de produire chez soi, ou à l'échelle de petites communautés, des objets qu'il fallait autrefois acheter. Les grandes usines centralisées céderont la place à des unités de production locales. Les enfants fabriqueront leurs jouets dans leurs écoles ! Même chose pour l'énergie. Avec des immeubles équipés de panneaux solaires...

la restructuration sans fin du capitalisme, selon la formule non de poètes disparus, mais de camarades en éclipse, tient de facteurs croisés que produit la concurrence pour enrayer la baisse tendancielle du taux de profit, en stimulant les progrès techniques, comme l'a montré Marx concernant le 19ème siècle. Nous sommes confrontés ici à une nouvelle phase qui tend à capitaliser les individus en tant que producteurs auto-exploités, comme une privatisation de la sphère privée. À chacun sa petite usine égo-gérée à la maison, son petit profit, son petit rêve, quoi...

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3 juillet

« un circuit de la finance utile...»

Les rencontres économiques d'Aix-en-Provence axées sur l'investissement L'Union L'Ardennais 2 juillet

Rendez-vous désormais incontournable du monde de l'économie, les Rencontres d'Aix-en-Provence, qui s'ouvrent vendredi autour de 200 économistes renommés, hommes et femmes politiques, patrons de grandes entreprises du monde entier, se concentreront cette année sur la question du ralentissement de l'investissement.
"La relance de l'investissement est aujourd'hui indispensable et doit être au cœur de la démarche de tous les acteurs", affichent d'emblée les organisateurs de cette 14e édition, qui se tiendra de vendredi à dimanche.
"L'économie mondiale va ralentir et l'investissement n'est pas au rendez-vous. Les formes réelles de la croissance, telle qu'elle apparaît aujourd'hui, sont en dehors du mécanisme d'investissement", a déclaré à l'AFP le président du Cercle des économistes, Jean-Hervé Lorenzi, qui organise les rencontres.
"L'argent tourne sur lui-même. Nous sommes dans une logique où une assez large partie de la circulation de produits financiers est faite pour elle-même", déplore-t-il. "Il faut absolument créer un circuit de la finance utile réguler la partie qui peut l'être, celle qui finance l'économie réelle. Elle représente peut-être 20% de la finance, mais c'est celle qui m'intéresse", ajoute-t-il.
Le Cercle des économistes est composé de 30 membres, tous des universitaires qui ont exercé ou qui exercent des fonctions privées ou publiques.[...]

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23 juin

serfs vils et sale air de la crise

« Athènes eut vingt serfs pour un citoyen ; la disproportion fut encore plus grande à Rome devenue la maîtresse du monde » [Raynal, Hist. phil. XI, 24] Littré

on se souvient de grèves ouvrières récentes provoquées par des retards de salaires en Chine, en Bosnie, en Tunisie...

en 2014, au sein de l'UE, le travailleur grec a de facto le statut d'un serf du Moyen-Âge' Express.be 18 juin

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d'après KeepTalkingGreece et selon une étude de l’Institut du travail de la Confédération des syndicats du Travail (GSEE), les travailleurs grecs vivent dans des conditions choquantes et leur situation peut être comparée à celle des serfs au Moyen Age

- Les travailleurs perçoivent leurs salaires avec un retard de 3 à 12 mois.
- Les travailleurs ne perçoivent qu’un tiers de leur salaire, le reste est payé en nature, par exemple avec un séjour gratuit dans un hôtel, de la nourriture gratuite ou des bons aliments et d’autres produits dans les supermarchés.
- Le paiement des 13ème et 14ème mois de salaire, rendus obligatoires par la législation grecque, et traditionnellement versés à Noël et Pâques, n’est plus assuré totalement. En compensation, les salariés obtiennent de la nourriture et / ou des bons pour le carburant. Les employeurs les forcent à signer un reçu attestant qu’ils ont perçu l’intégralité de leurs primes. La GSEE estime qu’un million de travailleurs seraient concernés.
- Les travailleurs de moins de 25 ans ne sont plus embauchés que dans le cadre de contrats mensuels à temps partiel. Ils travaillent 4 heures par jour pour un salaire de 180 euros par mois, ce qui correspond à un salaire de 7,20 euros par jour soit un taux horaire de 1,72 euro. La loi impose un salaire mensuel brut minimum de 480 euros pour un plein temps pour les moins de 25 ans.
- Les statistiques concernant les 423 174 emplois à pourvoir pour les mois de janvier-avril 2014 montrent que 140 527 d’entre eux étaient des emplois à temps partiel, et 50 264 des emplois de rotation, soit presque autant combinés que le nombre des emplois à plein temps (232 383).

« Il est dérangeant qu’alors qu’en 2011 et 2012, les Grecs avaient fait un pas en arrière vers une société à la Dickens, en 2013 et 2014, ils ont effectué un grand bond en arrière, vers le Moyen Age », commente le blog KeepTalkingGreece.

Salaires : un retard de paiement met le feu aux poudres L'Union L'Ardennais 20 juin

Charleville-Mézières - Les salariés du centre social de Manchester n’ont pas reçu le public jeudi. Ils sont en colère pour diverses raisons, notamment l’annonce d’un retard de paiement du salaire de juin. « On cherche à nous endormir, comme d’habitude. Si on n’avait pas bougé, ils n’auraient rien fait. Nous, on continue notre mouvement de colère.  »

Salaires en retard dans la bande de Gaza euro news 5 juin

Les fonctionnaires employés par le Hamas dans la bande de Gaza sont en colère. Ils n’ont pas pu retirer leurs salaires, et les banques ont été fermées. Depuis que l’Egypte a bloqué les tunnels de contrebande à la frontière, le gouvernement du Hamas faisait face à une crise de liquidités depuis plusieurs semaines, et était dans l’impossibilité de les payer. Le gouvernement d’union nationale formé, ces fonctionnaires espéraient bien que la situation changerait.

“La banque a été fermée aujourd’hui et comme vous pouvez le constater, la police et les forces de sécurité dans la bande de Gaza empêchent les banques d’ouvrir leurs portes et les gens de pouvoir retirer leurs salaires.”

“Les banques sont fermées, et même si les salaires sont arrivés, elles refusent de nous les donner. Nous leur avons demandé pourquoi? Nous voulons nos salaires. Ils ont dit que l’accord était intervenu seulement hier et qu’on serait payé le mois prochain.”

Le gouvernement d’union nationale est entré en fonction lundi, et rien n’est pas encore en place. Depuis 2007, 70 000 fonctionnaires de la bande de Gaza ont continué à être payés par l’Autorité palestinienne et 40 000 environ par le Hamas.

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en relation Les voyants de l'activité en France sont de plus en plus rouges L'Express/Expansion.com avec AFP 23 juin

Extrait « L'industrie en berne
Dans le détail, c'est notamment le secteur industriel qui tire l'économie vers le bas. L'indice d'activité établi par Markit pour l'industrie manufacturière en France s'est ainsi replié en juin à 47,8 points contre 49,6 points en mai, au plus bas depuis six mois. "La baisse des nouvelles commandes s'accélère pour les industriels", souligne Markit, qui juge cette tendance "d'autant plus préoccupante" qu'elle touche aussi bien la demande intérieure que les exportations.»

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4 mai

Thomas Piketty, star du Capital, accouche d'une souris

dans éléments pour 'une critique de l'économie politique'

je ne reviens pas sur le succès américain de l'expert français : voir les actualités

éléments pour une 'critique de l'économie politique'

4 critiques

- Le capital au XXIe siècle. Richesse des données, pauvreté de la théorie, Michel Husson Contretemps 10 février

« Piketty mélange de manière incohérente deux définitions du capital, comme « facteur de production » et comme ensemble de « droits de tirage » sur le revenu.»

- Un grand absent : les conflits de distribution autour du rapport salarial / La théorisation en retard par rapport à la richesse des observations Robert Boyer Revue de la régulation

« Cet oubli du rapport salarial livre une théorie particulière de la distribution du revenu et des inégalités. En effet, l’analyse combine deux dimensions, dont aucune n’inclut le rapport de domination propre à l’organisation de la production dans une économie capitaliste.
La première césure oppose le groupe social qui vit de la mise en œuvre du capital ou de son patrimoine à celui qui tire son revenu d’une activité professionnelle, essentiellement en tant que salarié ; il est postulé une capacité propre du capital à imposer une rémunération de long terme, indépendamment du succès de l’activité productive. C’est pour Piketty la source majeure des inégalités puisqu’au fil du temps, les patrimoines s’accroissent plus rapidement que les revenus d’activité : il s’agit d’une opposition entre stock et flux.
La seconde dimension opère au sein de chacun de ces deux groupes. D’un côté, comme le rendement du capital tend à croître avec la taille du patrimoine, les 1 % plus riches accumulent plus rapidement que les 10 % plus riches : c’est ce que l’auteur appelle les luttes inter-déciles qui culminent dans la période contemporaine avec l’explosion du patrimoine des super-riches qui représentent les 1/1000e, voire 1/10000e de la population. D’un autre côté, au sein des actifs, la période contemporaine a vu apparaître la catégorie des super-cadres dont le revenu décolle par rapport au reste des salariés. Enfin aux États-Unis, certains individus cumulent les deux sources de revenu, ce qui exacerbe l’explosion des inégalités.
Pour Thomas Piketty, les luttes de classement semblent l’emporter sur le traditionnel affrontement capital/travail, c’est-à-dire la lutte de classe au sens marxiste strict

- Le manifeste inégalitaire de Thomas Piketty Geoffroy de la Gannerie Mediapart octobre 2013

« Tout l’ouvrage de Piketty est construit sur ce  mythe conservateur qui fonde les démocraties libérales : à la figure du rentier et à la logique de l’accumulation et de l’héritage, il oppose ce que serait, à ses yeux, la société qu’il faudrait préserver : une méritocratie où l’accès aux positions sociales s’acquerrait par les études, le mérite et le travail, dans le cadre d’une compétition fondée sur le principe d’égalité des chances. Dans cette vision, il n’est jamais question de domination sociale et culturelle, de violence, de relégation, d’exploitation, d’oppression, d’aliénation au travail,  de classes, de luttes,  etc. Tout ce vocabulaire est absent de son livre. Toutes ces réalités sont ici déniées, occultées, évacuées. On ne s’étonnera donc pas que ce livre soit publié dans la collection de Pierre Rosanvallon et que l’un des rares auteurs discutés soit François Furet. Il poursuit fidèlement la tâche que se sont fixés ces deux auteurs de la République du centre : annuler la théorie des classes sociales et la problématique des dominations comme constitutives de toute pensée de gauche.

Derrière lui, se cache non pas une contribution à la pensée de gauche et à la théorie critique mais bien plutôt une régression théorique inscrit dans une ligne politique conservatrice.

Malgré ce que le titre essaye de nous faire croire, on comprend que Thomas Piketty  est plus proche de l’esprit d’Adam Smith que de celui de Karl Marx, de Raymond Aron que des mouvements sociaux et des combats pour l’émancipation.»

- « The Economist » donne à sa manière raison à Marx Marc Bonhomme Europe Solidaire 19 janvier 2014
La croissance de l’inégalité est inhérente au capitalisme / Retour sur les bases de l’économie politique marxiste à l’âge de la grande crise du capitalisme néolibéral.

« Que ce soit pour The Economist ou pour le Forum économique de Davos ou pour l’élite politique étasunienne, le mouvement Occupy/Indignés a mis à l’ordre du jour du débat public mondial l’enjeu des inégalités (et du chômage de la jeunesse) comme « menaces sur la stabilité du monde ». The Economist, revue de la City, pourrait être qualifiée d’hebdomadaire porte-étendard du capitalisme mondial tellement Londres apparaît comme la plaque tournante de la finance mondiale, à défaut d’en être la tête, en étant le point de convergence des places financières de l’Amérique du Nord et de l’Union européenne et en gardant des liens historiques avec celles de Hongkong et de Singapour, sans compter ses liens avec les innombrables paradis fiscaux d’origine britannique. L’air de rien, par des voies détournées, le premier numéro de l’année 2014 lève le chapeau à Karl Marx à qui il donne raison quant à la propension du capitalisme à s’accaparer une portion sans cesse croissante du revenu mondial — pour l’exprimer en termes marxistes, la plus-value s’empare d’une fraction de plus en plus grande de la valeur — pour contrecarrer, avec succès, la baisse tendancielle du taux de profit.

Le plat de résistance nous est mis sous le nez par le chroniqueur économique (voir ci-après « Tous les hommes sont créés inégaux »). Il est rare que The Economist fasse l’apologie, sur toute une page, d’un livre non encore disponible en anglais et encore plus rare que ce livre soit progressiste dans le sens qu’il critique les fondements mêmes du capitalisme eu égard à la distribution de la richesse et des revenus. Certes, comme le fait remarquer l’anticapitaliste François Chesnais, dans une critique du même livre, « Piketty [a lu le Capital] essentiellement sous l’angle des rapports de distribution ou de répartition du revenu.

Pour reprendre une distinction importante de Marx, il s’intéresse au capital comme capital-propriété et non comme capital-fonction. », ce qui, en conclusion de son livre, transforme sa critique factuelle radicale en timide réformisme apeuré des réactions du capital financier. La montagne accouche d’une souris.»

autres critiques

For Fun et autres gens pressés

How to Write a Marxist Critique of Thomas Piketty Without Actually Reading the Book Zachary Levenson Jacobin 5 février 2014

- Capital in the Twenty-First Century is a long book, and you just don’t have time in your busy schedule to finish it and formulate a materialist critique. We’ve got you covered.
- Be sure to emphasize that Piketty‘s conception of capital differs radically from Marx’s.
- Note that his model is fundamentally at odds with the tendency for the rate of profit to fall.
- Point out that his solution is openly reformist, and besides, would require worker militancy on a scale not witnessed in nearly a century.
- Something something law of value something.
- Okay, inequality. But then point out that he doesn’t explain it!
- Mention in an aside his affiliation to Ségolène Royale and the PS.

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- Feign astonishment that people care now given that he simply codifies empirically what we already knew.
- Lament his conflation of finance and industrial capitals.
- Claim that you are going to buy it, though, as “the data will be useful.”

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19 mars 2014

La crise de la dette est devant nous Le Point 20 mars La dette globale en temps réel

La dette mondiale a franchi la barre des 100 000 milliards de dollars. Un niveau explosif. Encore ce montant n'intègre-t-il que les dettes obligataires cotées, c'est-à-dire celles contractées par les États et les entreprises, mais il ne comprend pas la dette des ménages, dont l'encours est estimé à environ 40 000 milliards de dollars.

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Un rapide calcul fournit cette statistique renversante : la dette globale de tous les États de la planète représente plus de 6 000 dollars par habitant. Pis, la dette publique mondiale continue d'augmenter à toute allure : d'environ 300 000 dollars chaque seconde, d'après l'angoissante et fascinante horloge de la dette élaborée par The Economist

12 mars

économie politique et complexité dans éléments pour 'une critique de l'économie politique' / luttes 'théorisantes'

L’état de crise permanent. Explication à travers le monde du vivant Alain Désert AgoraVox 28 février 2014

 Complexité Patricio 

double problème a priori : un modèle théorique sans critique de l'économie politique, une analogie entre deux systèmes déconnectés, soit une approche formaliste, mais néanmoins d'un grand intérêt, comme je l'ai suggéré dans ma critique de la dialectique structurale de Roland Simon, avec un jeu limité de deux contradictions. On retrouve aussi les notions de "niveaux" d'organisation, évoquant les "niveaux de généralités" que perçoit [trou désolé] dans les analyses de Marx. Également les notions de chaos, émergence... « La complexité est antinomique avec la causalité linéaire et le déterminisme ; elle est le siège de phénomènes souvent imprévisibles, non-linéaires, chaotiques, et c’est bien par rapport à ces caractéristiques, aux propriétés émergentes qui en découlent...»

s'engager dans un syncrétisme avec la dialectique marxienne paraît risqué sauf à tout reconstruire historiquement et dialectiquement dans la 'complexité'. S'ouvrirait alors un gouffre devant la possibilité d'une théorie susceptible d'articuler mouvement du capital et luttes sociales ou autres, dont l'auteur ne parle pas. Il prend néanmoins quelques précautions et prévient que cet article n'est pas une critique de la mondialisation, «un autre problème»

il n'en demeure pas moins que cela nous alerte sur l'utilisation de modèles par trop conceptualisés, et datant d'un autre temps du capitalisme, pour notre compréhension même du monde actuel. Celle-ci peine à décrocher de constats sociologiques, en eux-mêmes sans apports dynamiques concernant les luttes dans leur ensemble au sein de la globalisation capitaliste, en quoi l'apport théorique est nécessaire dans une approche critique est nécessaire. Mais cette complexité croissante est une raison pour laquelle ceux qui un besoin irrépressible de saisir la totalité préfèreront se rassurer en s'accrochant à leur modèlisation, même s'ils en sentent les limites. Alors, théoriciens marxistes, bon courage !

quoi qu'il en soit, je suis de moins en moins persuadé que cela soit indispensable, d'abord du fait même de l'imprévisibilité de la crise et des luttes à venir sauf dans les grandes lignes, de tout ce que nous savons déjà d'essentiel sur le capital, ensuite parce que cela ne peut pas servir de guide aux luttes dont les motivations multiples sont non programmables, et tenant à des conjonctures justement fort complexes à déchiffrer, sauf après... quand il est trop tard du point de vue des luttes

du point de vue stratégique global ou tactique local, les qualités requises ne sont pas celles de l'analyse de l'économie politique, mais du sens politique de la situation dans sa complexité du moment, la conjoncture si on veut lui donner un nom qui en lui-même ne sert à rien

découverte et extraits

Pourquoi les crises économiques risquent-elles de devenir permanentes ? Pour essayer d’y voir clair, il faut imaginer et bien comprendre ce qu’est devenu le monde économique dans sa globalité. Depuis quelques décennies, le monde s’est complexifié à une allure très rapide, avec par exemple l’apparition des pays émergents qui jouent à présent un rôle clé dans un processus continu de mondialisation ainsi que dans le maintien des grands équilibres macroéconomiques à échelle planétaire (échanges des biens et services, circulation des capitaux, cours des monnaies, réserves de change, politiques monétaires, géopolitique) ; les sociétés sont donc devenues de plus en plus structurées, imbriquées, interdépendantes, multipliant les relations entre leurs diverses composantes.

La complexité ne peut se comprendre sans faire appel à la notion de niveau d’organisation, et c’est cette notion que je vais mettre en évidence dans cet article, associée aux problématiques de régulation, et à travers elles avec l’appui de l’exemplarité du monde vivant (au sens des équilibres biologiques), expliquer pourquoi les instabilités économiques au niveau mondial risquent de perdurer.

Il n’est donc plus à démontrer que le monde est devenu complexe, justement parce que la complexité se définit (entre autres) par le nombre d’éléments qui composent un système, le nombre de relations qui les relient, le nombre de niveaux d’organisation, le nombre d’interactions et de boucles de rétroaction qui opèrent. La structure du système économique planétaire (avec ses frontières, pays, régions, zones monétaires, réseaux de communications, flux, ressources, niveaux d’organisation, organes de contrôle et de régulation, etc.) et ses dynamiques sont des points clés dans l’appréhension et la compréhension de cette complexité.

[...]

En préalable à cette réflexion, il est nécessaire d’aborder succinctement ce qu’est un système de régulation, à travers deux chainons essentiels que sont les effecteurs et les servomécanismes, des appareils ou des systèmes que l’on rencontre partout dans le monde du vivant, le monde sociétal ou économique qui nous environnent. Ils sont en nous, tout autour de nous et pourtant jamais les analystes économiques, les politiciens, évoquent ces notions pourtant essentielles pour comprendre les phénomènes d’équilibre ou de déséquilibre, d’ordre ou de désordre, de croissance, de récession, de flux ce capitaux, de krach boursier, de dérive, d’explosion, d’implosion, de point de rupture, de point de bifurcation, etc.

Niveaux d’organisation du monde productif

Ces notions de niveaux sont essentielles pour comprendre le fonctionnement de l’économie à quelque échelon que ce soit, car un système économique est composé de nombreux systèmes imbriqués à l’image du corps humain, fonctionnant à la fois d’une manière quasi-autonome mais également sous l’influence ou sous la direction de commandes ou consignes extérieures provenant d’un niveau d’organisation englobant. En économie, tous les composants sous ouverts au sens thermodynamique (échanges de matière et énergie) et sur le plan informationnel (échange d’informations). Et c’est cette ouverture, ces relations nombreuses avec l’environnement, ces échanges, qui permettent par exemple à une entreprise de fonctionner, de conserver ou faire évoluer ses structures. On retrouve encore les mêmes notions que pour un organisme vivant (flux de matières, énergie, informations, contribuant à l’équilibre et à l’évolution de l’individu d’une espèce).

Pour décrire la structure du monde productif à l’échelle mondiale, de la même façon que je suis parti de la molécule pour arriver à l’organisme tout entier, je partirai de l’individu pour arriver au monde dans sa globalité.

[...]

Chaque niveau d’organisation dans le monde productif, à l’image de l’être vivant, est capable de se réguler, mais reçoit aussi des consignes du niveau supérieur qui l’englobe en vue de changer ses états, ses niveaux d’équilibre, ses tendances, ses paramètres de fonctionnement (équivalent des paramètres physiologiques de l’organisme). En fait, ce que je viens d’affirmer n’est pas tout à fait exact dès qu’on dépasse le niveau ‘pays ou nation’, et c’est là que vont commencer les problèmes.

Quand on observe l’organisation du monde à l’échelle des états, on remarque qu’il s’est organisé par zones. La France est un élément de la zone euro et de l’ensemble européen. Chaque pays de ces zones (composants d’un système) est en relation avec tous les autres et participe à une dynamique d’ensemble. La zone euro est elle-même un sous-ensemble de l’union européenne, qui elle-même est un sous-ensemble de la zone géographique Europe, et qui elle-même est un sous-ensemble d’un monde encore plus vaste, la planète entière. La zone Europe est déjà un niveau supérieur d’organisation englobant des états, mais elle est devenue avec la mondialisation, un niveau englobé par un niveau supérieur ultime, le niveau mondial. Et pour le moment on s’arrête là, tant que nous n’aurons pas colonisé la Lune ou la planète Mars.

On retrouve donc des similitudes avec la structure en niveaux d’organisation que l’on observe dans le monde vivant.

Comparaisons entre l’économie et le vivant

De là, est-il possible de procéder à des analogies, entre le fonctionnement d’un organisme vivant et la société (productive ou non) dans son ensemble. Evidemment, ne nous égarons pas trop vite, il n’y a pas de comparaison possible sur le plan de la complexité, ni sur le plan de la finalité, mais on peut trouver facilement des analogies si on prend comme angle d’observation les phénomènes de régulation et de crises (apparition de maladies !). Sur le plan de la régulation, il y a déjà une différence essentielle : les systèmes de régulation de l’organisme sont basés sur des boucles de rétroaction en constance (rétroaction négative), c’est-à-dire visant le maintien d’un paramètre à une valeur donnée (cholestérol, glycémie, taux de calcium, nombre de globules rouges, etc..) ; quand aux systèmes économiques, les régulations se font souvent en tendance (croissance oblige !) avec parfois la mise en place ou le déclenchement (involontairement bien souvent) de boucles de rétroaction positive (effets d’emballement) qui conduisent à des instabilités grandissantes, voire des phénomènes de rupture.

[...]

Le manque de régulation (et d’entente) ou niveau européen et mondial, dans un monde devenu complexe, crée les instabilités, tout simplement parce qu’un système complexe, comme l’est le monde économique actuel, dans le cadre du maintien des grands équilibres ne peut s’affranchir de mécanismes efficaces de régulation. La complexité est antinomique avec la causalité linéaire et le déterminisme ; elle est le siège de phénomènes souvent imprévisibles, non-linéaires, chaotiques, et c’est bien par rapport à ces caractéristiques, aux propriétés émergentes qui en découlent, qu’une intelligence régulatrice, une nouvelle forme de gouvernance, à des niveaux d’organisation extra-étatiques (européen et mondial), devra voir le jour.

Alors, impossible cette régulation mondiale ? Si la réponse est oui, alors préparons-nous à vivre en état de crise permanente, comme une maladie devenue chronique.

éléments pour une 'critique de l'économie politique' Complexity Tim Haynes

5 février

Europe : consommation et endettement des ménages

éléments pour une 'critique de l'économie politique' la tendance au retard des statistiques Philippe Waechter blog natixis 29 janvier

Le premier graphique le profil de la demande interne au sein de plusieurs pays de la zone Euro. On observe bien la rupture à partir de 2011 au sein des pays ayant mis en œuvre des politiques d’austérité. Mais pour eux le mécanisme de dévaluation interne avait déjà commencé à peser sur la demande interne. Cela concerne l’Irlande, le Portugal, l’Italie, les Pays-Bas et l’Espagne. En Allemagne, la demande interne est dans le prolongement de la trajectoire d’avant crise, elle n’est cependant pas suffisamment forte pour compenser les ajustements au sein des autres pays. En France, la demande interne s’est stabilisée en grande partie grâce aux dépenses publiques.

 recul inquiétant de la consommation dans la zone euro l'Usine Nouvelle 5 février

éléments pour une 'critique de l'économie politique' la tendance à la baisse de la légitimité du salaire

Le second graphique montre l’évolution des coûts salariaux par unité produite. J’ai pris ici des indicateurs hors inflation et comme période de référence, celle avant le début de la crise. Partout les coûts salariaux se replient et en tout cas progressent moins vite que l’inflation. Le mécanisme d’ajustement est le suivant: pour de nombreux pays la demande interne est déprimée et le taux de chômage élevé; faire redémarrer le marché intérieur devient alors  mission impossible. Un catalyseur est nécessaire pour créer une impulsion capable à terme d’entrainer l’ensemble de l’activité économique.

La stratégie est alors de réduire les coûts en pesant sur les salaires. Les pays de la zone Euro commerçant beaucoup entre eux, il y a une dynamique concurrentielle forte qui n’incite pas les entreprises à fixer les prix à la hausse. C’est ce mécanisme qui est important. En outre comme le mécanisme d’ajustement est long, on le voit sur le graphique des coûts, la pression sur le niveau des prix s’inscrit dans la durée. Dès lors, imaginer un retour rapide de l’inflation est dès lors illusoire. De plus en raison d’un taux de chômage très élevé, il n’y aura pas de pressions immédiates sur le marché du travail ni sur les salaires. L’inflation restera basse.

éléments pour une 'critique de l'économie politique' menace de déflation en zone Euro et endettement des ménages Pourtant aujourd’hui, l’analyse ne peut s’arrêter là. Dans de nombreux pays, les ménages même après 6 ans de crise sont encore fortement endettés. En cas de déflation, la valeur réelle de leur dette va augmenter et peser sur leurs capacités à dépenser. Dans les années 70 en France, le mécanisme était inverse. L’inflation très forte faisait que le montant de la dette diminuait dans le budget des ménages. L’indexation des salaires permettaient alors de rembourser en "monnaie de singe". Le salaire augmentait rapidement à un rythme proche de l’inflation. Mais comme la dette avait un valeur fixe en Franc, sa valeur hors inflation diminuait et n’était plus une contrainte pour les ménages endettés. Cela veut dire qu’il y a une fragilité des pays dont les ménages sont endettés et où le taux d’inflation est proche de 0% ou négatif.

2 février

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Bornéo - huile de palme : la défostation va se poursuivre WikiStrike novembre 2012

l'Indonésie pratiquement rasée, l'Afrique nouvelle frontière...

Le développement des plantations de palmiers à huile est à l’origine d’une déforestation massive en Indonésie et en Malaisie, les deux premiers producteurs mondiaux. Dès à présent, et après avoir favorisé l’essor des économies d’Asie du Sud-Est au prix de cette dévastation, le palmier à huile fait son grand retour en Afrique... L'huile de palme ivoirienne pénètre difficilement les principales zones d’importations que sont l’Europe, l’Inde et la Chine.

Dans les années 1920, c’est le Congo belge qui abritait la plus grande plantation, celle des frères Lever, qui ont donné leur nom à l’une des plus puissantes multinationales. Aujourd’hui, le palmier à huile revient donc en force en Afrique, d’où il provient, après avoir été implanté en Asie, avec les conséquences que l’on sait.

éléments pour une 'critique de l'économie politique'

Cette carte représente la couverture forestière de l’île de Bornéo, partagée en trois pays : la Malaisie, l’Indonésie et Brunei sur 743.000 km2

« Pour des raisons environnementales en effet, les grands producteurs asiatiques d’huile de palme ne peuvent plus étendre en toute liberté leurs plantations en Indonésie et en Malaisie, qui fournissent les quatre cinquièmes de la production mondiale. Or, la demande en huile de palme des pays du Sud, Chine et Inde en tête, qui consomment plus de 80 % de la production, est en forte progression. Et au Nord, les Etats-Unis et l’Europe accroissent quant à eux leur demande de 13 % chaque année depuis 2000.

L’industrie agro-alimentaire s’inscrit en tête de la demande avec 80 % de la consommation, suivie par l’industrie cosmétique, 19 %, et enfin les carburants, 1 %. La consommation d’un Européen est d’environ 60 kilos/an d’huile de palme, la consommation mondiale s’élevant à une vingtaine de kilos/an par personne.

Cette huile est aujourd’hui la plus consommée au monde (plus de 30 % du total des huiles végétales produites), devant l’huile de soja (24 %), de colza (12 %) et de tournesol (7 %). La production a été multipliée par deux tous les 10 ans depuis 30 ans pour atteindre près de 50 millions de tonnes cette année.

Et suite à la croissance démographique et au développement des agro-carburants dans le monde, on prévoit une augmentation de la demande en huile de 30 % d’ici 2020.[...]»

le capitalisme mondial contre les paysans africains, janvier 2006 Samir AMIN, Alternatives International

« En Afrique, les systèmes fonciers traditionnels étaient des systèmes de propriété collective dont la gestion était assurée par le pouvoir villageois. Le fonctionnement d’un tel système s’attachait à un équilibre écologique dû à une population rurale qui disposait de vastes terres pour l’exploitation desquelles jachères, pâturages, et coupes de bois étaient rationnelles. Jusqu’à l’arrivée du colonisateur, ces rapports ont été sauvegardés, notamment dans les couples démographie/terre, agricultures/ élevage.

Avec la colonisation, le capitalisme mondial a marginalisé les autorités villageoises dans la gestion communautaire du foncier et des ressources naturelles. La propriété collective a été vidée de son contenu. Le passage à la propriété individuelle s’est développé en parallèle à l’extension de nouvelles formes d’exploitation de cultures commerciales. Au Sénégal par exemple, la monoculture arachidière couvre toute la partie centrale et le nord-ouest et a fait de ce pays un grand exportateur de la denrée. Les paysans devant le marché. Or on observe aujourd’hui un appauvrissement des sols dans les terroirs du nord et du centre. Des cycles de sécheresse sont venus aggraver la désertification. C’est sous ce rapport qu’apparaît alors l’impact de la gestion foncière et du commerce international. Car contrairement aux paysans européens qui intègrent dans leurs prix agricoles les coûts d’entretien et de reproduction du sol leur appartenant, il est difficile pour le paysan africain de valoriser une terre qui ne lui appartient pas. Cependant dans l’idéologie du marché qui fait de l’offre et de la demande des critères absolus de rationalité, cette absence de rente foncière explique que le système capitaliste puisse diminuer les prix agricoles. Toujours de moins en moins rémunérateurs, ces prix au producteur ne permettent pas l’entretien du capital foncier.»

1er février

a new economic crisis? DW 31 janvier

éléments pour une 'critique de l'économie politique' "pire cette fois - le possible présage d'une nouvelle crise financière ?"

Nervous financial markets, ineffectual interest rate increases, emerging market currencies under massive pressure: All because the US Federal Reserve reversed its monetary policy - or is that really the explanation?

It was an intervention that Turkish Central Bank Governor Erdem Basci probably hoped would turn out better. After the drastic interest rate hike on Tuesday (28.01.2014), a sigh of relief rippled through markets, but the recovery in the financial markets was short-lived. Stock exchanges around the globe resumed their downhill trajectory, and many currencies - from the Brazilian real, to the Indian rupee and the Russian ruble - came under intense pressure.

A new Asian crisis? Parallels are being drawn to the Asian crisis, which hit several East Asian countries in 1997. Or could things be even worse this time - a possible harbinger of a new global financial crisis?

American not ton Blame... nous voilà rassurés !

chômage France 2003-2013 Le Figaro septembre 2013

éléments pour une 'critique de l'économie politique' autres courbes

31 janvier

immigration et travail en France, documents

immigration en France Wikipédia

Taux de chômage des immigrés selon l'origine géographique en 2010117
Origine géographique Taux de chômage (%)
Non immigrés 7
Immigrés 15
Union européenne 7
Hors Union européenne 19
Autres pays d'Europe 16
Algérie 22
Maroc 22
Tunisie 20
Autres pays d’Afrique 19
Turquie 25
Autres pays hors UE 11

l'emploi et les métiers des immigrés enquête 2012 Ministère de l'Intérieur PDF

Voir notamment la structure de l'emploi dans les ZUS (zones sensibles urbaines), à forte population 'issue de l'immigration'.

Voir tableau p.22 2008, Répartition des immigrés actifs ayant un emploi selon la catégorie socioprofessionnelle et le pays d'origine, en %. Pour 600.000 immigrés actifs du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie), 40 % sont ouvriers, 25 à 30% employé-e-s dont 10% en services aux particuliers. 70% des 280.000 autres Africain-e-s et 73% des 92.000 Turc-que-s sont ouvriers ou employé-e-s.

30 janvier

initial jobless claims jumped last week to near 350,000 Los Angeles Times, 30.01.14

"Beaucoup peuvent supporter le mauvais temps qui n'ont pas le goût pour la tempête" William Shakespeare

WASHINGTON - Le nombre de personnes pour la première fois au chômage s'est élevé brusquement à 348 000, chiffre révisé de la semaine précédente, 329 000, a déclaré le ministère du travail. Il reste à un niveau compatible avec la croissance du marché du travail.

Les économistes s'attendaient à environ 327 000 nouvelles demandes de sans emplois la semaine dernière. Le temps exceptionnellement froid dans une grande partie du pays pourraient avoir contribué à la hausse.

des autos et des hommes 

à Poissy, Peugeot supprime 684 postes « sans licenciement » Vidéo Le Figaro 30.01

éléments pour une 'critique de l'économie politique'

Le constructeur a annoncé l'arrêt d'une ligne de production dans son usine des Yvelines. A la suite de cette décision, 400 intérimaires vont partir.

« Certains salariés» seront reclassés sur l'autre équipe de la ligne 2 qui «continuera à produire des 208» et «un volant d'une centaine de personnes» bénéficiera de mesures seniors (congés seniors, contrat de génération) et de départs volontaires (mobilités groupe), entrant dans le cadre de la réorganisation du groupe. Toutefois, le groupe précise que près de «400 intérimaires vont partir», sur les 880 présents, à la fin de leur contrat d'ici à mars. «Il y a une nécessité d'adaptation de l'outil industriel et d'organisation de la production au regard des prévisions pour 2014 qui restent relativement basses», a justifié le porte-parole en rappelant «la baisse des ventes du groupe de 7,3% en 2013» et «un contexte de marché européen qui a touché son plus bas historique». Plus inquiétant encore, cette décision en cacherait d'autres puisque, comme l'annonçait Le Figaro novembre dernier, le groupe automobile envisage de mettre à l'arrêt complètement toute la ligne de production.

l'ère des géants s’annonce dans l’industrie automobile La Croix 29.01.14

Toyota pour y parvenir, possède 50 sites de production dans une trentaine de pays qui emploient 325.000 salariés. Mais 40 % de la production est tout de même réalisée sur le sol japonais.

Ces chiffres annoncent l’émergence d’une poignée de groupes automobiles géants [Toyota, GM, Volgswagen], très internationalisés, qui représente le futur de cette industrie. Les ventes mondiales de voitures ont été de 82 millions en 2013. Elles devraient atteindre 100 millions en 2017. Dans ce futur paysage, seuls les plus gros seront en mesure de subsister en conservant un modèle de généralistes. C’est pourquoi l’ensemble du secteur est lancé dans une course à la croissance, dans une concurrence de plus en plus vive pour conquérir des parts de marché.

Seule la taille permet à ces groupes de faire des économies d’échelle, et donc de diminuer les coûts de développement d’un nouveau modèle. Et pour grandir, ils ont l’obligation de s’internationaliser, mettant le cap sur les pays émergeant. Renault, par exemple, commence à peine à arriver en Chine et n’est pas vendu aux États-Unis. C’est une fragilité que le Français a tenté de compenser en s’alliant avec Nissan. En revanche, le français est bien implanté au Brésil et en Russie. Et il s’efforce de conquérir une place importante en Inde.

PSA tente de réagir en se développant rapidement en Chine. Mais le groupe reste fragilisé par sa relative petite taille et son isollement.

automobile : : Toyota et Renault-Nissan battent des records Le Monde 29.01.14

Le constructeur d'automobiles japonais Nissan a annoncé, mercredi 29 janvier,avoir écoulé 5,1 millions de véhicules en 2013 (+ 3,3 % sur un an), ce qui permet à son alliance avec le français Renault d'établir un nouveau record autour de 8,3 millions d'unités vendues en un an (+ 2 %). Ce résultat maintient le groupe à la quatrième place mondiale des principaux constructeurs, derrière Toyota, General Motors et Volkswagen.

les alliances de constructeurs dans le monde, infographie Le Monde 17.01

éléments pour une 'critique de l'économie politique'

la production automobile française au plus bas depuis 1996-97 Challenges 29.01.14

1,45 million de voitures et de véhicules utilitaires légers sont sortis l'an dernier des usines françaises de PSA Peugeot Citroën et de Renault, soit 12,2% de moins qu'en 2012.

La France, qui occupait traditionnellement en Europe la deuxième marche du podium derrière l'Allemagne, a aussi rétrogradé derrière l'Espagne et est talonnée par la Grande-Bretagne.[...]

Fermeture du site d'Aulnay : PSA Peugeot-Citroën a subi une chute plus forte que Renault : elle a atteint 15,7% contre 5% pour la marque au losange sur l'année. "La fermeture d'Aulnay compte pour les deux-tiers de la baisse de la production chez PSA" [...]. La production du site de Rennes, touché par un plan de restructuration plus large des activités du groupe, a reculé d'un tiers, celle de Sochaux a reculé de 9%, tandis qu'elle est stable ou en légère hausse à Poissy et Mulhouse [...] Les usines de Renault n'ont pas non plus connu les mêmes cadences: celles de Flins et de Dieppe ont été dopées par le succès de la citadine Clio IV, la production de Maubeuge (qui fabrique des utilitaires) a légèrement progressé, tandis que celle des autres sites est en baisse

En dehors de de France, la tendance est plus positive pour les deux groupes. La production de PSA a augmenté de 5,4% en 2013 et celle de Renault (en incluant Dacia et Renault Samsung Motors) de 7,8%. Résultat, la production mondiale de PSA a glissé de 2,7%, tandis que celle de Renault a progressé 5,3%

China's biggest bank ICBC gains entree into trading in London, to buy control of Standard Bank unit

LONDON: The Industrial and Commercial Bank of China agreed Wednesday to buy a controlling interest in Standard Bank's global markets business in London for $765 million [...] Sandard Bank operates in 18 African countries, including South Africa, and has $171 billion assets. > éléments pour 'une critique de l'économie politique' / luttes 'aux limites'

éléments pour une 'critique de l'économie politique' rappel

« Les Chinois n'ont pas inventé les échecs. Mais depuis quatre mille ans, ils disposent, avec leur jeu de go, d'un redoutable exercice de stratégie aux règles très subtiles. Les joueurs placent leurs pions noirs et blancs sur un damier de 361 intersections. Le principe consiste à conquérir ou à contrôler le maximum de territoires. C'est à cela que jouent les Chinois en Afrique contre les anciennes tutelles coloniales. Autrement dit, l'empire du Milieu y applique une stratégie précise et calculée au détail près, pour bouter l'adversaire occidental hors de l'espace africain. C'est presque réussi, l'épopée africaine de Pékin ressemble à une conquête triomphale.»

La stratégie millénaire et récente de la Chinafrique, sa traite intercontinentale et son racisme olympique, cette Chinafrique à qui le passif colonial occidental sert de cheval de Troie, avec ses gigantesques dévastations aux pillages subtilement organisés : voici l'enquête historique de l'anthropologue franco-sénégalais Tidiane N'Diaye qui fait éclater, preuves en main, un nouveau scandale planétaire, comme à la lecture de ses trois livres précédents publiés dans Continents Noirs.» Gallimard 2013

tout ira bien, Monsieur le Marquis

Analysis: Only time will define Bernanke's crisis-era legacy at Fed Reuters 30.01.14

éléments pour une 'critique de l'économie politique' "Bernanke's legacy will be a very positive one... He will be known for doing whatever it took to get us out of the financial crisis."

« l'héritage de Bernanke sera très positif... on se souviendra de lui pour avoir fait tout ce qu'il fallait pour nous sortir de la crise financière »  Eric Rosengren, President of Boston Federal Reserve Bank

un peu plus de plans sociaux en 2013 mais beaucoup moins contestés l'Express-l'Expansion 29.01.14

Un nombre des plans sociaux est passé de 914 à 950 entre 2012 et 2013. Mais les recours judiciaires ont chuté de 30% à seulement 1% au deuxième semestre. Une évolution que le ministre du travail Michel Sapin attribue à la loi sur la sécurisation de l'emploi.

Une évolution attribuable à la résignation face à l'illégitimité entérinée, par les salariés et les syndicats, de la revendication salariale. Toutefois, elle traduit aussi une lucidité quant à l'issue possible de démarches traditionnelles légales. Il n'est pas impossible que cela débouche sur une montée de luttes sous d'autres formes. Faire des pronostics sur l'absence de combativité en France ou dans les pays 'développés' me semble donc hasardeux. (maj 1er février)

29 janvier

revendications salariales => indemnités de licenciements

a-systémie ou illégitimité de la revendication sur le salaire  TC n°24 2012

« Dans le moment présent de la crise (qui n’en est encore qu’à ses débuts), « l’illégitimité de la revendication salariale » indique que la revendication salariale – argent et/ou conditions de travail – n’est plus « systémique », c’est-à-dire qu’elle ne fait plus système avec un capital pouvant conjuguer augmentation du taux d’exploitation (taux de plus-value) et augmentation des salaires réels (système présenté par les défenseurs du capital comme « partage des gains de productivité ») : elle n’est plus adéquate au moment actuel. Dans l’aggravation de la crise du rapport, dans le moment où les échanges entre capitalistes se bloquent et où les États vont faire la guerre à leurs prolétaires (mais aussi entre eux) pour qu’ils acceptent des relégations massives dans des zones poubelles afin de permettre la poursuite d’une exploitation acharnée, dans ce moment c’est la survie même qui est en cause. La lutte contre le capital devient lutte pour cette survie. »

Mory Ducros : grève sur le site de Toulouse RTL.fr 29.01.14

Crédit AFP / Philippe Desmazes

Carrier à Alençon. La fin du dernier fabricant français de bus > Ouest France 28.01.14

Les 178 salariés de Carrier pensent désormais à leurs indemnités de licenciement et leur prime supra-légale. « S’il le faut, nous irons aux prud’hommes réclamer des indemnités, prévient Jean-Pierre Bougnoux, avocat des salariés. Ce licenciement est abusif, le secteur du bus n’est pas en difficulté Carrier espèrent entre un an de salaire et 30 000 €. La direction leur proposerait actuellement 7000 €

Goodyear : polémique autour du triplement des indemnités de licenciement  le Nouvel Obs' Louise Morice 23.01.14

France 3 Picardie remet en cause le triplement des indemnités de licenciement, mis en avant par la CGT. « Avant de dire n'importe quoi, il faut savoir de quoi on parle », répond le délégué syndical

Walt Street : la bourse, ou la vie ? Un tour du monde vu d'Amérique Walt Street Journal 29.01.14

Macro Horizons: Turkey Stuns, But Coast Won’t be Clear Until Fed decision

moins de CDI, plus de temps partiel: en 30 ans, l'emploi s'est précarisé L'Express-Emploi 29.01.14

éléments pour une 'critique de l'économie politique' femmes plus nombreuses au travail mais plus souvent à temps partiel

En 2012, la France comptait 6,2 millions d'actifs de plus qu'en 1975, le taux d'activité des 15-64 ans étant passé de 69% à 71%

Des femmes plus nombreuses au travail mais aussi plus souvent à temps partiel, des contrats souvent précaires... Selon l'Insee, le marché du travail a sensiblement changé, et pas forcément pour le meilleur.

INSEE : des femmes plus actives, mais souvent à temps partiel : 30% contre 16% en 1975 / le CDI en recul mais reste majoritaire / 52% des moins de 24 ans en CDD, intérim ou apprentissage / chômage depuis 1975, 10 ans de hausses puis fluctuations entre 7,4 % et 10% / le chômage des jeunes explose / les cadres n'ont pas eu à souffrir, ouvriers et employés « taux de chômage plus élevés et plus volatiles »  / les contrats aidés moins nombreux

28 janvier 

la 'critique de l'économie politique' selon Christian Palloix Université de Picardie, CRIISEA, Économie et Institutions

D'abord critique du marxisme traditionnel, puis du marxisme structuraliste héritée d'Althusser, qui marque ses travaux des énnées 1975-80, il s'en détache par la suite.

« Le versant ‘critique de l’économie politique’, posée sur les ‘extériorités’ de l’économie, alimente par contre dans les années 1975-80 : - l’analyse du procès de travail’ (fordisme, et néo-fordisme)  - l’analyse de l’économie industrielle,   - l’analyse de l’économie agricole,  - l’analyse du salariat et de l’industrie, notamment dans ses applications à l’Algérie,   - l’analyse de la monnaie de crédit international

1) Un moteur progressif et permanent de ma recherche : 'la critique de l'économie politique' fondée sur les ‘extériorités’ de l’économie et infirmant toute autonomie de l’économie et de sa représentation tant dans les dispositifs de ‘l’économie politique marxiste’ que de ‘l’économie politique néo-classique’ ou 'standart' »

2) Un deuxième élément de la problématique de recherche Individualité sociale et Modes de socialisation dans les travaux de recherche des années 1980-90 »

27 janvier

la fin du miracle émergent Les Échos 27.01.14 Guillaume Maujean

'Longtemps on les a crus insubmersibles. Les pays émergents ont conservé des rythmes de croissance appréciables quand le monde développé sombrait dans la récession, leurs banques se sont tenues à l'écart de la crise financière et leurs marchés, d'actions comme de dette, étaient portés par l'appétit insatiables des investisseurs étrangers. Mais, en à peine quelques mois, la donne a changé. Et la chute spectaculaire de plusieurs devises en fin de semaine dernière - le peso argentin, la livre turque, le rouble russe, le bath thaïlandais ou le rand sud-africain, entre autres - a mis en exergue la grande fragilité de ces pays et l'instabilité chronique de leurs marchés. Car les trois piliers sur lesquels reposait le « miracle » émergent semblent aujourd'hui vacillants.

Le premier c'était la locomotive chinoise, la vigueur de sa production et son énorme consommation de matières premières. Le ralentissement de l'ex-Empire du milieu [...] Le deuxième pilier, c'était la politique monétaire américaine, l'engagement de la Fed à maintenir ses taux à zéro et ses injections massives de liquidités [...] Le troisième pilier, c'était la conviction que la dynamique émergente allait s'autoentretenir, que la plupart des pays étaient en passe de changer de modèle économique pour faire plus de place à la consommation domestique et améliorer leurs comptes courants. Les difficultés récentes du Brésil ou de l'Inde ont montré qu'on était encore loin du compte.

La question est maintenant de savoir si ces facteurs de vulnérabilité peuvent enclencher une véritable crise émergente, comme celles de 1994 (Mexique), 1997 (Asie) ou 2002 (Argentine).[...] À coup sûr, les émergents n'en ont pas fini avec la volatilité, les à-coups et l'instabilité.'

les tigres ne tirent plus la croissance mondiale Les Échos 12.12.14 Pierrick Fay

'Croissance ralentie, déficit courant qui explose, inflation galopante, les pays émergents font face à de nombreux défis pour 2014' [...]

éléments pour une 'critique de l'économie politique'

où en sommes-nous dans la crise ? Théorie Communiste, texte de travail, octobre 2013

24 janvier

le début de la fin / the Begining of the End

20 Early Warning Signs That We Are Approaching A Global Economic Meltdown The Economics Collapse 23.1.14 by Michael Snyder, via CLN

éléments pour une 'critique de l'économie politique' a great economic storm is rapidly approaching, and most people don't even seem to notice the storm clouds that are gathering on the horizon. In the end, perhaps we will get what we deserve as a nation [En fin de compte, peut-être obtiendrons-nopus ce que nous méritons en tant que nation ]

Have you been paying attention to what has been happening in Argentina, Venezuela, Brazil, Ukraine, Turkey and China?  If you are like most Americans, you have not been.  Most Americans don't seem to really care too much about what is happening in the rest of the world, but they should.  In major cities all over the globe right now, there is looting, violence, shortages of basic supplies, and runs on the banks.  We are not at a "global crisis" stage yet, but things are getting worse with each passing day.  For a while, I have felt that 2014 would turn out to be a major "turning point" for the global economy, and so far that is exactly what it is turning out to be.  The following are 20 early warning signs that we are rapidly approaching a global economic meldown [...]

the next crisis could be here soon The Guardian EconomicsBlog, 20.01.14 via CLN

éléments pour une 'critique de l'économie politique' if history is a guide...

Financial crises come round every seven years or so – if history is a guide, the next crisis should come along some time soon

There are reasons (cash-rich companies, more than half a decade of ultra-stimulative economic policies, the plentiful supply of new scientific breakthroughs) for thinking that the consensus is right, and that the outlook for several years is of steady, sustained growth. But imagine for a moment that the consensus is wrong and that the global economy remains subject to the familiar seven-year rhythm. Three questions...

The first is where the crisis is likely to originate, and here the smart money is on the emerging markets. China's economic data is not always 100% reliable...

The second question is how policy would respond if a second shock occurred well before the global economy had recovered from the first...

The final question, highlighted by yesterday's study of the global jobs market from the International Labour Organisation, is what sort of impact a second recession would have on already stretched social fabrics. Unemployment is rising, insufficient jobs are being created to cope with the demands of a rising world population, and the improvement in working poverty has stalled...

All the ingredients are there for social unrest, which is why the ILO's Guy Ryder is right to call on businesses to use rising profits for productive investment rather than share buy-backs.

dans le monde, une classe en lutte Octobre 2013   Échanges et Mouvements, françois, le 20 octobre 2013

Dans cette revue créée par Henri Simon, les analyses ne sont pas particulièrement pertinentes, mais les informations sur les luttes dans le monde y sont d'une richesse unique. Indispensable pour l'analyse.

Moody's maintient le Aa1 de la France et Hollande sous surveillance  Les Échos 25.01.14 00:09

L'agence de notation, qui maintient le Aa1 de la France avec perspective négative, exprime son scepticisme quant au succès des réformes de François Hollande

TRIPLE Z    extrait de CRISE EN VERS 2011

 

éléments pour une 'critique de l'économie politique'Sonnet alexandrin théoriciste

« Comme l’État est né du besoin de refréner des oppositions de classes, mais comme il est né, en même temps, au milieu du conflit de ces classes, il est, dans la règle, l’État de la classe la plus puissante, de celle qui domine au point de vue économique et qui, grâce à lui, devient aussi classe politiquement dominante et acquiert ainsi de nouveaux moyens pour mater et exploiter la classe opprimée. » Friedrich ENGELS, L'origine de la famille, de la propriété privée, et de l'État, 1884

- « Les temps sont durs, les États mous », nous dit Moody's 
- « L'agence, hein, trop pèse ? » devisent avisées 
douze élites - « Standard pauvre de vie » prédisent 
dix expertises. Poète oisif, amusé,

agence en ses verts mots, avec note zéro, 
ce faisant infusant un plaisir de vers zen, 
des pieds prenant leurs aises et ces airs fiérots, 
sans vergogne abusant de cent rimes en Z.

Fitch repassé par l'A, putois, fourrer son nez, 
accourt : « La poésie française déraisonne 
et de Verlaine fichtre, on se fiche, apprenez

à peser vos écrits.» Euh... L'art naît à mesure 
qu'il refuse les ordres, les Césars, l'usure... 
« De la musique avant toute chose » ? Qu'on ose !

15 novembre 2011, sonnet 158

Chaos politique mondial, « smog » statistique, risque d’explosion de la planète finance… mais les solutions d’avenir continuent à émerger 

éléments pour une 'critique de l'économie politique' Un bref panorama du « cours des choses », avant la réduction comestique... (suite)

-Communiqué public GEAB N°81 (15 janvier 2014) -

Dans notre camp (pour la communisation), nous avons des préviseurs. En face leurs prévisionnistes. GlobalEurope Anticipation Bulletin, voilà qui en jette... Celà étant, ceux du GEAB ne se sont pas montrés trop mauvais, pour des économistes "bourgeois". Ils avaient plus ou moins prévu la crise des subprimes et ce qui s'en est suivi à partir de 2007, LA crise, comme s'il s'agissait d'un mauvais orage à passer, qui ne porterait pas la guerre sociale, mais une prochaine éclaircie, pour tous, naturellement.

« En ce début 2014, tous les projecteurs sont désormais braqués sur la zone euro, la Chine, la Russie, les BRICS où des outils destinés à façonner le « monde-d’après » sont conçus à une rapidité incroyable : le « monde d’avant » passe la main au « monde d’après ». 

Voilà au moins qui montre que, des deux côtés de la contradiction capital/prolétariat, on observe le même tout en mouvement. Comme l'indique le titre du communiqué en lien, la tendance du LEAP est récurrente, à être alarmiste tout en annonçant "un mieux", souvent via l'Europe politique. L'espoir fait vivre ceux qui font crever les autres. Quelle est la raison de ce discours à deux étages ?

LEAP est chez eux un Think Tanklaboratoire d'idées, comme chez 'nous' TC en est un. Cette officine ne perd pas le Nord, puisque sa fonction est aussi de donner des conseils de placements juteux, à ceux qui ont les moyens de les suivre, naturellement. De les suivre naturellement. Tout aussi naturellement, ces conseils sont réservés à ceux qui souscrivent à la partie payante du site, pour lire cette "lettre confidentielle du LEAP ". Chez ces gens-là, Madame, on a aussi comme chez votre foyer une « sphère privée ». De chez privés.

Alors en attendant l'abolition des sphères, profitez (pas d'autre mot) du communiqué public de chez ces privés. Privez de rien, du reste.

Néanmoins le risque permanent subsiste d’une explosion par surchauffe de la planète finance entrainée par les incroyables déséquilibres américains… non-résolus ou si peu. Et la période charnière actuelle, certes porteuse d’espoir, n’en reste pas moins éminemment dangereuse »

Qu'en termes choisis ces choses-là sont dites : dangereuse, comme on dit des Classes dangereuses. Chacun voit son danger à sa porte, pour qui en a une... N'oubliez jamais qu'à terme (échu) leurs espoirs sont nos désespoirs, et réciproquement.

S'il vous reste du temps, jetez un œil chez les amis critiques de l'économie politique, dans notre camp ceux-là : Restructuration sans fin

Désolé pour l'auteur-euse de la peinture sur le site, je ne l'ai pas identifié-e