la segmentation du prolétariat, divers aspects, incluant la racisation

 

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la segmentation du prolétariat, divers aspects, incluant la racisation 

en relation critique du capital : des classes du genre et de la race, intersectionnalité, communs... / abolir les identités de classe, 'genre', 'race'... de militants et d'individus

1er juillet 2014

'Roms : le déni' Eric Fassin, Libération 26 juin

quant à savoir s'il y a une différence de possibilités de soulèvements révolutionnaires dans des pays plus ou moins jeunes ou vieux, poser la question...« tenter de rompre un silence pesant dont je ne cesse de m’étonner et de m’inquiéter »

La rumeur, le «réel fantasmé» ou les «amalgames» sont bien des faits sociaux – non moins que la race. La preuve ? Ils peuvent tuer

5 octobre 2014

ça manifeste... pour tous ?

« [La bourgeoisie] a noyé les frissons sacrés de l'extase religieuse, de l'enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalité petite-bourgeoise dans les eaux glacées du calcul égoïste. Elle a fait de la dignité personnelle une simple valeur d'échange; elle a substitué aux nombreuses libertés, si chèrement conquises, l'unique et impitoyable liberté du commerce.» Marx & Engels Bourgeois et prolétaires Manifeste du Parti communiste 1848

la manif pour tous

la segmentation du prolétariat, divers aspects, incluant la racisation

beaucoup de rose (images), et changent les symboles quand ils s'emparent de la mode (voir la vie en rose) tout en détournant ceux d'une période qui se proposait presque le contraire

la segmentation du prolétariat, divers aspects, incluant la racisation la segmentation du prolétariat, divers aspects, incluant la racisation ... la segmentation du prolétariat, divers aspects, incluant la racisation

finalement difficile à analyser, ce genre de manifestation populaire, aux sens larges... ni véritablement populiste, ni explicitement politique, un ensemble de réactions diverses voire opposées contre les mutations des mœurs dans la société capitalisée, comme disent les frères Jacques de Temps Critiques. Pour sûr expression morale d'une crise morale dans la crise économique et sociale, et les évolutions qu'elle ne manque de produire, que certains tiennent pour des progrès, des libertés nouvelles, voire... Ce qui me frappe est, sur ce plan subjectif, la conjonction des comportements sociaux privés et publics par des individualités égo-gérées - comme disent encore les Jacques - ces égoïsmes de un à plus de deux qui détruisent la famille comme dernier rempart de la reproduction des petits humains promis aux fins du capital

signe troublant de temps troublés, annonciateurs d'autres encore dans un registre moins pacifique. Une façon de dire bien des choses... mais quoi ? Avons-nous les moyens de les faire parler au delà de leurs mots du passé ? Quoi qu'il en soit, ça promet... 

7 juillet

les vieux : une planète à part ?

(ne relève pas à proprement parler de la segmentation, tout autant de l'économie politique...)

il est une catégorie sociale qui ne risque pas d'être prise pour un sujet révolutionnaire potentiel

L’isolement, un mal qui ronge les personnes âgées Europe 1 7 juillet extraits

un Français sur dix se sent exclu, abandonné ou inutile

Abandon - Une étude de la Fondation de France montre que cinq millions de personnes sont touchées par la solitude

Un problème qui dépasse la démographie. Selon le rapport 2010 de la Fondation de France, 16% des personnes isolées avaient plus de 75 ans, ils sont dorénavant 27%
Un phénomène généralisé. Contrairement aux autres tranches d’âges, la solitude touche les personnes âgées, sans distinction de revenus. Et les hommes et les femmes sont représentés à parts égales. D’autre part, la solitude arrive pour 36% des personnes interrogées avec la perte du conjoint, mais des couples ressentent également le phénomène, pointe le rapport
Un problème national. La Fondation de France assure qu’en 2014, "un Français sur huit, soit cinq millions de personnes, est seul". De plus, un Français sur dix se sent exclu, abandonné ou inutile. Afin de pourvoir mener son étude, la fondation a défini cinq réseaux de sociabilité (familial, professionnel, amical, affinitaire ou de voisinage). Or, une personne sur trois n’a accès qu’à un seul de ces réseaux, rendant le risque d’un basculement dans la solitude très importante

sans vouloir créer une catégorie d'analyse de plus, au niveau d'importance de la classe, du genre ou de la race, il est assuré que les changements sociaux historiques sont liés aux générations arrivant dans le champ social, et qu'une révolution s'appuierait sur les forces vives de la jeunesse plus que sur les personnes âgées. Celles-ci n'en constituent pas moins un aspect important, en termes de démographie, et donc de population à nourrir relativement aux marchandises produites par les actifs, toutes choses égales par ailleurs concernant les systèmes de retraite

ils ne vivent pas en communautés, ne semblent pas se poser d'infinies questions sur le genre, de classe sûrement puisqu'ils ont eu une jeunesse bercée par les luttes ouvrières dans un monde où le communisme pouvait s'esquisser sur leur horizon

les voilà confrontés à l'expulsion, ni plus ni moins que des pans entiers de populations dans le monde devenues inutiles pour le capital

la segmentation du prolétariat, divers aspects, incluant la racisation 2012

et les moins vieux ?

« La jeunesse décidera de l'issue de la lutte...» Lénine, Lettre à Bogdanov et Goussev 11 février 1905, Textes sur la jeunesse

constatant que les femmes constituent la principale force de reproduction de la population (il y faut aussi quelques hommes), il serait utile de considérer le résultat, à savoir la répartition dans le monde de la population re-produite, et ses pyramides d'âges dans le mouvement temporel de cette reproduction

quant à savoir s'il y a une différence de possibilités de soulèvements révolutionnaires dans des pays plus ou moins jeunes ou vieux, poser la question...

la segmentation du prolétariat, divers aspects, incluant la racisation la segmentation du prolétariat, divers aspects, incluant la racisation évolution de la population mondiale 2008 - 2050

en relation Une révolte mondiale de la jeunesse, Le Monde 16 août 2011 Michel Fize, sociologue au CNRS

la segmentation du prolétariat, divers aspects, incluant la racisation 

la segmentation du prolétariat, divers aspects, incluant la racisation http://jeunesses-nationalistes.fr/

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14 mai

quant à savoir s'il y a une différence de possibilités de soulèvements révolutionnaires dans des pays plus ou moins jeunes ou vieux, poser la question...la race, une catégorie objectivée par le capitalisme

quant à savoir s'il y a une différence de possibilités de soulèvements révolutionnaires dans des pays plus ou moins jeunes ou vieux, poser la question...quant à savoir s'il y a une différence de possibilités de soulèvements révolutionnaires dans des pays plus ou moins jeunes ou vieux, poser la question...« quant à savoir s'il y a une différence de possibilités de soulèvements révolutionnaires dans des pays plus ou moins jeunes ou vieux, poser la question...Ethnicisation, racisation, racialisation: une introduction »

Jean-Luc Primon,maître de conférences en sociologie, Unité de recherche « migrations et société » (URMIS), Nice In Faire Savoirs N°6 – mai 2007

définitions provisoires, extraits

Racisation et racialisation
Comme celui d’ethnicisation, les termes de racialisation ou de racisation renvoient, en sociologie, au processus psychologique, social, historique, politique de construction des catégories ou groupes, mais cette fois, il est question de « race ». L’usage de ce terme, dans ce type d’approche, fait d’ailleurs problème. Mais, en tout état de cause, ce vocable ne désigne plus des groupes de nature biologique qui disposeraient d’une réalité matérielle et détermineraient le comportement culturel de leurs membres comme dans les typologies de races des théories racialistes. La « race », dont il est question dans les analyses en termes de racialisation ou de racisation, n’a pas le statut de catégorie objective, mais fait référence à une idée construite, qui n’a pas de réalité dans l’ordre biologique, mais en garde une dans l’ordre social, en ce sens qu’elle fait partie de l’expérience de la vie de nombreuses personnes. [...]
Les notions de racialisation ou de racisation, qui mettent l’accent sur le caractère socialement construit des catégories ou groupes « racialisés » ou « racisés », ont pour fonction de se substituer à l’idée commune de « race » en tant que chose et groupe discret basé sur des traits physiques [...].
Les deux vocables semblent souvent être pris pour synonymes et interchangeables. Peut-être la notion de racialisation est-elle plus restrictive que celle de racisation et traite-t-elle plus directement de la construction sociale des groupes raciaux, au sens courant des typologies raciales, que la notion de racisation, plus extensive. [...]
Cette biologisation de la perception sociale, à partir d’une marque somatique qui fonde (socialement) la « race », repose en définitive sur la croyance en une différenciation biophysique de l’espèce humaine [...]. La racisation ne vise pas exclusivement les catégories raciales, au sens habituel, mais désigne le processus général qui associe l’altérité à une marque somato-biologique et qui repose sur cette croyance ordinaire en une différence et séparation naturelles des catégories d’êtres humains. Ce processus social de racisation se décline sous une forme particulière selon les groupes visés (sexisme, antisémitisme, racisme, etc.). [...] La sociologie anglophone, en revanche, ne semble connaître que le concept de racialisation [...]. Dans cette tradition, parler de racialisation revient à mettre l’accent sur le processus social et psychologique de catégorisation au cours duquel des différences, liées aux caractéristiques somatiques des personnes, sont perçues comme significatives, puis naturalisées et légitimées. La racialisation, dans cette acception, se définit donc principalement en tant que processus de catégorisation sociale. Cette notion rompt également avec la signification habituelle du terme de « race », en ce sens que cette dernière ne désigne plus une entité fixe et naturelle, mais se conçoit comme un effet de l’activité de catégorisation et de représentation des personnes : autrement dit, un construit mental et social. [...].
Au final, on peut noter que les notions d’ethnicisation, de racialisation ou de racisation œuvrent dans le même sens en mettant toutes trois l’accent sur le caractère socialement construit des différences et leur essentialisation. Et, concrètement, dans les analyses sociologiques, il est souvent difficile de distinguer ces concepts, sauf à dire que l’ethnicisation présume la mise en jeu d’un référent culturel ou ethnique (une même origine présumée) alors que la racialisation et la racisation font intervenir des marqueurs biologiques ou somatiques dans la catégorisation sociale. [...]

dans le contexte de ma réflexion débouchant sur la nécessaire abolition du racialisme je m'interroge sur l'utilisation de ces termes. Théorie Communiste semble utiliser indifféremment racisé / racisation et racialisation dans un texte récent de Roland Simon, ce passage

Et en prime dans ce clivage [riches et pauvres] : le racisme
Dans le cadre de la « préservation de l’État social » ou de sa « restauration » au nom du contretype social, économique et idéologique des «  Trente Glorieuses  », la nation, la citoyenneté nationale et «  l’authenticité  » s’entremêlent avec le clivage entre « ceux qui n’en peuvent plus de faire des efforts  » et les «  Autres  ». Il ne s’agit plus de rejeter l’étranger au nom d’une vision racialiste de la nation, mais en vertu d’un idéal beaucoup plus consensuel : sauvegarder le « modèle social français », ou britannique, etc. Cette guerre à la fraude ciblant les étrangers a pour principal effet d’arrimer la crise de financement des systèmes de protection sociale à un problème d’identité nationale.
Cette racialisation de la « préservation de l’État social » suit un principe identique à la racialisation de la lutte contre le chômage. Il s’agit de ne jamais critiquer le système social et économique mais de faire en sorte que la concurrence entre les travailleurs inhérente au salariat fasse que la classe ouvrière se plie tant bien que mal aux conditions actuelles de crise.

il est effectivement «difficile de distinguer les concepts», voire de les interpréter linguistiquement sans les historiser. On pourrait entendre que racisation tend à souligner l'assignation à la race alors qu'elle n'existe pas, et racialisation assignation à telle race considérée comme objective. Angela Davis n'est pas soupçonnable de considérer la race comme existant biologiquement

« Before the Tsarnev brothers were discovered to be the alleged perpetrators [of the Boston Marathon bombings], there was an attempt to present the person who planted the bomb as either a black man or a dark skinned man with a hoodie. This racialization of what is represented as terrorism is an attempt to bring the old-style racism into the conversation with modes of repression in the 21st century.» Angela Davis on the “Racialization” of Terrorism, From Assata Shakur to Boston Marathon Bombings Video 3 mai 2013

dans les deux cas sort-on de l'antiracisme épinglé par Bernard Lyon (TC) dans « Nous ne sommes pas anti » ?

L'antiracisme, frère de l’antifascisme, est maintenant devenu aussi l’idéologie d’État qui accompagne et absout le racisme d’État, pratique et massif, qui s’est développé en France, à partir de l’entrée en crise manifeste du capital, dans les années 70. La politique antiouvrière de restructuration capitaliste a « racisé » l’ensemble du prolétariat, d’abord en le divisant entre « Français » et « immigrés » puis par « l’ethnicisation » et le dit « communautarisme ». Cette situation met l’antiracisme dans une position intenable. S’il se confirmait que les « petits blacks » ont manifesté un racisme contre les « petits blancs » (juste retour des choses qui boucle le maelström) les antiracistes nous auraient de toute façon déjà dit que ce ne serait pas du racisme mais un ressentiment social ! Merveilleuse imbécillité qui suppose que le racisme serait biologique. Il sera toujours vrai que l’antiracisme se portera aussi bien que le racisme sans jamais le freiner. Lors des grandes luttes, en 1995 ou en 2003, Le Pen disparaît du paysage et on ne se rappelle même pas de son existence, et ce n’était pas l’effet de l’antiracisme

à mon sens la race existe bel et bien comme catégorie du capital et de son idéologie. Elle est objectivée et devient idéologiquement objective. Son existence structurelle pour le capitalisme ne fait aucun doute tant sur le plan historique, économique et social, sans cesse reformulée comme le souligne le texte de Jean-Luc Primon

en ce sens, la race n'existe pas moins, comme construction sociale, que la classe ou le genre

en résumé, je mets en doute l'utilisation de racisation/racialisation quand elle laisse entendre une extériorité à la structure du capital, une fabrication permanente sans racines à l'origine du capitalisme (voir la 'race' pour l'esclavage, construction historico-sociale par et pour le capitalisme). Les Noir·e·s américain·e·s, dans le Black Feminism en particulier, ne le font pas parce qu'ils partent de leur situation vécue concrètement depuis des siècles

en résumé, contrairement à Roland Simon, je considère que le racisme n'intervient pas « en prime dans le clivage riches-pauvres ». Il le structure en profondeur, qualitativement et quantitativement à l'échelle du monde depuis les origines du capitalisme

en prime, un livre qui interroge la vision de TC, qui reconnaît le genre comme reproduction de la principale force productive, la population exploitable, mais dénie cette fonction à la race. TC sort et ne sort pas de l'approche marxiste traditionnelle sur le rapport classe/genre/race

la segmentation du prolétariat, divers aspects, incluant la racisation extraits

Reproducing Race, an ethnography of pregnancy and birth at a large New York City public hospital, explores the role of race in the medical setting. Khiara M. Bridges investigates how race—commonly seen as biological in the medical world—is socially constructed among women dependent on the public healthcare system for prenatal care and childbirth. Bridges argues that race carries powerful material consequences for these women even when it is not explicitly named, showing how they are marginalized by the practices and assumptions of the clinic staff. Deftly weaving ethnographic evidence into broader discussions of Medicaid and racial disparities in infant and maternal mortality, Bridges shines new light on the politics of healthcare for the poor, demonstrating how the “medicalization” of social problems reproduces racial stereotypes and governs the bodies of poor women of color.

31 janvier

Italie magouilles, racisme et xénophobie, AID 2010 > la segmentation du prolétariat, divers aspects, incluant la racisation

la segmentation du prolétariat, divers aspects, incluant la racisation usine désaffectée utilisés par des immigrants pour se loger le 9 janvier 2010 à Rosano

la segmentation du prolétariat, divers aspects, incluant la racisation un immigré blessé  escorté par des secouristes après les affrontements à Rosano

Plus d’un millier d’immigrés africains ont quitté la ville de Rosarno, en Calabre, dans le sud de l’Italie, et le calme rétabli, la justice a ouvert une enquête sur une éventuelle implication mafieuse dans les affrontements des derniers jours. Dans l’usine désaffectée, des matelas à même le sol entre piles de chaussures et vêtements sales. Quelques plaques électriques raccordées à des installations précaires. La majorité des immigrés de Rosarno, victimes ces derniers jours d’une chasse à l’homme, vivent là.

31 janvier

Italie magouilles, racisme et xénophobie, AID 2010 > la segmentation du prolétariat, divers aspects, incluant la racisation

la segmentation du prolétariat, divers aspects, incluant la racisation usine désaffectée utilisés par des immigrants pour se loger le 9 janvier 2010 à Rosano

la segmentation du prolétariat, divers aspects, incluant la racisation un immigré blessé  escorté par des secouristes après les affrontements à Rosano

Plus d’un millier d’immigrés africains ont quitté la ville de Rosarno, en Calabre, dans le sud de l’Italie, et le calme rétabli, la justice a ouvert une enquête sur une éventuelle implication mafieuse dans les affrontements des derniers jours. Dans l’usine désaffectée, des matelas à même le sol entre piles de chaussures et vêtements sales. Quelques plaques électriques raccordées à des installations précaires. La majorité des immigrés de Rosarno, victimes ces derniers jours d’une chasse à l’homme, vivent là

26 janvier

'Français en colère' un rassemblement hétéroclite ? le Nouvel Obs' 26.01.14

la segmentation du prolétariat, divers aspects, incluant la racisation 

Le collectif "Jour de colère", rassemblement hétéroclite formé d'intégristes catholiques, d'opposants au mariage homosexuel, de partisans de Dieudonné, d'identitaires, de familles, a défilé contre "l'action gouvernementale" et pour demander la destitution du président de la République, jugé "trop impopulaire".

un éditorial de Temps Critiques en 2010

« Antisémitisme, racisme, xénophobie, nationalisme constituent des expressions distinctes d'un populisme qui, sans reposer forcément sur un anticapitalisme conscient, n'en contiennent pas moins des éléments d'opposition à la société du capital. C'est pour cela que l'on ne peut se contenter, à leur sujet, des analyses antifascistes ou antiracistes dont la constante est de refouler ces mouvements dans l'archaïque et l'infra-humain, en ignorant le pourquoi de leur récurrence.[...]

À chaque crise majeure du capitalisme a correspondu une poussée de xénophobie, de racisme et d'antisémitisme : l'affaiblissement, voire la disparation des espoirs de médiation pour un devenir-autre de l'humanité qui étaient portés par le prolétariat, pousse les individus particularisés à trouver une identité dans la haine de l'autre. Mais xénophobie, racisme et antisémitisme alimentent les succès des populismes anticapitalistes de manière différente et selon des intensités graduelles.[...]

Il convient donc d'arti­culer étroitement, sans les confondre, xénophobie, racisme et antisémitisme, si l'on veut sortir des tautologies de l'antiracisme démocratique

Le Mouvement des Travailleurs Arabes ou mémoires de luttes immigrées  vidéo

Dans les années 1970, des luttes alimentant la théorie concernant la restructuration du capital, et annonçant la disparition de l'unité de la classe ouvrière comme le dépérissement de ses organisations syndicales et politiques. Ici, l'assignation de 'race' est prégnante, et participe de la segmentation du prolétariat. Ce sont, prises ensemble, les caractéristiques majeures de l'histoire récente et actuelle du capitalisme, avec ses particularités françaises.

' Ce film nous conte l’histoire oubliée, tronquée, restée dans l’ombre d’une décennie de luttes sociales des immigrés. Organisés en Mouvement des Travailleurs Arabes, ils seront présents sur différents terrains politiques et sociaux. Ils multiplieront les combats sur tous les fronts : en particulier dans les usines où les immigrés sont nombreux. L'influence grandissante du MTA lui vaudra des inimitiés avec les syndicats et la Gauche traditionnelle, accusé de diviser la classe ouvrière. Le MTA deviendra une véritable figure des combats de l'immigration dans les années 70. Ces évènements absents des manuels d’histoire montrèrent pourtant les premiers signes d’une transformation profonde de la société française.'

Dahmane Bouaziz : « En 2003, alors que je préparais mon tout premier film intitulé : « Il était une fois en France », j’ai découvert l’histoire qui sera le sujet de ce nouveau documentaire. Je m’intéressais à l’époque aux relations entretenues, dans les années 80, par la jeunesse issue de l’immigration maghrébine et les partis politiques français. Les rencontres que j’ai organisées, les interviews et les recherches historiques que j’ai menées ont élargi le spectre de mes investigations à la France des années 70. Si les années 80, par l’arrivée de la gauche au pouvoir, marquaient un tournant important, les années 70 me sont apparues comme porteuses de la genèse de ces évènements. Une révélation politique à l’image de la révélation d’un lourd secret de famille »

En relation : Des grèves de la dignité aux luttes contre les licenciements : les travailleurs immigrés de Citroën et Talbot, 1982-1984 

la segmentation du prolétariat, divers aspects, incluant la racisation PSA Aulnay 1982

Contact Patloch1>gmail.com

petite restructuration du site à l'abord d'âges (le plus récent) / Plan du site (table des matières)

ce site http://patlotch.com/text/index.html  inaccessible du samedi 25 au... janvier. Autre adresse http://www.patlotch.esy.es/text/index.html             

25 janvier

la vraie vie ou 'c'était mieux avant'

Trois citations de Benjamin StoraLe transfert d'une mémoire, de l'« Algérie française » au racisme anti-arabe

Rintintin à la conquête de l'Ouest

Il est vrai que dès l'enfance on apprend à devenir un homme ou une femme, mais... un Blanc ou un 'autre' ?

la segmentation du prolétariat, divers aspects, incluant la racisation

« La question indienne se résume à une fausse alternative. Le seul choix offert est entre assimilation et l'éviction. La première solution, celle de la cession des terres par les Indiens, implique que ces derniers se civilisent, en se fondant parmi les Américains? La seconde signifie que si les Indiens veulent conserver leur didentité, il ne leur reste plus qu'à se déplacer eux-mêmes plus avant, à évacuer les terres convoitées par les pionniers [...]. Madison incite fortement les Indiens à l'américanisation dans son discours de 1812, et il invite ses "enfantes rouges" à ressembler aux Blancs. » Jean-Michel Lacroix, Histoire des États-Unis, PUF, Paris, 1996, p. 152-153.

la 'race' en tant que « personnalisation des rapports sociaux comme production de sujets » Roland Simon, professeur d'histoire

la segmentation du prolétariat, divers aspects, incluant la racisation « enfumades » du Dahra : un crime colonial de masse 1845

Les « enfumades » du Dahra de 1845 sont l’un des nombreux crimes de masse dont s’est rendus coupable l’armée d’occupation française contre une population sans défense au début de la colonisation en Algérie

« C'est qu'une race barbare, déjà pourvue d'une demi-civilisation, d'un état social à peu près régulier, de mœurs consacrées par une tradition solide, ne peut plus être soumise aux mêmes procédés qu'une race voisine à l'état sauvage. Il faut recourir à d'autres moyens pour gagner sur elle. » Antoine Bureau, L'Algérie en 1891, Hachette, Paris, 1892, P.141

la segmentation du prolétariat 'c'était mieux avant'

la segmentation du prolétariat, divers aspects, incluant la racisation « La peine commune, la sueur commune, les revendications communes, c'était comme disait Lucien "de la frime", des slogans. » extrait du film 1970 Michel Drach, Prix Louis Delluc

« J'avais depuis longtemps découvert l'hostilité souterraine des ouvriers entre eux. les Français n'aimaient guère les Algériens, ni les étrangers en général. Ils les accusaient de leur voler leur travail et de ne pas savoir le faire. La peine commune, la sueur commune, les revendications communes, c'était comme disait Lucien "de la frime", des slogans. La vérité, c'était le chacun pour soi. La plupart apportaient leurs rancunes, leurs méfiances. On ne pouvait être pour les ratonnades au dehors, et pour la fraternité ouvrière quand on rentrait dans la cage. Cela éclatait parfois, et chacun se retranchait derrière sa race et sa nationalité pour attaquer ou se défendre. [...] Les Algériens s'aggloméraient dans les quartier réservés, bidonvilles, hôtels miteux...» Claire Etcherelli, Élise ou la vraie vie, Gallimard, Paris, 1967, p.166-167 Prix Femina

23 janvier

Migrants in Italy struggle against illegal status, exploitation, DW Top Story, 18.10.13

la segmentation du prolétariat, divers aspects, incluant la racisation 'the slave market of Milan' 

for Italian workers, they are competition who work for lower salaries

African migrants, transferred from Lampedusa, arrive at Taranto's harbor, Italy « These workers are not comparable to Italian workers. They have no house, no family here," he added. "They are alone and without papers, without rights. They are being abused right, left and center.» 

The refugees realize this and prepare for life as an illegal immigrant. Whoever can, escapes from the camps, disappears to the north of Italy or northern Europe. There are hundreds of thousands of people without documents in Italy as well as France, Germany and the Benelux countries. They are not registered with any government offices and don't exist to the authorities. Yet they still need to sleep somewhere, eat and take care of themselves.

Wisconsin Movement Union Party Derailed, Today's Insight News, 06.01.12

la segmentation du prolétariat, divers aspects, incluant la racisation Politicals parties, unions score in “cynical, reactionary maneuver to demobilize working class, dissipate opposition to the attacks on social programs and worker rights

'The economic convulsions and social tensions that produced the upheaval in Wisconsin have not been resolved,” Patrick Martin writes. “On the contrary, they have intensified enormously. The working class in the United States and throughout the world is being driven into struggle by the crisis of capitalism and by the determination of the ruling class to defend its wealth through a ruthless attack on jobs, wages, education, health care and basic democratic rights' 

Migrant workers struggle to survive Viêt Nam News, 09.09.13

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