quelles pratiques théoriques ? propositions / la théorie opium de RS

 

Recherche

Table des matières

Index  

Ancien site LIVREDEL  Sommaire

quelles pratiques théoriques ? propositions / la théorie opium de RS 

24 janvier 2014 15:10

un texte sans excès à propos de le sexe sans excès, quelques réponses à Amer Simpson et Patlotch, Roland Simon TC

25.01. 1h13 Je n'avais pas entièrement lu le texte de RS pour écrire celui-ci. Ce n'est qu'après, découvrant ses procédés visant à me discréditer, que j'ai réagi avec la malhonnêteté intellectuelle de Roland Simon de Théorie Communiste On notera que ce texte n'est pas particulièrement agressif, et qu'il tente de comprendre le problème de TC. Vu la mauvaise fois évidente de leur leader maximo, ce n'est plus que leur problème. Une belle occasion ratée de remettre en cause une pratique théorique confrontée à son échec. Dommage.

la théorie est l'opium du RS

(non-)réponse à Roland Simon We Insist ! quelles pratiqueS théoriqueS ?

Ce texte par son contenu n'appelle de réponses que pratiques. Une réponse théorique serait une méprise. Il ne prête pas à 'accords' ou 'désaccords'. Il n'est pas de cet ordre. Rien ne s'y réduit à une "compréhension". On le sent, ou pas. On le fait, ou pas. Hic Salta !

«  A man is either free or he is not. There cannot be any apprenticeship for freedom » Amiri Baraka/LeRoi Jones

 « Il m'est odieux de suivre autant que de guider » Nietzsche

 

1. mise en bouche

il va falloir attendre - de RS ou d'autres - une réaction, sinon de plus grande ampleur en quantité (merci quand même), du moins plus essentielle et plus approfondie, relativement à mes textes ultérieurs à celui en cause, qui date d'un mois - la méthode et son double, une vision d'hommes ? Pour une refondation en théorie communiste / 22 déc 2013 et autres commentaires rapides sur dndf.

Trois pages de RS pour répondre à trois lignes de blog, avec son habituel montage sur-interprétant le moindre mot. Comme à son habitude, dans une bonne partie de son texte, Roland Simon parle tout seul, pour répondre à l'idée qu'il se fait sur la base de son fonctionnement anti-empathique (très loin d'antipathique). Depuis des années, plusieurs l'ont constaté, il instrumentalise les textes auxquels il répond, pour faire valoir dans son langage son point de vue auto-centré : un penchant d'homme ? Il répond plutôt à l'idée qu'il veut bien s'en faire, à contresigner 'pour ordre', appelé à régner sur pas grand chose, sa 'sphère privée' sans doute ou sur lui-même. Pour la suite, attendons-nous à un bouquin. De quoi occuper le présent du futur des afficionadés. Je n'ai rien contre les occupations. Chacun les siennes.

accords, en attendant, pas de côté

Plus sérieusement - là-dessus nous serons d'accord je pense - je ne rentrerai pas dans une discussion prématurée, inutile à ce stade, puisque ce que j'ai écrit de plus conséquent vient après ce premier texte, sur lequel réagit RS. Ce que j'ai écrit dans la communisation comme abolition du racialisme + hic salta ou franchir le pas, TC théorie blanche occidentale version imprimable dépasse, y compris sur classe-genre-'race', le texte et les commentaires auxquels répond RS, premières esquisses de problèmatiques - je lui avais d'ailleurs suggéré d'attendre la publication du suivant. Je le faisais alors de façon plutôt intuitive.

Cela n'enlève rien à l'intérêt en soi de la réponse de RS, mais il ne concerne mon élaboration qui a suivi. Je comprends qu'il ne s'adresse pas spécialement à moi. Ainsi va la vie en théorie, on fait mine de répondre à l'un pour parler à d'autres. Moi aussi.

On considèrera avec raison que ce qui suit répond à côté de ce qu'écrit Roland Simon. Je n'y parle ni de genre ni de classe - objet de sa réponse méticuleuse. Il m'en excusera, encore que puisse se poser la question de la réception, par le genre et la classe, de la théorie dans la formulation de RS ou de ses alter-égos. 

Pourquoi parler d'autre chose ? Parce que depuis le temps que je les lis, je fais des textes de Roland Simon une lecture symptomale. Et femelle (j'ai un problème avec mes X Y).

2. tel quel

quelles pratiques théoriques ? propositions / la théorie opium de RS Kendô

Kendô, 'la voie du sabre', relevant de l’expérience zen qu'on retrouve dans le Shodô, 'la voie de la calligraphie', et qui est comparable à la posture musicienne dans l'improvisation collective de jazz, dans l'écoute de soi et des autres, anticipant en temps présent leurs interactions

le retour du manque...

Je m'en tiendrai à quelques lignes de RS, mais sur un aspect pour moi essentiel car déterminant le reste et la suite : LA ou plutôt LES pratiques théoriques. À cet égard, je retiens d'emblée ces lignes de RS comme importantes, parce que je les partage, à la conclusion près, c'est-à-dire à la question près, le supposé "manque" : 

 « "Une fois cette théo­rie expo­sée en géné­ral, per­sonne n’en parle, per­sonne ne l’alimente » (Patlotch/dndf) Cette dis­sy­mé­trie est tout à fait exacte ce n’est pas que le genre « manque de chair » ou de « luttes théo­ri­ciennes ». Nous pou­vons trou­ver ces luttes et cette chair, mais nous ne savons pas ou nous ne pou­vons pas les expo­ser. Dans la construc­tion et la pro­duc­tion théo­riques, il y a deux moments : l’investigation et l’exposition. Ce qui est en jeu ce sont nos concepts d’exposition, c’est-à-dire le manque de concept et de pro­cé­dés syn­thé­tiques d'exposition »

Roland Simon part à mon avis d'un vrai problème, mais en tire une question qui me pose un problème. J'y reviens plus bas.

... pas de chair

Je passe sur l'idée partagée : nous ne manquons pas de chair, puisque sans cette chair découverte dans le moment de l'investigation, cette théorie ne serait pas à exposer telle qu'elle peut l'être aujourd'hui, du moins pour ce que nous savons du 'moment présent', de 'où nous en sommes dans la crise, etc.

Je suis donc d'accord, ce n'est pas le problème, bien que celà exige une certaine attention dans le recueil et la diffusion d'informations, leur sélection et leur présentation, pour que cela prenne du sens, dans le sens de  « la ligne générale ». Au-delà, cela suppose, à élargir, une intention de s'y coller - les ami-e-s de la communisation n'ont pas que les os sous la chair.

non à la vulgate

Il me semble qu'une fois encore, RS voudrait répondre pour tous à une question que personne ne pose à TC, pour une réponse dont surtout les luttes théorisantes n'ont pas besoin - sinon ce ne serait pas des luttes à théoriser, mais des luttes-théorisées, dont on a vu les avatars.

Quant à ce que font de la théorie ceux qui s'improvisent vulgarisateurs à la bonne franquette, dans un flou insultant leur théorie-même et avec les réalités qu'elle décrit, que faire ? Personnellement, les bras m'en tombent, de la part d'amis de TC de trente ans... L'important est de savoir ce que cela signifie, comment ça s'est construit et comment en sortir.

Je pense que TC devrait s'interroger : pourquoi si peu de relais respectant l'esprit de la théorie dans de qu'en font la mariée et ses célibataires mêmes, dix ans après être sortis de la marginalité théoricienne ? C'est un problème de TC, toujours le même au demeurant, et qui rejoint 'le manque' de RS, mais peut-être en un sens différent.

oui à l'oublier-savoir

La seule piste que je pourrais suggérer, c'est l'idée d'un oublier-savoir, une formule d'Henri Meschonnic quant à son concept du 'poème' - pourquoi est-il performatif, alors qu'il use de mots courants dans un langage qui ne l'est pas, et réciproquement ? - idée que j'ai reprise pour parler du concept et de la pratique de l'improvisation collective. Voir in Jazzitude 2002 Break Free

Ici, 'nous' concernant, cette idée consisterait d'abord à connaître la théorie (savoir), puis à l'oublier pour s'en servir, l'ayant tant et si bien digérée qu'on n'en ait plus besoin de son langage théoricien propre pour en exprimer le sens en pratique, c'est-à-dire :

- soit au sein d'une situation concrète donnée, avec les mots de ceux qui l'ont créée, quand on participe à une lutte;

- soit pour en parler en témoin critique, de près ou de loin, avec l'intention d'en souligner le sens immanent, sans donner à penser qu'il s'agirait d'une interprétation parmi d'autres, d'une dénonciation de l'idéologie qu'elle porte, etc. Bref, d'un discours militant.

Nous n'avons pas besoin des moyens de faire parler les luttes. Elles parlent d'elles-mêmes, ne sont ni en retard ni en avance. Dans le jazz, quand on joue à plusieurs, celui qui s'amuse à ça, il est d'emblée hors jeu, il n'est plus 'avec nous', il peut même être 'contre nous' - hors tempo, pas dans la poly-rythmie de l'ensemble, qu'il brise, parce qu'au fond ce qu'il cherche, c'est à se mettre en avant. Dans ce cas 'nous' l'envoie se faire entendre ailleurs.

Le risque que prend TC, c'est d'être ailleurs. Et ce qui le menace, de s'y retrouver seul.

quelle "synthèse en jeu" ? par qui ? pour qui ? pour quoi ?

Dans mes dernières remarques (cf 2 textes), j'aborde cette question, chez RS/TC, de la montée vers l'abstraction, sur la base d'analyses riches, fines et pertinentes d'événements constituant le 'moment présent' du cours du capital. 

Je constate et déplore la perte de cette fine richesse quand RS tente de la faire rentrée au forceps dans le corpus de TC, tel qu'il s'est constitué et qu'il est formulé dans le langage si singulier de ce théoricien. (on dira que le jargon conceptuel d'un Deleuze n'a pas empêché son succès, même outre-Altlantique...)

Autre chose est la redescente (en termes concrets dans la formulation, pour des échanges fructueux avec d'autres, ou sur le terrain concret des luttes).

Ce n'est pas le problème personnel de RS qui le sait bien et qui ne peut être partout, bien qu'il ne descende qu'avec parcimonie (Marseille est près de la Corse). Au demeurant, si TC ne trouve pas "les concepts d'exposition", n'est-ce pas simplement parce que la théorie ne tient que dans et par le langage de RS, qui la définit pour partie comme abstraction spéculative ?

C'est celui de ses camarades-mêmes de TC, qui participent à l'élaboration et discutent des textes en interne, et sont donc censé-e-s en posséder la substantifique moëlle. Il est vrai qu'à part BL, qui a le sens de la formule choc et dense, on n'entend peu les autres - peut-être cela explique-t-il ceci, auquel cas le problème de formuler une "synthèse" avec les "concepts" et des "procédés synthétiques d'exposition" se pose à la source.

C'est celui, pour autant qu'ils s'en inquiètent, d'autres récitant-e-s qui cherchent sincèrement à s'armer de cette théorie, parce qu'elle leur semble adéquate à leurs pratiques - c'était la base de la rencontre dans Meeting, voire pour parti(e) dans SIC.

Le "nous" de TC donc est problématique et ils le savent. Ce n'est pas mon concept de 'nous'.

quel nous ? voir 4. entre nous

ma poésie est faite pour tous, non pour un-e

un manque de quoi pour qui ?

'Ce qui est en jeu', est-ce 'le manque' de 'concepts d'exposition', de 'procédés synthétiques d'exposition' ?

Il ne faut pas se tromper d'époque. On peut considérer que le concept de 'communisation commence à être connu et reconnu, mieux en tous cas qu'au temps où, sur une suggestion de BL, je m'essayai à mesurer, sur Internet, "la réception du concept de communisation" (en-quête abandonnée en cours, vu sa vanité) - c'était en 2006 sauf erreur. Il y a 7 ou 8 ans, on trouvait à peine 2 pages de Google répondant à ce terme dans sa signification 'pour nous', le sens partagé du 'concept' dans le milieu théorique. 

Regardons aujourd'hui sur google, "communisation" (avec guillemets pour des résultats plus sélectifs) : 21 pages et + de 40.000 entrées. OK, Internet n'est pas la rue, ni la structure qui monte [je préfère cette image] ou descend dans les boulevards du monde virtuel. Mais quelque chose est acquis qui correspond à ce qu'étaient nos vœux quant au succès à attendre pour le pire ou le meilleur, tels que les annonçait BL, en chute d'un article de SIC n°1, sauf erreur.

franchir le pas, qu'est-ce à dire ?

Une page doit être tournée "en pratique théorique". Par tou-te-s celleux qui s'expriment dans la perspective de la communisation. Un pas est à franchir, à commencer par les théoriciens initiateurs du concept. Ni maternage possessif ni paternité jalouse. Laissez vivre l'enfant-e ! Ille ne va pas se noyer dans les eaux de la restructuration, du fait que vous le retiendriez par la ceinture, les couettes ou la queue.

En clair, il n'y a pas pour moi à faire de synthèse, dans le sens de RS, avec cette obsession de tout tenir qui le caractérise : pour éviter que ça se barre dans tous les sens ? TC n'y peut plus rien. Personne davantage. C'est comme ça maintenant : ni théoricien suprême, ni théorie centrale ! à nouveau 'moment présent' nouvelles pratiques théoriques.

synthèses avec thèses OUI mais sans saints...ni curés

Si 'synthèse' doit exister, qu'elle ne soit pas d'abord 'conceptuelle' (comme l'art du même nom ? on a vu le massacre, cf Picasso : « Avant que ne meure la peinture, il faudra me passer sur le corps »...). Synthèse concrète sur la base du concret que chacun-e peut avoir sous les yeux, comme disait Marx. Sinon, à quoi bon théoriser : pour séduire les troupes qui attendent, armes aux pieds, sur les Fronts de Seine, de la Baltique à la Mer Égée ?

Si 'synthèse' doit exister qu'elle ne soit pas une à valoir pour toutes, dans sa formulation-même (avec la morgue qui s'en suit de la part de certains).

Simon (ou un-e- autre) Dieu qui sait tout, entend tout et voit tout des voitures qui brûlent, c'est fini. Ce n'est pas fini parce que Patlotch le dit, moins encore parce je dirais mieux (dieu m'en préserve), mais parce que c'est comme ça : cette posture théoricienne appartient au passé de la théorie. Elle est caduque, contre-productive, et nocive à la compréhension immanente des concepts, autant que du plus important : ce que les gens vivent, sentent et savent sous le capital, à quelque titre et sous quelque identité que ce soit, mais sans théorie (elle n'est pas un outil...).

pratiques théoriques bis repetita placent * ?

on prend les mêmes et on recommence ?

La question qui se pose est celle non même d'une seule, mais de pratiques théoriques diverses, démultipliées, chacun-e-s à sa façon. Avec une conviction : il n'en sera aucune meilleure que d'autres dans la forme, si elles sont de contenus adéquats, c'est-à-dire adéquates aux réalités des luttes ou de l'économie politique dans ce que la théorie a acquis, ou qu'elle a posé comme nouvelles questions à la période ouverte, entre ici-maintenant et les grands soirs et petits matins de nos espoirs.

kézako

La pratique théorique que j'appelle, dans mon texte, se situe entre une critique de TC à dépasser (la mienne encore marquée, pour mémoire, par celles de Charrier ou Astarian, page à tourner parce que lue et relue) -, et une nécessaire ouverture en grand pour l'appropriation par "ceux d'en-bas" des 'concepts' de communisation, de luttes théorisantes, d'émergence de moments présents conjoncturels confrontés aux limites..., de 'dépassements' si l'on veut de moments antérieurs, comme changements qualitatifs dans le cours des choses vues, en petit ou en grand, au singulier ou au pluriel, en local ou global. Bref, à différents niveaux de généralités.

De même que de 'notre part' et entre 'nous', il n'y a pas à exiger un label déposé (où ? par qui ? pour qui ?) de la formulation 'la plus juste', de même et moins encore vouloir mettre, dans la bouche des luttes, des mots sur mesure communisatrice.

3. variations sur le thème des excès

la théorie est l'opium du RS

J'ai lu le texte de RS rapidement, les femmes concrètes d'aujourd'hui m'y auront sans doute échappées. Il n'est pas impossible que RS, dans la période succédant au plantage de SIC annoncé (pas par TC), se réfugie dans "le métier" tel qu'il le pratique depuis 40 ans, avant de redescendre, en terres françaises peut-être à l'occasion de la sortie du livre de Silvia Federici, qui est tout sauf absconse.

On verra alors si les débats sont relancés autrement, quant à l'articulation classe-genre-'race', peut-être dans un sens répondant aux souhaits que j'ai formulés ici, puisque RS ne fait que répéter à l'excès, sur la 'race', ce à quoi j'ai déjà répondu. Il est vrai qu'il n'a fait là que "quelques réponses" (sic). À l'évidence, il n'est pas près de se mettre dans la peau d'un Jaune.

"Répondre" à RS n'est pas l'objet de ce texte. Il n'a pas écrit le sien pour moi, ou alors il s'est trompé d'adresse. Je le lirai à tête reposée, verrai si j'ai quelque chose à en dire, et de préférence si je peux m'en servir, à la manière que proposent les lignes ci-dessus.

Comme je l'ai signifié ailleurs, ce genre d'exercice en chambre d'armes ne me passionne pas, ni en parano ni en auto. Chacun ses mobiles, et surtout chacun sa modélisation. Celle de TC n'est pas la mienne. Je m'y suis fait par obligation de suivre les débats théoriques, y consacrant des années de ma vie. Sa méthode ne me convient pas, ni sa formulation trop fermée sur elle-même et aux autres. Je la considère contre-productrice pour ce que j'imagine être la fonction même de la théorie.

Répondre à ce texte, ou d'autres de RS, dans son entièreté supposerait de le faire sur SON terrain, qui n'a jamais été et ne sera jamais le mien. Pour autant que j'en sois capable, je m'y refuse pour des raisons de principe que ce texte 'sans excès' éclaircit : la "pratique théorique" de RS/TC s'avère sévèrement décalée par rapport à celles qui me semblent adéquates au moment présent.

Que TC, si ça lui chante, fasse sa "synthèse" avec les "concepts" et "procédés synthétiques d'exposition" [pour l'heure c'est raté] qui lui conviendront pour "combler son manque" : comment ne pas voir, en le lisant, de quoi il est 'en manque', et comment il le comble : la théorie est l'opium du RS.

Que RS profite, tant qu'il en a, de lecteur-euse-s averti-e-s mais, bien dommage, muet-te-s. Qu'il se débrouille des 'adeptes', qu'il produit avec obstination en affirmant ne pas en vouloir. RS est "sourd et aveugle" (Astarian), droit dans ses bottes de sept non-lieux en zones "racisées" dans le zonage capitaliste. Après tout, si RS et TC considèrent que ça marche, qu'ils continuent.

Je n'ai pas envie de finir ma vie en communiste de papier.

Certains épingleront mon manque de sérieux :  « Patlotch ne lit pas correctement Roland Simon, il ne comprend pas TC, comment pourrait-il prétendre à quelque pertinence théorique et conceptuelle ? » Qu'il sachent par avance que, de ma pertinence conceptuelle comme de ma réputation, je me bats les coquilles dans mon pinard psychotique et auto-passionnel selon Pepe/TC. Je les emmerde et qu'ils le prennent comme une INSULTE. C'en est une et je suis à jeun.

De chacun selon ses moyens, ma prétention ne va pas au-delà de dire et faire ce qui est adéquat à Mes yeux, le capital étant ce qu'il est, tel quel, sous MES yeux, je n'en ai pas d'autres. Le regarder ne le change pas, comme disait l'autre en réputées thèses. C'est MA pratique théorique, un modèle pour personne.

Je m'attache à intervenir dans un registre accessible à toucelleux qui, en dernière analyse, sont plus concerné-e-s par les rapports classe-genre-'race' que 7 garçons dans le Mistral.

Autant en emporte le vent

4. entre nous

Il serait vain de chercher dans cette suite de poèmes une quelconque allusion à Roland Simon, dont je ne connaîtrais les Fondements que des semaines plus tard.

 

Entre nous, que faire ?

Et maintenant que vais-je 
faire de nous que faire 
que ferre je de nous 
dans le jeu de nos noeuds 
ensortillés des moi 
d'émoi j'ai froid d'effroi
 

Aidez-moi donc au lieu que je me noie mais non 
la nuit ne dénoue rien lors qu'ils  
me voient seul à genoux nu comme un ver de terre 
où tout fait commune île 
mais pas des nous jetés 
des sorts des soeurs des frères

Sur la jetée qu'allège à l'aube un jour un vous mis entre nous

Patlotch, 22 septembre 2004, 3h31

 

Chanson entre nous

C'est nous les cas nous
nous sommes tous nous

22 sept.04, 1h24

Tous à je-nous !

écoutons-nous nous ?  
(choeur africain) : à CotonOO à Cotonou

écoutons-nous les ?  
(choeur espagnol) : Olé Olé

écoutez-vous moi ?  
(choeur de mes amis de trente ans) : ah ça non pas toi !

écoute-moi vous ?  
(coeur personnel) : entre nous

22 sept. 04, 0h52

 

Ecoutent-ils

Ecoute-les 
mais entre nous

ne leur dis pas

21 sept. 04, 21h49

 

Ecoute-toi aussi 

Ecoute-toi 
Je m'écoute que toi 
puisqu'ils l'ont dit

entre nous

21 sept. 04, 21h31

 

Ecoute

Ecoute-moi  
entre nous tu n'écoutes pas 
puisque je te le dis

Dis, tu m'écoutes ??!

FoSoBo, 21 sept 04, 21h13

 

Matin malin

Reprends ton souffle et tes chemins 
guette le jour les questions aux réponses 
ne t'arrête pas Demain se crie 
ne s'écrit pas le soir en haut d'un parchemin

Où c'est clair fonce ou la nuit te pendra en gris

(Au matin, entre nous, t'aurais pas l'air mal hein !?)

RER A, 21 sept. 04, 19h42