communisme : genre, classe, 'race', documents

 

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communisme : genre, classe, 'race', documents 

 

« The race question has yet to be put on the table for communisation theory » P. Valentine

26 mars 2014, rupture avec le milieu 'communisateur' oblige, je remplace 'communisation' par 'communisme'

7 mars

Masculinités, colonialité et néolibéralisme. Entretien avec Raewyn Connell Contretemps

Aux origines du capitalisme patriarcal : entretien avec Silvia Federici décembre 2013 Contretemps

22 janvier

la communisation comme abolition du racialisme + hic salta ou franchir le pas en pratiqueS théoriqueS : TC (contre Marx ?) une théorie blanche occidentale les 2 textes en version à imprimer

17 janvier

La communisation comme abolition du racialisme texte d'étape

13 janvier 19:51

Remarque : il n'est pas assuré que je puisse aller beaucoup plus loin sur le plan théorique dans l'articulation communisation/racialisation. . J'alimenterai encore les rubriques ouvertes... À d'autres de prendre le relai théoricien pour faire avancer le schmilblick du chantier permanent. Arrivé où j'en suis en 7 jours, je me propose de passer à la rédaction du texte que j'envisageais au départ classe genre race : communisation, pour une mise à jour / 6 janv 2014. Ni Jour du Seigneur ni Repos du guerrier. Cela me prendra bien 5 jours. 12 en tout. Ah la la, quel fétichisme ! Un texte court ramassant ce qui précède, et qui pourrait être publié pour des débats internes ou externes.

13 janvier 16:27 Ajouts et corrections

Cinquième débriefing : l'impossible analogie entre Genre et Race dans leurs à la Classe et pour la communisation

Ce qui précède va me permettre de revenir sur la discussion de départ avec le texte (travaux de Théorie Communiste) de BL, « Utérus vs Mélanine », dans cette spirale dialectique de mes ébauches

1) Éviter l’analogie entre Genre et Race est incontournable pour poser spécifiquement leurs articulations avec la Classe.

2) Il existe des analogies plus que formelles entre Genre et Race, dans la mesure où les deux sont des constructions historiques et sociales.

- Les races n’ont pas toujours existé, le genre oui.

- « On ne naît pas femme, on le devient » (Beauvoir 1949) / « On ne naît pas Noir, on le devient » (Sagot-Duvauroux, 2004)

3) Le travail que j’ai engagé permet d’aller plus loin. Non seulement il faut éviter l’analogie entre genre et race dans leur construction historique, dans la réalité présente du capitalisme et des luttes mais il va falloir l’éviter dans la communisation. Pourquoi ?
L’enjeu des luttes pour « abolir la domination masculine » et pour « abolir le racisme » ne se pose pas dans le même rapport entre hommes et femmes (une vraie contradiction à dépasser), et dans le rapport entre « dominants » racistes ou pro-races contre « racisé-e-s ».

Pour le dire rapidement, il y aura des luttes nécessaires entre « hommes » et « femmes » prolétaires. Elles seront révolutionnaires. Il y aura des luttes internes au prolétariat sur une base de différences raciales. Elle seront contre-révolutionnaires (sauf naturellement dans leur dimension non seulement contre le racisme, mais contre le pro-race, contre la racialisation en général, combat qui ne sera pas seulement celui des "racisé-e-s", ni même des seuls "anti-racistes"). C’est à travers ces deux rapports croisés que se jouera l’unité du prolétariat pour son auto-abolition et celle du capital, des dominations masculines et raciales.

LA COMMUNISATION SERA ARACIALE OU NE SERA PAS.

13 janvier 2014 04:57 Ajouts

communisme : genre, classe, 'race', documentsêtes-vous communisatrice ?

Merci à Zoe, Raceless Like Me

Remarque d'étape (c'est lundi...) : un problème 'structurel' ou théorique ?

On parle, en France, de racisme structurel *. On peut l'entendre au niveau historique, social, sociologique. Mais ce n'est pas au sens de la structure du capitalisme du marxisme traditionnel, pour faire court. On ne trouve a priori rien de spécifique à "la race" dans le rapport d'exploitation et dans le cycle de reproduction du capital. On ne le trouve pas si on ne le cherche pas en d'autres termes qu'une pureté de rapports entre prolétaires (tous les mêmes au sein de « LA classe ouvrière ») et capital.

* par exemple, Houria Bouteldja : « Le racisme structurel de la société française provoque un conflit d'intérêt entre les classes populaires indigènes et les classes populaires blanches, les premières se battant pour l'égalité des droits et pour le respect, les autres bien sûr pour préserver leurs acquis ou gagner des droits mais aussi pour maintenir leurs privilèges vis-à-vis des premiers.» 2006 Interview par Christine Delphy, Nouvelles Questions Féministes vol.25 n°1, citée par Wikipédia

Il en va différemment si l'on considère l'histoire concrète du capitalisme, de l'accumulation primitive à aujourdhui, en passant par toutes les formes successives, de la traite aux colonialismes, au post-colonialisme, et à la distribution raciale du zonage actuel dans le capitalisme globalisé*.

* « L’espace du monde capitaliste restructuré est un zonage qui se déploie de façon « fractale » à toutes les échelles : monde, continents, aires, pays, régions, métropoles, quartiers. A chaque niveau d’échelle, se côtoient et s’articulent : un noyau « surdéveloppé » ; des zones constellées de focalisations capitalistes plus ou moins denses ; des zones de crises et de violence directe s’exerçant contre des « poubelles sociales », des marges, des ghettos, une économie souterraine contrôlée par des mafias diverses.

Dans un tel « nouvel ordre mondial », la question de la distinction entre opération de guerre et opération de police n’a plus un grand intérêt. La restructuration actuelle est une autre organisation de l’espace de la reproduction du capital et une autre organisation de la violence. Les formes d’interventions sont celles de la discipline. Si le principal résultat du procès de production c’est la reproduction du face-à-face entre le prolétariat et le capital, que de ce face-à-face découle ipso facto le premier moment de l’échange entre le capital et le travail (achat-vente de la force de travail) ne va pas de soi. Au « centre » ou à la « périphérie », ces distinctions ont été mises en abimes à tous les niveaux d’échelle, la situation de la force de travail est fondamentalement la même : la force de travail existe face au capital comme force de travail sociale globale. Alors qu’elle est dans les aires développées globalement achetée par le capital et individuellement utilisée, il n’y a pas d’achat global dans les nouvelles périphéries. D’où l’importance partout de la disciplinarisation de la force de travail face à un prolétaire redevenu, en tant que prolétaire, un pauvre. « Ballade en novembre » Meeting n°3, novembre 2005, cité sur dndf Chômage : Émeute de jeunes prolétaires espagnols

Il en va différemment si l'on considère le capitalisme dans son mouvement historique et en dynamique de moments présents, en prenant en compte le poids du facteur racial en termes de démographies, dans la segmentation du prolétariat au sein du zonage capitaliste, ses effets dans les luttes.

Autrement dit, pour mesurer la fonction du racisme dans le fonctionnement du capitalisme comme mode de production et de reproduction, il faut prendre en compte la "race" comme facteur déterminant un peu, beaucoup, passionnément...

- le capitalisme en mouvement sous les deux aspects de son cours historique et de ses dynamiques dans la succession de moments présents;

- les aspects quantitatifs (démographiques) du capitalisme et des luttes;

- la segmentation du prolétariat;

Comment cela peut-il s'intègrer à la théorie de la communisation telle qu'elle se présente chez ses théoriciens actuels ? Je n'en sais rien. Il me semble qu'on peut le faire - comme dirait Francis Blanche -  en dépassant la modélisation abstraite, structuraliste et dialectique, pour théoriser à un niveau de généralités plus proche des "luttes théoriciennes" concrètes.

Il semble que jusque-là, le facteur de la race n'était pas pris en compte par la théorie ou pas comme un élément théorique à part entière dans les analyses des "luttes théoriciennes". On pourrait peut-être en tirer des considérations plus générales, pour autant qu'une synthèse ait un intérêt : la lutte de classe n'existe pas de façon générale, du moins pas en dehors de périodes révolutionnaires, précisément celles où le prolétariat, tendant à trouver son unité, peut dépasser les divisions antérieures dont celles produites par le racisme. Tel pourrait être le cas du moment conjoncturel communisateur (selon Théorie communiste), dans l'activité de crise du prolétariat (selon Bruno Astarian/Hic Salta), la défaisance* des rapports sociaux entre "races" dans celles des rapports de classes et de genres.

La communisation sera araciale ou ne sera pas.

* j'utilise les "concepts" et la terminologie existante. Je ne vois pas la nécessité d'en inventer une autre. Pour le plaisir d'une singularité théoricienne ?

10/11 janvier

Intermezzo l'incontournable écoute de ses AutrEs par l'homme blanc, avec LeRoi Jones Amiri Baraka, poète, dramaturge, historien du jazz, activiste du Black Art, pionnier du rap... est décédé ce 9 janvier

10 janvier 15h01

Quatrième débriefing : éléments d'une sociologie anticonstitutionnelle universalo-française) Ici, rien à débriefer à proprement parler. Il s'agit de poser le problème spécifiquement français d'une universalité de droits en principe interdisant d'en mesurer l'application réelle. Ce n'est qu'une esquisse dont le but n'est pas de la combattre politiquement d'un point de vue citoyenniste, égalitariste et démocratique, mais de prendre la mesure de la domination raciale dans le rapport au travail et aux conditions de vie (et de mort) des racisé-e-s. Un constat sociologique. Non son utilisation idéologique, et pas davantage un combat contre elle, qui ne surgira pas d'un blog sur Internet.

Troisième débriefing (l'invention la race, construction historique et sociale) : Contrairement au genre comme domination masculine dès l'origine de l'humanité, les "races" n'ont pas toujours existé. Elles sont produites, avec les hiérarchies utiles alors, durant la même période que le capitalisme, avant qu'il ne devienne un mode de production à part entière.

Schématique et provisoire : La domination masculine dès "les origines", les "races" utiles au XVIIème siècle, pas d'analogie possible entre les deux. Ce n'est pas dans un rapport comparable que ces dominations participent à la genèse du capitalisme, et changent dans ce mouvement de nature : le genre devenant une contradiction participant directement à la structure de production/reproduction, autour du sur-travail (TC), la race (noire particulièrement) à l'accumulation primitive en Occident dans les conditions du commerce triangulaire (traite et esclavage), puis à l'augmentation de la population exploitable aux USA avec l'abolition de l'esclavage, rôle assuré par le colonialisme pour l'Europe (dans cette dimension démographique du prolétariat).

10 janvier 00:16

Deuxième débriefing : Genre-Race-Classe : l'homme blanc est transparent. Il n'aurait ni genre ('sexe social'), ni race, un 'privilège' des femmes ou des "racisés". Deux 'privilèges' pour les "racisées". Trois pour les exploitées 'de couleur'.

9 janvier 19h06

Intermezzo sans théorie 'On ne naît pas Noir, on le devient' Vous avez dit « racisé-e-s » ? Pas d'anologieS entre race et genre ?

8 janvier 20:50

Premier débriefing (sur les luttes de dominé.e.s/racisé.e.s en France : spécificités)

Dans une interview de Houria Bouteldja (Indigènes de la République...) on commence à voir comment le concept de patriarcat peut, sous son nom même, être miné de l'intérieur dans ses rapports aux classes et à la race. Du moins perd-il de sa pertinence delphyenne (selon Christine Delphy) comme contradiction unique entre « classes » d'hommes et de femmes (ceux que n'en sont pas s'en tapent, quitte à en être frappés). La porte s'ouvre sur le plan théorique, à partir des luttes dans leurs réalités, d'une articulation avec la contradiction entre classes et la domination raciale comme 'opposition' ou 'antagonisme' au sens dialectique. Et l'on commence à saisir comment celle-ci informe la structure du capitalisme comme tout.

Il est à remarquer que Houria Bouteldja se refuse à en faire un enjeu militant. En ceci, sa posture est proche de celles des théoricien-ne-s de la communisation, qui ne font pas de la "propagande", persuadé.e.s que ce ne sont pas les idées, mais les pratiques sociales, les luttes, qui font avancer le schmilblick dans le cours quotidien des luttes et du capitalisme tel qu'il est dans le moment présent. Et certes, nous ne parlerions pas comme à regret d'un « empêchement des alliances entre classes populaires ». À travers les segmentations, les luttes feront avec.

8 janvier 02h50

Programme de 'travail' à venir, 3) la 'race', une domination pas comme les autres, comme condition (circonstance) au sein des contradictions de classe et de genre. TC pourrait parler d'un élément participant d'une conjoncture, quelque chose de l'ordre de l'évidence.

Je m'intéresserai dans un premier temps à ce féminisme des racisées en France, ou dans les pays où elle est encore très "post-coloniale", dans la mesure où existent soit des relations d'issu-e-s de l'immigration' au pays d'origine (ou proches assimilés), soit des projections identitaires sur la situation des populations soumises à l'exploitation capitaliste extérieure (Moyen-Orient, Afrique...), 'renois' des banlieues françaises et Africains-Américains des ghettos urbains (rap, hip-hop, émeutes...).

Dans cette enquête je m'efforcerai de mettre en lumière comment un opposition de race dominant-dominé - dans le rapport au travail, à la reproduction, ou au maintien de l'ordre capitaliste (importance actuelle de la police, de la guerre sociale des Etats à leurs populations pauvres, ou à d'autres...) - comment ce qui n'est abstraitement qu'une opposition ou un antagonisme, mais concrètement une domination/ oppression, participe dialectiquement à/de la structure production/reproduction, et parfois conditionne son maintien.

Bref, comment cette domination peut devenir dynamique de lutte et la porter aux limites, facteur d'écart au sens de TC, des cas où le facteur racial, la présence des racisé-e-s/dominé-e-s sont déterminants en tant que lutte de classe.

Gros programme que je ne pourrai vraisemblablement qu'esquisser, mais ce n'est pas la matière, les "luttes théoriciennes", qui manquent. Première étape : aller à la pêche.

7 et 8 janvier 2014 01h31

2) Utérus +ou- Mélanine et classes : accord, désaccords, et proposition de 'travail'

La petite discussion accord et questionnement (ci-dessous à propos de Utérus vs Mélanine) souligne mon accord avec BL sur l'impossibilité d'établir une « analogie entre genre et race » dans leur articulation avec le capital. En conclusion, BL précise le risque de cette analogie :

Paradoxalement comme il est évident qu’on ne peut pas « inventer » des contradictions pour chaque opposition de races, cela amène à renoncer à la contradiction de genre au profit d’une série  d’antagonismes subordonnés à la contradiction de classe, le tout bien sûr « structurellement » uni dans la très dialectique totalité du capital. C’est pour cela qu’il faut renoncer à toute analogie entre genre et race, car tout simplement la domination masculine c’est l’éternisation du capital, donc son existence la plus  flagrante dans les rapports immédiats.

Je précise et approfondis cet accord, jusqu'où il va, et à partir de quoi il devient un désaccord à dépasser, dialectiquement ou pas.

Passons sur le fait que l'existence de la race serait moins flagrante que le genre dans les rapports immédiats; s'il est vrai qu'elle n'éternise pas le capital au même titre, elle était là au début et elle continue, à voir comment. Mais je ne m'arrête pas à ce qui pourrait être une sorte de hiérarchisation du genre et de la race, dont je n'ose soupçonner l'auteur de ces lignes. Comme BL le souligne :

Le problème c’est qu’on cherche fonder la formule en l’étendant rétroactivement, en assimilant la mélanine de l’esclavagisme de l’époque capitaliste à l’utérus de TOUTES les époques. Est-ce grave ? Pas vraiment mais cela « ouvre la porte » à une « dérive » très gênante : l’extension rendue ainsi possible de la situation de genre à celle de race alors que les 2 n’ont rien à voir.

Le problème de BL, c'est que sa qualité de condensation se paye d'un revers, des formules à l'emporte-pièces. Il se comprend lui-même, et je m'y efforce, mais son insistance à éviter l'analogie ne produira pas que des polémiques sans bonnes raisons. Exemple, quand il affirme...

Genre et classe sont essentiellement liés, les races non, et cela nous devons l’affirmer de façon très nette voire, polémique parce que...

... parce qu'à partir de là, la race, BL n'en parle plus (dans ce texte), et plus grave, il ne peut plus parler de la race que comme antagonisme ou opposition* quoi qu'il en soit, comme domination, oppression, un peu à la façon les autres font l'objet de ses critiques de celles de Roland Simon, tous les deux pour TC (voir ci-dessous, Endnotes...). D'où ma question : dialectique ou pas, quel est selon TC le rapport de la race à la structure du capital ? En existe-t-il un, au-delà de l'ironie à propos de ceux qui en voient partout ? *(je ne suis pas un expert en dialectique TCiste, ici et à ce stade, est-ce important ? Ce qui importe, c'est qu'il ne s'agit pas de contradictions).

"Avec un peu d'ironie"  en retour : quelle position, la race, dans les séries d'antagonismes que TC critique à juste titre ? Si la race est moins flagrante que le genre dans les rapports immédiats, où serait-elle, sur l'échelle BL/TC des oppressions et dominations flagrantes ? Face à la police, à quel barreau montent les "racisé-e-s" dans les "rapports immédiats" ?

Un autre problème, avec ce passage :

on ne peut pas « inventer » des contradictions pour chaque opposition de races

Est-ce à dire qu'il faudrait examiner les oppositions des races blanche-noire, blanche-moins noire, noire-plus ou moins foncée, jaune-noire, etc. ? Car évidemment on ne pourrait se contenter de la catégorisation colonialiste, dans ses variantes. Non, c'est vrai, « On ne peut pas...»

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les quatres races d'hommes

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les cinq races de femmes ?

On ne peut pas, parce que ça deviendrait trop compliqué ? En effet, il faudrait étudier chaque situation dans ses singularités globales, régionales, locales (ce que font au demeurant les études sur la question), qui sont infinies dans la partition en zones non purement géographiques du monde capitaliste globalisé. Mais est-ce bien le problème ?

Que cache cette multitude de "races" qui refuse celles du colonialisme blanc ? N'est-ce pas passer un peu vite sur le fait que pour l'heure, le capitalisme est encore majoritairement blanc -une extrême minorité démographique-, sur le fait qu'il y a l'Occident et les autres, comme l'écrivait Sophie Bessis en 2001, même si cette blancheur capitale s'accommode de colorations diverses du plus clair au plus foncé, dans la variation infinie des teintes et des amitiés bien comprises, en Afrique, au USA (Obama n'est-il pas "noir"?), en Amérique du Sud, au Japon, en France, etc.

C'est à partir de cet ensemble de considérations qu'avec d'autres nous pouvons estimer :

- qu'il y a une sous-estimation de la race chez Théorie Communiste;

- qu'affirmer « les deux n'ont rien à voir »* suppose de ne pas y regarder de trop près, et nous invite à le faire;

- qu'il faut nous étudier les 3 rapports de la race au genre et à la classe, du genre à la classe et à la race, de la classe au genre et à la race, en rotation, chacun informant les deux autres : c'est la démarche de l'intersectionnalité, à voir quelle théorisation conséquente peut se construire sur le socle partagé des théories de la communisation.

Contre la race comme structurelle, une argumentation négative : un peu à la manière dont Théorie Communiste ne parlait pas du genre avant de l'intégrer à son corpus, TC ne parle pas de la race, pas encore... mais qui dit chantier permanent, dit aussi chantier collectif, c'est les 3/8 et les horaires variables...

Tout se ramène, in fine, pour BL/TC, à une argumentation négative, reposant sur le fait que, Théorie communiste (TC) ayant trouvé une intersection structurelle entre genre et classe (par le sur-travail et le fait que les femmes sont définies et assignées pour la reproduction de la principale force productive, la population), il faut à tout prix éviter une définition du capitalisme comme somme de "dominations" ou "d'oppressions", à la manière dont le faisait (et le fait encore) le "démocratisme radical" (union convergente de toutes et tous les opprimé-e-s, dominé-es, voire exploité-e-s). Je rejoins naturellement, et même essentiellement ce souci - ce qui ne fait pas de moi un naturaliste essentialiste.

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Théorie Communiste 2001 PDF

Le démocratisme radical n'est pas seul en cause, comme on le voit dans une critique de TC à Incendo : « Genre et classes : l'insurrection généralisée qui détruira les hommes et les femmes », ou encore la controverse de TC avec Endnotes 3 (Gender, Race, Class and other Misfortunes), le fond du désaccord étant toujours le même : « renoncer à la contradiction de genre au profit d’une série  d’antagonismes subordonnés à la contradiction de classe, le tout bien sûr « structurellement » uni dans la très dialectique totalité du capital ». L'ironie de la phrase pointe le fait que dans ces théories, il n'y a pas de construction théorique de la supposée articulation dialectique structurelle, ou si elle existe, c'est en termes d'antagonismes, non de contradictions (texte RS à citer). Voir la discussion Endnote#3-Editorial, dont le chapeau est effectivement clair : « Pour nous, il n’y a pas plus lieu de parler de contradiction entre ouvriers et capital qu’entre femmes et hommes. En fait, la seule « contradiction entre » est celle avec laquelle Marx ouvre le livre 1 du Capital, la contradiction entre valeur d’usage et valeur d’échange », et ce qui s'en suit : la réaction d'Amer Simpson, à propos de l'édito de Endnotes#3 : la contradiction et son double, puis la mienne ici la méthode et son double, une vision d'hommes ? Pour une refondation en théorie communiste.

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Mais tout cela ne concerne pas "la race", question abordée par Chris Chen dans endnote#3 : The Limit Point of Capitalist Equality : notes toward an abolitionnist Antiracism, tentative de répondre au reproche de P. Valentine dans The Gender Rift of Communisation :

Abolition of Race?

Many have argued that the category 'women' is not required for the social functions currently performed by women to 'get done' – that is to say, capitalism could rid itself of gender, and still maintain the necessary distinction between ‘spheres’ of social/non-social or waged/unwaged. The emerging communisationist gender theory, on the other hand, argues generally that the categories 'women' and 'men' are nothing other than the distinction between the spheres of activity. Abolishing gender while retaining the waged/unwaged division is like abolishing class while retaining the split between the owners of the means of production and those who are forced to work for a wage in order to survive.

The very same manoeuvres are used to make similarly deflationary arguments about what is usually called 'race' or 'ethnicity'. Even the more militant theorists of race often claim that, at base, race and ethnicity are historical leftovers of past violences that capital has picked up, found useful, and mobilised to its advantage. Even some of the theorists most intent on elevating and integrating a theory of racial and ethnic oppression into the analysis of capitalism – from autonomists like Harry Cleaver and Selma James to canonical theorists of white supremacist, capitalist society like Stuart Hall – continue to insist that race is in some sense subordinate to or an inflection of (or in Hall’s terms, an articulation of) class.

The race question has yet to be put on the table for communisation theory. Theorists who analyse race and racialisation as a fundamental social relation that grounds and reproduces capitalist society, (from Cedric Robinson’s epic Black Marxisms to the recent 'afro-pessimists' like Frank Wilderson and Jared Sexton) have not been addressed within communisation. This is a testament to the persistent Eurocentrism of current communisation theory, even as it is drawn into the American context. (Communists have certainly not dealt with race well elsewhere, but European ultra-left and communisationist theory remains somewhat uniquely unconcerned with race – as does its American counterparts).
 

Frank Wilderson claims that white supremacy: 'kills the Black subject that the concept, civil society, may live….' and later,

« We live in this world, but exist outside of civil society. This structurally impossible position is a paradox because the Black subject, the slave, is vital to civil society’s political economy: s/he kick-starts capital at its genesis and rescues it from its over-accumulation crisis at its end. Black death is its condition of possibility. Civil society’s subaltern, the worker, is coded as waged, and wages are White. But Marxism has no account of this phenomenal birth and life-saving role played by the Black subject.» 26 Frank Wilderson, 'Gramsci’s Black Marx: Whither the Slave in Civil Society?', We Write, Vol.2, Number 1, January, 2005, p.9. and p.15.

Similar to Miram’s phenomenological and hermeneutic account of the sex-right, this language is not yet legible to existing communist or Marxist conversations. The limits of such conversations  are threatening to their strength, for these theories of sex-right and black death reveal a truth that, if ignored or dismissed, leaves an account of the totality not only incomplete but a potential tool of capitalist violence.

We believe that capital is a totality which is ‘classed’, ‘gendered’ and ‘raced’ by virtue of its own internal logic. These are not three contradictions which sit on three thrones in the centre of the capitalist totality, homologous with one another, dictating its logic. We must reveal exactly how race and gender are necessary social relations based on particular material processes within the capitalist mode of production.27 Through the recent work of communisationist gender theory, we have come to understand 'women' as the category describing those whose activity, unwaged and waged, is appropriated in their totality by society ('men'). This relation inscribes two distinct ‘spheres’ that ground the gender binary. The fact that the boundaries around these spheres are violently policed does not mean they are static – in fact their policing also involves a constant manipulation of the boundaries. We understand 'proletariat' as the category describing those who do not own the means of production, and are forced to either sell their labour to those who do (the 'capitalists') or are cast out to waste away. How are we to understand the category of 'racialised', or perhaps of 'black,' or perhaps 'ethnicised'? It seems possible that these categories are necessarily related to capital’s necessary overproduction of humans within the necessary movement of capitalist development, and its consequent need to kill, obliterate, remove and dispossess such bodies.28 But how do we structure this theory, and how does it relate to waged exploitation and to the two 'spheres'?

27 There are some inchoate formations that we know of in the US which are beginning to take on this task. See http://escalatingidentity.wordpress.com and http://liesjournal.info. We are sure there are many more we do not know of.

28 See Endnotes #2, 2011 

En d'autres termes, P. Valentine de Vancouver fait à la théorie de la communisation le même genre de critique que Selma Birge (Montréal) à Bourdieu, ses héritiers, et aux marxistes européens, particulièrement français. Voir Marxismes et Intersectionnalités 7 janvier. Certes les critiques ne se font pas toutes sur la base d'un accord avec les thèses de la communisation, elles-mêmes peu traversées de désaccords sur cette question de la race, puisqu'elle n'est pas prise en compte.

P. Valentine plus haut : « The race question has yet to be put on the table for communisation theory » : la question raciale doit maintenant être posée sur la table de la théorie de la communisation. C'est donc cette même nécessité que je reprends avec Race Genre Classe : pour une mise à jour des théories de la communisation.

Ce qu'il faut retenir de BL quoi qu'il en soit, c'est qu'on ne peut procéder, dans le rapport au capital de la race et du genre, par analogies. Je mets un pluriel, car on le verra, des similitudes ne manquent pas, comme le montrent les féminismes de racisées au delà du Black Feminism, qui sont pour l'essentiel des mouvements de femmes plus pauvres et exploitées que les "Blanches" (voir à cet égard White Feminist Fatigue Syndrom Brenna Bhandar et Denise Ferreira da Silva Oct 2013

« Ending op­pres­sion, vi­ol­ence against women, vi­ol­ence against men, par­tic­u­larly of the neo-?liberal variety, means em­bra­cing the his­tor­ical, ma­ter­i­alist, anti-?racist thought of Black and Third World Marxist fem­in­ists. Are the White fem­in­ists who per­sist in throwing in the word “race” or “ra­cism” in their oth­er­wise left-?liberal ap­proaches to fem­inism will­fully blind/?deaf? Are they un­able to cede the floor to Black fem­inism be­cause it would mean the loss of a cer­tain ra­cial priv­ilege? The per­sistent claim to uni­ver­salism, which is the core of this White fem­inism, renders the ex­per­i­ences, thoughts and work of Black and Third World fem­in­ists in­vis­ible, over and over again. Time’s up! »

Cette question recoupe, naturellement, une caractéristique du féminisme en France, telle que j'ai commencé de la poser avec féminisme et luttes de classes, où l'on voit se dessiner une articulation, non pas analogique entre genre et classe, mais entre contradiction capitaliste de genre et "dominations de races" liées au capitalisme par l'exploitation dans la production. La prudence théorique s'impose mais, si parler de contradiction de races est à écarter puisqu'il s'agirait purement et simplement de racisme inversé, la relation structurelle de la racisation aux contradictions de classe et de genre, relation à cette interaction même - histoire de la construction croisée de la race et du genre dans le capitalisme, présence dans les luttes actuelles comme dans celles qui s'annoncent -, tout cela constitue une matière première à exploiter... par la théorie.

Pour la suite : Je m'intéresserai dans un premier temps à ce féminisme des racisées en France, ou dans les pays où elle est encore très "post-coloniale", dans la mesure où existent soit des relations d'issus de l'immigration' au pays d'origine (ou assimilés), soit de projection sur la situation des populations soumises à l'exploitation capitaliste extérieure (Moyen-Orient...), soit encore de 'renois' des banlieues françaises avec les Africains-Américains des ghettos (rap, hip-hop...). Dans cette enquête je m'efforcerai de mettre en lumière comment un opposition de race dominant-dominé - dans le rapport au travail, à la reproduction, où au maintien de l'ordre capitaliste (importance actuelle de la police, la guerre des Etats à leurs populations pauvres, ou à d'autres...) - comment ce qui n'est abstraitement qu'une opposition ou un antagonisme, concrètement une domination/ oppression, participe dialectiquement à la structure production/reproduction, et parfois conditionne son maintien.(à suivre)

6 janvier

communisme : genre, classe, 'race', documents

(à titre décoratif)

différentes étapes de la biosynthèse de la mélanine

1) 'Utérus et Mélanine' : accord et questionnement

Utérus vs Mélanine en ligne sur le site travaux de Théorie Communiste

Dans ce court texte, Bernard LYON (BL), de théorie communiste, discute et critique « l'analogie entre genre et race

Je partage très largement son argumentation, et la nécessité d'être clair : « Cela "ouvre la porte" à une "dérive" très gênante : l’extension rendue ainsi possible de la situation de genre à celle de race alors que les 2 n’ont rien à voir. » 

BL ajoute : « Genre et classe sont essentiellement liés, les races non, et cela nous devons l’affirmer de façon très nette, voire polémique, parce que l’intégration de l’abolition des genres comme élément inséparable de l’abolition des classes dans la communisation est dévalué, secondarisé par la mise de question des races au niveau de celle du genre. »  

Je souligne "essentiellement" parce que je pense que le terme est à prendre au sens fort d'essence. La construction sociale du genre commence dès les débuts de l'humanité*, et devient structurelle bien avant l'apparition du capitalisme, dans lequel elle change de qualité, compte tenu de la place centrale du travail dans ce mode de production.

* Voir par exemple François Héritier, À l'aube de l'humanité, dans l'ouvrage collectif La plus belle histoire des femmes, Seuil 2011. Les autres textes sont d'un intérêt variable, voire douteux, notamment celui de Sylviane Agacinski.

Néanmoins, c'est bien avec le mode de production capitaliste que le fait de "faire des enfants" participe structurellement à sa reproduction, et pas simplement à la reproduction de la population, de l'humanité, comme un facteur traversant l'histoire de façon inchangée. L'augmentation de la population comme force de travail, c'est la condition d'expansion du capitalisme, de son accumulation comme un système insatiable, une condition pour que se maintienne voire augmente le taux de profit.

Dire que la race n'est pas essentiellement liée à la classe ne signifie pas pour autant qu'elle ne lui est pas liée du tout, la question étant de savoir comment, et plus précisément de savoir si cela touche ou non la structure même du capitalisme, son existence et son histoire au point d'en être un élément déterminant, en qualité et/ou en quantité. La quantité n'est pas anodine, par la nécessité même d'augmenter la force de travail disponible, à savoir la démographie du prolétariat. Quantité et qualité sont dans un rapport dialectique : c'est sur la base d'une augmentation de la quantité que peuvent émerger des changements qualitatifs, des sauts qui introduisent une nouvelle contradiction, du moins un poids plus conséquent de cette contradiction dans la structure du tout, ici l'accumulation primitive du capital (milieu 17ème siècle-début 19ème siècle).

À défaut de plus longues recherches (mes livres sur la question sont inaccessibles), Wikipédia :

Olivier Pétré-Grenouilleau, l'historien qui met le plus l'accent sur la traite orientale, a estimé, en 2004, à 42 millions le total de victimes pour trois traites négrières :

  • la traite orientale, à destination du monde arabo-musulman : 17 millions de personnes ;
  • la traite intra-africaine: 14 millions de personnes, dont une partie revendue à des Européens ou des Arabes ;
  • la traite atlantique, par les Européens : 11 à 13 millions de personnes, dont l'essentiel à partir de la fin du xviie siècle.

En 1997, Hugh Thomas a estimé au total à 13 millions le nombre d'esclaves « ayant quitté l'Afrique » lors de la traite atlantique, dont 11,32 millions arrivés à destination au moyen de 54 200 traversées. Il affecte au Portugal et sa colonie du Brésil 30 000 de ces traversées34.

Dans ses estimations le Danemark est censé avoir déporté 50 000 esclaves avec 250 traversées. Or, selon l'historien danois Per Hernaes35, « on peut estimer aujourd'hui à environ 85 000 le nombre total d'esclaves transportés sur des navires danois entre 1660 et 1806. »

En 2001, David Eltis arrivait à un total de 11 062 000 déportés pour 9 599 000 esclaves débarqués aux Amériques, entre 1519 et 1867. Ce sont ses estimations que Petré-Grenouilleau a reprises dans son livre Les Traites négrières, Essai d'histoire globale. En décembre 2008, David Eltis lance la plus large base de données consacrée à la traite atlantique : The Trans-Atlantic Slave Trade Database, elle fait état de 12 521 336 déportés entre 1501 et 1866 36.

Quant à l'historien Serge Daget, en 1990 voici ses estimations :

  • traite atlantique : 11,7 millions ;
  • traite transsaharienne : 7,4 millions ;
  • traite orientale : 4,28 millions.

En 1982, Joseph Inikori37 estime à 15 400 000 le nombre de déportés par la traite atlantique, tandis que Paul Lovejoy proposait 11 698 00038déportés (pour 9 778 500 débarqués) ; chiffre qu'il portera à 11 863 000 en 198939.

Quoi qu'il en soit, ce n'est pas la traite orientale, mais le commerce triangulaire (autre appellation de la "traite atlantique") qui participe à l'accumulation primitive du capital. Yann Moulier-Boutang, dont je ne partage pas les positions théoriques et le négrisme (sic), a apporté des contributions sur cette question, dans son travail de thèse, et autres ouvrages, De l'esclavage au salariat : économie historique du salariat bridé, PUF, 1998 / Formes de travail non libre / Accumulation primitive : préhistoire ou histoire continuée du capitalisme ?, 2005 pour Les Cahiers d'études africaines, 2005. Sans en connaître précisément le contenu, on reconnaît une thématique qui revient dans un ouvrage de Silvia Federici (2004 en anglais) à paraître prochainement en traduction française aux éditions Senonevero : Caliban et la sorcière, Femmes, corps et accumulation primitive.

À ce stade, je ne peux guère aller plus loin. Ma démarche est constructiviste, en spirale. J'en reste à ce questionnement de départ, en insistant sur mon accord préalable avec la distinction soulignée par BL dans Utérus vs Mélanine.

Le fait massif à prendre en compte, c'est que depuis l'accumulation primitive du capital, l'assignation de race ("racisation") a toujours participé, certes de façon différenciée, évolutive, mais massive, à l'histoire du capitalisme, et ceci à sens unique, la domination blanche occidentale sur les populations en questions, qu'elles vivent dans les pays occidentaux (esclaves, immigrés et leurs descendants) ou dans leurs régions d'origine (Afrique, Asie du Sud-Est, Océanie, Amérique centrale et du Sud...). Je n'ai pas de référence de livre sur cette question. J'en ai lu deux entre autres, qui ne sont pas des ouvrages explicitement théoriques, peuvent même comporter des analyses que l'on ne peut partager en "marxiste", surtout traditionnel, voire des présupposés démocratistes, mais ils sont particulièrement instructifs :

- La férocité blanche ou l'implacable instruction des génocides occultés, Albin Michel 2001, de la Colombienne Rosa Amelia Plumelle-Uribe

communisme : genre, classe, 'race', documents

- L'Occident et les autres, de la Franco-Tunisienne Sophie Bessis, La Découverte 2001

communisme : genre, classe, 'race', documents

Trois livres de femmes, donc... Je dois remettre le nez dans ma bibliothèque pour renouer avec l'époque où, écrivant sur le jazz y compris à propos de ses lointaines origines, j'étais plus familiarisé avec ces questions. Voire, dans la bibliographie de Jazz et problèmes des hommes : Afrique et Afriq'Amériques

À cet égard, je viens de m'offrir Le Jazz et l'Occident, culture afro-américaine et philosophie, Klinksiek 2008, de l'auvergnat Christian Béthune, par ailleurs auteur de Adorno et le jazz, analyse d'un déni esthétique, Klincksiek 2004. Christian Béthune est un des seuls critiques de jazz qui m'ait contacté suite à mon livre en ligne, qui est structuré autour de cette rencontre de deux mondes. Voire sommaire

Je m'efforcerai ultérieurement d'aborder, de façon plus conséquente pour la théorie mais pas nécessairement en théoricien, le rapport de la 'race' au capitalisme comme contradictions en mouvements dans la production et la reproduction.