classe race genre : autant de planchers de verre ? / 7 janv 2014

 

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classe race genre : autant de "planchers de verre" ? / 7 janv 2014 

Articles universitaires

Voir aussi Genre et race (et classe) : Black Feminism... / l'invention de la race, construction historique et sociale / 'On ne naît pas Noir, on le devient' / sur les luttes de dominé.e.s/racisé.e.s en France : spécificités 

22 janvier 2014 la communisation comme abolition du racialisme + hic salta ou franchir le pas : TC (contre Marx ?) une théorie blanche occidentale les 2 textes en version à imprimer

4) 14 janvier 2014

Les bidonvilles forment-ils une planète à part ? Bruno Astarian, Hic Salta Communisation, février 2010. Une critique de Mike Davis, Le pire des Mondes possibles, consacré aux bidonvilles.

Intersectionnalité Genre, Race, Classe au Canada

Understanding Social Inequality: Intersections of Class, Age, Gender, Ethnicity, and Race in Canada  Julie McMullin 2009 2ème édition

Inequality in Canada: A Reader on the Intersections of Gender, Race, and Class, Valerie Zawilski 2009 2ème édition

Race, gender, class, and sexual orientation: intersecting axes of inequality and self-rated health in Canada, Gerry Veenstra 2011 Probabilities of Fair/Poor Self-rated Health. A: Income by gender; B: Income by sexual orientation; C:Income by race; D:Income by race&gender

The Meaning of Difference: American Constructions of Race, Sex and Gender, Social Class, and Sexual Orientation, Karen E. Travis, Toni-Michelle Rosenblum 2005 4ème édition

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3 ) 7 janv 2014

Marxismes et Intersectionnalité, interview Selma Birge, Montréal

La résistance française ? Extraits

« SB : Je ne pense pas qu'on puisse parler de façon générale d'une réception marxiste de l'intersectionnalité. De quel marxisme parle-t-on ? Dans quel contexte ? Qui le revendique et pour quoi faire? Quand on regarde un des textes fondateurs de la pensée intersectionnelle, le manifeste du collectif Combahee River, on voit bien que l'approche qui y est défendue s'inscrit dans la lignée marxiste mais lui fait des critiques internes qui sont formulées de la positionnalité (positionality) féministe africaine-américaine lesbienne. À cet égard, il convient de souligner, et j'ajouterai d'étudier davantage, la proximité théorique et politique entre l'intersectionnalité et lesbritish cultural studies où la filiation avec le marxisme est patente. Il faut bien entendu comprendre que le marxisme dont il est question ici en est un d'après le tournant gramscien marqué par le passage de l'idéologie à l'hégémonie, un qui en a fini avec le réductionnisme et le déterminisme économique de l'orthodoxie marxiste où le culturel est pensé soit comme un simple reflet des faits économiques ou encore comme une activité propagandiste. Ces approches néo-marxistes, qui émanent donc d'une remise en question interne (intra-marxiste) profonde entamée dans les années fin 1950 et poursuivie dans les décennies suivantes (1960 et 1970), commencent à s'intéresser à d'autres rapports sociaux structurants, de race et de genre précisément, sans les subsumer a priori sous les rapports de classe. Celles-ci suivent principalement deux orientations théoriques différentes : l'une centrée sur l'économie politique, et l'autre se focalisant sur l'analyse des liens entre les divisions de classe, la culture et l'hégémonie; c'est dans cette dernière que se situent en gros les british cultural studies. Toutefois, il faut souligner que lessensibilités intersectionnelles marquent aussi la première orientation, pas seulement la seconde, comme en témoignent par exemple certains travaux néo-marxistes de l'approche de l'économie politique qui se penchent sur la division sexuelle et ethnique du marché du travail sans traiter le genre, ni l'ethnicité comme une fausse conscience remplissant une fonction idéologique aux mains des dominants, celle de masquer les luttes de classe. Dès lors, l'étude de l'économie politique des inégalités sociales se façonne par une plus grande complexification de la question de classe avec l'apport du féminisme, de l'anti-colonialisme et de l'anti-racisme. On peut donc parler d'une « intersectionnalisation » des manières dont les inégalités sociales et la domination de classe sont comprises et étudiées par certains néo-marxistes de la branche dite « économie politique ». À l'heure où l'intersectionnalité est de plus en plus dépolitisée – une dépolitisation bien politique, soulignons-le, qui fait de l'intersectionnalité un outil du complexe néolibéral de gestion de la diversité dans lequel l'industrie académique est un joueur central – il me semble très important de rappeler cet héritage marxiste, et plus généralement la critique radicale qui est à la source et au cœur de la démarche intersectionnelle.

Il convient également de souligner que cette intersectionnalisation de la « question sociale » n'est pas vue comme légitime dans tous les contextes, en particulier en Europe continentale où la race est trop souvent déclarée hors-sujet et renvoyée au contexte étatsunien. L'exemple français est édifiant à cet égard : à une époque où les analyses néo-marxistes étatsuniennes et britanniques deviennent de plus en plus intersectionnelles, par exemple dans leur traitement de la main d'œuvre immigrée, on trouve en France une réaffirmation du non-lieu racial pour le contexte français par des figures aussi emblématiques que Bourdieu. J'invite les lecteurs à voir notamment un article datant de 1999 de Pierre Bourdieu et de Loïc Wacquant, publié dans Theory, Culture and Society, « On the Cunning of Imperialist Reason », où les sociologues délégitiment le recours à la race comme catégorie d'analyse et de lutte pour les populations postcoloniales de la France qui se trouvent accusées de contribuer à l'impérialisme culturel et académique américain et à la « globalisation des problèmes américains »… D'ailleurs l'héritage imposant de Bourdieu n'a pas uniquement délégitimé les questions ethniques et raciales comme des objets propres pour les sciences sociales françaises, mais également l'étude des cultures populaires et des productions culturelles de masse qui est au cœur des cultural studies. Les difficultés rencontrées par les cultural studies pour s'implanter dans l'espace francophone, en particulier en France, ne sont pas donc sans lien avec le primat de la sociologie bourdieusienne dans ce domaine qui a empêché le développement des lectures alternatives3. En somme, les discussions sur la généalogie de l'intersectionnalité et ses liens complexes avec d'autres courants de pensée, qu'il s'agisse des courants néo-marxistes ou post-structuralistes, doivent tenir compte des spécificités nationales et décortiquer les conditions permettant la délégitimation de certaines catégories et l'effacement de certains rapports de pouvoir dans certains contextes

2) 31 décembre 2013

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Denise Ferreira da Silva

Extraits      Résumé

 

Questions aux 'marxismes'

White Feminist Fatigue Syndrom Brenna Bhandar et Denise Ferreira da Silva Oct 2013

" Ending op­pres­sion, vi­ol­ence against women, vi­ol­ence against men, par­tic­u­larly of the neo-?liberal variety, means em­bra­cing the his­tor­ical, ma­ter­i­alist, anti-?racist thought of Black and Third World Marxist fem­in­ists. Are the White fem­in­ists who per­sist in throwing in the word “race” or “ra­cism” in their oth­er­wise left-?liberal ap­proaches to fem­inism will­fully blind/?deaf? Are they un­able to cede the floor to Black fem­inism be­cause it would mean the loss of a cer­tain ra­cial priv­ilege? The per­sistent claim to uni­ver­salism, which is the core of this White fem­inism, renders the ex­per­i­ences, thoughts and work of Black and Third World fem­in­ists in­vis­ible, over and over again. Time’s up! "

Endnotes3 The Limit Point of Capitalist Equality Chris Chen Sept 2013

Race, gender and class: some reflections on left feminist politics and organising  Brenna Bhandar 23 juin 2013

Race & Capital : Marxist Legacies of Anti-Racism and the Black Radical Tradition nov 2012

Théorie Communiste, voir TC 24 Tel quel / Et "Ceux d'en bas" ? déc 2012

Théorie communiste Discussion BL Utérus versus Mélamine 2012

1) 30 décembre

De même que pour le genre comme cache-sexe, en tant que classement "neutre", les théories de l'intersectionnalité peuvent recouvrir toutes sortes d'approches idéologiques, et noyer le poisson des contradictions structurellement à l'œuvre dans le capitalisme comme mode de production. Elles sont néanmoins issues du féminisme noir (Kimberly Williams Crenshaw dans une enquête publiée en 1991 et portant sur les violences subies par les femmes de couleur dans les classes défavorisées aux États-Unis), de la même façon que les études de genre n'auraient pas existé sans le féminisme. Ce qu'on en fait après...

La première embûche est d'éviter de voir des contradictions partout, et d'en déduire la somme des dominations à dépasser, approche typique du démocratisme radical. Néanmoins, les approches anthropologiques et sociologiques ont le mérite de fournir des données indispensables à toute théorisation conséquente. À lire par conséquent pour ce qu'elles sont, selon... La question mérite toutefois de savoir si les théories françaises en général et communistes en particulier ne sont pas prises à leur insu dans l'universalisme formel des Lumières, l'eurocentrisme (voire le franco-centrisme), tant concernant le "genre" que la "race". De la contradiction "principale" de l'exploitation, elles ont quelques mal à accepter celle de genre, et la racisation n'étant pas "structurelle" du capitalisme (voire), comme pour les femmes il y a quarante ans, les "racisé-e-s", on verra ça plus tard...

En matière de provoc : quand le féminisme radical est profondément raciste

Un exemple de recherche : « Sexe, classe, race et caste : intersectionnalité des rapports sociaux »

Un témoignage Parole de femme racisée

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1997

This unique text-reader was written to provide students with a variety of perspectives on the interlocking nature of race, class, and gender at the micro- and macro-levels of society. This book contains the essential components of a comprehensive text and provides articles that demonstrate the interconnectedness of these three systems of inequality. All articles were selected with two purposes in mind: (1) to reflect the diversity that is life in the United States today and, whenever possible, (2) to show how people are affected by the intertwining nature of race, class, and gender in daily life. Most articles are reprints of complete journal articles or entire chapters from recent books. Students gain an in-depth look at the history, theory, and methods that inform social science research on pressing social issues, such as diversity and inequalities based on race, class, and gender. - See more at: http://www.pearsonhighered.com/educator/product/Race-Class-and-Gender-in-a-Diverse-Society-A-TextReader/9780205198283.page#sthash.IUxPMPc8.dpuf

GENDER, RACE AND CLASS IN THE ISRAELI EDUCATIONAL SYSTEM
Nahla Abdo, Sociology and Anthropology, Carleton University

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2006

This edited volume provides race, class, gender theory and detailed guidelines, strategies, and rules for the methodology of the Race, Class and Gender approach.  This first edition text uses "Intersection Theory"  to expose the reader to some of the best journal articles that employ the Race, Class, Gender approach in qualitative and quantitative research. 

Race, gender, class, and sexual orientation: intersecting axes of inequality and self-rated health in Canada 2011