Black Feminism et d'autres non blanches

 

Recherche

Table des matières

Index  

Ancien site LIVREDEL  Sommaire

Black Feminism et d'autres non "blanches" 

17 janvier 2014 La communisation comme abolition du racialisme texte d'étape

Voir aussi Femmes dans les luttes de classes, Domestic Workers, Migrants...

Suite for Angela 1985 : A comme Angela, B comme bleu, Black People, Red Lady, compositions dédiées à Angela Davis et aux mineurs anglais, arrangement pour guitare7cordes et/ou basse, saxophones ténor alto soprano, clarinette basse et flûte... Partitions déposées à la SACEM mais libres de droits

En préalable je dois reconnaître ma méconnaissance du Black Feminism, hormis les écrits d'Angela Davis, lus au moment de leur traduction en français, dans les années 70-90, et les textes de l'anthologie 1975-2000, publiée par L'Harmattan en 2008 (Google Book). Le numéro 24 de Théorie Communiste (2012) comporte des "Notes de lectures sur le Black Feminism". Je ne l'ai pas lu.

11 mai 2015

Black Feminism et d'autres non blanches

Black Feminism et d'autres non blanches

Black Feminism et d'autres non blanches

Black Feminism et d'autres non blanches

Black Feminism et d'autres non blanches

Black Feminism et d'autres non blanches

11 avril

femmes, races, classes

Black Feminism, enjeu théorique, enjeux des luttes : Théorie Communiste et moi, plus loin...

chose promise, remise et due, les notes de lectures de Théorie Communiste n°24 sur le Black Feminism, à partir du livre éponyme d'Elsa Dorlin, Anthologie du féminisme africain-américain, 1975-2000

photographie de l'intégralité des notes, certains passages surlignés pour qui a moins de temps

ce court texte situe de fait les accords et désaccords que nous entretenons, TC et moi, sur l'articulation class/genre/race. On y trouvera des proximités surprenantes, et l'irréductible, pour l'heure, écueil du structuralisme en dialectiques des contradictions qui hante la production théorique de TC depuis sa création en 1978, celle qui faisait dire dès ce début à Jacques Camatte : Théorie Communiste, structuralisme prolétarien

je n'ai pris connaissance de ces notes qu'après mes propres élaborations, et notamment après avoir écrit le texte la communisation comme abolition du racialisme + hic salta ou franchir le pas, TC théorie blanche occidentale en janvier 2014, et parce que je me fondais sur ce que j'avaissous la main de TC, notamment sa construction classe/genre

un point capital est, après les pages analytiques, et avec un sous-titre signifiant une question ouverte

Black Feminism et d'autres non blanches

on a ici concentré le "désaccord", vouloir (TC) ou non (moi) faire rentrer le « rapport de race à l'intérieur de la construction consubstancielle classe/genre », et la possibilité d'un accord, « ne pas perdre la totalité dans une addition sans principe, sans structure à dominante »

je dois dire que « structure à dominante », que TC emprunte, naturellement, à Louis Athusser, parce que j'étais déjà tombé dessus dans mes premières lectures de Stuart Hall, avant d'avoir le texte complet de la compilation de Maxime Cervulle (Stuart Hall, Identités et cultures 2, politiques des différences, un cadeau du dernier Noël avant Charlie), un texte publié par Contretemps : « Stuart Hall, "Race, articulation et sociétés structurées 'à dominante'"(extrait) », dont j'ai donné des extraits plus larges pour notre commun sujet dans le monde et le capital, l'Occident et les autres

de façon évidente, cela me donnait la clef à la fois d'un rapprochement avec TC, et d'une ré-élaboration après coup de mes constructions antérieures, dépassant la question classe/race stricto sensu pour la saisir l'angle de l'identité. Du même coup, je reliais la question classe/race à celle du dépassement des identités de luttes... de classe, initiée par un texte que j'avais soumis à la discussion sur le forum-communisation de Robin comme un appel du  18 juin 2014 : 'dépasser les identités de classe, genre, race, nations, religions... d'individus du capital et les identités militantes' texte prolongé depuis dans diverses directions

de façon moins évidente, une autre ouverture, parce que je ne m'étais pas penché sur cette 'dichotomie', dans le marxisme, entre historicisme et structuralisme, aussi lourde de sclérose à mon sens que la « coupure épistémologique » d'Althusser entre « jeune Marx » (Idéologie allemande..) et « Marx de la maturité » (Le Capital), entre « humanisme-théorique » et « marxisme scientifique post-philosophique »... qui a sans doute pesé sur la formation théorique précoce de Roland Simon plus que sur la mienne, longue et tardivement mûrie

cette ouverture, je l'ai précisée par les remarques du linguiste marxiste Jean-Jacques Lecercle sur Raymond Williams, autre fondateur marxiste, avec Stuart Hall, des Cultural Studies, dans l'Angleterre des années 60, à propos desquelles j'ai récemment souligné mon étonnement que tout ça ait pu échappé à Endnotes : conflit de générations ?

ce n'est donc qu'à partir de là, et intégrant d'autres points plus ou moins reliés, que j'ai pu formaliser mon texte de synthèse Communisation 'troisième courant' 2015 : théorie-lutte et activités communistes, parce que je sentais que c'était assez solide, assez ouvert et assez cohérent pour parler à qui manifeste un minimum d'intérêt pour la théorie communiste, communisation nommée ou pas, mais quoi qu'il en soit orientée par la lutte de classe, contre la domination masculine et la racialisation, et par sa compréhension comme combat communiste nécessitant des activités de communistes, autrement dit faute d'autre terme et malgré sa mauvaise connotation, de militants ou d'activistes

les questions laissées en suspens par TC dans ses notes de lectures sont tout à fait pertinentes de son point de vue, compte tenu du corpus tel qu'il est. C'est donc à TC de poursuivre sa réflexion sur cette base s'il y tient. Pour ma part, je pense que c'est la quadrature du cercle, et je pense proposer une "issue de secours" théorique parfaitement compatible, si l'on ne chipotte pas sur les contradictions et autres mécanismes bien bon à faire des théories sur le papier

pour le reste et comme on l'a vu, il y a d'autres aspects théoriques, mais tous les théoriciens de la communisation sont pour l'heure muets sur la question (moins Dauvé quand même), et surtout des problèmes de pratiques théoriques ou de comportements sectaires qui franchement, ne sont plus de saison ni de raison. Je me félicite que plusieurs intervenants sur dndf ait approché ces questions en termes plus ouverts, gage d'une chantier qui n'a pas fini d'être enrichi

bonnes lectures

PS : après ça, je dénie à quiconque le diroit d'insulter Roland Simon autant que moi, et particulièrement à tous ceux qui, pour reprendre l'expression de pepe, ont « chié sur la table » de la communisation où il ont refusé de poser la question de la race à l'appel des 'Américaines' (Metamute*), de Endnotes3 et du mien, depuis plusieurs années

*« The race question has yet to be put on the table for communisation theory » ?

la race question est maintenant posée sur la table de la théorie de la communisation !

Black Feminism et d'autres non blanches Black Feminism et d'autres non blanches

Black Feminism et d'autres non blanches

Black Feminism et d'autres non blanches

Black Feminism et d'autres non blanches

Black Feminism et d'autres non blanches

Black Feminism et d'autres non blanches

.

7 janvier 2014

« Aux sources du féminisme africain-américain » Dans l'introduction à l'anthologie 1975-2000 du Black Feminism, Elsa Dorlin (cf PUF ActuelMarx Sexe Race Classe) explique pourquoi et comment ce mouvement s'est auto-organisé dès la fin du 19ème siècle et au début du 20ème. La raison en est double, vis-à-vis de la domination masculine noires (et blanches) et de la domination des femmes blanches, fussent-elles féministes. Les pages 14 à 19 sont accessibles en Google Book. Solidarité avec les hommes "noirs" dans les luttes sociales d'émancipation anti-raciste, mais fractures dans l'impossible unité du féminisme américain. Le livre étudie « la question complexe du racisme au sein des groupes et associations féministes ».

Black Feminism et d'autres non blanches

Elsa Dorlin, Nacira Guénif-Souilamas, Jade Lindgaard, Christiane Taubira et Esther Benbassa

Le caractère commun à la gauche féministe africaine-américaine est de mettre en avant la "triple exploitation : de race, de genre, et de classe". À ce stade, je ne suis pas en mesure de savoir comment ces thèses s'inscrivent, ou non, dans le programmatisme ouvrier et une perspective révolutionnaire conditionnée par la politique.

Est-ce que ce Black Feminism est un féminisme de classe ? La question ne se réduit pas à savoir s'il se réclame du communisme et, selon les époques, de quel communisme. Angela Davis était à la fois membre du Parti Communiste américain et du Black Panther Party...

Black Feminism et d'autres non blanches

« Féministe convaincue, Angela Davis a publié "Femmes, race et classe" [1983] dans lequel  "elle explore les liens idéologiques qui existent entre le pouvoir esclavagiste, le système des classes et la suprématie masculine. Elle pose la nécessité d’articuler les trois niveaux de contradiction de race, de classe et de sexe dans les luttes de libération. Elle montre comment ces luttes ont porté leurs fruits à chaque fois qu’elles ont été solidaires et qu’elles ont ciblé la double oppression : celle du système et celle du sexe.»

Quelques livres

Sojourning for Freedom: Black Women, American Communism, and the Making of Black Left Feminism

Black Feminism et d'autres non blanches

Sojourning for Freedom portrays pioneering black women activists from the early twentieth century through the 1970s, focusing on their participation in the U.S. Communist Party (CPUSA) between 1919 and 1956. Erik S. McDuffie considers how women from diverse locales and backgrounds became radicalized, joined the CPUSA, and advocated a pathbreaking politics committed to black liberation, women’s rights, decolonization, economic justice, peace, and international solidarity. McDuffie explores the lives of black left feminists, including the bohemian world traveler Louise Thompson Patterson, who wrote about the “triple exploitation” of race, gender, and class; Esther Cooper Jackson, an Alabama-based civil rights activist who chronicled the experiences of black female domestic workers; and Claudia Jones, the Trinidad-born activist who emerged as one of the Communist Party’s leading theorists of black women’s exploitation. Drawing on more than forty oral histories collected from veteran black women radicals and their family members, McDuffie examines how these women negotiated race, gender, class, sexuality, and politics within the CPUSA. In Sojourning for Freedom, he depicts a community of radical black women activist intellectuals who helped to lay the foundation for a transnational modern black feminism.

Erik S. McDuffie is Associate Professor of African American Studies at the University of Illinois, Urbana-Champaign.

Extraits en Google Book

Left of Karl Marx: The Political Life of Black Communist Claudia Jones

Black Feminism et d'autres non blanches

In Left of Karl Marx, Carole Boyce Davies assesses the activism, writing, and legacy of Claudia Jones (1915–1964), a pioneering Afro-Caribbean radical intellectual, dedicated communist, and feminist. Jones is buried in London’s Highgate Cemetery, to the left of Karl Marx—a location that Boyce Davies finds fitting given how Jones expanded Marxism-Leninism to incorporate gender and race in her political critique and activism.

Claudia Cumberbatch Jones was born in Trinidad. In 1924, she moved to New York, where she lived for the next thirty years. She was active in the Communist Party from her early twenties onward. A talented writer and speaker, she traveled throughout the United States lecturing and organizing. In the early 1950s, she wrote a well-known column, “Half the World,” for the Daily Worker. As the U.S. government intensified its efforts to prosecute communists, Jones was arrested several times. She served nearly a year in a U.S. prison before being deported and given asylum by Great Britain in 1955. There she founded The West Indian Gazette and Afro-Asian Caribbean News and the Caribbean Carnival, an annual London festival that continues today as the Notting Hill Carnival. Boyce Davies examines Jones’s thought and journalism, her political and community organizing, and poetry that the activist wrote while she was imprisoned. Looking at the contents of the FBI file on Jones, Boyce Davies contrasts Jones’s own narration of her life with the federal government’s. Left of Karl Marx establishes Jones as a significant figure within Caribbean intellectual traditions, black U.S. feminism, and the history of communism.

Carole Boyce Davies is Professor of African–New World Studies and English at Florida International University. She is the author of Black Women, Writing, and Identity: Migrations of the Subject; the editor of the Encyclopedia of the African Diaspora (forthcoming) and Decolonizing the Academy: African Diaspora Studies; and a coeditor of The African Diaspora: African Origins and New World Identities.

Extraits en Google Book

Black Feminism et d'autres non blanches

When Claudia Jones died at age 49 on Christmas Eve 1964, she was laid to rest next to the grave of Karl Marx in Highgate Cemetery with the words, “Valiant fighter against racism and imperialism who dedicated her life to the progress of socialism and the liberation of her own Black people.”

Black Feminism et d'autres non blanches

The "Want to Start a Revolution?" compilation forces us to rethink the conventional story about women's roles in the Black freedom movement. On the cover, Rosa Parks admires a poster of Malcolm X, an image which the editors call "an essay in itself."

Description

Black Feminism et d'autres non blanches

Extraits en ligne

Radicalism and Black feminism in postwar women's writing

Black Internationalist Feminism examines how African American women writers affiliated themselves with the post-World War II Black Communist Left and developed a distinct strand of feminism. This vital yet largely overlooked feminist tradition built upon and critically retheorized the postwar Left's "nationalist internationalism," which connected the liberation of Blacks in the United States to the liberation of Third World nations and the worldwide proletariat. Black internationalist feminism critiques racist, heteronormative, and masculinist articulations of nationalism while maintaining the importance of national liberation movements for achieving Black women's social, political, and economic rights.

Cheryl Higashida shows how Claudia Jones, Lorraine Hansberry, Alice Childress, Rosa Guy, Audre Lorde, and Maya Angelou worked within and against established literary forms to demonstrate that nationalist internationalism was linked to struggles against heterosexism and patriarchy. Exploring a diverse range of plays, novels, essays, poetry, and reportage, Higashida illustrates how literature is a crucial lens for studying Black internationalist feminism because these authors were at the forefront of bringing the perspectives and problems of black women to light against their marginalization and silencing.

In examining writing by Black Left women from 1945 to 1995, Black Internationalist Feminism contributes to recent efforts to rehistoricize the Old Left, Civil Rights, Black Power, and second-wave Black women's movements.

"This unique study opens up fascinating new areas of discussion in feminism, literary studies, and political history. Highly recommended."--Choice 

"Indispensable reading for the project of intellectual decolonization of the Cold War era."--Against the Current 

"A powerful revisioning of the relationship between black feminism and nationalism."--The Journal of American History

"This wonderful book makes a major contribution in rethinking the vitality and importance of the African American Left in the Cold War era. It combines insightful readings, careful research, and a grasp of the historical context that I have rarely seen."--James Smethurst, author of The African American Roots of Modernism: From Reconstruction to the Harlem Renaissance 

"Higashida provides a very strong and indisputable corrective to contemporary scholarly trends and a profound rethinking of established narratives of both radicalism and Black feminism. An accomplished blend of radical social history and literary analysis, this book promises to revolutionize the field."--Michelle Ann Stephens, author of Black Empire: The Masculine Global Imaginary of Caribbean Intellectuals in the United States, 1914–1962

Cheryl Higashida is an associate professor of English at the University of Colorado at Boulder.

Afrique du Sud Gender as a terrain of the class struggles

Black Feminism et d'autres non blanches

MARXISM AND CLASS, GENDER AND RACE: RETHINKING THE TRILOGY (2001) in RACE, GENDER & CLASS, Vol. 8, No. 2, pp. 23-33, It is posted here with permission of Jean Belkhir, Editor

20 janvier

 Women of Color in the Movement Excerpt from an interview with Favianna Rodriguez printmaker and digital artist based in Oakland, California.  

Black Feminism et d'autres non blanches 

 Women of color in particular are really challenging traditional feminism and thinking about how race is a key part of how we need to analyze being a woman. In the immigrant rights sector, I see women workers organizing for collectives that hold better resources and look at building infrastructures because many unions are not creating that space for immigrant labor—immigrant women in particular. I see women organizers usually outnumber men organizers and more young immigrant queer women are speaking out about their experiences. In the environmental sector, young women are drawing parallels between how we inflict abuse on mother Earth and on women’s bodies. Women are finally embracing their complexities and claiming their power.

Black Feminism et d'autres non blanchesWhite Feminism de classe

Black Feminism et d'autres non blanches