d'ardus trios en valse à quat' temps

 

Recherche

Table des matières

Index  

Ancien site LIVREDEL  Sommaire

    5. JAZZ
        5.4. Jazz musicien-ne-s A... Z
            5.4.90. SOLAL Martial, trésor national de jazz
d'ardus trios en valse à quat' temps 

le Ven 15 Nov 2013

Parallèlement à sa carrière de compositeur de musique de film, Martial Solal poursuit son activité de jazzman.

Dès avant la suite en ré bémol, le Club Saint-Germain, où il avait établi son quartier et accompagné les autres, lui demande de créer son propre orchestre.

« Ma première idée a été, en 1957, de former un quartette, avec Roger Guérin, Paul Rovère et Daniel Humair. Roger Guérin sortait du conservatoire de Paris avec un premier prix de trompette. Il était celui qui avait le mieux compris les nouvelles conceptions du jazz contemporain. Humair venait d'avoir vingt ans. Il était venu faire le bœuf et je l'avais immédiatement remarqué. Il jouait tout à fait dans l'esprit des batteurs contemporains, les Roy Haynes, Kenny Clarke, Max Roach. » p.62-63
Il commence à écrire pour des formations plus importantes, j'y reviendrai.

1958

Lucky Thompson, Barney Wilen, Roger Guérin, Christian Garros, Pierre Michelot, Benoït Quersin, Kenny Clarke...



« Et puis, il a fallu changer de formule. En 1959, toujours au Club Saint-Germain, j'ai formé un trio avec Guy Pedersen et Daniel Humair. »

1960


« Autre chose que j'aime beaucoup en trio, c'est d'avoir à exposer les thèmes, ce qui ne se fait pas en duo ou avec des groupes plus importants. S"amuser avec une mélodie, la réharmoniser, la redessiner à la manière des chanteuses de jazz, avec de faux rubatos, des décalages, des retards rattrapés, des fausses notes volontaires, tout cela est très stimulant.» p.130
Avec ce trio, plusieurs albums sont enregistrés en concert à Paris, entre 1961 et 1964, dont il n'est pas facile de retrouver la trace sur Internet. La discographie de Wikipédia les a semble-t-il oubliés http://fr.wikipedia.org/wiki/Discographie_de_Martial_Solal
Par ailleurs, ne pas se fier aux images accompagnant les vidéos Youtube. Merci de me signaler d'éventuelles erreurs.




1962


« Le concert à Gaveau n'a pas attiré les foules. Mais nous avons obtenu un grand succès. Le trio avait bonne presse et commençait à avoir ses fans. Le budget a été tout juste équilibré. C'est déjà une réussite. Et le concert a été enregistré»p.73

1963
Lucien, valsons > http://www.youtube.com/watch?v=bhVVmVgEyEs
Sous le ciel de Paris > http://www.youtube.com/watch?v=nR7yapPEgjM
Jordu > http://www.youtube.com/watch?v=Yhq4DEaiLTg
Averty, c'est moi > http://www.youtube.com/watch?v=VAfdBxZPvEk

C'est aussi la reconnaissance aux Etats-Unis

Je consacrerai le post suivant à cette parenthèse américaine, avec laquelle Solal a dû faire un choix de vie, entre une brillante carrière à base américaine, ou l'attachement à la France et à ses proches.


On Green Dolphin Street
Michel Gaudry b, Ronnie Stephenson dms
NDR Studio 10, Hamburg, West Germany, April 30 1965

Dans cette même séance pour la télévision allemande, se joignent au trio Wes Montgomery et une section de saxes constituée de Hans Koller à l'alto, Johnny Griffin et Ronnie Scott (le patron du club londonien) au ténor, et Ronnie Ross au bariton. On les voit s'installer en fin de vidéo, pour
Wes Coast Blues > http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=DUAjcno1fOg


1965

Martial Solal p, Gilbert Rovère b, Charles Bellonzi dms
Libéré sous potion > http://www.youtube.com/watch?v=l-dqDu-JZUQ


Martial Solal p, Gilbert Rovère b, Charles Bellonzi dms
Des titres digne du grand amateur de Pierre Dac et san Antonio qu'est Solal
Morceau de Cantal, Archiduke, Leloir est cher (Jean-Pierre Lelor, photographe), Forêt cinghalaise, Ile de Ré bémol, Hammond ré (il y joue de l'orgue), Mercredi 13, Ballade pour mille pattes et percussions, Jaunisse


Photo Jean-Pierre Leloir

En direct du Blue Note (Club parisien)
Thé Pour Trois, T.N.T., Blues Masochiste, Caravan, Somebody Loves Me, Lover Man, Lady Bird

1970, avec Guy Pedersen et Daniel Humair Accalmie > http://www.ina.fr/notice/voir/I04300139

Les années 60, c'est aussi l'époque où le free-jazz arrive en France, et déclenche des controverses entre musiciens
« Le musicien français de jazz Martial Solal explique à Henri Renaud son approche du piano en évitant de tomber dans le travers du "free jazz" qui consiste selon lui "à jouer un peu trop, n'importe quoi, n'importe quand, n'importe où". » > http://www.ina.fr/video/I09231307

Martial Solal, Guy Pedersen, Daniel Humair
Jazz frit > http://www.ina.fr/video/I05244644

Naturellement, durant ces années 60, il y a aussi la musique de film, souvent avec les mêmes musiciens, et quelques rencontres magistrales, sur lesquelles je reviendrai.

« Le trio est relativement plus simple [que le duo] car c'est en général le pianiste qui donne l'orientation générale. S'il y a des échanges, il n'y a pas, théoriquement, de "combat" comparable à celui d'un duo. » p.129-130
En 1968, coup sur coup, en janvier avec le pianiste Hampton Hawes - duo qui semble inaugurer une longue série de dialogues avec (dans le désordre) Stéphane Grappelly, Toots Thielemanns, Jimmy Raney, Johnny Griffin, Michel Portal, Eric Le Lann, Dave Douglas...- puis Lee Konitz, avec qui Solal enregistre à Rome, Henri Texier étant à la contrebasse, Daniel Humair à la batterie


1968


Roman Blues > http://www.youtube.com/watch?v=1M6LV6rqdHM


Auparavant, je vais revenir sur l'épisode américain, en 1963, aux festivals de Newport, Monterey, à San Francisco, New York et Montréal.