Club Saint-Germain, Django, Don Byas, Kenny Clarke 1950-54

 

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Club Saint-Germain, Django, Don Byas, Kenny Clarke 1950-54 

le Jeu 14 Nov 2013


Robert Doisneau 1951

« Le Club Saint-Germain, 13 rue Saint-Benoît, c'était le plus célèbre des clubs de Paris. Mais pas le seul. Il y avait aussi le Tabou, la Rose Rouge, le Vieux Colombier et, un peu plus tard, le Chat qui Pêche, le Caméléon, les Trois Maillets, le Ringside. Mais le Club Saint-Germain, inauguré en 1948, était le plus connu. Pas simple d'y entrer ! Une plaque de cuivre prévenait : Club privé. Au rez-de-chaussée, un portier filtrait les prétendants. Le premier soir, j'ai été poliment refoulé. Je me suis consolé en écoutant la musique qui s'échappait par le soupirail de la rue Apollinaire. Je suis revenu plusieurs fois. Au bout de quelques jours, le portier commençait à me connaître. Il a fini par me dire : "Bon, tu peux y aller".» Ma vie sur un tabouret, p.54

Oreille au soupirail qui en évoque une autre, celle de Francis Paudras écoutant Bud Powell, atmosphère qu'on retrouve dans le film de Tavernier avec Dexter Gordon, Round' Midnight.

Avec Jean Cocteau

Pour une idée d'atmosphère : La tournée des clubs de jazz à Paris
http://www.ina.fr/video/I09306248 4:15 Solal Clarke Michelot

« Quand ai-je posé mes mains pour la première fois sur le piano du Club Saint-Germain ? Depuis que le portier me laissait entrer, j'y allais souvent, évidemment.[...] En 1950, c'est Jean-Claude Forenbach, pourtant saxophoniste, qui occupait le siège du pianiste. Les bœufs étant fréquants, je lui ai demandé de me laisser jouer quelques minutes à sa place. Il n'a pas accepté tout de suite : j'étais inconnu. Mais comme pour le portier, à force d'insister... me voilà donc, mort de peur, assis sur le tabouret historique!J'ai pu jouer deux petits standards. Vingt ans après, nous reparlions encore de son refus... » P.56-57


«C'est avec Kenny que j'ai joué le plus longtemps » p.58


« on aimait tellement jouer à cette époque que les petits à côtés un peu désagréables, on ne les voyait pas vraiment. Il y avait bien ces bœufs un peu obligatoires qui duraient deux heures et qui étaient souvent très mauvais. C’était un peu un pensum. Mais c’était surtout une période où l’on apprenait, où l’on progressait par les conseils réciproques des uns et des autres, par l’écoute des musiciens qui venaient d’ailleurs. » http://www.lesdnj.com/pages/MARTIAL_SOLAL_FRANcOIS_JEANNEAU_REGARDS_CROISES_SURLE_JAZZ-3397311.html
« Je commençais à faire partie des pianistes qui comptaient » p. 47 (1951-52)


Solal reste au club Saint Germain pendant plus de dix ans avec Pierre Michelot (contrebasse) et Kenny Clarke (batterie). Ils accompagnent les Américains de passage, Dizzy Gillespie, Stan Getz, Sonny Rollins... « De nombreux musiciens étrangers, en général américains, étaient engagés durant une semaine pour « étoffer » les programmes .» p.59



«[Django Reinhardt] s'était mis à la guitare électrique et je reste persuadé qu'il aurait fini par s'approprier les conceptions du be-bop. Un soir, au Blue Note, il s'était installé à une table devant moi. Pas totalement guéri de ma timidité, j'osais à peine lui dire bonjour. Pour la première partie de ce qui allait être son dernier disque, il avait engagé le pianiste Maurice Vander. Pourquoi a-t-il fait appel à moi pour les quatre derniers titres ? A cause du Blue Note ? C'était la première fois que je mettais les pieds dans un studio d'enregistrement, quelques semaines avant mon premier disque en trio pour Vogue. Cela se passait dans le studio Decca, rue Beaujon, près de l'Étoile. La séance n'a duré que quelques heures. J'ai gardé l'impression que j'avais joué très moyennement et je n'ai jamais cherché à posséder ce disque... » p.131-132



8/4/53 in Paris.
Django Reinhardt (elg), ""Fats"" Sadi Lallemand (vib), Martial Solal (p), Pierre Michelot (b), Pierre Lemarchand (d)",
Le Soir > http://www.youtube.com/watch?v=61X3a2g1OLE
Deccaphonie > http://www.youtube.com/watch?v=5hgRAqUGtQ8 1:26
I Cover The Waterfront > http://www.youtube.com/watch?v=aOmSJoCrfSc
Chez Moi > http://www.youtube.com/watch?v=6tjbFVWyMrw



« La société Vogue jouait la carte du jazz. Présenté par André Francis, j'étais le jeune espoir de la maison. Mon premier disque [en leader] était un 45 tours, en trio avec Pierre Michelot et Pierre Lemarchand. » p.133
Ridikool > http://www.youtube.com/watch?v=Jh2ehC8otMo
Paris, May 16, 1953
Dinah > http://www.youtube.com/watch?v=EQnnNbc1diU
Too Marvelous for Words The Vogue Recordings, Vol.2 > http://www.youtube.com/watch?v=jqGn0hYQf8I Solo
Blues for Albert > http://www.youtube.com/watch?v=6nvSAlFveFQ
http://p3.storage.canalblog.com/34/79/500408/49724980_m.jpg

1951 « ... j'allais régulièrement faire le bœuf rue Fontaine. Au sous-sol d'un cinéma, dans une assez grande salle, des musiciens se réunissaient pour le plaisir, jusqu'à 7 heures du matin. mon meilleur souvenir : y avoir joué... Laura avec Don Byas.» p.47 (il raconte, un peu plus haut, que « Partir pour Paris était peut-être une folie. [...] le vrai mobile était ma passion pour la musique. Entendre Laura joué par Don Byas (qui m'avait "encouragé" à venir à Paris) m'avait procuré des sensations inconnues. »
Laura > http://www.youtube.com/watch?v=toeVtAu_zKM
Don Byas ts, Art Simmons p, Joe Benjamin b, Bill Clark dms


Paris, 21 mai 1952
Don Byas ts, Martial Solal p, Pierre Michelot b, Benny Bennett dms
I Can't Give You Anything But Love > http://www.youtube.com/watch?v=7mTM9NMUvyo



Paris, December 8, 1953
Don Byas ts, Martial Solal p, Pierre Michelot b, Pierre Lemarchand dms
April In Paris > http://www.youtube.com/watch?v=uqdW6EJpFAg
I Can't Get Started > http://www.youtube.com/watch?v=zqvoDcAq9KE
Lover Man > http://www.youtube.com/watch?v=M3Wll6NRDJk