La batterie classique

 

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La batterie classique 

La batterie classique

le Jeu 27 Juin 2013

Maintenant on va faire du BRUIT

D'autres ayant fait le boulot, ça économise a priori les vidéos





Naturellement, dès qu'il est question de batterie, on met souvent en avant le côté spectaculaire, donc le solo. Pourtant l'évolution de la batterie dans le jazz va de pair avec celle de la musique, et c'est dans un contexte d'accompagnement, dans le fonctionnement de la section rythmique, avec la contrebasse, qu'on peut le mieux en juger.

D'autres sont mieux placés pour en causer. J'essaye de faire un petit tour de la drummerie avant les changements apportés par Kenny Clarke et le be-bop, le rôle des différentes partie du drum set (on a vu que la vidéo ci-dessus déborde un peu)
le Jeu 27 Juin 2013 - 21:41
Pour commencer par un mensonge, Baby DODDS improvise en solo





Pour continuer à mentir, Babby Dodds, ici dans l'orchestre de son frère, n'est pas à la batterie mais au Washboard. On pourrait croire à une jeu aux balais qui existaient déjà à l'époque. Afterbeat appuyé, mais déjà une rythmique à quatre temps, walking du contrebassiste...





Zutty SINGLETON





Cozy COLE sort du style précédent pour devenir un des maîtres de la batterie swing

Ici chez James P. Johnson, avec un petit solo vers 2:18. Noter la basse au tuba, mais en two beat (1 et 4 à 4 temps)





Et plus tard sans que son jeu soit trop perturbé par les trouvailles be bop



Jimmy CRAWFORD

Cet incroyable pulseur est un pilier de l'Orchestre de Jimmy LUNCEFORD, au beat si particulier. Ce morceau est intéressant parce qu'on entend bien la rythmique, et sa différence avec celle de Count Basie qui ouvrira une porte du jazz moderne avec Jo Jones.





Un tube incontournable, For Dancers ownly, qui porte bien son titre, sur un arrangement du trompettiste Sy Oliver. Ne me demandez pas pourquoi cet orchestre est moins connu que Glenn Miller



... hein que le chef aussi il en a une de baguette



L'avis d'un petit jeune (Paul Motian) où comment répondre intelligemment à une question stupide



Gene KRUPA

Il est de la lignée "blanche" des musiciens de Chicago (Eddie Condon, Bix Beiderbeceke...), mais il rejoint Benny Goodman à ses débuts, connu pour favoriser la mixité dans ses combos et big bands.

Dans le quartet sans basse du clarinettiste, avec Lionel Hampton et Teddy Wilson





Pas difficile de trouver ses démonstrations, un peu comme celles de Buddy RICH plus tard, sans parler des drums battles qui deviennent à la mode... Il n'empêche qu'il est un des plus grands virtuoses de l'instrument avant-guerre. Noter la mixité de l'orchestre... il ne s'agissait pas non plus de filmer n'importe quoi.





Chick WEBB



Il était si petit que j'allais l'oublier, mais... homme petit être grand batteur ! Il avait néanmoins attiré une belle femme, et déjà grande dame du jazz



Un montage magnifique, le grand Chick au Savoy Ball Room avec Ella



Ce roi du swing avait choisi l'incontournable John Kirby à la contrebasse (voir plus loin)



Maître de la batterie de big band, on le retrouve ici avec son quintette avec clarinette et flûte, sur un I got Rhythm d'enfer, noter ses plans charleston/baguette (on me corrigera)...






Basketball


Les batteurs pas moins que les autres ont quand même eu des envies de faire avancer le schmilblick du jazz.

JO JONES

Il serait dommage de ne pas commencer par les débuts de l'orchestre Basie, le Kansas City Six, un sextet donc, mais comportant déjà tout ce et ceux qui font le son de l'orchestre : Count Basie - piano Carl "Tatti" Smith - trumpet Lester Young - tenor sax avec une rythmique de paradis Twisted Evil Freddie Greene guitar, Walter Page bass, Jo Jones, drums





En 1939, il ne sont que sept, les mêmes sauf Buck Clayton à la trompette et le tromboniste Dickie Wells en plus.





1941, l'orchestre s'est étoffé mais les ingrédients de base sont les mêmes, et ne changeront que peu pour trois à quatre décennies








La pochette indique également Kenny Clarke...


Au début des années cinquante, un octet avec anciens et un jeune loup : Gerry Mulligan. Jo Jones et Freddy Greene assurent la continuité auprès du Comte.





On en redemande, et toujours le blues (on n'est pas chez Goodman). Billie Holiday fait une apparition, mais ne chante pas. Cat Anderson cherche un sommet...





Jo Jones quitte Basie. Son trio avec les frères Bryant devient un modèle du genre. On ne peut pas dire que le batteur y soit un faire-valoir comme il est encore courant à l'époque (chez Errol Garner par exemple). L'inverse, peut-être ?



Et bon, c'est lui le chef, Ray et Tom Bryant n'ont pas droit à la pochette



Plus équilibré et moins démonstratif, avec Teddy Wilson



Un carambar à qui identifie le contrebassiste de cette TV



Il devient leader de son ancien patron et de ses compères rythmiciens, pour quelques séances qui sont la quintessence du style (ces disques sont superbement enregistrés, je les conseille vivement. Personnels Bennie Green, Emmet Berry, Lucky Thompson, Freddie Greene, Nat Pierce, Walter Page, Count Basie, Pete Johnson, Lawrence Brown, Buddy tate, Rudy Powell, Harry Edison, Jimmy Forrest, Tommy Flanagan, Tommy Potter, bref le gratin du Count Basie orchestra + quelques autres)





Un p'tit dernier à la santé du patron (du forum)





Big Sid CATLETT

Le sextet du contrebassiste John KIRBY est souvent présenté comme le plus novateur avant l'arrivée du be bop. Il y fallait des virtuoses sur tous les instruments, capables de tenir des tempos qui tendent à s'accélérer méchamment. Catlett passe du swing au bop.





Catlett accompagnera aussi bien Charlie Parker que plus tard Louis Armstrong

Avec Parker et Gillespie en 1945





En concert avec Armstrong, un solo qui passe pour une des meilleurs de l'histoire de la batterie





On comprend alors l'hommage de Max ROACH





Dans cet album



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