Tuck ANDRESS, pas toujours seul

 

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Tuck ANDRESS, pas toujours seul 

TUCK ANDRESS

Encore un qui ne joue pas de la guitare comme un piano ! Je suis tellement sorti de mon sujet qu'on peut se demander s'il n'est pas un prétexte pour une ballade dans l'histoire de la guitare de jazz et ses environs...

De Tuck Andress, j'ai donné plus haut le lien vers Pick & FingerStyle Technique, 1999, un texte des plus complets sur la main droite (pardon aux gauchers). Qu'on joue au médiator ou avec les doigts, on y apprend bien des choses, et chemin faisant, ce beau garçon nous explique comment il a résolu ses problèmes de main droite. On comprend mieux alors la palette d'attaques dont il dispose pour varier ses accompagnements et solos, y compris de percussions (slap...)

On trouve aussi de lui une série pédagogique passionnante, 2001 ? Voici la première

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Le duo Tuck & Patti est bien connu, pas toujours des purs jazzistes. L'art de l'accompagnement d'une chanteuse, d'un chanteur, est des plus exigeants, que ce soit pour un guitariste ou un pianiste. N'en faire ni trop ni pas assez. Être capable de jouer en solo... On a vu la délicatesse de Joe Pass avec Ella. De Tuck avec Patti, on a que l'embarras du choix, surtout moi, ici et maintenant.

Choisir c'est renoncer... je vais à des trucs plutôt jazz. Voici In a sentimental Mood de Duke Ellington, 1935. C'est une piste audio, pour obliger les gratteux à tendre l'oreille. Espérons qu'ils entendront au moins la pédale volume Mr. Green



Toujours dans notre idiome adoré, une chanson d'Al Jarreau. Les guitaristeux-de-jazz observeront qu'il vaut mieux, parfois, accorder sa guitare



Si l'on n'est pas assez pur en jazz, un avantage est de pouvoir jouer en des lieux repoussants, ici nos duettistes At the Hard Rock Hotel. Ça commence par le même morceau. Un inconvénient, avec les musiciens de talent, c'est qu'ils ne jouent jamais deux fois pareil. Il arrive que les autres aussi... Des interviews, avant que s'insinue un harmoniciste bluesard. Une prise de son vivante. Cerise sur les gâteux, les guitaristes vont enfin pouvoir se livrer à leur passion : regarder plutôt qu'écouter. Ils ne manqueront donc pas de retenir les cheveux blancs.



Technique... Vous avez dit "technique" ?

Bien des aspects me dépassent pour faire de pertinents commentaires. Tuck Andress est époustouflant, de chaque main et des deux en interdépendance. Il joue des choses que je ne vois ensemble que chez lui.

Je retiendrai néanmoins un de ses apports, décrit dans les vidéos référencées en début de post. À l'indépendance ligne de basses-accords, il ajoute une capacité rythmique importante par sa maîtrise de la main gauche, à savoir la possibilité d'appuyer ou de soulever indépendamment les doigts. Il peut donc assurer, au-delà de la manière typiquement jazz de le faire, la dimension funky de la chose. Cela ajoute considérablement au "swing" et à l'illusion d'entendre plusieurs instruments séparés, avec des sons qui n'ont rien d'homogène, malgré un micro captant toutes les cordes (# Charlie Hunter).

Shocked

Ce type ne manque pas de culot, il s'est même permis d'interpréter une chanson française dans le temple de la guitare manouche, à Samois en 1992.




Mais quoi d'étonnant de sa part ? Comme tous les vieux beaux, il n'a aucun scrupule à se produire sans sa compagne



Vous êtes si gentil-le-s avec moi... Une dernière, pour la route... Over the Rainbow. Il arrive à notre Tuck de faire le toqué (vers 2:43). La caméra est fixe, mais le plan merveilleux, avec sa tronche d'ange sous les étoiles.




Evil or Very Mad