Billy STRAYHORN avec Duke Ellington

 

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Billy STRAYHORN avec Duke Ellington 

Message par Patlotch le Lun 16 Sep 2013



Billy Strayhorn, raconte, dans une interview de 1961 : « Quand j’arrivai à New York, on construisait une nouvelle ligne de métro [pour relier le centre de New York à Harlem]. J’habitais sur le passage de cette ligne mais il y avait une autre ligne, la D, qui, elle, bifurquait juste avant d’arriver chez moi, pour aller dans le Bronx. Les gens se trompaient souvent de ligne, ils prenaient la D et, pour éviter toute confusion quand ils venaient chez moi, je leur disais " take the A train". »


Ce petit frère du Duke en musique nous a laissé certaines de ses compositions les plus célèbres par l'orchestre, qu'ils arrangeaient ensemble.
Témoignages > http://www.youtube.com/watch?v=d-O6wC6svs8 Chico Hamilton...

Strayhorn est un producteur de merveilleux standards, qu'il jouait aussi au piano, parfois en chantant
Chelsa Brige, piano solo > http://www.youtube.com/watch?v=7-jQ9lFiV7U
Lush Life > http://www.youtube.com/watch?v=K7bGtR_ETJE
Il collabore avec Ellington la musique du film d'Otto Preminger, Anatomy of a Murder, et pour ses 'suites' des années 50-60 : Such Sweet Thunder, A Drum Is a Woman, The Perfume Suite, The Far East Suite...
Such Sweet Thunder > http://www.youtube.com/watch?v=UxW3-cLVcmA
Blood Count un petit concerto pour l'alto de Johnny Hodges > http://www.youtube.com/watch?v=7Ckls62nZHw


Ses thèmes sont souvent repris en grand orchestre comme ce Day Dream, écrit aussi pour Johnny Hodges
La version Ellington > http://www.youtube.com/watch?v=-iJU8ec0DWk
Une reprise Day Dream > http://www.youtube.com/watch?v=kNjhtyJUpak


Autres > https://www.google.fr/webhp?hl=fr#hl=fr&psj=1&q=billy+strayhorn+&tbm=vid

Il a aussi conduit et arrangé son propre sextet, avec Quentin Jackson au trombone, Cue Porter à l'alto, Shorty Baker à la trompette, Russell Procope à la clarinette (on l'a entendu à l'alto chez Kirby), Al Hall à la basse et Oliver Jackson à la batterie.

Dans sa musique, on l'entend, Strayhorn n'était pas un violent. Dans la vie il était un ami de Martin Luther King.


Mingus, Dolphy... jouent Take the A Train > http://www.youtube.com/watch?v=_-qMMUIZXK4

Je me suis souvenu de ce thème pour plusieurs poèmes écrits dans le RER A.

TAKE THE "A" TRAIN, MUST YOU ?
(en écoutant la musique : à Duke ELLINGTON et Billy STRAYHORN)

Loin très loin trop loin si proche ou pas assez
ce qu'il y a est sans détour
sans retour au passé

Ce qui est là est là

Compensé d'inutiles sentances
concentré de virile intendance
condensé de futile abondance
bondé comme en ce train la foule
à voix unique aspirant à l'emploi
et refoulant l'exploit
station debout tabou

Ce qui est là hélas

Ceux qui sont là à bout
vont seuls comme à vélo
en auto-immobiles
sans garde-boue
sans garde-fou
sans avant-goût
de ce qui n'est pas là

Ce qui est là est las

Le feu aux fesses
la détresse au derrière
et partout des garde-barrières
des avant-gardes de fourrières
des frontières d'avant-hier
la frenchie limite en ses mythes
d'identité identitaire

Ce qui est là et lasse

Avec son mâle dedans
le sexe entre les dents
creusées d'E majuscules
qui ne crèveront pas les abcès qu'émascule
la Gueuse

Avec sa race dedans
et ses papiers en culte
cette geste indigène en transe sans génie
transpirant la séparation
broyant son blanc noyant son noir
dans un blues faux comme un cantique usé
d'hombre porté sur son humain nombril

Ce qui est là holà

Renaître par l'autre vaincu
et par soi-même convaincu
en premier de la classe
pour en avoir ou pas

Ce qui s'en va s'en va

On pleurera mais ça ira
on sentira quand ça ira
on s'en tirera sans canons
ni trompe-êtres l'on chantera
Cuba no be coups bas non (bof !)
Ah ça ira on s'en rira
ce qui ira sans restera

Ce qui est là est là

RER A, 20 septembre, 19h33
Source > http://patlotch.free.fr/text/1e9b5431-857.html