Japanese Jazz 1

 

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        5.3. Histoires des jazz
            5.3.8. Japan is Jazz . Japanese Jazz
Japanese Jazz 1 

Japan is Jazz . Japanese Jazz . ??????

Message par Patlotch le Mar 3 Sep 2013

De la série Histoires des jazz en images et musiques

Mise en bouche embouchée



Takaya Quartet Live At The Knitting Factory 5/23/1990 New York NY
Takaya tp, Shinpei Shiratori p, Kiyoto Fujiwara b, Randy London dms
"Inner Life" by Takaya

Je reviendrai vous parler du contrebassiste (qu'on entend en solo à l'archet, ci-dessus à 5:00)



CD made in Japan...

Soyons francs. Je ne suis pas un expert du jazz japonais, ni de rien à vrai dire. Quand j'ai envie, je cherche. Je vis depuis 20 ans avec une Japonaise, je suis allé au Japon une douzaine de fois. J'ai traîné un peu dans les rayons "jazz", et acheté quelques CD, la plupart n'étant pas de musiciens japonais.

Les emballages de CD made in Japan et vendus au Japon sont pour beaucoup en langue japonaise, à savoir idéogrammes (Kanji) et syllabes, hiragana, et katakana réservés aux mots et noms étrangers (gaigin). Je lis ceux-ci assez lentement. Pour ne rien arranger, les disques sont classés selon le syllabaire japonais, non selon notre alphabet. Les Japonais lisent eux nos caractères sans problèmes, ils les apprennent à l'école primaire. Chercher un musicien ou un disque précis relève donc d'un parcours de combattant; entre temps on tombe sur tant de trésors qu'on change parfois de choix.

Pour les mots d'origine occidentale, voilà, en commun le A au début, c'est tout... Écrire Miles Davis en katakana vous donnera une idée de la chose...



Les rayons "jazz" sont proprement fascinants, on y passerait des journées et des nuits sans s'ennuyer, mais souvent on ne sait pas trop où donner de la tête.

Certains CD existent en plusieurs qualités de finition, donc de prix. Après l'abandon du SACD, SHM-CD, VHCD... font la différence avec le CD normal (plus de présence), mais pas autant que la (re)masterisation même. Aucun intérêt si on les lit sur des appareils qui ne font pas la différence à l'écoute, lecture et enceintes s'entend, par contre, bien équipé, ya pas photo.



Les CD normaux sont en moyenne moins chers qu'en France, autrement dit bien moins chers pour un salaire moyen double au Japon. Le CD ci-dessus est un VHCD (1.500 Yen), donc pas l'entrée de gamme technologique, généralement à 1.000/1.200 Yen, soit 8 à 10 € au cours actuel.

Il existe plusieurs revues, luxueuses, épaisses, belles photos, etc... mais pratiquement illisibles aux non bilingues.







Liens, recherche en japonais, prononciation
 
Concernant le jazz au Japon en général, quelques liens :

Celui-ci vous donnera un aperçu du problème évoqué ci-dessus > http://www.jazzjapan.co.jp/

Pour plus accessible, il vaut mieux lire l'anglais

De Michael Pronko, l'excellence Staying with the Beat > http://www.jazzinjapan.com/

Pour le gentilhomme contemporain curieux sans plus Wiki > http://en.wikipedia.org/wiki/Japanese_jazz

Les autres pourront comme les enfants regarder les images, à condition d'aimer les voitures > http://www.google.fr/search?q=jazz+japan&hl=fr&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ei=XyQmUt7NIoWi0wXNn4DAAQ&ved=0CAcQ_AUoAQ&biw=1536&bih=734#hl=fr&q=%22jazz+in+japan%22&tbm=isch

Ajout du 12 septembre 2013 : recherche internet en japonais et prononciation

Jazz se transcrit en katakana ??? et se prononce ja-zu
(source http://www.kanjizone.com/kanjiname.aspx?name=Jazz mais les transcriptions en kanji (idéogrammes) ?? et hiragana ??? n'existent pas dans la réalité. Hiragana et Katakana sont des syllabes phonétiques comme notre alphabet. Les seconds sont réservés aux mots étrangers (sauf chinois, d'où proviennent les kanjis japonais, avec deux utilisations différentes, soit sémantique pour le sens, soit phonétique pour le son, qui ont progressivement donné les kana par simplification.

Ainsi, en collant ??? dans Google > https://www.google.fr/webhp?hl=fr#hl=fr&q=%E3%82%B8%E3%83%A3%E3%82%BA
Dans Google images > https://www.google.fr/search?q=%E3%82%B8%E3%83%A3%E3%82%BA&hl=fr&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ei=188xUpLtK6HH0QXk74C4CA&ved=0CAcQ_AUoAQ&biw=1536&bih=734&dpr=1
Dans Google vidéos > https://www.google.fr/search?q=%E3%82%B8%E3%83%A3%E3%82%BA&hl=fr&tbm=vid&source=lnms&sa=X&ei=8M8xUrGnL-Sj0QXthoCoCg&ved=0CA0Q_AUoAA&biw=1536&bih=764&dpr=1

Il est possible d'ajouter des noms en caractères romains
exemple ??? Jaco > https://www.google.fr/search?q=%E3%82%B8%E3%83%A3%E3%82%BA&hl=fr&tbm=vid&source=lnms&sa=X&ei=8M8xUrGnL-Sj0QXthoCoCg&ved=0CA0Q_AUoAA&biw=1536&bih=764&dpr=1#hl=fr&q=%E3%82%B8%E3%83%A3%E3%82%BA+Jaco+&tbm=vid

Ou en transcription katakana ??? = ja-co
??? ??? > https://www.google.fr/search?q=%E3%82%B8%E3%83%A3%E3%82%BA&hl=fr&tbm=vid&source=lnms&sa=X&ei=8M8xUrGnL-Sj0QXthoCoCg&ved=0CA0Q_AUoAA&biw=1536&bih=764&dpr=1#hl=fr&q=%E3%82%B8%E3%83%A3%E3%82%BA+%E3%82%B8%E3%83%A3%E3%82%B3&spell=1&tbm=vid
De même
??? CD > https://www.google.fr/search?q=%E3%82%B8%E3%83%A3%E3%82%BA+Jaco&hl=fr&tbm=isch&source=lnms&sa=X&ei=5tAxUuKMI8GJ0AXf34DwCA&ved=0CAcQ_AUoAQ&biw=1536&bih=764&dpr=1#hl=fr&q=%E3%82%B8%E3%83%A3%E3%82%BA+CD&tbm=isch

Les mots d'origine occidentale conserve leur origine : fourchette = fork > fo-ku > ????. Knife > Naifu > ???. Coffee > kohii > ???? – etc.
Le r se prononce l en japonais, il n'y a qu'un son intermédiaire, les Japonais ont les pires difficultés à prononcer 'r', comme à distinguer 'u' et 'ou', leur son étant entre les deux : dessus et dessous sont indiscernables scratch (adopter de préférence le langage des sourds). Le s jamais z, on dit Ôssaka et non Ozaka etc.

eto-cé-té-la...


Un livre essentiel sur le Jazz au Japon
 
Sur l'histoire du Jazz au Japon, ce qui semble une référence, de 2001, en anglais



Extraits en ligne > http://books.google.fr/books?id=xCFPL5svwhQC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

« DIVJapan’s jazz community—both musicians and audience—has been begrudgingly recognized in the United States for its talent, knowledge, and level of appreciation. Underpinning this tentative admiration, however, has been a tacit agreement that, for cultural reasons, Japanese jazz “can’t swing.” In Blue Nippon E. Taylor Atkins shows how, strangely, Japan’s own attitude toward jazz is founded on this same ambivalence about its authenticity.
Engagingly told through the voices of many musicians, Blue Nippon explores the true and legitimate nature of Japanese jazz. Atkins peers into 1920s dancehalls to examine the Japanese Jazz Age and reveal the origins of urban modernism with its new set of social mores, gender relations, and consumer practices. He shows how the interwar jazz period then became a troubling symbol of Japan’s intimacy with the West—but how, even during the Pacific war, the roots of jazz had taken hold too deeply for the “total jazz ban” that some nationalists desired. While the allied occupation was a setback in the search for an indigenous jazz sound, Japanese musicians again sought American validation. Atkins closes out his cultural history with an examination of the contemporary jazz scene that rose up out of Japan’s spectacular economic prominence in the 1960s and 1970s but then leveled off by the 1990s, as tensions over authenticity and identity persisted.
With its depiction of jazz as a transforming global phenomenon, Blue Nippon will make enjoyable reading not only for jazz fans worldwide but also for ethnomusicologists, and students of cultural studies, Asian studies, and modernism.»


Le Japon c'est loin...
 
Les amateurs de jazz français de ma génération et de la précédente connaissent généralement bien quelques figures du jazz japonais, qu'on trouvait dans les dictionnaires de jazz et encore aujourd'hui sur Wiki : Yosuke Yamashita, Sadao Watanabe, Masahiko Satoh, "Tiger" Okoshi, Makoto Ozone. Aujourd'hui Hiromi Uehara.

La tendance était (est ?) à les considérer comme clones de musiciens américains, et partant, à ne pas les entendre pour leurs talents personnels. Exemple : relativement à Charlie Parker, Sadaa Watanabe serait tout juste l'égal d'un Sonny Stitt, en version japonaise. L'écoute à l'époque de ma jeunesse relevait de cette idée reçue, comme pour les voitures ou les guitares : les Japonais ne savent que copier. Mal nous en a pris, depuis.

Or le nombre de musiciens japonais du niveau des jazzmen français est incontestablement supérieur, phénomène à la fois démographique et lié à la relation privilégiée avec les Etats-Unis, à la présence américaine au Japon plus forte et plus longue qu'en France, au conditions de la production discographique...

Une réalité, c'est que sauf exceptions marquantes anciennes ou récentes, il n'y a pas eu de fusion entre la tradition musicale japonaise et le jazz, comme pour les musiques afro-cubaines et caraïbes, latines, brésiliennes... tous lieux qui avaient en commun, même dfférenciés, les esclaves d'Afrique. Le problème est doublement musical et culturel : échelles de sons, instruments, rapport social à la musique... On voit bien qu'avec l'Inde, les fusions (Mahavishnu...) sont davantage des collages que des imbrications nouvelles, et les tentatives de jazz oriental relèvent souvent du phénomène World'Jazz, une pincée de ceci, une de cela... Quatrième piston ou pas, l'impression domine que le résultat est moins bon que les sources empruntées... sauf exceptions. Impossible de dire ça de Dollar Brand (Abdullah Ibrahim) dans un sens, ou de Randy Weston dans l'autre.

Ceci posé, à nos écoutes

peace


Un festival de jazz dans une ville japonaise
 
Pour le contrebassiste Kiyoto Fujiwara Voir > http://jazzitude.forumactif.com/t4352-kiyoko-fujiwara-la-contrebasse-au-cœur

Pour se pénétrer de l'ambiance, reportage sur un festival de jazz dans une ville japonaise, l'an dernier. Déconseillé aux élèves de Berklee et autres aspirants à Carnegie Hall



Terumasa Hino, le Miles japonais ?
 
Des nouvelles fraîches d'un trompettiste dont j'ai parlé ailleurs (à propos du double CD Taro'sMoodd'un concert de 1973) : Terumasa Hino, un héritier de Miles sans complexe sur ses traces. Wiki France nous dit qu'il intégre le groupe de Dave Liebman, joue entre autres avec Gary Burton, Steve Swallow, Roy Haynes. Wiki English nous avait parlé de Joachim Kuhn, Gil Evans, Jackie McLean, Ken McIntyre, Hal Galper, Carlos Garnett, Sam Jones et Elvin Jones.


Sample > http://www.cduniverse.com/productinfo.asp?pid=7308331

Blue Note Tokyo 2012 > http://www.youtube.com/watch?v=NRuTnF3fYAQ


1983

Sample > http://www.allmusic.com/album/new-york-times-mw0000541370

Avec le guitariste Kasumi Watanabe 1984
> http://www.youtube.com/watch?v=spgnnAY_8YY Long solo à partir de 2:40 Bon d'accord, c'est du jazz-rock, mais aussi de la trompette Mr.Red



On peut le préférer en 1967
Alone and Alone > http://www.youtube.com/watch?v=Nn-LQpFhGIY
(tp)???? Terumasa Hino
(p)???? Yuji Ohno
(ds)???? Motohiko Hino
(b) ???? Kunimitsu Inaba

ou avec Toshiko Akiyoshi (voir rubrique piano) Straight No Chaser > http://www.youtube.com/watch?v=wz7YO6c8Fb0 Avec Toshiko on ne plaisante pas, Messieurs, on montre pas ses cuisses, Mesdames, on joue ! Gene Cherico à la basse

Avec des vrais zaméricains, Mt. Fuji Jazz Festival 1987
Alone Alone Alone > http://www.youtube.com/watch?v=KLnLDs98dkU
Renée Rosnes(p), Kenny Davis(b), Ralph Peterson(ds) Quel beau son de trompette, non ?



Autres vidéos > ICI

Pour les recherches copier-coller ????

*


Dans la rubrique piano, je parlerai aujourd'hui de Yosuke Yamashita > http://jazzitude.forumactif.com/f36-piano
En 1964, Dave Brubeck sort un album avec le célèbre quintet de Take Five.

La vidéo donne 34 minutes de cette musique pour boire le thé, anglais de préférence. C'est l'occasion de préciser que les Japonais ne disent jamais Fujiyama (montagne du Fuji), mais FujiSan, comme "Monsieur Fuji".

Sample > http://www.qobuz.com/album/jazz-impressions-of-japan-the-dave-brubeck-quartet/5099706572626

À vrai dire, ces impressions me paraissent très américaines, et le gong n'a rien de spécifiquement japonais... mais c'est un très beau disque du quintet, et Desmond y est comme toujours lumineux.

_________________
 
Quelque chose de plus typiquement japonais, musicalement et instrumentalement, une 'fusion' plutôt réussie, entre un koto, un shakuhachi, une guitare et une batterie. Dans un parc où le jazz n'est pas interdit Razz

 
Keisho Ohno Japanese Jazz fusion music


Encore une tentative de fusion jazz/musique japonaise, avec cette fois un autre instrument traditionnel, le Shamisen







Je vous confierai une autre fois ma conviction que le jeu des moines zen aveugles sur le biwa, la violence du plectre (médiator) est le plus proche, au Moyen-âge, de Jimi Hendricks Twisted Evil





Japanese Modern Jazz Opera ???


Une curiosité qui témoigne de l'humour japonais, que j'ai réellement pu apprécier, notamment dans la région d'Ôsaka, dont c'est la réputation depuis des siècles



Se succèdent en vrac les thèmes de Now's the Time et Confirmation (Parker), Milestone (Davis), Blue Monk, Mysterioso (Monk), Sister Sadie (Horace Silver), Waltz for Debbie (Evans), Blues March (Blakey), Doxy (Rollins), Five Spot after Dark (Benny Golson), Fable of Faubus (Mingus), Cherokee (Ray Noble), Blues March (Blakey), Comin' on Baby (Donald Bailey), Moment's Notice (Coltrane) et d'autres que je vous laisse découvrir en amateurs non moins avertis que ces vrais musiciens de jazz, dans une parodie du théâtre traditionnel japonais et de la télévision, digne mélange de Spike Jones et des Monty Python, sur des paroles qu'on imagine désopilantes, et se terminant sur un frustrant Sayonara (au revoir)
 
LEEHAHN - Koenji (Japan trip, Jazz-Hop)


Une musique qui peut déplaire aux puristes Mr. Green voire simplement aux mélomanes Mr.Red mais un montage vidéo qui donne une bonne impression du Japon actuel au quotidien sous toutes ses coutures (il n'y manque que le travail de ouf', les SDF, et la condition féminine, à part ça...)

Revenons à nos saucissons, la balle renvoyée à Brubeck et Desmond par un maître de la flûte Shakuhachi

Take Five Shakuhachi & Big Band > http://www.wimp.com/japanjazz/

Pour ma part je considère que Hozan Yamamoto se hisse au niveau des meilleurs dans sa version de Take Five, avec Benson, Al Jarreau, Quincy Jones... Le son qu'il tire de cet instrument traditionnel est aussi beau à mon oreille que celui de Desmond. De la grille harmonique simpliste de Take Five, il n'y a que le son pour se tirer d'affaire sans honte. On n'est pas obligé d'aimer ce standard éculé mis à toutes les sauces avec ou sans soja, mais c'est bien connu, un grand musicien transcende les pires navets.

Concernant la flûte shakuhachi et particulièrement Hozan Yamamoto, voir http://jazzitude.forumactif.com/t4271-shakuhachi-et-jazz



Sample > http://www.komuso.com/albums/albums.pl?album=160

Message par Patlotch le Jeu 5 Sep 2013 - 0:04