Le jazz classique à partir des années 50

 

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    5. JAZZ
        5.3. Histoires des jazz
Le jazz classique à partir des années 50 



Sans chercher plus loin que ma discothèque, voici quelques-uns des LP qui m'ont accompagné depuis une quarantaine d'années.





Beale Street Blues http://www.youtube.com/watch?v=pdkyyoq_UOE

Weary Blues http://www.youtube.com/watch?v=uQq8mhmhoEs

Ce disque est un sommet, de jazz en sextet, de blues, d'Ellington au piano, parfois monkien, de Jo Jones plus musicien que batteur, d'un Sam Jones imperturbable, d'Edison qui compte ses notes avec parcimonie (et...), de Hodges qui "arrondit les coins de la chambre" (Vian, Chloé, l'Écume des jours), de l'oublié guitariste Leslie Spann, etc.

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01. Oh, Lady Be Good (4:42) 02. Secrets (4:08) 03. I Want A Little Girl (4:17) 04. Shoe Shine Boy (4:08) 05. Count's Place (5:29)
06. Senator Whitehead (4:13) 07. Tally-Ho, Mr. Basie! (4:29) 08. What'cha Talkin'? (5:00) 09. Trey Of Hearts (3:43)

Personnel: Count Basie - p, org Thad Jones - tp Eric Dixon - ts, fl, cl Frank Wess (# 2, 6, 8, 9) - ts, fl
Frank Foster (# 1, 3, 5, 7) - ts, cl Freddie Green - g Ed Jones - b Sonny Payne - d

Count's Place http://www.youtube.com/watch?v=2SGEHon6_8k

AllMusic http://www.allmusic.com/album/count-basie-and-the-kansas-city-7-mw0000418048

Ne fuyons pas les lieux communs, ce disque de 1962 représente la quintessence du style Basie en petite formation, une restitution hifi de la fameuse section rythmique avec deux Jones et Freddy Greene, un tandem de ténor-flûtistes au classicisme mâtiné de modernité, un Thad Jones d'avant son big band avec Mel Lewis, peut-être arrangeur ici ou là, cet assemblage flûte-trompette qui ne rate plus son coup depuis ? Berlioz, Thad Jones trompettiste finalement négligé... J'en passe et des meilleures, mais je n'y mets pas Basie à l'orgue, tant me semble lourde la manière d'avant Jimmy Smith (Fats Waller, Milt Buckner...)

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Avril 1961, avec Barney Bigard (cl), Trummy Young (tb), Mort Herbert (b) et Danny Barcelona (d), les deux premiers, compagnons respectifs d'Ellington et Armstrong, participent de la grandeur de cette rencontre, qui mérite son nom, ce n'est pas toujours le cas...

Just squeeze me http://www.youtube.com/watch?v=qpgmJihbj7s

Duke's Place http://www.youtube.com/watch?v=Q-f4-IeNQ3c

Mood Indigo http://www.youtube.com/watch?v=H1X_3uLwDNQ&list=RD02Q-f4-IeNQ3c

et cette fleur à pleurer, en quartet Azalea http://www.youtube.com/watch?v=xLt18wjcfkI
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Étonnante rencontre sans contrebassiste, Nat King Cole au piano, Buddy Rich dms. Selon les rééditions contient ces faces de 1946 en trio et d'autres des débuts 50'. Nat Cole, tel George Benson Rolling Eyes ne fut pas qu'un crooner, et Buddy Rich pas qu'un drummer débridé

(pour la galerie de pochettes de David Stone Martin > http://poulwebb.blogspot.fr/2012/12/david-stone-martin-part-1.html

I Cover The Waterfront http://www.youtube.com/watch?v=8D-YmzaLgwA

Back to the Land http://www.youtube.com/watch?v=7JcPyREY8-Y Nat Cole assure les basses...

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My One And Only Love http://www.youtube.com/watch?v=1rYF_tZ_cTM

Gone With The Wind http://www.youtube.com/watch?v=GyKColbHWwM

All the Things You Are http://www.youtube.com/watch?v=I3aGWGlxvUQ

Enregistré en septembre 1956, Tatum disparaît en novembre
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Rencontre typique de l'écurie Impulse, qui brassait allègrement les générations, comme à côté Blue Note se spécialisait dans la nouvelle vague. En commun, les oreilles en or de Rudy Van Gelder. Une série de ces Impulse a été rééditée il y a qq années.

Jo Jones était-il encore plus demandé qu'Elvin ? Il semble être partout, mais qui s'en plaindrait, hein, Joss ?

On remarque la présence de quatre saxophonistes (deux ténors, deux altos) et l'absence de cuivres. Benny Carter s'était fait à la fin des années trente une réputation d'excellent arrangeur des anches (non pas d'osthéopathe).

Fantastics that's You http://www.youtube.com/watch?v=Yegb0kTeDnE (mauvais repiquage sans graves)

pour d'autres extraits du disque, aller sur player.qobuz

tongue




Avec la présence de Stan Getz, mais surtout du batteur Stan Levey et de Ray Brown, ce disque de 1957 relève davantage d'un classicisme revu et corrigé, au vent léger qui tout emporte. Encore qu'à la fin de l'ère swing, on trouvait de ces rythmiques souples, comme aérienne, chez John Kirby, nous l'avons vu. Seul Roy Eldridge vient de ce temps-là, quand il était le maître de Dizzy Gillespie. Hormis les solos toujours bluesy à souhait du leader guitariste, un des plus proches de Charlie Christian, ce disque vaut pour un Getz surprenant sur le blues.

Royal Garden blues http://www.youtube.com/watch?v=8VGzutmNFC4 Noter sur le solo de Getz 3:17 l'imitation des bongos par Herb Ellis (médiator cordes étouffées) dont nous causions ailleurs.

La réédition CD "contains four bonus tracks from the 1958 soundtrack LES TRICHEURS", avec Hawkins, Gillespie et Peterson en plus, et Gus Johnson remplaçant Stan Levey

Phil's Tune http://www.youtube.com/watch?v=wt4AYZSncNs Un unique et long solo d'Eldridge tp
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Beaucoup parlé d'Earl Hines, mais pas du saxophoniste Budd JOHNSON, un émule de Sidney Bechet au soprano, d'Hawkins/Webster au ténor (cf Blues for sale). Il tournait avec Charlie Shavers à la fin des 60', un jazz authentiquement classique et sans complexe.



Blues for sale http://www.youtube.com/watch?v=VnxY2euFe1Q

The dirty old man http://www.youtube.com/watch?v=fyygevPXaqU

Le batteur Panama Francis, engagé par Ellington, Ella, Cab Calloway..., a souvent accompagné des vedettes du blues et R'n'B, Bill Haley, Ray Charles, John Lee Hooker, James Brown...





Un petit solo solide pour le patron http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=YzOI6zA8SfY

groovy
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Une rencontre de guitaristes au style d'avant, branchés depuis, que l'on doit à la vigilance d'un émule du pape, Panassié fût trempé, Laurent Verdeaux. Intéressante rencontre sans basse, ces deux là s'y entendaient.



Take the 'A' Train http://www.youtube.com/watch?v=Smu8kQkWVFU&list=PL24EC2BE38F7B02A3

À la réécoute, pas franchement ce qu'ils ont fait de mieux l'un ou l'autre.

Les beaux restes d'un accompagnateur d'Armstrong, un pilier de chez Fats Waller, à 70 ans
Harlem Blues and Jazz Band feat. Al Casey http://www.youtube.com/watch?v=OiRcnT0FJug



Al Casey la guitare acoustique, Body and Soul http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=td7jLAA2mOg



The Twang Thang http://www.youtube.com/watch?v=SeoYdbJwMZc

Houston Person (ts), Ernie Hayes (org, el-p), Billy Butler (g, bag), Bob Bushnell (el-b), Rudy Collins (d)


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Dans la veine des guitaristes arrivés à l'heure du swing au bop, j'ai une préférence pour Tiny GRIMES. Équivalent dans les trios Art Tatum d'Oscar Moore chez Nat Cole, on le trouve près de Parker pour les premiers be-bop (1944 Tiny'sTempo qu'il expose à l'unisson avec Parker avant que celui-ci ne s'envole, comme son nom l'indique, solo guitare 1:44 phrases entières piquées à Charlie Christian... http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=cp0APWH_--8

Je retiens ses Rockin' Highlanders, qui annoncent le Rock n' Roll dès 1948 et en constituent une source "noire" incontournable. Il joue de la guitare ténor, à quatre cordes. En kilts Highlanders oblige !





Ho ho ho http://www.youtube.com/watch?v=Lsok2Hs-D2g Visez les plans à la Charlie Christian dans son solo 1:37

Une vraie vidéo, avec des filles, hé les mecs, réveillez-vous, AVEC DES FILLES ! http://www.youtube.com/watch?v=SEM-mtfQcxY

Call Of The Wild (1953) http://www.youtube.com/watch?v=QVwQps3R7T0

Dans un trip + vrai jazz et pas - vrai blues, avec Coleman Hawkins en 1958. C'est le genre de musicien qui refile les mêmes plans quoi qu'il joue, mais s'arrange pour qu'on ne s'en lasse pas. Qui connaît ce flûtiste, Musa Kaleem alias Gonga Musa ?



Blues Wail http://www.youtube.com/watch?v=p51MT5OMw-I

Soul Station http://www.youtube.com/watch?v=h168KJceOr0

En 1971, il est toujours là, sur un saucisson d'Hancock, Watermelon Man, avec juste ce qu'il faut de wah wah...
http://www.youtube.com/watch?v=g5odsHC4Pmk

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Comment ne pas dire un mot de l'inventeur du solo en jazz, qui détrônait encore les Beatles au box office, au début des années 60 ?

Armstrong a fait des concessions au succès dès les années 30; il est difficile de reprocher à Ray Charles ou à George Benson de s'être laissé aller... Bien des chefs d'œuvres émergent néanmoins dans sa cinquantaine, ses duos avec Ella, y compris Porgy and Bess avec orchestre classique, la rencontre avec Ellington évoquée plus haut, sans parler de concerts publics...

Je retiens ici un disque phare de sa discographie, qui vaut, autant que pour Armstrong, sa voix et sa trompette, pour l'arrangement des chœurs et de l'orchestre, du à Sy Oliver (l'arrangeur de Lunceford).



La version LP de 1958 ne comporte qu'une dizaine de Spirituals





Go down Moses http://www.youtube.com/watch?v=bvEmq-cX0G4&list=PL5A26B6EF6B79BA74

Shadrack http://www.youtube.com/watch?v=YRT3J3pDpc4&list=PL5A26B6EF6B79BA74

Down by the Riverside http://www.youtube.com/watch?v=TpOSq6Vv29E

Rock my Soul http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=jN8pgNT3M9E

Nobody knows the trouble I've seen http://www.youtube.com/watch?v=xD8BTetqIW0

Une version CD de 2001, superbement remasterisée 96/24 et instruites, rajoute des faces de 1938 et 1950. À titre de comparaison, ce Nobody Knows, indéniablement plus recueillie... Evil or Very Mad
http://www.youtube.com/watch?v=DJQ4jsReN-o

Une version filmée de Shadrack en 1951 avec Barney Bigard, Jack Teagarden, et Earl Hines
http://www.youtube.com/watch?v=G0ViIj84LHw
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Les cinéphiles connaissent au moins un disque d'Ellington après-guerre



Voici un extrait du film D'Otto Preminger avec James Stewart au piano...
http://www.youtube.com/watch?v=VeKp1Mq25kc



et des extraits, plus significatifs, de la bande musicale
http://www.youtube.com/watch?v=cntm7j6R1G0

http://www.youtube.com/watch?v=YJxf_k0g6x8

Ce sont les années où Ellington s'engage dans l'écriture d"une musique orchestrale plus ambitieuse, telle ses Suites, aussi bien pour le concert que pour le disque. Ces disques sont inégaux mais tous contiennent des perles. Autant de petites formes "concerto" dont on parlait avec Felixcvh.



Tourist Point of View http://www.youtube.com/watch?v=pRLbaSVKA2U Paul Gonsalves au ténor

Dance No. 5 http://www.youtube.com/watch?v=62srFvfKQvo L'Afrique aussi fantasmée que trente ans avant dans le Jungle Style. Mais j'ai toujours trouvé que les éléphants swinguaient, Harry Carney et la rythmique me le rappelle, sous la menace des fauves.



Soul flûte http://www.youtube.com/watch?v=OkMyv9MOk4o Norris Turney ajoutait une couleur à l'orchestre



Uwis - Klop 1972 http://www.youtube.com/watch?v=WRuqFvj5Jjo

etc. etc. avant retour aux sources




Portrait of Louis Armstrong http://www.youtube.com/watch?v=Ip5VGS32aI0 un autre 'concerto for Cootie' Williams

Second Line http://www.youtube.com/watch?v=FdL5h5vWeTk Ellington intègre dans ce disque les ingrédients "New Orleans" à la façon d'un maître du genre, Mingus

Blues for New Orleans http://www.youtube.com/watch?v=890IdiOOVKM avec Wild Bill Davis à l'orgue et Johnny Hodges à l'alto

J'ai un faible pour cette suite New-Orleans, plus sobre que d'autres, et parce que j'ai vu l'orchestre à cette époque. Mon morceau préféré est ce Portrait of Sidney Bechet, avec Paul Gonsalves, mais je n'ai trouvé que cette vidéo décalée. Hé les mecs, matez la fille !
http://www.youtube.com/watch?v=FWBC6_w8AKM