'Le jazz et les gangsters', un lien vital

 

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        5.3. Histoires des jazz
'Le jazz et les gangsters', un lien vital 

http://jazzitude.forumactif.com/t1759-le-jazz-les-gangsters-ronald-l-morris

'Le jazz et les gangsters', un lien vital

http://www.citizenjazz.com/LIVRE-Ronald-L-Morris.html

Je connaissais ce livre depuis longtemps, mais je viens seulement de le lire, emprunté à la bibliothèque.

Cela révise le point de vue que j'avais sur l'histoire du jazz, notamment deux aspects :

- les conditions qui ont rendu possible ses débuts, depuis la fin du 19ème siècle, l'implantation à la Nouvelle-Orleans, les années 20... Sans les immigrés siciliens et juifs, le jazz aurait-il pu s'épanouir, voire simplement exister ?

- les conditions de l'effondrement des orchestres de danse (swing Era) dans la seconde moitié des années 30, à l'exception remarquable de Kansas City (Count Basie, Andy Kirk... Lester Young, Parker...), grâce à l'implantation des mafias (irlandaises puis italo-siciliennes). Dans mon esprit, la crise économique avait joué un plus grand rôle. En fait c'est la décision politique d'en finir avec les "syndicats du crime" et la Mafia qui aboutit à la fermeture des boîtes et autres clubs où s'étaient épanouis les orchestres de jazz, avec de remarquables conditions sociales pour les musiciens noirs (relativement aux conditions de la ségrégation), grâce aux gangsters...

L'establishment de l'Amérique blanche bourgeoise (et prolétarienne également pour concurrence face à l'emploi) n'a jamais fort aimé ses "minorités raciales"... Les Juifs et Italiens/Siciliens (puis Latinos) furent à peine mieux considérés que les "Africains-Américains"... On sait au demeurant l'antisémitisme ravageur aux Etats-Unis dans les années 30, et l'enjeu électoral qui fit attendre longtemps la condamnation par l'antisémite Roosevelt de l'Allemagne nazie (1938, après la Nuit de Cristal).

Quand la Mafia se refait une santé avec d'autres centres d'intérêts et de profits, c'est le monde des affaires qui prend le relais, à l'exception de "poches" des petits labels spécialisés dirigés par des passionnés, avant la vague du rock et la main-mise des Majors Company...